Un projet autorisé en 2023, finalement abandonné
Le projet prévoyait cinq éoliennes en plus des six déjà existantes, entre Chambonchard et Évaux-les-Bains. La préfecture l’avait autorisé en juin 2023. Les riverains, rassemblés au sein de l’association Combrailles Attractives, ont contesté cette autorisation, et la cour administrative d’appel de Bordeaux l’a annulée. D’après l’association, relayée par le site Éoliennes23, cet arrêt date du 13 janvier 2026. Au total, la bataille juridique aura duré huit ans. À Chambonchard, les 5 éoliennes supplémentaires ne verront pas le jour – ICI +3
Ce que signifie une « non-admission »
Un pourvoi en cassation (recours devant le Conseil d’État contre un arrêt de cour d’appel) doit d’abord être admis. L’admission est refusée si le pourvoi est irrecevable ou ne repose sur aucun moyen sérieux. Le Conseil d’État ne rejuge donc pas l’affaire : il se limite à vérifier l’existence d’un moyen sérieux. Ce refus confirme définitivement l’arrêt de la cour d’appel, et il n’est susceptible d’aucun recours. Un arrêt sur les admissions des pourvois en cassation devant le Conseil d’Etat +3
Le motif de l’annulation
Selon Maître Catry, la cour a annulé l’autorisation « pour cause d’encerclement excessif ». Cette notion désigne la situation où les habitants d’un village se retrouvent cernés par les éoliennes. L’association Combrailles Attractives évoque de son côté un effet de saturation et un projet contraire au respect du voisinage. Son porte-parole, Pierre Chartron, y voit la reconnaissance par la justice d’un parc mal positionné, avec trop d’impact pour les riverains, et « un aboutissement » après des années de combat. eoliennes23ici
Un succès pour les riverains et pour leur défense
Nous félicitons les habitants de Chambonchard et d’Évaux-les-Bains pour leur persévérance. Nous remercions Maître Théodore Catry, dont le travail a permis cette issue.
Ce que cela change pour nos dossiers
Cette décision concerne un autre territoire et une autre procédure. Elle ne préjuge pas de l’issue de nos dossiers (Saint-Maurice-des-Noues – Antigny, Loge-Fougereuse), car chaque autorisation est examinée au regard de ses caractéristiques propres. Elle rappelle toutefois qu’une autorisation préfectorale n’est pas inattaquable, et qu’une mobilisation de riverains appuyée sur une argumentation juridique rigoureuse peut aboutir.