Vidéo – Les fortifications de Vauban menacées de déclassement à cause d’éoliennes – TF1 13 heures 20 janvier 2022

L’implantation de plusieurs éoliennes pourrait remettre en question l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco des Tours Vauban, à Saint-Vaast-la-Hougue, mais aussi dans le reste du pays.

Un paysage sauvage dans lequel un parc éolien devrait s’établir d’ici quelques années. Les habitants de Saint-Vaast-la-Hougue (Manche) sont résignés et déçus, tout comme certains vacanciers pour qui la nouvelle est difficile à comprendre. Il faut dire que le parc devrait être construit à une trentaine de kilomètres du rivage, et donc des Tours Vauban, inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.

Un problème selon Annick Perro, historienne. « La vue, c’est la valeur universelle exceptionnelle (…) Il faut aussi protéger les vues : de la mer vers les tours et des tours vers la mer. Or, ce sera pollué visuellement », estime-t-elle.

La question pourrait prendre une ampleur bien plus importante, car les fortifications de Vauban inscrites à l’Unesco en tant que telles en 2008 concernent un ensemble de douze sites partout dans le pays. Christiane Tincelin, présidente de l’association « Eolarge », l’explique : « Si l’un des sites est déclassé, désinscrit, c’est l’ensemble d’une inscription des sites Vauban qui tombent. »

Manifestation jeudi 25 novembre 18h contre l’éolien au Pays de La Châtaigneraie

La conférence des Maires du Pays de La Châtaigneraie se tiendra le jeudi 25/11/21 à 18h à la communauté de communes du Pays de la Châtaigneraie.

Ordre du jour : L’éolien sur le territoire du Pays de La Châtaigneraie

Tous ensemble, participons à une manifestation pour montrer notre opposition à l’éolien au Pays de La Châtaigneraie et faire entendre notre voix aux élus.
Nous comptons sur votre présence.

Rendez-vous à 17h30 à la communauté de communes, Les sources de la Vendée, 85120 La Tardière.

La justice ouvre une enquête sur les éoliennes de la baie de Saint-Brieuc – Mediapart 2 octobre 2021

 Le Parquet national financier vient d’ouvrir une enquête préliminaire du chef de recel de délit d’atteinte à l’égalité des candidats dans les marchés, relative à l’octroi du parc éolien de la baie de Saint-Brieuc au groupe espagnol Iberdrola. La décision fait suite à une plainte pénale déposé par le Comité des pêches des Côtes-d’Armor.

Mediapart 2 octobre 2021

L’enquête du PNF risque tout autant de placer en porte-à-faux certains élus socialistes – comme le président de la région Bretagne – ou certains ténors écologistes – comme Yannick Jadot. Tous deux ont en effet usé du même argument pour apporter leur soutien au projet de parc éolien dans la baie de Saint-Brieuc : en période d’urgence climatique, la sagesse est naturellement de tourner le dos aux énergies fossiles et de favoriser les énergies renouvelables – ce que nul ne conteste. Mais dans le cas de ce dossier, l’argument, en apparence de bons sens, bute sur deux interpellations très importantes : l’octroi à un groupe privé comme Iberdrola d’une telle concession ne contribue-t-il pas à accélérer la privatisation du service public de l’électricité ? Et la transition écologique, aussi impérative et urgente soit-elle, peut-elle s’effectuer dans des procédures qui piétinent les règles de l’État de droit ? En bref, le président socialiste de la Région Bretagne comme le candidat EELV à la présidentielle peuvent-ils continuer à apporter leur soutien à un projet de concession qui pourrait être entaché d’une suspicion de recel de favoritisme ?

La justice ouvre une enquête sur les éoliennes de la baie de Saint-Brieuc | Mediapart

Projet éolien à Cheffois

CONSEIL MUNICIPAL DU MARDI 10 NOVEMBRE 2020

Projet sur les énergies renouvelables

La protection de l’environnement est un axe fort de la politique nationale et des engagements de la commune de Cheffois.
Dans ce contexte, la commune de Cheffois a déjà lancé des actions pour agir dans ce sens : passage de l’éclairage public en éclairage LED, gestion de la consommation des énergies dans les bâtiments publics …
Mais l’engagement ne s’arrête pas là, c’est pourquoi le conseil municipal a été sollicité sur la faisabilité de projet, tels que :
– La pose d’ombrières de parking à toit photovoltaïque ;
– Couverture photovoltaïque de bâtiments communaux ;
– L’implantation d’éoliennes.
Le conseil municipal, réuni ce 10 novembre, autorise à l’unanimité ces sociétés à lancer leurs études de faisabilité sur notre commune.
Ces études sont à titre informatif et n’engagent en rien. Il est seulement de notre devoir d’être en cohérence entre notre volonté d’avoir une planète plus verte et nos modes de production d’énergie.

le petit journal de Cheffois n°73 Novembre 2020

Notre analyse

« Ces études sont à titre informatif et n’engagent en rien. »

le petit journal de Cheffois n°73 Novembre 2020

Cette information n’est pas tout à fait complète et de ce fait un peu biaisée car dans le cadre d’un projet éolien (construction classée ICPE), lorsque l’accord d’étude de faisabilité est donné par la commune, la décision d’implantation ou non d’éoliennes échappe à la commune au profit du préfet qui est le seul décideur par un arrêté d’autorisation environnemental ou un arrêté de rejet d’autorisation environnemental.
Cette décision fait suite à l’instruction du dossier dans les services section ICPE – Pôle environnement de la préfecture et de la DREAL.
L’avis de la commune d’implantation du projet et de celles des communes situées dans un rayon de 6 km (ex : carte dossier Saint Maurice des Noues) est simplement un avis consultatif au même titre que l’avis des habitants au moment de l’enquête publique.

