EDF condamné pour la mort de faucons protégés

EDF a été définitivement condamnée à indemniser une association environnementale pour la mort d’une espèce protégée de faucons dans le parc d’éoliennes d’Aumelas (Hérault), selon une décision de la Cour de cassation.

La justice, saisie par l’association France Nature Environnement (FNE), a constaté que « vingt-huit faucons crécerellettes (…) avaient été tués entre 2011 et 2016 par collision avec les éoliennes des parcs du Causse d’Aumelas » et que « cette destruction perdurait malgré la mise en place » en 2014 d’un système électronique d’effarouchement. Or, en vertu d’une directive européenne, toute destruction de ces espèces protégées est illégale, sauf stricte dérogation préfectorale.
Une telle dérogation aurait autorisé la survenue d’un nombres restreints d’accidents mortels, mais EDF Energies nouvelles (devenue EDF Renouvelables France) et les entreprises exploitantes du parc ne l’avaient pas sollicitée

« A travers cette importante jurisprudence, c’est toute la doctrine construite par la filière éolienne et le ministère de l’Environnement concernant les destructions d’espèces protégées par les éoliennes qui est remise en cause », s’est félicité la FNE dans un communiqué jeudi. « Une infrastructure de production d’énergie renouvelable ne peut pas se prétendre écologique si elle ne respecte pas le droit de l’environnement », ajoute l’association, très impliquée dans le débat parlementaire sur les énergies renouvelables.

https://www.leprogres.fr/societe/2022/12/02/eoliennes-edf-condamne-pour-la-mort-de-faucons-proteges

Parc éolien marin d’Oléron : l’État « se moque de la biodiversité » – Reporterre 16 novembre 2022

Chauve-souris, esturgeons… Le projet de parc éolien marin d’Oléron n’est pas une bonne nouvelle pour la biodiversité. Comme d’habitude, dénoncent les associations, la zone d’implantation a été choisie de manière « arbitraire ».

– © Tommy Dessine / Reporterre

« Nous ne sommes pas opposés aux énergies renouvelables, ni au parc éolien, mais à l’endroit où il est prévu », précise d’emblée Isabelle Loulmet, présidente de France Nature Environnement Nouvelle-Aquitaine.
« Le parc éolien se trouve toujours dans une zone de protection spéciale Natura 2000, au milieu d’une voie de migration intercontinentale pour les oiseaux, les chauves-souris et les insectes », déplore le vice-président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), Dominique Chevillon.
Les associatifs interrogés par Reporterre se disent tous « sidérés » par le choix du gouvernement. « On n’a pas travaillé à protéger des zones Natura 2000 pendant quarante ans pour qu’elles soient dévastées, grâce à l’État, par des industriels qui se moquent de la biodiversité et des écosystèmes, s’agace Dominique Chevillon, de la LPO. Ces zones auraient dû être évitées. »
« Ce sont les industriels qui choisissent les lieux en fonction de leur rentabilité, fustige Dominique Chevillon. L’État ne défend pas l’intérêt général, ni l’environnement. Par ce type d’implantations, il défend les intérêts des industriels, pour la plupart étrangers, qui se moquent des incidences de leur industrie. C’est proprement scandaleux. »

Parc éolien marin d’Oléron : l’État « se moque de la biodiversité » (reporterre.net)

L’Allemagne reporte sa sortie du nucléaire au 15 avril 2023

Le chancelier Olaf Scholz a tranché en ce sens le 17 octobre – a indiqué l’AFP –, confirmant ainsi les mesures envisagées en septembre. Le pays devait sortir du nucléaire le 31 décembre 2022. Mais les risques d’approvisionnement liés à la guerre en Ukraine et aux coupures de gaz russe changent la donne.
Les trois centrales nucléaires restantes verront leur durée de vie prolongée de quelques mois, jusqu’au 15 avril. Au sein de la coalition, les Verts auraient voulu ne maintenir que deux des trois centrales en activité jusqu’au printemps. Les Libéraux (FDP) réclamaient une prolongation jusqu’en 2024.

