Un gouffre financier de 26,3 milliards d’euros : la Cour des comptes alerte sur le coût des énergies renouvelables

Le mercredi 18 mars 2026, un article de fond publié dans Le Figaro a mis en lumière un rapport alarmant de la Cour des comptes. Alors que notre association, Vent des Noues, dénonce sans relâche l’absurdité économique et environnementale des projets éoliens à St Maurice des Noues et à Loge-Fougereuse, ces chiffres officiels viennent confirmer nos craintes : la transition énergétique, telle qu’elle est menée, pèse lourdement sur les contribuables sans offrir la visibilité promise.

Un bilan comptable qui donne le vertige

Selon les sages de la rue Cambon, le soutien public à la production d’électricité renouvelable (éolien et solaire) et de biométhane a coûté à la France la somme colossale de 26,3 milliards d’euros entre 2016 et 2024. Ce montant, qui représente une moyenne de 2,9 milliards d’euros par an, n’est que la partie émergée de l’iceberg.

Les points saillants du rapport soulignent :

  • une charge annuelle passée de 4,1 à 6 milliards d’euros entre 2016 et 2020.
  • une prévision de 84 milliards d’euros de dépenses supplémentaires pour l’État sur les 25 prochaines années.
  • un manque de visibilité flagrant sur l’impact réel de ces soutiens financiers.

L’éolien, une « hémorragie » financière à stopper ?

L’article souligne que le mécanisme de soutien, fondé sur des contrats de rachat à prix garanti (ou complément de rémunération), expose l’État à une grande précarité budgétaire. Lorsque les prix de gros de l’électricité chutent, comme c’est le cas actuellement, l’État doit compenser la différence auprès des producteurs privés. Pour l’année 2024 seule, la facture pourrait s’élever à 3,9 milliards d’euros.

Pour Vent des Noues, ce constat est sans appel : on subventionne à perte des installations qui dégradent notre cadre de vie, impactent notre santé et dévaluent nos propriétés. La Cour des comptes elle-même préconise de « stopper l’hémorragie » en renégociant certains contrats et en revoyant les mécanismes d’indexation qui profitent indûment aux promoteurs.

Le combat local reste la priorité

En dépit de ces coûts exorbitants, la pression des promoteurs éoliens sur le territoire du Pays de la Châtaigneraie ne faiblit pas. Les projets prévus à St Maurice des Noues et Loge-Fougereuse s’inscrivent dans ce déploiement anarchique que nous combattons.

Le rapport de la Cour des comptes apporte de l’eau au moulin de notre opposition : il est temps d’arrêter de sacrifier nos paysages et nos finances publiques pour une énergie dont le coût devient insupportable pour la collectivité. La priorité devrait être l’efficacité énergétique, plutôt que la multiplication de mâts de fer et de béton sur nos terres.


Source : Les énergies renouvelables ont coûté 26,3 milliards d’euros à la France en neuf ans, Elsa Bembaron, Le Figaro, 18 mars 2026.

PPE3 : Le décret de trop qui embrase les campagnes

Le gouvernement vient de publier le décret de la 3ème Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE3). Pour le monde rural, déjà saturé et à bout de nerfs, ce texte sonne comme une véritable déclaration de guerre. Loin d’apaiser les tensions, Paris choisit le passage en force, ignorant le mépris affiché pour la démocratie locale et la biodiversité.

La messe est dite, du moins le croient-ils à Paris. Le décret PPE3 fixe le cap énergétique de la France pour la prochaine décennie, et sans surprise, il entérine une accélération massive de l’éolien terrestre. L’objectif affiché est d’atteindre 35 à 40 GW d’ici 2035. Traduction concrète pour nos territoires : il va falloir quasiment doubler le nombre de mâts existants.

Pour les associations de défense de l’environnement et les collectifs de riverains, ce décret est la provocation de trop.

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Record de la production électrique bas-carbone en France : analyse du mix énergétique et du facteur de charge

Un récent article de la revue Connaissance des Énergies indique que la production électrique bas-carbone de la France a atteint un niveau historique en 2025. Cette performance remarquable sur le plan des émissions de gaz à effet de serre est l’occasion d’analyser en détail la répartition technique de notre mix électrique et d’examiner le rendement réel des différentes filières de production.

Les piliers de la production décarbonée française

L’analyse des bilans électriques nationaux publiés par RTE permet de comprendre l’origine de cette électricité bas-carbone. Ce record repose principalement sur les capacités des filières historiques pilotables.

Voici la répartition factuelle des principales sources d’énergie du mix électrique français :

  • une production majoritairement assurée par le parc nucléaire (représentant plus de 68 % du total).
  • un apport essentiel de l’énergie hydraulique, premier producteur d’électricité renouvelable en France (plus de 11%).
  • une part de l’éolien terrestre se situant aux alentours de 9 % de la production globale.
  • un complément apporté par le solaire (en forte hausse), la bioénergie et l’éolien en mer.

Comprendre la production éolienne : la notion de facteur de charge

Malgré une hausse apparente de la production éolienne en 2025 due à la multiplication frénétique des machines, le réseau de transport d’électricité (RTE) dresse un constat technique accablant : le facteur de charge moyen des installations terrestres s’effondre à un niveau jugé « extrêmement faible ». En chutant à seulement 21,4 %, l’éolien enregistre son pire rendement des dix dernières années.

Cette contre-performance démontre la dépendance totale de cette filière aux caprices de la météo. En effet, RTE souligne que les vents ont été globalement inférieurs aux moyennes décennales sur la quasi-totalité de la France métropolitaine, prouvant ainsi l’extrême vulnérabilité et le manque de fiabilité de ce modèle de développement énergétique.

Source : Article de Connaissance des Énergies : La production électrique bas-carbone de la France atteint un maximum historique en 2025

Scandale d’État et danger pour le réseau : quand l’éolien force le nucléaire à s’arrêter

L’accélération du déploiement éolien en France ne se contente pas de détruire nos paysages et notre cadre de vie. Elle menace désormais la stabilité technique et financière de notre système électrique national. C’est l’alerte grave lancée par l’expert en politique énergétique Fabien Bouglé, révélant la censure d’un document explosif d’EDF concernant la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE 3).

La « modulation » : sacrifier notre fleuron national au profit de l’intermittence

Le cœur du problème réside dans un mécanisme technique appelé la « modulation ». En raison de la multiplication des sources d’énergie intermittentes (éolien et solaire) injectées sur le réseau, EDF est contraint d’adapter en permanence sa production de base.

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