Julien Aubert, député LR, réclame un moratoire sur tous les projets éoliens terrestres

Après neuf mois de travaux et soixante-treize auditions, une commission d’enquête parlementaire vient de rendre son rapport sur l’impact économique, industriel et écologique des énergies renouvelables. L’occasion pour son président, le député LR Julien Aubert, d’étriller la filière éolienne.

La commission est tombée d’accord sur un point : la politique française en matière de transition énergétique ne permet pas de lutter contre le réchauffement climatique. Pourquoi ? 

C’est une contre-vérité totale. Notre production électrique est déjà largement décarbonée, dans la mesure où elle provient essentiellement du nucléaire. Conséquence : l’électricité n’est responsable, chez nous, que de 5 % des émissions de gaz carbonique. Il est donc totalement malhonnête de faire croire qu’il faudrait sortir du nucléaire pour limiter le réchauffement climatique. 
Sur ce point, la France a fait l’erreur d’importer le modèle de l’Allemagne, un pays très dépendant des centrales à charbon et où le développement d’alternatives, comme l’éolien et le photovoltaïque, a un réel impact sur les émissions de CO2. Mais ce qui est vrai là-bas ne l’est pas ici. La France a fait l’erreur d’allouer des moyens considérables au développement des énergies électriques alternatives, au détriment du thermique. Or, le transport et l’habitat restent de très loin les plus gros émetteurs de CO2.

Dans le propos introductif du rapport, vous pointez l’importance du soutien public dont a bénéficié la filière éolienne…

Tout cumulé, l’éolien aura coûté entre 72 et 90 milliards d’euros à l’État. C’est énorme et totalement déraisonnable, pour une filière qui ne représentera au mieux que 15 % de notre production électrique en 2028.

Vous reprochez aux professionnels de l’éolien d’avoir des pratiques et une vision « plus proches du far-west que de la conservation des écosystèmes ». Pourquoi une telle charge ? 

En France, l’État définit verticalement les grands objectifs. Mais leur mise en pratique est ensuite déléguée, dans les territoires, à des promoteurs privés finalement très libres de faire ce qu’ils veulent. Ces gens-là vont parfois démarcher des villages sans en informer les villages voisins, ils travaillent au corps des propriétaires de terrains ou des communes pour arriver à leurs fins et implanter à tout prix de nouveaux parcs. Résultat : les citoyens ont le sentiment d’être dépossédés de la prise de décision et floués.
Lors des auditions, j’ai d’ailleurs été menacé de poursuites judiciaires par un acteur de l’éolien qui n’a pas apprécié que j’interroge des experts indépendants sur la structuration de son entreprise. C’est bien la preuve que ces gens-là se sentent très puissants. 

Vous réclamez donc l’arrêt pur et simple des nouveaux projets ?

Oui. Il faut un moratoire sur tous les projets éoliens terrestres qui ne font pas consensus à l’échelon local. Ça coûte très cher, pour un résultat quasi nul. Si en plus les riverains n’en veulent pas, laissons tomber.

Cette mesure, et d’autres que vous prônez, n’ont été soutenues que par une poignée des trente députés de la commission… 

Il y a eu un désaccord sur ce point, c’est vrai. Mais je préfère voir le chemin parcouru : en 2014, la précédente majorité corrélait encore la sortie du nucléaire et la lutte contre le réchauffement climatique. Il y a désormais un consensus pour dire que cela est archi-faux. 

Retrouvez sur lepopulaire.fr l’article
https://www.lepopulaire.fr/paris-75000/actualites/un-depute-lr-reclame-un-moratoire-sur-tous-les-projets-eoliens-terrestres_13695185/

Réflexions sur les tribunes des groupes de l’Assemblée départementale – Journal de La Vendée n°259

Dans le journal de la Vendée n°259 de novembre 2019, page 10, les élus s’indignent, à juste titre, de “l’annonce de la fermeture de Michelin, d’autant qu’elle a sérieusement manqué de concertation“.
Pour les uns, c’est une longue histoire qui se termine, une page qui se tourne dans la douleur; pour les autres, ce sont des prêts à rembourser chaque mois, des projets à reporter sine die, une vie parfois à repenser; pour tous, c’est l’incertitude du lendemain.
Le Conseil départemental se doit d’être à leurs côtés.
“(…) quel respect des personnes et des engagements? Quel avenir est promis (…) ? Leur faudra-t-il quitter la Vendée à leur tour ?”
À l’évidence, nous ne partageons pas les mêmes codes que ces gens-là qui, après avoir capté des millions d’argent public, lâche la Vendée.

