Europe : la production d’énergie éolienne mise à mal par le manque de vent – sciencepost.fr – 12 octobre 2021

En cette année 2021, la vitesse moyenne des vents à la surface du vieux continent est particulièrement faible par rapport aux dernières décennies. Cette situation affecte très directement la production d’énergie européenne par les parcs éoliens.

Les données du programme Copernicus de surveillance de l’atmosphère montrent qu’au cours de la saison estivale, la vitesse du vent a été à plusieurs reprises la plus basse jamais recensée depuis le début des archives en 1980.

Selon les chiffres d’un groupe de modélisation météorologique indépendant nommé Vortex, l’anomalie de vitesse atteint jusqu’à 15 % dans la moitié nord-ouest de l’Europe. L’infographie présentée ci-dessous situe les écarts par rapport à la moyenne 1991-2020 pour les neuf premiers mois de l’année.

Un contexte climatique favorable aux épisodes de vents faibles

À quoi doit-on cette situation météorologique plutôt atypique ? Si la variabilité propre au fluide atmosphérique explique l’essentiel des anomalies constatées à cette échelle de temps (quelques mois), le changement climatique semble également contribuer pour partie. En effet, la tendance de long terme révèle une décroissance significative des vents de surface à l’échelle mondiale, dont l’Europe.

« Les tendances de la vitesse du vent près de la surface à travers le monde ont révélé que les vents se sont généralement affaiblis au-dessus des terres au cours des dernières décennies », note Paul Williams, professeur et chercheur en sciences atmosphériques à l’Université de Reading (Angleterre). « Cela suggère que le phénomène fait partie d’une véritable tendance à long terme, plutôt que d’une variabilité cyclique ».

Une corrélation forte avec la production d’électricité éolienne

Selon le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat), dont le dernier rapport sur les bases physiques est sorti le 9 août dernier, la vitesse du vent en Europe devrait décroître de 10 % supplémentaires d’ici à 2100 les mois d’été dans un scénario optimiste où le réchauffement est limité à 1,5 °C. On doit cette évolution au reflux vers le nord du courant-jet polaire et à la diminution du contraste thermique entre le pôle et les tropiques.

Avec une élévation plus importante des températures, l’anomalie de vitesse du vent serait encore un peu plus marquée. Or, de tels déficits en mouvement se concrétisent par une production d’électricité éolienne anormalement basse. En mars dernier, la Grande-Bretagne connaissait par exemple sa production la plus faible depuis plus d’une décennie. En septembre, le pays a même dû remettre en route certaines centrales à charbon pour pallier une trop faible production.

Europe : la production d’énergie éolienne mise à mal par le manque de vent (sciencepost.fr)

Assemblée Générale Vent des Noues

L’Assemblée Générale de l’association Vent des Noues se déroulera le dimanche 17 octobre 2021 à 17h30 au Château de La Cressonnière 85410 CEZAIS.

Cette soirée se déroulera en 3 temps :

1ère partie : Assemblée générale (rapport moral, rapport d’activité, rapport financier)
2ème partie : Informations sur l’éolien (projets éoliens Loge-Fougereuse, St Maurice des Noues, Cheffois) – Echanges / Partage d’expériences
3ème partie : Verre de l’amitié

L’assemblée générale d’une association n’est pas une activité ludique, culturelle sportive ou festive, ni une activité relevant des services médico sociaux, ni une activité professionnelle. Ainsi la tenue de l’assemblée générale d’une association n’est pas une activité nécessitant la présentation du pass sanitaire.

Nous espérons vivement votre présence.

Le plan du gouvernement pour développer les éoliennes ne prévoit pas de droit d’opposition pour les maires

La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a présenté hier les mesures choisies par le gouvernement pour « un développement maîtrisé et responsable de l’éolien ». Si un certain nombre d’entre elles semblent intéressantes, le droit de véto pour les maires, en revanche, ne semble toujours pas à l’ordre du jour. 

Voilà qui donne au moins une indication sur les intentions du gouvernement, à deux mois tout juste de l’examen du projet de loi 3DS à l’Assemblée nationale. Alors que les sénateurs ont introduit dans ce texte, en juillet, un droit d’opposition des conseils municipaux aux projets d’implantation éolienne, cette possibilité ne figure nulle part dans les propositions listées hier par Barbara Pompili.

