L’heure de vérité a sonné. Alors que nous nous battons localement pour préserver le Pays de la Châtaigneraie de l’invasion éolienne, des voix s’élèvent au plus haut niveau de l’État pour dénoncer une aberration industrielle.
Dans un entretien explosif accordé au média Transitions & Energies, le sénateur Vincent Louault (Indre-et-Loire) brise l’omerta. Il révèle l’existence d’un rapport interne d’EDF que le gouvernement tenterait d’étouffer. Ce document confirme ce que Vent des Noues pressentait : la priorité donnée aux énergies intermittentes (éolien) sur le réseau est une catastrophe technique et économique.
Voici ce qu’il faut retenir de ces révélations et pourquoi elles nous donnent raison de dire NON aux projets de St Maurice des Noues et Loge-Fougereuse.
1. La priorité à l’éolien détruit nos centrales nucléaires
C’est un fait technique souvent ignoré du grand public : sur le réseau électrique, l’électricité éolienne est prioritaire. Lorsqu’il y a du vent, on force les réacteurs nucléaires à ralentir leur production pour laisser la place aux éoliennes. C’est ce qu’on appelle la modulation.
Le rapport d’EDF est formel :
- Usure prématurée : Cette modulation imposée use physiquement les machines. Les turbines (comme les fameuses Arabelle) et les circuits primaires ne sont pas conçus pour des arrêts et redémarrages incessants (« le yo-yo »).
- Risque technique : Selon le sénateur, « les conséquences sur la machinerie […] ont été sous-estimées ». On risque de voiler les arbres des turbines et d’accroître les contraintes sur les matériaux.
- Surcoût immense : Le coût de cette modulation est passé de 15 TWh à près de 40 TWh par an. C’est une perte sèche pour l’opérateur national.
2. Le mensonge de la PPE3 et la surproduction inutile
La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE3) prévoit d’ajouter encore 40 ou 50 GW de renouvelables. Vincent Louault n’hésite pas à qualifier certains scénarios de « mensonge d’État ».
Pourquoi détruire nos paysages et notre tranquillité dans le bocage vendéen alors que :
- La consommation baisse : Contrairement aux prévisions de RTE, la consommation électrique stagne ou diminue.
- Nous sommes en surproduction : La France a eu 100 TWh de surproduction l’an dernier.
- L’inutilité de l’intermittent : Ajouter des éoliennes dans un système déjà saturé et décarboné (grâce au nucléaire) revient à gaspiller de l’argent public pour une énergie dont nous n’avons pas besoin.
« Comprendre qu’on n’a pas besoin de capacités supplémentaires renouvelables en France, c’est du simple et pur bon sens. » — Vincent Louault.
3. L’idéologie contre la science
Ce que dénonce cet entretien, c’est le mépris de l’expertise technique par l’administration. Les hauts fonctionnaires et conseillers ministériels préfèrent suivre une idéologie « tout renouvelable » plutôt que d’écouter les ingénieurs d’EDF qui alertent sur la fragilité du système.
Pour Vent des Noues, le parallèle est clair. Ici aussi, on tente de nous imposer des projets au mépris :
- De la réalité du terrain ;
- De l’avis des riverains ;
- De la logique économique élémentaire.
Conclusion : S’unir pour agir (et pour le bon sens)
Si l’État persiste à vouloir installer des éoliennes inutiles qui fragilisent notre réseau électrique national, notre combat local prend une dimension d’intérêt général encore plus forte.
Nous ne défendons pas seulement notre vue ou notre tranquillité. Nous défendons une vision rationnelle de l’énergie. Comme le propose le sénateur, il est urgent de réviser à la baisse (de 80%) les ambitions de développement des capacités renouvelables.
Il n’y a donc aucune justification, ni locale ni nationale, pour sacrifier notre territoire.
Source : Entretien de Vincent Louault par Éric Leser pour Transitions & Energies.









