Énergies renouvelables : les câbles sous-marins à l’origine de malformations chez les homards et les crabes – Géo 10 mai 2022

Malformations, petite taille, difficultés à nager… Les installations sous-marines nécessaires à la mise en place des énergies renouvelables ne seraient pas sans conséquence sur le développement des homards et des crabes.

Avec l’expansion des énergies renouvelables marines, le nombre de câbles électriques sous-marins augmente rapidement, introduisant des champs magnétiques et électriques anthropiques dans l’environnement marin. Et comme le révèle l’étude récemment publiée dans le Journal of Marine Science and Engineering, ces dispositifs exerceraient hélas une influence plutôt néfaste sur le bon développement de certaines espèces sous-marines.

« Comme avec tous les câbles porteurs de courant, ces câbles d’alimentation émettent des champs électromagnétiques statiques d’intensités variables. Alors que les fuites de champ électrique standard peuvent être éliminées avec succès grâce à l’isolation, il n’existe actuellement aucune isolation standard de l’industrie pour empêcher les fuites de champ magnétique ».

Les chercheurs ont notamment observé des déformations au niveau de la carapace (enroulée et gonflée), au niveau des pinces, de l’abdomen et de l’éventail caudale. « Une queue plus petite et pliée, un mauvais développement des yeux et un corps gonflés », ont aussi été observés chez les homards, résume Slate. Les homards ayant grandi à proximité des ondes ont trois fois plus de chances de souffrir de malformations diverses.

« Des études antérieures ont mis en évidence qu’il n’y a pas suffisamment de mesures in situ pour permettre une évaluation éclairée des émissions de champs électromagnétiques autour des déploiements de câbles. »

https://www.geo.fr/environnement/energies-renouvelables-les-cables-sous-marins-a-lorigine-de-malformations-chez-les-homards-et-les-crabes-209782

Eoliennes d’Echauffour : l’enfer au quotidien !

Echauffour dans l’Orne : un réveil au son des éoliennes de l’exploitant Voltalia mardi 27 avril 2022.

Monsieur le Préfet,
Ce matin depuis 7h, les éoliennes de Voltalia font un bruit infernal : à nouveau, au Val Soubry, des vibrations sourdes sont perceptibles dans la maison et le bruit à l’extérieur est insupportable.
De plus, la position du soleil fait que l’ombre des pales produit un effet stroboscopique sur la maison et dans toute la vallée.
Au val Soubry, ouest de la centrale, nous subissons cette nuisance au lever du soleil. Dans le village, à l’est, c’est le soir. Des flashs lumineux, particulièrement stressants, au moment même où commence ou se termine la journée de chacun …
Il est intolérable d’obliger ainsi les riverains à supporter les nuisances de ces machines!
Quelles que soient les raisons qui motivent l’installation de ces machines à Echauffour, les riverains n’ont pas à être ainsi sacrifiés. Je rappelle que l’Article 1er de la loi constitutionnelle n° 2005-205 du 1 mars 2005 relative à la Charte de l’environnement stipule que « Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé. » Mais aussi que « Aux termes du onzième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946, la Nation garantit à tous … la protection de la santé. Il en découle un objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé. » (Conseil Constitutionnel, Décision n• 2019-823 QPC du 31 janvier 2020).
Depuis 3 ans, nous alertons l’exploitant Voltalia, parallèlement aux services de l’Etat, des nuisances qu’il nous impose. Imperturbable, seul l’ordre de mise à l’arrêt de sa centrale de nuit a semblé l’émouvoir.
Sans ces plaintes que nous envoyons sans répit, et qui ne traduisent que notre détresse, rien n’aurait changé et nous aurions certainement connu des drames à Echauffour.
Nous en appelons donc à votre haute autorité pour que cette centrale éolienne soit mise à
l’arrêt définitivement et que nous puissions enfin retrouver les conditions de vie décentes qui étaient les nôtres avant l’arrivée de Voltalia à Echauffour.
Veuillez croire, Monsieur le Préfet, à l’assurance de ma haute considération.
Fabien Ferreri & Mercédès Lanoy
Riverains de la centrale

Dans les Hauts-de-France, des éleveurs se disent victimes des éoliennes – La Parisien 2 mars 2022

Plusieurs éleveurs des Hauts-de-France ont vu leurs bêtes s’affaiblir, voire mourir, et accusent les éoliennes d’être à l’origine de ce mal. La région fait pression pour qu’on les écoute.

La demande porte sur le manquement de prise en compte des études de sol et sous-sol préalables à l’installation d’éoliennes.

Yann Joly, éleveur laitier et céréalier, a dû se séparer d’environ 300 bovins, dont 120 laitières. Il était lassé de les voir s’affaiblir, jusqu’à parfois mourir, après la mise en route de 12 puis de 24 mats par Enercon. Découverte par un sourcier, une rivière aurait transporté des courants électriques.

