Forte mobilisation contre les éoliennes en Sarthe – France Bleu 23 octobre 2021

Près de 250 personnes ont manifesté ce samedi 23 octobre 2021 devant la préfecture de la Sarthe pour dénoncer le développement des éoliennes dans le département.

250 Sarthois sont venus manifester devant la préfecture contre les 16 parcs éoliens en projet dans le département © Radio France – Julien JEAN

Un vent de colère souffle sur les éoliennes en Sarthe. A l’appel de 25 associations, 250 personnes ont manifesté ce samedi matin devant la préfecture du Mans contre la multiplication des projets éoliens dans le département. Selon les données de la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), six parcs éoliens sont en service en Sarthe (à Lavernat, Tassilé, Conlie (2), Juillé et René soit 26 éoliennes au total) et seize autres sont en projet (dont neuf autorisés – en cours de construction). Comme le projet du parc éolien de Crissé-Vernie près de Sillé le Guillaume. Le préfet a donné son accord pour la construction de trois éoliennes dont ne veut pas Christine, une riveraine.

« Ce qui nous embête c’est que pour un apport d’électricité anecdotique, on coule des tonnes de béton dans des terres arables, on construit des tours qui peuvent atteindre 220 mètres au fond du jardin des gens ! Résultat : la valeur des maisons baisse, on met en danger la faune, on détruit les paysages et les gens qui habitent à la campagne se retrouvent finalement dans des zones industrielles avec des engins qui clignotent la nuit et font du bruit« . 

Un moratoire sur les projets éoliens

Une vingtaine d’élus sarthois, en écharpe tricolore, se sont joints aux manifestants. Parmi eux, le député LR Jean-Carles Grelier qui trouve anormal que la décision finale de la réalisation d’un projet éolien revienne au seul préfet. « Dans quelle République est-on quand le représentant de l’Etat va à l’encontre de l’ensemble des acteurs d’un territoire ? Moi je suis élu d’un territoire où tous les élus se sont prononcés contre un projet éolien dont l’enquête publique a montré l’ineptie scientifique, technique et environnementale de ce projet. Et malgré cela, au cœur de l’été, le projet prend un arrêté favorable. Ce sont des méthodes qu’on ne peut plus accepter« .

Une vingtaine d’élus sarthois sont venus apporter leur soutien aux manifestants anti-éoliennes © Radio France – Julien JEAN

Une délégation de responsables associatifs et d’élus a été reçue en préfecture pour demander un moratoire sur les projets éoliens. Position que partage Dominique Le Mèner, le président du Conseil départemental. Ce dernier a d’ailleurs en 2017 adopté un schéma éolien pour la Sarthe. Ce document, sans valeur juridique ou réglementaire, répertorie les zones favorables qui ne représentent au final qu’un quart du territoire.

Forte mobilisation contre les éoliennes en Sarthe (francebleu.fr)

Communiqué et dossier de presse – Éolien – Les mesures des associations dont la LPO pour limiter une mortalité trop importante de chauves-souris, octobre 2021

Les associations de protection des chauves-souris du grand ouest de la France (dont la LPO) sont favorables au développement des énergies renouvelables… mais dans un cadre prenant en compte les menaces que les parcs éoliens font peser sur les populations de chauves-souris.
Nos associations se mobilisent donc pour faire connaître cette problématique méconnue et demandent instamment à l’ensemble des acteurs (État, élus, développeurs, exploitants…) une réelle prise en compte de ces espèces protégées et menacées par cette industrie.

En images le dossier de presse.

Vendée. Dans le bocage, des habitants vent debout contre les éoliennes

À Cheffois (Vendée), un projet d’implantation de trois ou quatre éoliennes échauffe les esprits de certains habitants. Mercredi 20 octobre 2021, une vingtaine d’entre eux a manifesté à Pouzauges.

Comme un pied de nez, c’est sous les premières rafales de vent de la tempête Aurore que se sont rassemblés des opposants à l’éolien, mercredi 20 octobre 2021, devant le siège de la communauté de communes du Pays de Pouzauges (Vendée). Ils étaient une vingtaine, banderoles et pancartes en main. Sur ces dernières, on pouvait lire notamment : « Non à l’éolien industriel dans le bocage » ; « Paysages défigurés ».

