Solidarité avec Vent de détresse : l’union fait la force face à l’éolien

L’association Vent des Noues apporte son soutien total à nos voisins de l’association Vent de détresse.

Comme vous pouvez le lire en détail dans l’article de Ouest-France joint, le projet éolien porté par le promoteur Enertrag sur les communes de Longèves et d’Auchay-sur-Vendée subit un rebondissement juridique particulièrement inquiétant. La justice a en effet décidé d’annuler le refus d’implantation qui avait été prononcé par l’ancien préfet de Vendée.

Face à des projets d’aérogénérateurs aux dimensions démesurées, nous soutenons avec force que les motifs de refus avancés par le représentant de l’État étaient fondés. Que ce soit pour ce dossier spécifique, ou pour ceux qui nous menacent directement à St Maurice des Noues et à Loge-Fougereuse, les conséquences de ce déploiement anarchique et non contrôlé sont strictement identiques :

• atteinte irréversible à la biodiversité et aux paysages ;

• dégradation de notre cadre de vie et de notre tranquillité ;

• menace pour la santé et la sécurité des riverains ;

• impact direct et négatif sur la propriété foncière.

L’industrialisation forcée de nos campagnes, au détriment de l’humain et de son environnement, doit cesser. Nous nous tenons résolument aux côtés de Vent de détresse dans ce combat qui exige l’unité de tous les habitants du Pays de la Châtaigneraie et de ses environs.

Ouest France 12 mai 2026

Projet éolien des Boules : la cour administrative d’appel de Nantes accélère soudainement la procédure

Le dossier concernant le projet éolien des Boules, situé sur la commune de Loge-Fougereuse, vient de connaître un coup d’accélérateur inattendu. La cour administrative d’appel de Nantes a en effet décidé de fixer l’examen de cette affaire à une échéance très proche, modifiant ainsi le rythme de l’instruction.

Un calendrier imposé sans préavis

Fidèle à une pratique que nous avons déjà pu observer par le passé, la juridiction a pris des dispositions immédiates pour clore la phase d’échange des mémoires. Les points clés à retenir sont les suivants :

  • clôture de l’instruction prononcée sans aucun préavis
  • fixation de l’audience au 11 mai prochain à 11h15
  • accélération brutale du traitement du dossier par rapport aux délais habituels

L’analyse de l’association

Cette décision de la cour administrative d’appel de Nantes réduit de fait le temps de préparation et les possibilités de répliques ultimes entre les parties. L’association Vent des Noues reste toutefois extrêmement vigilante. Notre mission de défense du cadre de vie, de l’environnement et de la santé des habitants du Pays de la Châtaigneraie demeure notre priorité absolue face à ce projet que nous combattons avec détermination.

L’acharnement éolien se poursuit : le projet de Longèves et Auchay-sur-Vendée relancé par la justice

L’actualité de nos voisins sud-vendéens vient nous rappeler avec force que la lutte contre l’industrialisation de nos campagnes est un combat permanent. Le projet éolien situé entre Longèves et Auchay-sur-Vendée, que beaucoup croyaient définitivement enterré, vient de se voir offrir une seconde chance par la justice administrative.

Un désaveu pour la préfecture de la Vendée

Le 10 mars dernier, la cour administrative d’appel de Nantes (juridiction spécialisée en contentieux éolien) a rendu un arrêt annulant le refus implicite opposé en mars 2024 par le préfet. Le projet, porté par le promoteur allemand Enertrag et prévoyant l’implantation de quatre mâts à l’ouest de Fontenay-le-Comte, est donc relancé.

Ouest France 13 mars 2026

La justice a estimé que le préfet avait commis une « erreur d’appréciation » et a jugé infondés les deux motifs de refus initiaux, à savoir :

  • l’atteinte aux paysages et à la conservation des monuments historiques, la cour estimant que les covisibilités sont limitées et ne retenant aucun effet de « saturation visuelle ».
  • le risque pour la sécurité publique lié à la route départementale traversant le parc, les juges arguant que les éoliennes les plus proches s’en trouvent à 210 et 280 mètres.

Le préfet dispose désormais de quatre mois pour réexaminer le dossier. Il pourra soit délivrer une autorisation, soit formuler un nouveau refus impérativement fondé sur d’autres motifs.

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Victoire historique dans la Vienne : la justice stoppe le projet géant de Rochereau III

C’est un immense soulagement pour la biodiversité et les riverains, ainsi qu’un signal d’alarme retentissant pour les promoteurs éoliens. Le 24 février 2026, la cour administrative d’appel vient d’annuler purement et simplement l’autorisation environnementale du mégaprojet éolien « Rochereau III » dans la Vienne. Retour sur un combat exemplaire.

