Projet éolien à Nieul-le-Dolent : Vers un coup d’arrêt judiciaire ?

Le combat juridique mené par l’Association pour la préservation de l’environnement nieulais (Apen) et 24 riverains vient de franchir une étape cruciale. Le vendredi 19 décembre dernier, l’affaire a été portée devant la cour administrative d’appel de Nantes avec un objectif clair : obtenir l’annulation de l’autorisation environnementale accordée par le préfet pour l’implantation de six éoliennes de 90 mètres de haut.

Un impact majeur sur notre cadre de vie

L’association et les riverains ne lâchent rien. Au cœur de leurs préoccupations : l’impact visuel « excessif » sur les lieux de vie. Pas moins de 29 hameaux ont été dénombrés aux alentours du projet.

Si le promoteur (la SAS Eoliennes-de-Nieul-le-Dolent, filiale de VSB Energies Nouvelles désormais sous le giron de TotalEnergies) mise sur la plantation de haies pour masquer les mâts, le magistrat nantais s’est montré sceptique : rien ne prouve que ces haies suffiront à atténuer un impact visuel jugé « significatif ».

La biodiversité au cœur des débats

Le dossier pointe également un risque sérieux pour la faune locale, et plus particulièrement pour les chauves-souris. Voici les points soulevés lors de l’audience :

  • Proximité dangereuse : La distance entre les éoliennes et les haies (maillage bocager) est jugée insuffisante par le rapporteur public.
  • Risque de collision : Deux éoliennes en particulier présentent un risque accru pour ces espèces protégées.
  • Insuffisance des mesures : Les réponses apportées par la société sur ces points ont été jugées peu satisfaisantes par le magistrat lors de l’instruction.

Vers une annulation partielle ?

Le rapporteur public a préconisé une annulation partielle de l’autorisation, visant spécifiquement les deux éoliennes les plus problématiques (E4 et E6). Si cette solution éviterait une procédure de régularisation longue, elle ne satisfait pas pleinement l’Apen.

« Je ne peux qu’approuver la suppression des éoliennes E4 et E6 mais ce n’est clairement pas suffisant », a réagi l’avocate de l’association.

De son côté, la défense de VSB Energies Nouvelles rejette ces conclusions, affirmant que le plan de « bridage » (arrêt des machines lors des périodes de risque) permettrait de réduire le risque de collision à zéro.

Et maintenant ?

La cour administrative d’appel de Nantes a mis sa décision en délibéré. Le verdict, qui déterminera si le parc sera amputé, maintenu ou totalement annulé, est attendu le 20 janvier 2026.


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