Que venaient-ils faire ici, à Pouzauges ? « Nous ne voulons pas d’éoliennes à Cheffois », clament en chœur Virginie Lemaire, une Cheffoisienne, et Simone Beaussant, une habitante de la commune voisine, Réaumur. C’est à la frontière entre les deux villages (et entre les deux communautés de communes de Pouzauges et de La Châtaigneraie) qu’est prévue l’implantation du projet. Plus précisément au lieu-dit la Jactière. « Les habitants de Réaumur seront tout autant impactés par les éoliennes », estime Simone Beaussant.

« Trois ou quatre éoliennes »

« La commune de Cheffois profite de l’influence des vents forts qui soufflent depuis le littoral Atlantique, rendant ainsi les terres particulièrement propices à l’exploitation de l’énergie éolienne », indique l’entreprise Escofi dans une lettre d’information distribuée il y a quelques jours aux habitants de Cheffois.

Dans ce document, on apprend que le projet comprendrait « trois ou quatre éoliennes » d’une « hauteur de 150 m maximum ». Toujours selon la société Escofi, les installations pourraient couvrir en électricité « 7 000 foyers ».

Pour ce projet, tout s’est joué en 2020 : en juin, une rencontre entre Escofi et le maire de Cheffois ; en novembre, une délibération favorable du conseil municipal. Des terrains ont depuis été trouvés par la société. En mai 2021, les études de faisabilité ont été lancées. Et un mât de mesure de vent, haut de 100 m, a été installé.

« Elles vont tout gâcher »

« Nous ne voulons pas de ces éoliennes », reprennent les deux habitantes de Cheffois et de Réaumur. « D’abord, pour nous, c’est de la fausse écologie. Cela ne produit pas tant d’électricité. Et puis, lorsqu’elles seront en fin de vie, qu’est-ce qu’elles deviennent ? Pour les recycler, il n’y a rien de prévu. On va les laisser sur place, à rouiller ? » Virginie Lemaire insiste ensuite sur le cadre de vie : « On a des beaux paysages par chez nous. Cela va tout gâcher. » « Imaginez à 500 m de votre maison, une éolienne de 150 m. Qui veut de ça ? » lance May Prat, de l’association Vendée Tempête.

Selon la lettre d’information de la société Escofi, la fin des études et le dimensionnement exact du projet sont attendus pour l’automne 2022. Contacté, le maire de Cheffois, Jean-Marie Giraud, confirme que des études sont en cours. Mais précise que la décision de créer un parc éolien n’est pas prise. « Je suis très neutre là-dessus. On veut se passer de pétrole et continuer à consommer de l’électricité. Nous, collectivités, sommes à l’écoute de toutes les possibilités. »

Vendée. Dans le bocage, des habitants vent debout contre les éoliennes (ouest-france.fr)

Tempête Aurore : une pâle d’éolienne brisée en deux en Vendée

Les vents de la tempête Aurore ont cassé en deux la pâle d’une éolienne à Auchay-sur-Vendée, dans la plaine d’Auzay. Des débris ont été projetés à plus de 300 mètres dans les champs.

La tempête Aurore a brisé la pâle d’une éolienne à Auchay-sur-Vendée, au niveau du parc de la plaine d’Auzay, mis en service en juin dernier, aux abords de l’A83. Des débris ont été projetés à plus de 300 mètres.

Remerciements Assemblée Générale

Les membres du bureau de l’association Vent des Noues remercient tous les participants à l’Assemblée Générale qui s’est tenue dimanche 17 octobre 2021 au château de la Cressonnière.