« La seule solution » 

La ministre s’est livrée à un plaidoyer en défense de l’énergie éolienne, rejetant « la petite musique »  anti-éoliennes qui est « en train de s’installer dans notre pays (….) à renfort de contre-vérités ». Pour Barbara Pompili, il faut « le dire clairement » : « L’éolien est une énergie renouvelable, décarbonée et bon marché, qui a toute sa place dans notre mix énergétique. »  Elle a rappelé que le pays va faire face, dans les années à venir, à une explosion de la demande en électricité : voitures électriques, pompes à chaleur à la place des chaudières au fioul, production d’hydrogène… les modes de vie qui sont en train de s’installer – et sont largement soutenus par l’État – sont extrêmement gourmands en électricité, et la demande pourrait augmenter de 50 % d’ici au milieu du siècle. « La seule solution pour répondre à cette situation, a martelé Barbara Pompili, c’est de développer massivement les énergies renouvelables », et ceux qui disent le contraire font preuve « de malhonnêteté intellectuelle ». 

Il faut donc, selon le gouvernement, continuer de développer massivement la production d’électricité éolienne – qui ne représente aujourd’hui que 8 % de la production totale du pays. 

Un tiers des dossiers refusés

La ministre se dit toutefois consciente d’un certain nombre de difficultés et du « rejet »  que les installations d’éoliennes ont pu – et peuvent – encore susciter. Et elle reconnaît que parfois, ces contestations sont « légitimes » : « Regardons la réalité en face : aujourd’hui, dans certains territoires, nos concitoyens ne veulent plus des éoliennes. Lorsqu’ils vivent au milieu de dizaines d’éoliennes de plus de 100 mètres de haut, ils peuvent éprouver un sentiment compréhensible de saturation », d’autant plus qu’ils n’ont pas été « suffisamment consultés ». La ministre estime pourtant que la législation française est « l’une des plus protectrices d’Europe », et rappelle que depuis 2020, « un tiers des dossiers de demande d’autorisation »  a été refusé – pour des raisons esthétiques, ou parce qu’ils s’inséraient dans des zones déjà « très denses en éoliennes », ou encore pour des questions de protection des oiseaux. 

Lutte contre les nuisances

C’est pour aller plus loin que le ministère a élaboré les dix mesures présentées hier, dont la première est la demande faite aux préfets d’élaborer « une cartographie des zones propices au développement éolien ». Une mesure qui a un petit goût de déjà-vu, et qui rappelle les furieux débats autour de l’instauration, puis de la suppression, puis de la réinstauration et de re-suppression, dans les années 2010, des ZDE (zones de développement éolien). Les préfets de départements vont devoir cartographier leur département en « trois couleurs » : « Vert pour les zones où le développement de l’éolien apparaît encore souhaitable ; orange, là où il faut regarder au cas par cas ; rouge pour les zones où il n’est plus souhaitable. »  La ministre va également nommer un « médiateur de l’éolien », qui « pourra être saisi par les préfets dès l’instruction de projets potentiellement problématiques ». 

Concernant les questions de durabilité des équipements et de nuisances, la ministre a annoncé plusieurs changements importants : elle va instaurer, immédiatement, une obligation « d’excavation totale »  des fondations des éoliennes en fin de vie : « Les fondations en béton qui restent dans le sol une fois les mâts démontés, c’est fini. »  Le taux de recyclabilité des éoliennes va être porté tout de suite à 90 %, puis à 95 % en 2024. 

Pour ce qui est des nuisances sonores, « le contrôle du bruit sera systématique pour tous les nouveaux parcs »  à partir du 1er janvier, et en cas de dépassements des seuils, les préfets seront habilités à « réduire la vitesse des pales »  voire « exiger l’arrêt de l’installation si nécessaire ». Pour lutter contre les nuisances visuelles, la mesure expérimentale consistant à « orienter les faisceaux vers le ciel »  va être « généralisée », et les travaux vont débuter dès la fin de l’année. Une autre solution, plus complexe techniquement, va être testée prochainement et pourrait être généralisée en 2022 : elle consiste à « n’allumer les lumières (des éoliennes) que lorsqu’un avion est en approche ». 

« Information »  du maire

Toutes ces mesures sont intéressantes, mais elles ne règleront pas le sentiment, relayé par la ministre elle-même, d’une consultation insuffisante de la population. « Il est indispensable, a déclaré Barbara Pompili, que l’implantation d’un parc ne soit plus subie mais voulue par les citoyens ». 