Journal de La Vendée N°259 Novembre 2019 page 10

Le parallèle est saisissant avec l’implantation de zones industrielles éoliennes en Vendée, le mitage du département et le saccage de la vie de milliers de vendéens.
Ces phrases touchantes et pleines de sens, s’appliquent aussi à l’éolien.

Le manque de concertation, la douleur, les prêts à rembourser, la vie à repenser, l’incertitude du lendemain, le respect des personnes, quitter la Vendée, des millions d’argent public. Ce ne sont pas que des mots.
Ce sont des vies humaines sacrifiées au nom d’opérations financières spéculatives.

Nous ne partageons pas les mêmes codes que ces gens-là“.
L’association Vent des Noues l’affirme avec force et conviction :
Nous ne lâcherons pas la Vendée.

Mesdames, Messieurs les élu(e)s, agissez avant que les vendéens et les touristes ne quittent la Vendée.
Ne lâchez pas la Vendée.

Inauguration d’un parc d’éolienne de 200m de haut ! Notre décryptage !

En Haute-Vienne, un nouveau parc éolien a été inauguré le 11 octobre.

1/ Fournies par le constructeur allemand Senvion, les éoliennes « culminent à une hauteur de 200 mètres en bout de pale » et ont un rotor d’un diamètre de 122m. Ces éoliennes disposent d’un mât de près de 140 mètres de hauteur, pesant environ 23 tonnes.
2/ Le « porte-parole » de la filière ( France Energie Eolienne ) juge « trop rares » les projets éoliens « de grande hauteur » en France.
3/ Le parc éolien « Les Landes » disposera d’un tarif d’achat de sa production électrique pour une durée de 15 ans, 82 €/MWh pendant 10 ans, puis un tarif dégressif pendant 5 années supplémentaires.
Source https://www.connaissancedesenergies.org/un-nouveau-parc-eolien-culminant-en-france-191015

Notre décryptage :

1/ En faillite, le fabricant d’éoliennes Senvion sera vendu à la découpe. L’entreprise n’a pas trouvé d’acquéreur pour la sauver du démantèlement.
https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/09/06/en-faillite-le-fabricant-allemand-d-eoliennes-senvion-sera-vendu-a-la-decoupe_5507069_3234.html
Disons-le clairement, avec de telles caractéristiques, 200m de haut, 23 tonnes, ce ne sont pas des “parcs”, nous parlons bien de zones industrielles de production d’énergie implantées en plein cœur de bocages préservés jusque là.
Question subsidiaire : Quelle est la surface du socle de maintien de ces mastodontes d’acier et quel volume de béton et poids de fer à béton sont nécessaires pour le construire ?

2/ La volonté de France Energie Eolienne est précise : « l’essor de l’éolien en France passe par l’introduction de machines de dimensions plus grandes » .
Prenons-en conscience et faisons le nécessaire pour que cela ne se produise pas.

3/ 82 €/MWh en tarif d’achat alors que le coût moyen de la production actuelle classique en France est d’environ 45 €/Mwh pour une fourniture modulable en fonction de la demande et des prix sur le marché.
À qui cela profite ? Qui finance ?
Réponse 1 : Pas à nous
Réponse 2 : Nous

Baisse du prix éolien et financement ? Qui va payer?

Pour illustrer la compétitivité de la filière offshore, France Energie Eolienne fait référence aux tarifs proposés dans le cadre du dernier appel d’offres à Dunkerque, projet attribué pour « moins de 50 €/MWh » (63 €/MWh pour les derniers appels d’offres relatifs à l’éolien terrestre).

Signalons toutefois que la forte baisse du prix annoncé dans le cas de ce projet est autres liée à l’évolution du cadre réglementaire – « inspiré du modèle appliqué en mer du Nord » : le raccordement du parc sera « financé par RTE et refacturé à l’ensemble des consommateurs ».  

Qui va donc une nouvelle fois payer la facture ? Les consommateurs !

En Allemagne, l’énergie éolienne est en crise

Licenciements, baisse des nouvelles installations, blocages administratifs, opposition des riverains, le secteur de l’éolien terrestre traverse une crise.