Assemblée Générale Vent des Noues au Château de La Cressonnière
Les membres du bureau

Vent des Noues au 19/20 France 3 Le Mag – Quel avenir pour les éoliennes de Bouin ? – 17 octobre 2021

19/20 France 3 – 17/10/2021

« Si on ramène cette production annuelle à sa puissance max, ça correspond à 25% de sa puissance. »
Olivier Loizeau, Directeur général de Vendée Énergie

« Un projet éolien doit être un projet de territoire et si le territoire n’en veut pas, et bien il ne faut pas »
Alain Leboeuf, Président du département de Vendée

« Quel est l’intérêt de poursuivre dans ce non-sens ? »
Stéphanie Platteau, Présidente de l’association Vent des Noues

Stéphanie Platteau, Présidente de Vent des Noues au 19/20 France 3 17/10/2021

« Aujourd’hui, il y a des intérêts financiers en jeu qui sont énormes »
Thomas Gisbert, Maire de Bouin

« À Bouin, le miracle écologique n’est pas venu du ciel »
Céline Dupeyrat, Journaliste France 3

Europe : la production d’énergie éolienne mise à mal par le manque de vent – sciencepost.fr – 12 octobre 2021

En cette année 2021, la vitesse moyenne des vents à la surface du vieux continent est particulièrement faible par rapport aux dernières décennies. Cette situation affecte très directement la production d’énergie européenne par les parcs éoliens.

Les données du programme Copernicus de surveillance de l’atmosphère montrent qu’au cours de la saison estivale, la vitesse du vent a été à plusieurs reprises la plus basse jamais recensée depuis le début des archives en 1980.

Selon les chiffres d’un groupe de modélisation météorologique indépendant nommé Vortex, l’anomalie de vitesse atteint jusqu’à 15 % dans la moitié nord-ouest de l’Europe. L’infographie présentée ci-dessous situe les écarts par rapport à la moyenne 1991-2020 pour les neuf premiers mois de l’année.

Un contexte climatique favorable aux épisodes de vents faibles

À quoi doit-on cette situation météorologique plutôt atypique ? Si la variabilité propre au fluide atmosphérique explique l’essentiel des anomalies constatées à cette échelle de temps (quelques mois), le changement climatique semble également contribuer pour partie. En effet, la tendance de long terme révèle une décroissance significative des vents de surface à l’échelle mondiale, dont l’Europe.

« Les tendances de la vitesse du vent près de la surface à travers le monde ont révélé que les vents se sont généralement affaiblis au-dessus des terres au cours des dernières décennies », note Paul Williams, professeur et chercheur en sciences atmosphériques à l’Université de Reading (Angleterre). « Cela suggère que le phénomène fait partie d’une véritable tendance à long terme, plutôt que d’une variabilité cyclique ».

Une corrélation forte avec la production d’électricité éolienne

Selon le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat), dont le dernier rapport sur les bases physiques est sorti le 9 août dernier, la vitesse du vent en Europe devrait décroître de 10 % supplémentaires d’ici à 2100 les mois d’été dans un scénario optimiste où le réchauffement est limité à 1,5 °C. On doit cette évolution au reflux vers le nord du courant-jet polaire et à la diminution du contraste thermique entre le pôle et les tropiques.

Avec une élévation plus importante des températures, l’anomalie de vitesse du vent serait encore un peu plus marquée. Or, de tels déficits en mouvement se concrétisent par une production d’électricité éolienne anormalement basse. En mars dernier, la Grande-Bretagne connaissait par exemple sa production la plus faible depuis plus d’une décennie. En septembre, le pays a même dû remettre en route certaines centrales à charbon pour pallier une trop faible production.

Europe : la production d’énergie éolienne mise à mal par le manque de vent (sciencepost.fr)

Assemblée Générale Vent des Noues

L’Assemblée Générale de l’association Vent des Noues se déroulera le dimanche 17 octobre 2021 à 17h30 au Château de La Cressonnière 85410 CEZAIS.

Cette soirée se déroulera en 3 temps :

1ère partie : Assemblée générale (rapport moral, rapport d’activité, rapport financier)
2ème partie : Informations sur l’éolien (projets éoliens Loge-Fougereuse, St Maurice des Noues, Cheffois) – Echanges / Partage d’expériences
3ème partie : Verre de l’amitié

L’assemblée générale d’une association n’est pas une activité ludique, culturelle sportive ou festive, ni une activité relevant des services médico sociaux, ni une activité professionnelle. Ainsi la tenue de l’assemblée générale d’une association n’est pas une activité nécessitant la présentation du pass sanitaire.

Nous espérons vivement votre présence.

