Énergies renouvelables : L’Hermenault veut accélérer

Accélérer la mise en place d’énergies renouvelables, c’est la motivation et le but recherché par le pôle de proximité de L’Hermenault et des communes voisines.

Afin de collecter les différents avis des citoyens, chaque mairie des six communes concernées dispose d’un dossier d’information et d’un registre de concertation pour recueillir les différentes réactions.

C’est donc des réactions individuelles engageant chaque citoyen qui sont ainsi sollicitées : se renseigner dans chacune des six mairies (L’Hermenault, Saint-Martin-des-Fontaines, Marsais-Sainte-Radégonde, Saint-Valérien, Saint-Cyr-des-Gâts), aux jours et heures d’ouverture habituelles ou en ligne sur le site Internet https://ecollectivites.fr/

Ouest France 5 avril 2024

Une éolienne prend feu en Loire-Atlantique – 28 mars 2024

Le 28 mars 2024, une éolienne située entre Derval et Lusanger en Loire-Atlantique a été vue en feu par des automobilistes. Un important panache de fumée était visible à distance. L’éolienne, faisant partie du parc de l’entreprise Statkraft Renouvelables et inaugurée en 2008, a vu son moteur de rotor s’enflammer.

Vingt-cinq pompiers sont intervenus et, avec l’aide de la gendarmerie et d’Enedis, un large périmètre de sécurité a été établi pour prévenir tout risque lié à la chute éventuelle des pales.

Statkraft Renouvelables a communiqué que le parc éolien a été arrêté et a insisté sur le respect du périmètre de sécurité.

L’opération de secours s’est achevée à 10 h 15 sans faire de victimes. Les causes de l’incendie restent inconnues.

Reconnaissance du trouble anormal de voisinage causé par des nuisances éoliennes à Melgven – Cour d’Appel de Rennes 12 mars 2024

Le 12 mars 2024 de la Cour d’Appel de RENNES a prononcé des condamnations importantes à l’encontre d’un promoteur éolien entre 15 et 40% de la valeur vénale des maisons.
Il s’agissait d’un parc éolien composé de 3 éoliennes de 118m de hauteur, d’une puissance de 2 MW chacune, situées entre 516 m et 1344 m, des habitations.

Dans ce dossier, défendu par Maître Sébastien ECHEZAR, les propriétaires avaient fait procéder à une estimation de la valeur vénale de leurs maisons avant que le parc éolien soit construit.

Les juges ont pris en compte les nombreux éléments communiqués :
– rapport du géomètre-expert,
– rapport acoustique,
– nombreuses plaintes des riverains non parties à la procédure,
– attestations,
– certificats et médicaux,
– estimations immobilières réalisées par des agents immobiliers et/ou des notaires locaux …

La Cour d’Appel a ainsi considéré que les nuisances visuelles, sonores, sanitaires et électromagnétiques par « leur importance comme leurs conséquences négatives sur la santé et sur le cadre de vie impactent gravement l’habitabilité du bien immobilier au point de constituer un trouble anormal de voisinage ».

Les nuisances éoliennes sont donc reconnues dans toute leur dimension.

La dépréciation de la valeur immobilière est une conséquence logique de la défiguration du paysage, de la fragilisation de la biodiversité locale et des nuisances pour la santé et le confort.
Ce jugement contredit toutes les approches minimalistes des études d’impact immobilières dont celles de l’Ademe.

Par arrêt du 12 mars 2024 n° 17/03596, la Cour d’Appel de RENNES  a condamné un promoteur éolien à verser des sommes importantes en réparation de la perte de valeur vénale (633.400 €), outre le remboursement des frais d’expertise (24.078 €) et une somme au titre des frais irrépétibles (65.000 €), soit une somme totale de 722.478 €.

Outre, l’importance financière des condamnations, l’intérêt de cet arrêt réside dans le soin pris par la Cour d’Appel à motiver son arrêt.
Surtout, la Cour d’Appel s’est conformée à l’arrêt rendu par la Cour de Cassation le 17 septembre 2020 (n° 19-16.937) qui exige que les préjudices subis par les riverains soient mis en balance avec l’intérêt public (selon elle) poursuivi par l’énergie éolienne.
Ainsi, la Cour d’Appel relève que cet intérêt public doit être démontré par le promoteur éolien car il ne doit pas être théorique. Le promoteur éolien aurait donc dû justifier : la production réelle d’électricité, nombre réel de foyers ou de structures desservies, financements publics, coûts d’exploitation, coût de production, chiffre d’affaires, coût de démantèlement… 
Cette balance des intérêts (préjudices des riverains / intérêt public d’un parc éolien) doit donc être effectuée au cas par cas.

Cet arrêt constitue donc un immense espoir pour les riverains souffrant des nuisances éoliennes.
Les riverains de Melgven peuvent savourer cette victoire, contre les lobbys éoliens.
La question consiste désormais à savoir si la société FP Lux Wind, condamnée, va se pourvoir en cassation.

Réunion publique d’accélération des énergies renouvelables Pays de Chantonnay

La loi APER d’accélération des énergies renouvelables incite les communes à créer une cartographie en déterminant des zones favorables à l’accélération des énergies renouvelables, dont l’éolien.

Les communes du Pays de Chantonnay sont chargées d’organiser « une concertation » avec les citoyens. Elles mettent à disposition un registre et une réunion publique est organisée par la Communauté de communes de Chantonnay le mercredi 3 avril prochain, à 19h30, à la Communauté de Communes du Pays de Chantonnay (65 avenue du Général de Gaulle à Chantonnay). 

Cette réunion est d’importance majeure, pour éviter la prolifération des projets éoliens sur ce territoire qui envisage d’en implanter davantage.

Le dossier est consultable à l’adresse https://participer.ecollectivites.fr/processes/bournezeau-zaenr 

Comptant sur votre disponibilité car l’enjeu est de taille.

Énergies : la « marche forcée » irrite les élus… (et pas que les élus !)

Les collectivités et le Département n’enverront pas des cartes voulues par l’État, tant qu’ils n’auront pas reçu un certain nombre de garanties.

Vendredi, le président a ouvert sa session de conseil départemental avec ce thème. « Cette question de la planification maritime a mis un autre sujet en exergue : la démarche demandée aux élus autour des zones d’accélération de la production d’énergies renouvelables en envoyant des cartes. On se heurte à un problème de forme. On doit travailler à marche forcée », tempête Alain Leboeuf.

Tous les présidents de collectivités de Vendée se sont réunis autour du président. « Nous avons acté une position : personne ne remontera les cartes demandées sur les zones d’accélération tant que nous ne recevrons pas de garanties de l’État sur différents points », explique le président.

Ouest France 1 avril 2024