Jusque-là locomotive de la transition énergétique, l’éolien terrestre est au point mort, avec une chute drastique du nombre de nouvelles installations.

Les licenciements se multiplient dans un secteur qui emploie 112 000 salariés. En 2017, 26 000 emplois ont été supprimés, d’après des estimations du gouvernement fédéral. L’entreprise Senvion, cotée en Bourse et forte de 4 400 salariés, a déposé le bilan fin août. Son concurrent Enercon a annoncé la suppression de 800 postes, et Nordex dit chercher de nouveaux débouchés à l’étranger.

Les raisons de cette crise sont multiples. En 2016, la loi sur les énergies renouvelables (EEG) a été modifiée afin de favoriser la concurrence dans un secteur jusque-là largement subventionné. L’introduction d’appels d’offres, la fin de revenus garantis et les lenteurs administratives ont entraîné une baisse du nombre d’investisseurs. Certains appels d’offres ne trouvent pas preneurs. Parallèlement, le nombre de procès intentés par des riverains a explosé, ralentissant les procédures.

C’était prévisible, constate Klaus Jacob, de l’Université libre de Berlin. Les éoliennes atteignent désormais 200 mètres de hauteur et posent des problèmes en termes de bruit et de pollution visuelle.

Au niveau politique, la pression monte aussi alors que le parti proche de l’extrême droite, Alternative pour l’Allemagne, fait de la lutte contre les éoliennes son nouveau cheval de bataille. Le ministre de l’économie a récemment réuni les acteurs du secteur lors d’un sommet de crise.

https://www.la-croix.com/Economie/Monde/En-Allemagne-lenergie-eolienne-crise-2019-09-20-1201048918

Quand allons-nous ouvrir les yeux en France ?

Énergies renouvelables, CO2 et endettement

Depuis 1991, la part de la production d’électricité exempte d’émission d’équivalent CO2 est parfaitement stable.
Elle était notamment de plus de 92% en 1995, avec 76% de nucléaire et 16% d’hydraulique.

Infographie réalisée avec les données RTE 

Les contrats concernant les seules énergies renouvelables électriques (et biométhane) déjà engagés fin 2017 ont généré une “dette” de 121 milliards d’euros que nos enfants devront rembourser jusqu’en 2046.

Source : Cour des Comptes
https://www.ccomptes.fr/fr/publications/le-soutien-aux-energies-renouvelables

Eoliennes : le massacre de la France rurale

Article publié par le magasin Maisons Paysannes de France N°212 Juin 2019

PAR FÉDÉRATION ENVIRONNEMENT DURABLE
association reconnue d’intérêt général

Or, le développement inconsidéré – j’allais dire irresponsable, des éoliennes ne résiste pas à l’analyse de quelques vérités et de quelques chiffres simples … Il s’agit de dénoncer un gaspillage inacceptable des fonds publics, un discours officiel souvent trompeur, il s’agit aussi de préserver les paysages de France, nos campagnes et bientôt notre littoral menacé lui aussi : vous saurez le faire avec cœur, avec toute la passion pour la beauté de votre pays ».

C’est en ces mots que le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing a préfacé le premier livre que j’ai publié en 2009 « L’imposture. Pourquoi l’éolien est un danger pour la France ». (1)

Aujourd’hui, les Français se rendent compte de la prolifération des éoliennes, qu’elles deviennent de plus en plus hautes, ne respectent ni les forêts, ni les parcs naturels, ni prochainement le littoral, ni les paysages, ni même les lieux de mémoire. Des arbres centenaires sont arrachés, des haies sont détruites, des chemins creux, l’âme de nos campagnes, sont rasés au bulldozer pour être remplacés par des routes destinées à construire et entretenir ces usines électriques plantées dans les champs.

Parc éolien de Lomont (Doubs)
Parc éolien de Lomont , Valonne(Doubs)

Des hameaux aux maisons rurales remarquables, souvent restaurées avec amour après des années d’efforts, sont défigurés, banalisés, condamnés à mourir, dépouillés de leur écrin naturel. Pour preuve, il suffit de lire les déclarations récentes de Xavier Bertrand, Président de la Région des Hauts-de-France, « Foutez-nous la paix avec les éoliennes, ça coûte les yeux de la tête, ça ne crée pas d’emplois et ça détruit nos paysages »,

Ou encore Dominique Bussereau, Président du Conseil Départemental de la Charente-Maritime et de l’Assemblée des départements de France, qui exprime « son ras le bol », blâmant les « promoteurs éoliens qui sont des gens sans foi ni loi » et demandant lui aussi un moratoire sur l’éolien pour le « risque sur nos paysages que fait courir la foultitude de projets éoliens ».

