Projet éolien des Boules : la cour administrative d’appel de Nantes accélère soudainement la procédure

Le dossier concernant le projet éolien des Boules, situé sur la commune de Loge-Fougereuse, vient de connaître un coup d’accélérateur inattendu. La cour administrative d’appel de Nantes a en effet décidé de fixer l’examen de cette affaire à une échéance très proche, modifiant ainsi le rythme de l’instruction.

Un calendrier imposé sans préavis

Fidèle à une pratique que nous avons déjà pu observer par le passé, la juridiction a pris des dispositions immédiates pour clore la phase d’échange des mémoires. Les points clés à retenir sont les suivants :

  • clôture de l’instruction prononcée sans aucun préavis
  • fixation de l’audience au 11 mai prochain à 11h15
  • accélération brutale du traitement du dossier par rapport aux délais habituels

L’analyse de l’association

Cette décision de la cour administrative d’appel de Nantes réduit de fait le temps de préparation et les possibilités de répliques ultimes entre les parties. L’association Vent des Noues reste toutefois extrêmement vigilante. Notre mission de défense du cadre de vie, de l’environnement et de la santé des habitants du Pays de la Châtaigneraie demeure notre priorité absolue face à ce projet que nous combattons avec détermination.

Élection de Stéphanie Platteau : une avancée majeure pour la défense de notre territoire

C’est avec beaucoup d’enthousiasme et de fierté que nous vous annonçons une nouvelle étape cruciale pour notre association. Stéphanie Platteau, présidente de Vent des Noues, a été élue conseillère municipale et première adjointe dans la commune de St Maurice des Noues.

En siégeant au sein du conseil municipal et du conseil communautaire du Pays de La Châtaigneraie, Stéphanie sera en mesure de relayer directement nos préoccupations et notre expertise technique et juridique au cœur même des instances décisionnelles.

Notre opposition au projet d’implantation d’éoliennes à St Maurice des Noues et à Loge-Fougereuse, ainsi qu’au déploiement non contrôlé sur notre territoire, franchit un nouveau cap. Cette position institutionnelle nous permettra de peser plus lourdement dans les débats et d’assurer une veille constante sur les dossiers d’aménagement.

Grâce à ce mandat, notre action va pouvoir se concentrer sur plusieurs axes :
– suivre de l’intérieur les projets d’urbanisme et les potentielles modifications du plan local d’urbanisme.
– exiger une transparence totale sur les études d’impact et les sollicitations des promoteurs éoliens.
– défendre sans relâche le cadre de vie, l’environnement, la santé et la sécurité des habitants du Pays de la Châtaigneraie.
– protéger la valeur de nos propriétés face aux nuisances visuelles et sonores.

Nous tenons à remercier toutes celles et ceux qui nous soutiennent. Notre détermination reste intacte et cette élection nous donne des outils supplémentaires pour mener à bien notre mission de protection de l’environnement.

Un gouffre financier de 26,3 milliards d’euros : la Cour des comptes alerte sur le coût des énergies renouvelables

Le mercredi 18 mars 2026, un article de fond publié dans Le Figaro a mis en lumière un rapport alarmant de la Cour des comptes. Alors que notre association, Vent des Noues, dénonce sans relâche l’absurdité économique et environnementale des projets éoliens à St Maurice des Noues et à Loge-Fougereuse, ces chiffres officiels viennent confirmer nos craintes : la transition énergétique, telle qu’elle est menée, pèse lourdement sur les contribuables sans offrir la visibilité promise.

Un bilan comptable qui donne le vertige

Selon les sages de la rue Cambon, le soutien public à la production d’électricité renouvelable (éolien et solaire) et de biométhane a coûté à la France la somme colossale de 26,3 milliards d’euros entre 2016 et 2024. Ce montant, qui représente une moyenne de 2,9 milliards d’euros par an, n’est que la partie émergée de l’iceberg.

Les points saillants du rapport soulignent :

  • une charge annuelle passée de 4,1 à 6 milliards d’euros entre 2016 et 2020.
  • une prévision de 84 milliards d’euros de dépenses supplémentaires pour l’État sur les 25 prochaines années.
  • un manque de visibilité flagrant sur l’impact réel de ces soutiens financiers.