Le plan du gouvernement pour développer les éoliennes ne prévoit pas de droit d’opposition pour les maires

La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a présenté hier les mesures choisies par le gouvernement pour « un développement maîtrisé et responsable de l’éolien ». Si un certain nombre d’entre elles semblent intéressantes, le droit de véto pour les maires, en revanche, ne semble toujours pas à l’ordre du jour. 

Voilà qui donne au moins une indication sur les intentions du gouvernement, à deux mois tout juste de l’examen du projet de loi 3DS à l’Assemblée nationale. Alors que les sénateurs ont introduit dans ce texte, en juillet, un droit d’opposition des conseils municipaux aux projets d’implantation éolienne, cette possibilité ne figure nulle part dans les propositions listées hier par Barbara Pompili.

« La seule solution » 

La ministre s’est livrée à un plaidoyer en défense de l’énergie éolienne, rejetant « la petite musique »  anti-éoliennes qui est « en train de s’installer dans notre pays (….) à renfort de contre-vérités ». Pour Barbara Pompili, il faut « le dire clairement » : « L’éolien est une énergie renouvelable, décarbonée et bon marché, qui a toute sa place dans notre mix énergétique. »  Elle a rappelé que le pays va faire face, dans les années à venir, à une explosion de la demande en électricité : voitures électriques, pompes à chaleur à la place des chaudières au fioul, production d’hydrogène… les modes de vie qui sont en train de s’installer – et sont largement soutenus par l’État – sont extrêmement gourmands en électricité, et la demande pourrait augmenter de 50 % d’ici au milieu du siècle. « La seule solution pour répondre à cette situation, a martelé Barbara Pompili, c’est de développer massivement les énergies renouvelables », et ceux qui disent le contraire font preuve « de malhonnêteté intellectuelle ». 

Il faut donc, selon le gouvernement, continuer de développer massivement la production d’électricité éolienne – qui ne représente aujourd’hui que 8 % de la production totale du pays. 

Un tiers des dossiers refusés

La ministre se dit toutefois consciente d’un certain nombre de difficultés et du « rejet »  que les installations d’éoliennes ont pu – et peuvent – encore susciter. Et elle reconnaît que parfois, ces contestations sont « légitimes » : « Regardons la réalité en face : aujourd’hui, dans certains territoires, nos concitoyens ne veulent plus des éoliennes. Lorsqu’ils vivent au milieu de dizaines d’éoliennes de plus de 100 mètres de haut, ils peuvent éprouver un sentiment compréhensible de saturation », d’autant plus qu’ils n’ont pas été « suffisamment consultés ». La ministre estime pourtant que la législation française est « l’une des plus protectrices d’Europe », et rappelle que depuis 2020, « un tiers des dossiers de demande d’autorisation »  a été refusé – pour des raisons esthétiques, ou parce qu’ils s’inséraient dans des zones déjà « très denses en éoliennes », ou encore pour des questions de protection des oiseaux. 

Lutte contre les nuisances

C’est pour aller plus loin que le ministère a élaboré les dix mesures présentées hier, dont la première est la demande faite aux préfets d’élaborer « une cartographie des zones propices au développement éolien ». Une mesure qui a un petit goût de déjà-vu, et qui rappelle les furieux débats autour de l’instauration, puis de la suppression, puis de la réinstauration et de re-suppression, dans les années 2010, des ZDE (zones de développement éolien). Les préfets de départements vont devoir cartographier leur département en « trois couleurs » : « Vert pour les zones où le développement de l’éolien apparaît encore souhaitable ; orange, là où il faut regarder au cas par cas ; rouge pour les zones où il n’est plus souhaitable. »  La ministre va également nommer un « médiateur de l’éolien », qui « pourra être saisi par les préfets dès l’instruction de projets potentiellement problématiques ». 

Concernant les questions de durabilité des équipements et de nuisances, la ministre a annoncé plusieurs changements importants : elle va instaurer, immédiatement, une obligation « d’excavation totale »  des fondations des éoliennes en fin de vie : « Les fondations en béton qui restent dans le sol une fois les mâts démontés, c’est fini. »  Le taux de recyclabilité des éoliennes va être porté tout de suite à 90 %, puis à 95 % en 2024. 