Par quelle mécanique infernale, de braves gens aimant leur pays, ont-ils pu accepter de « ravager la France avec des éoliennes » ?

L’ARGENT : LA SEULE RAISON

Profitant d’un effet d’aubaine issu d’un cadre juridique incitatif, l’objectif premier des projets éoliens est de faire de l’argent sous couvert de fabriquer de l’électricité renouvelable. Réaliser des profits est l’objectif essentiel des vendeurs de vent, un objectif très éloigné de la visée écologique relayée par les médias.

Trop hautes, trop proches
Trop hautes, trop proches

UN MECANISME PERVERS

Une usine électrique éolienne raccordée au réseau électrique a un rendement annuel de moins de 25%. Elle produit donc de l’électricité intermittente invendable. EDF a l’obligation de racheter cette électricité à un prix surfacturé, soit 2 à 3 fois le prix du marché, ce qui permet à ceux qui la produisent d’engranger artificiellement d’importants bénéfices. En résumé, EDF achète de l’électricité dont elle n’a pas besoin et la revend à perte.

LE CONSOMMATEUR D’ELECTRICITE PAIE LA DIFFERENCE

Cette perte financière d’EDF était compensée par une taxe, La CSPE (2) sur la facture d’électricité des ménages et elle avait dépassé 20%. Comme elle devenait insupportable, un dispositif fiscal a été mis au point : taxer « écologiquement » toutes les énergies, dont les carburants. Le résultat sur le diesel a démontré l’extraordinaire « acceptabilité écologique » de cette décision par les Français.

Les tarifs de l’électricité montent en flèche, une première hausse de 6% est en cours. Ils vont doubler, conséquence du programme annoncé par le Président de la République Emmanuel Macron qui veut tripler le nombre d’éoliennes sur le territoire, de 8 000 actuellement à plus de 20 000.

Le problème demeure entier : comment ponctionner le plus discrètement possible les Français avec les taxes « vertes » pour financer le développement éolien ?

SEULS DES FONDS FINANCIERS ET DES HOMMES D’AFFAIRES PROFITENT DE L’AUBAINE

« Une toile d’araignée économique internationale légale » aspire de l’argent sur la facture d’électricité des consommateurs français et distribue les bénéfices à des sociétés étrangères ou à des hommes d’affaires utilisant souvent des fonds financiers dont on ne connait ni l’origine ni les destinations. Ce sont des milliards d’euros dilapidés chaque année au détriment du pouvoir d’achat des Français et de la compétitivité des entreprises. Ce programme, qui est le socle de la « Transition énergétique », entraîne la perte indirecte de centaines de milliers d’emplois.

« Création d’emplois ? Quasiment tous les composants des éoliennes sont importés, principalement d’Allemagne, du Danemark. La France subventionne des emplois dans ces pays et en détruit en France”

Parc éolien Derval-Lusanger au Vieux-bourg Loire Atlantique
Parc éolien Derval-Lusanger au Vieux-bourg (Loire Atlantique)

DES METHODES COMMERCIALES « SANS FOI NI LOI »

La maîtrise du foncier est essentielle pour le promoteur. Pratiquant un démarchage insistant, les multiples prospecteurs commerciaux utilisent des éléments de langage bien marketés : « sauvetage de la planète », « gratuité du vent », « création d’emplois *** », « financement participatif », et autres noms enjôleurs donnés aux éoliennes présentées comme des « parcs », alors que les réalités énergétiques, environnementales et financières de ces usines s’avèrent désastreuses. Les nombreux cas de corruption et de prise illégale d’intérêts, font hélas partie des moteurs de cette machine à planter des éoliennes. La technique d’approche des municipalités par les promoteurs éoliens repose sur un discours idéalisé et des promesses de retombées économiques. Avec une méthode bien rodée les négociateurs mettent en avant les atouts de leur projet pour la commune en termes d’image : contribution à la transition énergétique, dynamisme économique, et en termes financiers : loyers des terrains communaux, rentrées fiscales. Confrontées aux restrictions budgétaires actuelles, les municipalités sont inévitablement tentées de répondre favorablement.

