L’actualité de nos voisins sud-vendéens vient nous rappeler avec force que la lutte contre l’industrialisation de nos campagnes est un combat permanent. Le projet éolien situé entre Longèves et Auchay-sur-Vendée, que beaucoup croyaient définitivement enterré, vient de se voir offrir une seconde chance par la justice administrative.
Un désaveu pour la préfecture de la Vendée
Le 10 mars dernier, la cour administrative d’appel de Nantes (juridiction spécialisée en contentieux éolien) a rendu un arrêt annulant le refus implicite opposé en mars 2024 par le préfet. Le projet, porté par le promoteur allemand Enertrag et prévoyant l’implantation de quatre mâts à l’ouest de Fontenay-le-Comte, est donc relancé.

La justice a estimé que le préfet avait commis une « erreur d’appréciation » et a jugé infondés les deux motifs de refus initiaux, à savoir :
- l’atteinte aux paysages et à la conservation des monuments historiques, la cour estimant que les covisibilités sont limitées et ne retenant aucun effet de « saturation visuelle ».
- le risque pour la sécurité publique lié à la route départementale traversant le parc, les juges arguant que les éoliennes les plus proches s’en trouvent à 210 et 280 mètres.
Le préfet dispose désormais de quatre mois pour réexaminer le dossier. Il pourra soit délivrer une autorisation, soit formuler un nouveau refus impérativement fondé sur d’autres motifs.
Quelles leçons pour notre territoire du Pays de la Châtaigneraie ?
Pour notre association Vent des Noues (VDN), cette décision illustre parfaitement les menaces qui pèsent sur notre cadre de vie et met en lumière plusieurs points cruciaux :
- la ténacité des promoteurs éoliens, qui n’hésitent pas à épuiser tous les recours juridiques pour imposer leurs machines.
- la difficulté de faire reconnaître juridiquement la destruction de nos paysages, les notions d’encerclement étant souvent balayées par les tribunaux.
- la nécessité absolue de maintenir notre mobilisation contre les projets de Saint-Maurice-des-Noues et de Loge-Fougereuse, car un simple refus préfectoral ou une accalmie ne constituent jamais une victoire définitive.
Face à ce déploiement anarchique, notre volonté de défendre la propriété, la tranquillité, la santé et la sécurité des habitants reste intacte. S’unir pour agir n’a jamais été aussi pertinent.
(Source : analyse juridique d’après l’article « Le projet éolien relancé », paru dans la presse locale la semaine du 13 mars 2026).