Elle a rappelé que la loi Climat et résilience « renforce les obligations d’information des maires »  (lire Maire info du 17 septembre). « Obligations d’information », oui ; mais c’est quand même l’État, à travers les préfets, qui gardera la main pour dire oui ou non à un projet d’implantation. Car droit d’information n’est pas droit d’opposition, et le gouvernement a bataillé au Parlement pour empêcher l’introduction d’une telle possibilité de veto des maires dans la loi. Il reste aujourd’hui une mesure – qui entrera en application en février 2022 – imposant aux porteurs de projet de répondre aux « observations des maires », ce qui semble tout de même la moindre des choses. Hier, la ministre a émis le souhait que cette disposition entre en application avant la date prévue. Elle a également dit souhaiter « que soit généralisée la constitution d’un comité de projet autour du maire. Il permettra d’informer les citoyens très en amont et régulièrement sur le développement du projet, afin qu’ils n’aient plus le sentiment d’être tenus à l’écart de l’information. » 

Il n’est donc question, dans les projets du gouvernement, ni de permettre aux maires de refuser un projet, ni de demander formellement l’avis de la population. Le sort de la disposition introduite par les sénateurs dans le projet de loi 3DS, qui sera discuté en décembre à l’Assemblée nationale, semble donc scellé. Rappelons que les sénateurs ont prévu un dispositif donnant aux conseils municipaux trois possibilités face à un projet d’implantation d’éoliennes sur le territoire de leur commune : soit l’accepter, soit le refuser (ce qui bloquerait le projet), soit le soumettre à un référendum local. 

Il semble clair que ce dispositif n’a pas l’aval du gouvernement.

Le plan du gouvernement pour développer les éoliennes ne prévoit pas de droit d’opposition pour les maires | Maire-Info, quotidien d’information destiné aux élus locaux

Réponse de Pierre Henriet aux membres de l’association concernant la proposition de loi en discussion « visant à raisonner le développement de l’éolien »

« Monsieur,

Vous m’alertez sur la proposition de loi en discussion aujourd’hui à l’Assemblée nationale concernant l’implantation d’éoliennes. Je vous en remercie.

Si la volonté de développer les énergies renouvelables est légitime, le mitage des territoires ruraux par la multiplication de projets d’implantation d’éoliennes n’est à mon sens pas souhaitable.

Pierre Henriet, Député de la Vendée

Comme je l’ai indiqué à l’occasion de plusieurs réunions publiques, je m’opposerai à tout nouveau projet d’implantation d’éoliennes sur notre territoire. J’estime tout comme vous que nous sommes arrivés à une saturation du paysage.

La mobilisation des élus locaux et des exploitants agricoles est déterminante pour éviter que le développement éolien ne se fasse au détriment des paysages et du bien-être des riverains. Je continuerai à les alerter sur le sujet et je continuerai à intervenir en ce sens auprès de la préfecture.

C’est la raison pour laquelle je soutiendrai la proposition de loi débattue aujourd’hui à l’Assemblée nationale visant justement à mieux réguler les projets d’implantation, et ce, même si elle vient d’un autre groupe parlementaire.

Très cordialement,

Pierre HENRIET Député de la Vendée »

La justice ouvre une enquête sur les éoliennes de la baie de Saint-Brieuc – Mediapart 2 octobre 2021

 Le Parquet national financier vient d’ouvrir une enquête préliminaire du chef de recel de délit d’atteinte à l’égalité des candidats dans les marchés, relative à l’octroi du parc éolien de la baie de Saint-Brieuc au groupe espagnol Iberdrola. La décision fait suite à une plainte pénale déposé par le Comité des pêches des Côtes-d’Armor.