« De 2011 à 2015, j’ai perdu 350 000 euros. Je réclame cette somme devant le tribunal. J’ai été débouté mais je fais appel. J’ai dû me mettre en cessation d’activité pour le lait. Je travaille pour payer mes dettes jusqu’à la retraite. Je suis content de la démarche du conseil régional. Je me sens moins seul car l’État fait l’autruche. »

https://bit.ly/3HuFrEN

Le parc éolien à Jans en Loire-Atlantique fait monter la colère chez les riverains – France bleu 23 février 2022

Le projet éolien à Jans près de Treffieux inquiète les habitants. Ils vivent dans un secteur où les éoliennes se multiplient et craignent les conséquences sanitaires. Ils ont porté l’affaire en justice, le dossier est toujours en cours mais le promoteur poursuit les travaux sans autorisation.

Le promoteur a commencé les travaux alors qu’il n’a pas encore les autorisations

Sur cette petite commune de Jans située près de Treffieux, les éoliennes se multiplient. Pas moins de quatre parcs dans un périmètre de 10 kilomètres à la ronde, soit 80 éoliennes et le projet de six éoliennes à Jans crispe les habitants d’autant plus que les travaux se poursuivent alors que le promoteur n’a aucune autorisation.

L’expérience de la commune voisine de Puceul dans le secteur de Nozay a de quoi effrayer : avec les éoliennes depuis 2012,  les agriculteurs se désespèrent. Il y a, disent-ils, de plus en plus de bêtes malades, de veaux mort-nés, le lait est de mauvaise qualité, à tel point d’ailleurs que la coopérative a déjà refusé le lait des éleveurs trop proches des éoliennes.

Le parc éolien à Jans en Loire-Atlantique fait monter la colère chez les riverains (francebleu.fr)

«Il y a un risque de disparition» : comment les éoliennes menacent les chauves-souris

En plus des collisions directes avec les pales, les chiroptères sont victimes des variations de pression en survolant les parcs éoliens. Dans l’Oise, la préfecture vient de réclamer des «mesures correctives» après la découverte de plusieurs cadavres au pied de douze éoliennes implantées sur les communes d’Avricourt, Candor et Écuvilly.

Éoliennes Nuisances sonores – Sept à Huit TF1 – 13 février 2022

« Des géantes de 145m beaucoup plus bruyantes que prévu. »
« On peut se détourner d’un paysage, mais le bruit, lui, est partout. »
« Depuis les premières nuisances, leur projet est tombé à l’eau ».
« On arrive à 42dB, là ils ne sont pas dans la règlementation du tout »
« Ils ont fait estimé le bien par un notaire. Il leur a dit qu’à cause du bruit des éoliennes, il était invendable »

À Bournezeau, le chantier de la Zone Industrielle Éoliennes a démarré

Le paysage est déjà meurtri !

Un vrai champ de bataille qui aurait subi un pilonnage au mortier, avec des trous béants, des arbres abattus, des haies arrachées, des chemins élargis, des accès bétonnés, des grandes aires cailloutées et tassées afin de préparer l’arrivée des mastodontes routiers qui vont déposer leurs pales (non recyclables) de 55 mètres qui seront installées sur les mâts d’une hauteur moyenne de 100 mètres.

Vidéo – Les fortifications de Vauban menacées de déclassement à cause d’éoliennes – TF1 13 heures 20 janvier 2022

L’implantation de plusieurs éoliennes pourrait remettre en question l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco des Tours Vauban, à Saint-Vaast-la-Hougue, mais aussi dans le reste du pays.

Un paysage sauvage dans lequel un parc éolien devrait s’établir d’ici quelques années. Les habitants de Saint-Vaast-la-Hougue (Manche) sont résignés et déçus, tout comme certains vacanciers pour qui la nouvelle est difficile à comprendre. Il faut dire que le parc devrait être construit à une trentaine de kilomètres du rivage, et donc des Tours Vauban, inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.

Un problème selon Annick Perro, historienne. « La vue, c’est la valeur universelle exceptionnelle (…) Il faut aussi protéger les vues : de la mer vers les tours et des tours vers la mer. Or, ce sera pollué visuellement », estime-t-elle.

La question pourrait prendre une ampleur bien plus importante, car les fortifications de Vauban inscrites à l’Unesco en tant que telles en 2008 concernent un ensemble de douze sites partout dans le pays. Christiane Tincelin, présidente de l’association « Eolarge », l’explique : « Si l’un des sites est déclassé, désinscrit, c’est l’ensemble d’une inscription des sites Vauban qui tombent. »