Face au gigantisme industriel, le bon sens et la loi ont fini par l’emporter. Le projet Rochereau III prévoyait l’implantation de véritables monstres d’acier : des éoliennes culminant à 230 mètres de hauteur. Une aberration paysagère, mais surtout une menace directe et mortelle pour la faune locale.

L’outarde canepetière fait plier les promoteurs

Au cœur de cette bataille juridique se trouvait un oiseau en danger critique d’extinction : l’outarde canepetière. Les associations requérantes (Vienne Environnement Durable, Sites et Monuments, et la LPO) ont su démontrer à la justice que l’implantation de ces immenses machines allait détruire l’habitat de cette espèce protégée.

Le promoteur pensait pouvoir s’en tirer avec de simples « mesures compensatoires », proposant de créer 15 hectares de jachères pour remplacer les zones détruites ou rendues hostiles par l’effarouchement dû aux pales. La cour administrative d’appel n’a pas été dupe.

Les magistrats ont tranché : ces compensations ont été jugées très largement insuffisantes face au risque réel d’anéantissement de l’espèce sur ce territoire. L’arrêté préfectoral d’autorisation a donc été annulé.

Les leçons à tirer de ce succès

Cette décision de justice n’est pas qu’un simple fait divers local, c’est une jurisprudence précieuse pour tous les collectifs de France. Elle prouve plusieurs choses :

  • L’argument de la biodiversité est une arme redoutable : Les études d’impact bâclées et les mesures compensatoires « alibi » ne suffisent plus à tromper les juges.
  • L’union fait la force : C’est la coalition entre des associations de défense du paysage, des riverains et des protecteurs des oiseaux qui a permis de monter un dossier juridique en béton.
  • Les préfectures peuvent être désavouées : Même lorsqu’un projet reçoit l’aval des services de l’État, la justice administrative reste un rempart capable de stopper les passages en force.

Ce coup d’arrêt dans la Vienne démontre que la fatalité n’existe pas. Avec de la ténacité, des arguments solides et une mobilisation sans faille, il est possible de préserver nos territoires face à l’invasion éolienne.

Victoire juridique majeure à Bouvron

Nous vous partageons une excellente nouvelle en provenance de Loire-Atlantique, qui résonne fortement avec notre propre combat pour préserver Saint-Maurice-des-Noues, Loge-Fougereuse et l’ensemble de notre territoire. Le Conseil d’État vient de clore définitivement un projet éolien contesté, offrant une jurisprudence très inspirante pour notre association.

L’historique d’un projet imposé puis retoqué

Le projet, porté par la société SARL EE Bouvron, prévoyait l’implantation de quatre éoliennes géantes de 180 mètres de haut sur le secteur de Bouvron-Blain. Autorisé initialement par un arrêté préfectoral en mai 2022, ce dossier a fait face à une mobilisation exemplaire. Le conseil municipal de Bouvron et l’association Engagements citoyens et durables (ECD) s’y sont fermement opposés, rejoints par l’avis défavorable du commissaire enquêteur lors de l’enquête publique.

Les arguments juridiques de l’opposition

La commune et l’association ont déposé des recours distincts en s’appuyant sur des failles techniques et environnementales majeures. Leurs arguments mettaient en évidence :

  • des vues photographiques insuffisantes et trompeuses dans le dossier paysager
  • une proximité inacceptable avec les habitations
  • des études acoustiques et naturalistes jugées très insuffisantes
  • une atteinte globale à la qualité environnementale du territoire
  • l’absence d’analyse sérieuse de l’autorité environnementale, qui n’avait rendu qu’un avis tacite faute d’avoir étudié le dossier dans le temps imparti

La décision irrévocable du Conseil d’État

Après une première victoire avec l’annulation de l’arrêté par la Cour administrative d’appel en juin 2024, le promoteur a tenté un ultime pourvoi. Le Conseil d’État vient de rendre son jugement et rejette définitivement le projet.

La haute juridiction a retenu un argument fondamental : l’effet d’écrasement. En raison de la taille démesurée des machines, le Conseil d’État a estimé que ce projet portait une atteinte excessive au voisinage (180 habitants résidant à moins d’un kilomètre). Surtout, les juges ont reconnu que cette nuisance visuelle et psychologique ne pouvait être valablement compensée ou atténuée par aucune mesure. La société promotrice a par ailleurs été condamnée à verser 1 500 € à la commune et à l’association.

Ce que cela signifie pour Vent des Noues

Cette décision confirme la pertinence de nos actions juridiques et techniques. La justice reconnaît désormais la réalité de « l’effet d’écrasement » des éoliennes géantes sur la santé et la tranquillité des riverains. Cela nous donne des arguments supplémentaires et un grand espoir pour empêcher le déploiement anarchique des éoliennes dans le Pays de la Châtaigneraie.

Source de l’information : Article de Ouest-France : L’arrêté préfectoral sur le parc éolien annulé par le Conseil d’État