L’éolien, une « hémorragie » financière à stopper ?

L’article souligne que le mécanisme de soutien, fondé sur des contrats de rachat à prix garanti (ou complément de rémunération), expose l’État à une grande précarité budgétaire. Lorsque les prix de gros de l’électricité chutent, comme c’est le cas actuellement, l’État doit compenser la différence auprès des producteurs privés. Pour l’année 2024 seule, la facture pourrait s’élever à 3,9 milliards d’euros.

Pour Vent des Noues, ce constat est sans appel : on subventionne à perte des installations qui dégradent notre cadre de vie, impactent notre santé et dévaluent nos propriétés. La Cour des comptes elle-même préconise de « stopper l’hémorragie » en renégociant certains contrats et en revoyant les mécanismes d’indexation qui profitent indûment aux promoteurs.

Le combat local reste la priorité

En dépit de ces coûts exorbitants, la pression des promoteurs éoliens sur le territoire du Pays de la Châtaigneraie ne faiblit pas. Les projets prévus à St Maurice des Noues et Loge-Fougereuse s’inscrivent dans ce déploiement anarchique que nous combattons.

Le rapport de la Cour des comptes apporte de l’eau au moulin de notre opposition : il est temps d’arrêter de sacrifier nos paysages et nos finances publiques pour une énergie dont le coût devient insupportable pour la collectivité. La priorité devrait être l’efficacité énergétique, plutôt que la multiplication de mâts de fer et de béton sur nos terres.


Source : Les énergies renouvelables ont coûté 26,3 milliards d’euros à la France en neuf ans, Elsa Bembaron, Le Figaro, 18 mars 2026.

L’acharnement éolien se poursuit : le projet de Longèves et Auchay-sur-Vendée relancé par la justice

L’actualité de nos voisins sud-vendéens vient nous rappeler avec force que la lutte contre l’industrialisation de nos campagnes est un combat permanent. Le projet éolien situé entre Longèves et Auchay-sur-Vendée, que beaucoup croyaient définitivement enterré, vient de se voir offrir une seconde chance par la justice administrative.

Un désaveu pour la préfecture de la Vendée

Le 10 mars dernier, la cour administrative d’appel de Nantes (juridiction spécialisée en contentieux éolien) a rendu un arrêt annulant le refus implicite opposé en mars 2024 par le préfet. Le projet, porté par le promoteur allemand Enertrag et prévoyant l’implantation de quatre mâts à l’ouest de Fontenay-le-Comte, est donc relancé.

Ouest France 13 mars 2026

La justice a estimé que le préfet avait commis une « erreur d’appréciation » et a jugé infondés les deux motifs de refus initiaux, à savoir :

  • l’atteinte aux paysages et à la conservation des monuments historiques, la cour estimant que les covisibilités sont limitées et ne retenant aucun effet de « saturation visuelle ».
  • le risque pour la sécurité publique lié à la route départementale traversant le parc, les juges arguant que les éoliennes les plus proches s’en trouvent à 210 et 280 mètres.

Le préfet dispose désormais de quatre mois pour réexaminer le dossier. Il pourra soit délivrer une autorisation, soit formuler un nouveau refus impérativement fondé sur d’autres motifs.

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PPE3 : Le décret de trop qui embrase les campagnes

Le gouvernement vient de publier le décret de la 3ème Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE3). Pour le monde rural, déjà saturé et à bout de nerfs, ce texte sonne comme une véritable déclaration de guerre. Loin d’apaiser les tensions, Paris choisit le passage en force, ignorant le mépris affiché pour la démocratie locale et la biodiversité.

La messe est dite, du moins le croient-ils à Paris. Le décret PPE3 fixe le cap énergétique de la France pour la prochaine décennie, et sans surprise, il entérine une accélération massive de l’éolien terrestre. L’objectif affiché est d’atteindre 35 à 40 GW d’ici 2035. Traduction concrète pour nos territoires : il va falloir quasiment doubler le nombre de mâts existants.

Pour les associations de défense de l’environnement et les collectifs de riverains, ce décret est la provocation de trop.

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