Rayon 6km éoliennes

Côtes-d’Armor : les pêcheurs s’opposent à la construction d’un parc éolien en mer – 19/20 France 3 – 20 avril 2021

La résistance aux éoliennes s’organise dans les Côtes-d’Armor. Les 800 pêcheurs de la baie de Saint-Brieuc ne veulent pas entendre parler du projet de 62 éoliennes en mer. Les opposants au chantier, lequel doit commencer en mai, promettent déjà un mouvement des « bonnets bleus », à l’image des « bonnets rouges » pour l’écotaxe.

Début mai, d’immenses travaux devraient commencer dans une zone de pêche au large de Saint-Brieuc (Côte d’Armor) pour construire un parc éolien en pleine mer. 62 éoliennes de plus de 200 mètres de haut, l’équivalent de la tour Montparnasse (Paris), devraient être installées. Ces éoliennes devraient alimenter plus de 800 000 habitants en électricité d’ici deux ans. Mais leur emplacement pose problème. Julien Tremorel, patron de pêche à Erquy, et son équipe pêchent en effet dans le secteur où les éoliennes seront construites. « Si le matériel vient s’emmêler, se crocher, ça va créer des tensions sur le bateau, et le bateau peut très facilement chavirer, ou tout simplement le matériel écourter, et tout ça, revenir dans le visage de mes matelots, qui pourront être balafrés à vie« , déplore le pêcheur. 

Les pêcheurs craignent des conséquences sur le milieu naturel

Nuisances sonores, eau troublée par les travaux… Les pêcheurs craignent également les conséquences sur le milieu naturel. Le directeur du projet, de son côté, dit avoir tenu compte de leurs inquiétudes. « Depuis le début du projet, il y a eu de très nombreuses études réalisées par des scientifiques de renom (…), et les conclusions sont que les impacts seront limités sur la faune, la flore, le milieu en général« , défend Emmanuel Rollin, directeur d’Iberdrola Renovables France. Insuffisant, pour le comité des pêches, qui affirme que la région tout entière pourrait être fragilisée. Les pêcheurs n’hésiteront donc pas à bloquer le début des travaux avec leurs bateaux. 

Ce projet fait partie des neuf projets d’éoliennes en mer en France. « Ils sont répartis sur la façade atlantique, la mer du Nord et la Manche. Pour l’instant, aucun n’a abouti. Nous sommes d’ailleurs en retard par rapport à nos voisins européens (…). L’une des explications, ce sont ces contentieux, ces batailles juridiques« , explique le journaliste Hugo Puffeney sur le plateau du 19/20, mardi 20 avril. 

Eolien. Un projet enterré en Charente-Maritime en raison notamment de l’impact visuel négatif – Ouest France

L’impact visuel négatif sur les Monuments historiques et des conséquences à redouter sur les oiseaux migrateurs ont fait annuler un projet de six éoliennes de 178 m de haut dans le sud de la Charente-Maritime.

Une bonne nouvelle pour les opposants aux champs d’éoliennes s’ils regardent vers la Charente-Maritime. Notre confrère Sud-Ouest rapporte que le Conseil d’État vient d’enterrer un projet de six éoliennes avec poste de livraison près de Mirambeau dans le sud de ce département – le projet d’Allas-Bocage.

Le Conseil d’État, précise Sud-Ouest, a suivi les conclusions du rapporteur public qui mettait en avant l’impact visuel négatif de ces éoliennes, d’une hauteur de 178,5 mètres, sur les Monuments historiques et les conséquences sur la migration des oiseaux, évoquant « une vraie barrière »dans ce couloir migratoire.

Ce projet éolien était en fait bien mal parti. Déposé en décembre 2014, il avait refusé par le préfet en 2016. Un refus confirmé par le tribunal administratif de Poitiers en 2017 et par la cour administrative d’appel de Bordeaux en septembre 2019.

https://www.ouest-france.fr/economie/energie/energie-eolienne/eolien-un-projet-enterre-en-charente-maritime-en-raison-notamment-de-l-impact-visuel-negatif-abd0806a-7dbf-11eb-9c3f-b9704434ca3f

Suite aux votes des deux conseils municipaux donnant un avis défavorable, le projet éolien abandonné – La Nouvelle République 23/12/2020

Il s’agissait d’installer « au moins six éoliennes » en petite Beauce, sur les communes de Séris et Josnes. Cela restera au stade de préprojet.
La société WEB Energie du Vent a annoncé qu’elle avait « pris la décision de se retirer de la zone et de mettre fin à toutes les démarches de concertation et d’études de faisabilité ». Ce choix fait suite aux votes des deux conseils municipaux donnant un avis défavorable au projet éolien.
Réunis le 27 novembre 2020, les élus de Josnes sont dix à avoir voté contre, trois à avoir voté pour. Quelques jours plus tard, le 7 décembre, les élus de Séris ont voté dans le même sens.

Les opposants crient victoire

« Les deux conseils municipaux ont rendu un avis défavorable à ce projet d’énergies renouvelables. Nous prenons acte de ces décisions, conformément à ses valeurs et à la charte éthique de l’éolien de France Energie Eolienne dont elle est signataire », explique la société WEB Energie du Vent.
Cet abandon fait bien sûr la joie des opposants au projet, dont un collectif et l’association Tempête en Beauce, présidée par Michel Davancens. Sur son site, cette dernière met en avant « la plus grande discrétion » et le « simulacre de concertation » dont avait fait preuve l’entreprise et souligne « la mobilisation remarquable et à la détermination sans faille des habitants des communes de Séris et de Josnes ».