Mediapart 2 octobre 2021

L’enquête du PNF risque tout autant de placer en porte-à-faux certains élus socialistes – comme le président de la région Bretagne – ou certains ténors écologistes – comme Yannick Jadot. Tous deux ont en effet usé du même argument pour apporter leur soutien au projet de parc éolien dans la baie de Saint-Brieuc : en période d’urgence climatique, la sagesse est naturellement de tourner le dos aux énergies fossiles et de favoriser les énergies renouvelables – ce que nul ne conteste. Mais dans le cas de ce dossier, l’argument, en apparence de bons sens, bute sur deux interpellations très importantes : l’octroi à un groupe privé comme Iberdrola d’une telle concession ne contribue-t-il pas à accélérer la privatisation du service public de l’électricité ? Et la transition écologique, aussi impérative et urgente soit-elle, peut-elle s’effectuer dans des procédures qui piétinent les règles de l’État de droit ? En bref, le président socialiste de la Région Bretagne comme le candidat EELV à la présidentielle peuvent-ils continuer à apporter leur soutien à un projet de concession qui pourrait être entaché d’une suspicion de recel de favoritisme ?

La justice ouvre une enquête sur les éoliennes de la baie de Saint-Brieuc | Mediapart

EOLIENNES OU NUCLÉAIRE IL FAUT CHOISIR ! EconomieMatin.fr 30/09/2021

Alors que la France va présider l’Union Européenne en janvier 2022, le Figaro vient de publier un dossier complet sur les enjeux énergétiques de la France. Notre pays par son modèle basé sur le nucléaire et l’hydroélectricité qui représente plus de 80% de ses ressources électriques est depuis des années champion du monde en terme de décarbonation. Il a pour ainsi dire déjà atteint ses objectifs dans la lutte contre le réchauffement climatique. L’installation d’éoliennes même en complément du nucléaire ne sert strictement à rien en France.

L’Allemagne de son côté qui assure son approvisionnement électrique par les éoliennes et les usines au charbon émet 10 fois plus de gaz à effet de serre que la France et diffuse dans notre pays par les vents d’est une pollution aux particules fines issues de ses centrales aux énergies fossiles. Le modèle électrique Allemand d’Energiwende reposant sur les énergies renouvelables est un échec retentissant et sa propre cour fédérale des comptes a dénoncé en 2021 la politique risquée qui allait conduire à une explosion des factures électriques des consommateurs allemands et une déstabilisation du réseau électrique avec des risques accentués de coupures.

Cette situation n’est pas une surprise et a été dénoncée par de nombreux spécialistes qui ont alerté sur le danger de la sortie du nucléaire en France pour le remplacer ou le compléter par les éoliennes. En effet comme le nucléaire n’est pas pilotable ou à la marge, lorsque les éoliennes ne produisent pas d’électricité (elles ne produisent que 25% de leur capacité maximale de production) il est nécessaire de compenser ce défaut d’approvisionnement électrique par des usines au charbon ou au gaz fortement émettrices de gaz à effet de serre. La sortie du nucléaire en France et son remplacement par des éoliennes associées à des usines au gaz conduit in fine à une augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

Dans le rapport du Ministère de l’Ecologie, « Stratégie nationale bas carbone » publié en mars 2020, il est confirmé que la baisse du nucléaire en France à hauteur de 50% et son remplacement par des énergies renouvelables conduirait à la nécessité de construire 20 centrales au gaz d’ici 2027 avec une explosion de nos émissions de gaz à effet de serre. Le Ministère confirme ainsi qu’installer des éoliennes en complément ou en remplacement de nos centrales nucléaires oblige notre pays à se rapprocher de l’Allemagne très mauvaise élève de l’UE pour ses émissions de gaz à effet de serre.

http://www.economiematin.fr/news-eolienne-nucleaire-choix-energie-france-decarbonation-marin

«L’industrie éolienne détourne des aides au détriment des ménages français» – Jean-Louis Butré

Un sondage pour Le Figaro a révélé que l’image de l’éolien se dégradait en France. Jean-Louis Butré, président de la Fédération Environnement Durable, explique pourquoi il dépose une pétition devant le Parlement européen pour surcompensations dans les aides à l’éolien.

Une plainte (pétition) a été déposée par La Fédération Environnement Durable et Vent de Colère au parlement européen le 16 septembre 2021, relative aux installations éoliennes contournant le principe des appels d’offres par fragmentation des projets. En d’autres mots, il s’agit de «surcompensations» dans les aides à l’éolien en France.

Cette plainte met en lumière des pratiques contraires aux règles d’un marché basé sur la concurrence et utilisées par de nombreux promoteurs éoliens. Ces méthodes frauduleuses consistent à présenter un projet éolien en plusieurs parties[1] de manière que l’investissement porté soit considéré, de manière artificielle, comme étant constitué de différents projets, de taille plus réduite. Cela permet, in fine, de pouvoir profiter de tarifs garantis et des aides à la production électrique d’origine éolienne applicables depuis le 1er janvier 2017.