EXISTE-T-IL DES AVANTAGES AU DEVELOPPEMENT DE L’EOLIEN INDUSTRIEL ?

Diminution des rejets à effets de serre ?

95% de notre électricité sont produits par un parc qui n’émet pas de gaz à effet de serre. Au contraire, l’intermittence des éoliennes augmente ces émissions à cause du soutien obligatoire des centrales thermiques à gaz.

Protection de la santé ?

Qui oserait ignorer les souffrances de ceux qui subissent 24h sur 24, ces machines de 200 mètres de haut plantées à 500 mètres de leur habitation ? Aujourd’hui 70% des projets éoliens sont rejetés par les riverains ruraux, contraints de s’adresser à la justice pour se faire entendre ? (3)

Valorisation du patrimoine des particuliers ?

Une habitation située à 800 mètres d’une éolienne perd plus de 30% de sa valeur, elle peut même devenir invendable. (Attestations de notaires à l’appui).

Amélioration de l’environnement et protection de la biodiversité ?

La fin de vie des « parcs » pose un problème écologique fondamental. Les industriels de l’éolien, dont les structures financières sont volontairement des sociétés sans capital basées sur l’emprunt, vont abandonner ces machines usées.

Aucun financement, de traitement, de recyclage, n’est prévu à la hauteur de la quantité de déchets industriels en cours de dissémination.

Leur démantèlement total est illusoire compte tenu de l’impossibilité de retraiter ou détruire les matériaux qui composent les éoliennes. Lorsque la perfusion des deniers publics cessera, la France sera couverte de friches industrielles disséminées, de câbles enterrés, de lignes électriques devenues inutiles. L’addition, dont des matériaux potentiellement dangereux, est vertigineuse : 36 millions de tonnes de béton armé pour fabriquer les socles, à tout jamais enterrés soit l’équivalent de 1,8 millions de camions toupies représentant une file de 18 000 km (presque la moitié du tour de la terre) ; 435 000 tonnes de plastiques spéciaux pour les pales fabriquées à base de polymères, très difficilement traitables. Ces pales de 55 mètres mises bout à bout couvriraient 2 800 km (Paris-Moscou). 8 millions de tonnes d’acier ordinaire, de métaux pour les mâts, les rotors, les câbles électriques, les milliers de transformateurs. 6 000 tonnes de terres rares pour fabriquer les alternateurs, difficilement recyclables et produits en Chine, dans des conditions écologiques toxiques défrayant la chronique.

La FED estime que cette défaillance traduit une carence fautive de l’Etat à respecter son obligation de protection de l’environnement et des citoyens. Elle va déposer deux plaintes devant les tribunaux.

EN GUISE DE CONCLUSION

Rien ne justifie de détruire le patrimoine rural, ni d’empoisonner la vie de centaines de milliers de personnes pour le profit de quelques-uns. Une majorité refuse aujourd’hui cette duperie.

Afin d’imposer à marche forcée ce programme, François de Rugy, Ministre de la Transition écologique et solidaire, a publié des décrets instituant un régime d’exception juridique. Cette décision démontre que, face à l’exaspération de victimes de ces machines, le gouvernement tente de les museler plutôt que de les écouter.

Comment peut-on espérer instituer une « Société de confiance et de solidarité » en réduisant les droits des associations et des citoyens sur des projets ayant une incidence sur leur vie quotidienne et leur environnement ?

(1) Eolien une catastrophe silencieuse, Vers une France défigurée (Edition l’Artilleur, mis à jour en 2017)

(2) CSPE : Contribution au service public d’électricité

(3) https : //www.bfmtv.com/planète/7-projets-de-parcs-eoliens-sur-10-font-l-objet-d-un-recours-en-France-1506074.htlm

Éolien terrestre et éolien flottant – Article du 12 août 2019 sur La Dépêche.fr

La France poursuit le développement de l’éolien terrestre dans le «mix» de la production d’énergies renouvelables. Mais l’implantation des mâts comme l’efficacité de la technique suscitent de vives polémiques sur le terrain. Dans ce contexte, l’éolien marin émergeant veut jouer sa carte.

En 2018, l’énergie éolienne forte de ses 8 000 mâts répartis sur tout le territoire ne représentait que 28 Twh (térawatt-heure), soit… 5,5 % de la consommation énergétique nationale (4,5 % en 2017).

