Lancement de Vigipatrimoine – Signalez et protégez votre patrimoine en ligne !

Née à l’initiative de Sites & Monuments, Vigipatrimoine est une cartographie participative en ligne de signalement d’alertes patrimoniales.

Alors que le patrimoine subit les ravages du temps et des hommes, il paraît utile de créer une application dédiée aux menaces ou aux initiatives vertueuses. Cet outil est alimenté grâce à la mobilisation des citoyens, témoins vigilants des transformations de nos paysages. Chaque signalement sera transmis au siège et aux délégués de l’association pour être analysé et, le cas échéant, modéré.

Accessible sur vigipatrimoine.gogocarto.fr (ou sur le site de Sites & Monuments depuis l’onglet Vigipatrimoine) la carte peut être renseignée et consultée en accès libre.

Cette carte vise à répertorier :
– les menaces à venir (marqueurs rouges sur la carte)
– les vandalismes passés (marqueurs oranges sur la carte)
– les initiatives vertueuses (marqueurs verts sur la carte)

Vigipatrimoine constituera ainsi un outil alternatif et participatif de découverte de notre territoire, révélant des menaces insoupçonnées, des paysages et bâtiments disparus ou des initiatives à encourager. La datation de chacune ces réalisations, positives ou négatives, permettra de les attribuer à un mandat municipal ou ministériel. Notre mémorial du vandalisme (marqueurs oranges sur la carte) a notamment cette fonction.

La carte, accessible à tous, sans création de compte, permet à chacun de signaler et d’alerter (marqueurs rouges) pour donner la possibilité aux délégués Sites & Monuments d’agir en conséquence. Grâce à votre mobilisation, cet outil alimenté en temps réel offrira un panorama des signalements à l’échelle nationale, qui peut être consulté par zone géographique et/ou par type d’information. Le patrimoine a besoin de vous, nous avons besoin de lui !

Dans la Vienne, l’incompréhension concernant le repowering du parc éolien « Rochereau 1 »

Un projet de repowering ou de renouvellement des quatre aérogénérateurs de 120 mètres de haut du parc éolien Rochereau 1, exploité par la société Sergies, en fonctionnement depuis mars 2008, a été autorisé par un arrêté du préfet de la Vienne du 6 juin 2023.

Le nouveau projet ne sera pas construit en lieu et place mais à distance de l’ancien site et sera composé de quatre machines de 230 mètres de haut d’une puissance unitaire de 4,2 MW. Le démantèlement du site Rochereau 1 reste opaque.

C’est le premier site en renouvellement dans le département. D’autres déjà se profilent, les dix-huit aérogénérateurs de Saint-Pierre-de-Maillé, les cinq de Oyré Saint-Sauveur, aucun projet n’arrivant à la fin des 25 ans d’exploitation annoncés.

L’enjeu du recours en annulation de l’arrêté préfectoral d’autorisation du 6 juin 2023 est de porter, sinon un coup d’arrêt, un frein à ces renouvellements qui vont se déployer en cascade dans tout le département et ainsi porter une atteinte grandissante au patrimoine historique et aux paysages à des kilomètres à la ronde.

L’article complet sur sitesetmonuments.org

Deux-Sèvres : l’eau potable pour le chantier éolien fait réagir

La vue de camions-citernes venant prélever de l’eau potable depuis les poteaux incendie, fin septembre dans le Sud-Deux-Sèvres a fait réagir les habitants. Plus encore en apprenant que ces prélèvements étaient à destination du chantier éolien de Couture-d’Argenson, lui-même controversé.

« J’ai été alertée par une habitante de Loubillé », explique Françoise Bourreau, la présidente de l’association Stop éolien en pays mellois. « Les habitants ont pu constater l’absence de pression. J’ai été scandalisée comme certains. C’est de l’eau potable. On nous dit de faire attention et là, on voit des camions-citernes de 25.000 litres faire cinq remplissages par jour en période de restriction », observe-t-elle.

Feu vert final des 27 pour un doublement des énergies renouvelables dans l’UE

Les Vingt-Sept ont entériné le 9 octobre 2023 la législation doublant quasiment la part des renouvelables dans la consommation énergétique d’ici 2030 dans l’UE.

La législation avait été adoptée par les eurodéputés mi-septembre, et le feu vert du Conseil de l’UE (les Etats) ouvre la voie à son entrée en vigueur. Il intervient deux semaines avant l’annonce attendue d’un nouveau paquet réglementaire proposé par Bruxelles pour soutenir le secteur de l’éolien.

Le texte adopté, fruit d’un accord conclu fin mars entre le Parlement européen et les Etats membres, fixe l’objectif contraignant d’au moins 42,5% d’énergies renouvelables dans la consommation européenne d’ici 2030, contre un niveau actuel d’environ 22%.

La nouvelle législation accélère notamment les procédures d’autorisation, avec l’établissement de « zones dédiées » où les autorités nationales seront tenues d’approuver sous 12 mois maximum les nouvelles installations d’énergies renouvelables (délai limité à 24 mois en-dehors – trois ans pour les éoliennes offshore). En l’absence de réponse pour les projets dans les zones dédiées, l’accord sera considéré acquis.

La préfète des Deux-Sèvres dit « non » à un projet de parc éolien près de Bressuire

La décision est tombée ce mercredi 27 septembre : la préfète des Deux-Sèvres a décidé de refuser le projet de parc éolien envisagé aux Pâqueries, à Cirières. La société Valeco souhaitait implanter trois aérogénérateurs dans cette commune, dans un périmètre situé à proximité du bourg de Bretignolles.

En juin, le commissaire-enquêteur avait livré un avis défavorable à cet aménagement. Le projet impactera dans sa totalité le bourg de Bretignolles situé à 800 mètres, relève-t-il. Un bourg de commune dans sa totalité serait impacté, avec des conséquences économiques importantes pour de nombreuses personnes (perte de la valeur des biens immobiliers) et la perte d’attractivité d’un village, expliquait à l’époque Mathieu Holthof. Son avis, comme d’autres expertises, a sans doute pesé dans la balance.