Une première estimation a mis en lumière que plusieurs centaines de parcs éoliens sur les 1400 actuellement en fonction sur le territoire français, pourraient se trouver dans ce cas. Ces estimations correspondraient à des avantages financiers dépassant 3 milliards d’euros sur 15 ans. Ces pratiques de l’industrie éolienne qui est pourtant déjà largement subventionnée depuis plus de 20 ans contribuent à une hausse continue des tarifs de l’électricité des ménages.

Cette plainte appelle aussi le Parlement à agir pour lutter globalement contre l’opacité générale des avantages accordés aux projets éoliens français. Le financement public actuel, notamment dit à guichet ouvert, a créé cet effet d’aubaine dans lequel s’engouffrent les promoteurs et il va à l’encontre des objectifs du marché intérieur de l’électricité de l’Union européenne, au premier rang desquels figure l’existence des prix énergétiques abordables et transparents pour les consommateurs. La Commission de Régulation de l’Énergie, elle-même, appelle d’ailleurs de ses vœux, depuis plus de 2 ans maintenant, une forte réduction du périmètre de ce type de financement public qui ne reflète pas les coûts réels des projets.

La Fédération Environnement Durable alerte depuis plusieurs années le gouvernement concernant le danger économique de la multiplication des éoliennes qui aura pour conséquence le doublement du prix de l’électricité des ménages à un niveau insupportable pour l’avenir de la France. Ces pratiques de surcompensations douteuses utilisées par les promoteurs éoliens contribuent à faire augmenter encore un peu plus le prix de l’électricité.

En complément et en s’appuyant sur cette plainte devant le parlement européen, la prochaine étape est d’engager des actions juridiques pénales ou administratives en France.

Exemples d’installations éoliennes contournant le principe des appels d’offres par fragmentation des projets :
Les Champs Blancs et Benet 2 (Vendée) 27,25 MW 10 mâts 2008 et 2019
Val d’Origny (Aisne) 31,5 MW 9 mâts 2019
Le Nitis 1 et Le Nitis 2 (Ardennes) 23,5 MW 10 mâts 2017
Orvilliers 2 (Seine-et-Marne) 25,85 MW 11 mâts 2018
Arques (Aude) 22 MW 11 mâts 2017-2018
Bois de Merdelou (Aveyron) 16,1 MW 7 mâts 2017
Entre Tille et Venelle (Aveyron) 30 MW 16 mâts 2021
Auxois-Sud-Arconcey (Côte-d’Or) 16 MW 8 mâts 2019
Azérables-Saint-Sébastien (Creuse) 22 MW 10 mâts 2019
Les Pierrots (Indre) 26,4 MW 11 mâts 2021
Le Grand Champ et Saint-Paul-du-Bois (Maine-et-Loire) 30,6 MW 12 mâts 2019/2021
Côte du Belvat (Marne) 19,9 MW 8 mâts 2018
Pougny (Nièvre) 28,2 MW 12 mâts 2017
Ecuvilly (Oise) 24 MW 12 mâts 2019
Oursel-Maison et La Chaussée Brunehaut (Oise) 26,4 MW 12 mâts 2017
Parc des Joyeux Développeurs (Pas de Calais) 38,4 MW 12 mâts 2017
Loups Grécourt et Les Plaines (Somme) 24,2 MW 11 mâts 2019
Santerre Énergies (Somme) 20 MW 8 mâts 2017
Soulanes de Nore (Tarn) 16 MW 8 mâts 2017
Chaunay (Vienne) 18 MW 9 mâts 2019
Saint-Pierre-de-Maillé III (Vienne) 24 MW 8 mâts 2017
Angerville et Les Pointes (Essonne) 19,8 MW 9 mâts 2019
Mont Heudelan et Mont de la Grévière (Ardennes) 35,6 MW 12 mâts 2015 et 2019
La Bouleste et La Bouleste II (Aveyron) 19 MW 9 mâts 2010 et 2019
Plateau de Cabalas et Cap Espigne (Hérault) 23 MW 10 mâts 2016 et 2018
Puchot et Dargies (Oise) 19,05 MW 9 mâts 2014 et 2021
Le Mont de Ponche et Coyecques (Pas de Calais) 18,35 MW 7 mâts 2008 et 2019
Vallée de l’Aa et Vallée de l’Aa 2 (Pas-de-Calais) 21,8 MW 8 mâts 2013 et 2018
Les Marettes et Plaine de Beaunay (Seine Maritime) 24,5 MW 10 mâts 2010 et 2017
Coquelicot 2 (Somme) 23 MW 10 mâts 2016 et 2018