La France n’en possède pas moins aujourd’hui le quatrième parc européen derrière l’Allemagne très loin devant, l’Italie et l’Espagne. Dans le cadre du plan climat, le gouvernement souhaite par ailleurs atteindre 32 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique en 2030 contre environ 21 % en 2018. S’agissant de l’éolien, le nombre de mâts passerait de 8 000 fin 2018 à environ 14 000 en 2028.

Un objectif ambitieux qui ne fait pas que des heureux dans la population, y compris dans la mouvance écologiste. De quoi multiplier les polémiques. Les recours aussi. La Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France pointe ainsi de nouvelles implantations qui ne se feront «évidemment pas sans dégâts pour le patrimoine et les paysages, les sites d’implantation les moins contestables et les plus ventés ayant déjà été épuisés».

Les éoliennes saccagent le paysage et sont bruyantes pour le voisinage, résument les uns. Ecolos et dans le vent, relèvent d’autres, mais loin des yeux. Et surtout loin des oreilles. Le «problème de l’acceptation» de l’éolien terrestre a été bien identifié par les pouvoirs publics ce qui donne le vent en poupe aux projets d’éolien marin, lesquels suscitent beaucoup d’espoirs, (…), et forcément de nouvelles interrogations. Un sujet inépuisable. Comme le vent…

Retrouvez sur le site ladepeche.fr l’article complet

Article éoliennes sur BFMTV , respect des 10 x H, principe de précaution et planification

Ci-dessous le lien vers un article publié sur bfmtv.org concernant les éoliennes.
https://www.bfmtv.com/economie/eoliennespourquoi-tant-de-haine-1731805.html

“Les éoliennes suscitent un rejet grandissant en France, alors que le rythme d’installation s’accélère.”

Le sous-titre de l’article indique clairement le problème !

Pour notre part, contrairement à ce qu’affirme Pauline Le Bertre, déléguée générale de France Energie Eolienne, qui colle des étiquettes “anti” à tous ceux qui ne sont pas de son avis (“qui ne peuvent pas accepter de voir la moindre éolienne“), nous ne sommes pas opposés aux éoliennes.
Nous souhaitons simplement que :
la distance minimale de 10 fois la hauteur du mat (10 x H) soit respectée entre une éolienne et une habitation (c’était la règle de calcul d’origine lorsque les mats d’éoliennes mesuraient 50m… Ils atteignent désormais 120, 140, 160, 180, 200, voire 210 mètres !
le principe de précaution soit appliqué aux éoliennes le temps que passe la loi des 10 x H.
un outil de planification et de contrôle des implantations pour éviter le mitage sauvage des territoires et avoir une réelle cohérence territoriale.

Concernant les risques sanitaires, le gâchis financier, le saccage environnemental, le juridique, nous pensons qu’il y a suffisamment de têtes pensantes en France pour enfin déterminer de façon claire, nette et précise si l’éolien est une réponse envisageable et pérenne à la transition énergétique ou s’il s’agit juste d’une utopie et d’une financiarisation des projets énergétiques ! Il y a urgence !

Vaches de Nozay, éoliennes et principe de précaution

Ce mercredi 17 juillet, la préfecture de Loire-Atlantique a annoncé par voie de communiqué que la surmortalité des vaches dans les exploitations de Nozay (Loire-Atlantique) n’avait pas de « lien direct » avec les présences d’éoliennes sur le secteur.

Si la préfecture ne reconnaît pas de lien direct entre les éoliennes et la surmortalité des bêtes, elle constate tout de même l’existence de troubles. Chez les vaches comme les humains d’ailleurs. « Les troubles et symptômes sont confirmés sur ce secteur. Mais aucun élément ne permet, en l’état de la connaissance scientifique et des études conduites, d’établir le lien direct avec le fonctionnement du parc éolien », rappelle le communiqué de la préfecture.

Image issue du site contrepoints.org

Retrouvez sur Ouest France l’ensemble de l’article

La constatation de la préfecture nous laisse perplexe et soulève un sentiment d’incompréhension et de colère.
Pour rappel, voici l’énoncé du principe de précaution : « Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veilleront, par application du principe de précaution, et dans leurs domaines d’attribution, à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage. »

La conclusion que la préfecture doit apporter est simple, claire et précise : Le principe de précaution doit être appliqué.