Pour ce qui est des nuisances sonores, « le contrôle du bruit sera systématique pour tous les nouveaux parcs »  à partir du 1er janvier, et en cas de dépassements des seuils, les préfets seront habilités à « réduire la vitesse des pales »  voire « exiger l’arrêt de l’installation si nécessaire ». Pour lutter contre les nuisances visuelles, la mesure expérimentale consistant à « orienter les faisceaux vers le ciel »  va être « généralisée », et les travaux vont débuter dès la fin de l’année. Une autre solution, plus complexe techniquement, va être testée prochainement et pourrait être généralisée en 2022 : elle consiste à « n’allumer les lumières (des éoliennes) que lorsqu’un avion est en approche ». 

« Information »  du maire

Toutes ces mesures sont intéressantes, mais elles ne règleront pas le sentiment, relayé par la ministre elle-même, d’une consultation insuffisante de la population. « Il est indispensable, a déclaré Barbara Pompili, que l’implantation d’un parc ne soit plus subie mais voulue par les citoyens ». 

Elle a rappelé que la loi Climat et résilience « renforce les obligations d’information des maires »  (lire Maire info du 17 septembre). « Obligations d’information », oui ; mais c’est quand même l’État, à travers les préfets, qui gardera la main pour dire oui ou non à un projet d’implantation. Car droit d’information n’est pas droit d’opposition, et le gouvernement a bataillé au Parlement pour empêcher l’introduction d’une telle possibilité de veto des maires dans la loi. Il reste aujourd’hui une mesure – qui entrera en application en février 2022 – imposant aux porteurs de projet de répondre aux « observations des maires », ce qui semble tout de même la moindre des choses. Hier, la ministre a émis le souhait que cette disposition entre en application avant la date prévue. Elle a également dit souhaiter « que soit généralisée la constitution d’un comité de projet autour du maire. Il permettra d’informer les citoyens très en amont et régulièrement sur le développement du projet, afin qu’ils n’aient plus le sentiment d’être tenus à l’écart de l’information. » 

Il n’est donc question, dans les projets du gouvernement, ni de permettre aux maires de refuser un projet, ni de demander formellement l’avis de la population. Le sort de la disposition introduite par les sénateurs dans le projet de loi 3DS, qui sera discuté en décembre à l’Assemblée nationale, semble donc scellé. Rappelons que les sénateurs ont prévu un dispositif donnant aux conseils municipaux trois possibilités face à un projet d’implantation d’éoliennes sur le territoire de leur commune : soit l’accepter, soit le refuser (ce qui bloquerait le projet), soit le soumettre à un référendum local. 

Il semble clair que ce dispositif n’a pas l’aval du gouvernement.

Le plan du gouvernement pour développer les éoliennes ne prévoit pas de droit d’opposition pour les maires | Maire-Info, quotidien d’information destiné aux élus locaux

Réponse de Pierre Henriet aux membres de l’association concernant la proposition de loi en discussion « visant à raisonner le développement de l’éolien »

« Monsieur,

Vous m’alertez sur la proposition de loi en discussion aujourd’hui à l’Assemblée nationale concernant l’implantation d’éoliennes. Je vous en remercie.

Si la volonté de développer les énergies renouvelables est légitime, le mitage des territoires ruraux par la multiplication de projets d’implantation d’éoliennes n’est à mon sens pas souhaitable.

Pierre Henriet, Député de la Vendée

Comme je l’ai indiqué à l’occasion de plusieurs réunions publiques, je m’opposerai à tout nouveau projet d’implantation d’éoliennes sur notre territoire. J’estime tout comme vous que nous sommes arrivés à une saturation du paysage.

La mobilisation des élus locaux et des exploitants agricoles est déterminante pour éviter que le développement éolien ne se fasse au détriment des paysages et du bien-être des riverains. Je continuerai à les alerter sur le sujet et je continuerai à intervenir en ce sens auprès de la préfecture.

C’est la raison pour laquelle je soutiendrai la proposition de loi débattue aujourd’hui à l’Assemblée nationale visant justement à mieux réguler les projets d’implantation, et ce, même si elle vient d’un autre groupe parlementaire.

Très cordialement,

Pierre HENRIET Député de la Vendée »