Éoliennes en baie de Saint-Brieuc : le préfet maritime ciblé par de nouvelles plaintes – Médiapart 23 septembre 2021

Les pêcheurs des Côtes-d’Armor ont déposé une requête en référé-suspension devant le tribunal administratif de Rennes demandant l’annulation de l’arrêté du préfet maritime, le vice-amiral d’escadre Olivier Lebas, autorisant le navire construisant le parc éolien à se rendre sur zone. Ils ont aussi déposé un recours pour excès de pouvoir.

Le préfet maritime de l’Atlantique, Olivier Lebas © Ministère des armées

Les avocats font valoir que l’arrêté préfectoral pourrait être frappé d’illégalité pour au moins deux motifs. La requête s’attarde d’abord sur le premier motif : « L’arrêté concernant la réalisation d’un parc éolien en mer et sa sous-station électrique en baie de Saint-Brieuc du préfet des Côtes-d’Armor du 18 avril 2017 précise, en son article 13, que les programmes des travaux et les modalités de leur réalisation sont présentés au Comité de gestion et de suivi pour information ou avis. Ce Comité de gestion et de suivi est un comité spécialisé protecteur de la biodiversité qui s’assure que les prescriptions de l’arrêté du 18 avril 2017 concernant l’environnement sont respectées. Il surveille donc les possibles atteintes à la biodiversité marine. En l’espèce, le navire Aeolus venait de subir plusieurs fuites. Postérieurement à ces atteintes à l’environnement, le préfet maritime de l’Atlantique, les 6 et 18 août et le 1er septembre, a pris des arrêtés concernant la réalisation des travaux. Il a en effet délimité les zones interdites à la navigation, au mouillage ou à la pêche et a autorisé certains navires d’Ailes Marines à opérer sur le chantier marin. Pourtant, le préfet maritime n’a pas demandé l’avis du Comité de gestion et de suivi. Ce défaut de concertation du Comité de gestion et de suivi entache l’arrêté attaqué d’une illégalité externe. »

Après avoir souligné que la Charte de l’environnement a valeur constitutionnelle, les deux avocats rappellent ensuite les termes de son article 5 : « Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d’attributions, à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage. »

La requête en tire donc la conclusion qu’une autre possible irrégularité aurait pu être commise : « Dans de telles circonstances, le préfet maritime de l’Atlantique n’aurait pas dû prendre l’arrêté du 1er septembre 2021 autorisant le navire Aeolus à se rendre sur le chantier. Il avait pourtant noté que la première fuite était “d’ampleur significative”. En prenant cet arrêté, le préfet maritime de l’Atlantique a violé la Charte de l’environnement et le principe de précaution. Il existe donc bien en l’espèce des raisons sérieuses de penser que l’arrêté attaqué est illégal. »

L’article sur Mediapart

Transition énergétique : nos élus jouent les actionnaires et font la nique aux fonds d’investissement – Le Sans-Culotte 85 – Juillet Août 2021

« Comme nous l’avions détaillé dans notre enquête parue en été 2016 (n°97), les énergies renouvelables comme les éoliennes ne brassent pas que de l’air, mais aussi beaucoup d’argent. L’argument écolo ne doit pas occulter la réalité d’un business juteux, subventionné par l’État et payé par les consommateurs… Pas étonnant que les fonds d’investissement lorgnent actuellement sur ce type de placement. Mais, en Vendée, il faudra compter avec la volonté manifeste des élus de rester maîtres du jeu, et par la même occasion, de rafler la mise… Avec Vendée Énergie, ils deviennent carrément actionnaires et exploitants des centrales solaires ou des parcs éoliens. Un pari osé… voire risqué pour le contribuable ? » Le Sans-Culotte 85

https://www.lesansculotte85.com/2021/08/le-sans-culotte-85-n140-juillet-aout-2021/