Electricity Map 18 octobre 2022 8h

Berlin a déjà réactivé des centrales au charbon pour absorber les pics de consommation hivernaux.


Éoliennes : de nouveaux soupçons de pollution volontaire en baie de Saint-Brieuc – Mediapart 11 juillet 2022

Les avocats du Comité des pêches des Côtes-d’Armor viennent de faire un signalement au parquet de Brest. Sur la foi de vidéos réalisées par un lanceur d’alerte, ils soupçonnent le navire qui réalise les forages en baie de Saint-Brieuc pour la construction des éoliennes d’effectuer des rejets toxiques en mer, ce que conteste l’entreprise.

Ademe, immobilier, réalité ?

Éolien terrestre : un impact minime sur les ventes immobilières, selon l’Ademe
« Pour les maisons individuelles situées à moins de 5 km des turbines, ce rapport ne détecte qu’une légère baisse de prix, de 1,5 % au mètre carré en moyenne » (1)

Noyal-Muzillac – Un agent immobilier présent sur la demande de l’association a confirmé que les maisons proches des éoliennes subissaient une baisse de 15 à 25 %. (2)

On dirait qu’il y a désaccord sur la notion de perte de valeur de l’immobilier proche de sites industriels éoliens. Qui croire ?

(1) https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-terrestre-impact-minime-ventes-immobilieres-etude-ademe-39742.php4

(2 )https://www.ouest-france.fr/bretagne/noyal-muzillac-56190/les-elus-invites-a-prendre-leurs-responsabilites-9734d873-25af-40f5-a217-b0c506edee88

Énergies renouvelables : les câbles sous-marins à l’origine de malformations chez les homards et les crabes – Géo 10 mai 2022

Malformations, petite taille, difficultés à nager… Les installations sous-marines nécessaires à la mise en place des énergies renouvelables ne seraient pas sans conséquence sur le développement des homards et des crabes.

Avec l’expansion des énergies renouvelables marines, le nombre de câbles électriques sous-marins augmente rapidement, introduisant des champs magnétiques et électriques anthropiques dans l’environnement marin. Et comme le révèle l’étude récemment publiée dans le Journal of Marine Science and Engineering, ces dispositifs exerceraient hélas une influence plutôt néfaste sur le bon développement de certaines espèces sous-marines.

« Comme avec tous les câbles porteurs de courant, ces câbles d’alimentation émettent des champs électromagnétiques statiques d’intensités variables. Alors que les fuites de champ électrique standard peuvent être éliminées avec succès grâce à l’isolation, il n’existe actuellement aucune isolation standard de l’industrie pour empêcher les fuites de champ magnétique ».

Les chercheurs ont notamment observé des déformations au niveau de la carapace (enroulée et gonflée), au niveau des pinces, de l’abdomen et de l’éventail caudale. « Une queue plus petite et pliée, un mauvais développement des yeux et un corps gonflés », ont aussi été observés chez les homards, résume Slate. Les homards ayant grandi à proximité des ondes ont trois fois plus de chances de souffrir de malformations diverses.

« Des études antérieures ont mis en évidence qu’il n’y a pas suffisamment de mesures in situ pour permettre une évaluation éclairée des émissions de champs électromagnétiques autour des déploiements de câbles. »

https://www.geo.fr/environnement/energies-renouvelables-les-cables-sous-marins-a-lorigine-de-malformations-chez-les-homards-et-les-crabes-209782

Eoliennes d’Echauffour : l’enfer au quotidien !

Echauffour dans l’Orne : un réveil au son des éoliennes de l’exploitant Voltalia mardi 27 avril 2022.

Monsieur le Préfet,
Ce matin depuis 7h, les éoliennes de Voltalia font un bruit infernal : à nouveau, au Val Soubry, des vibrations sourdes sont perceptibles dans la maison et le bruit à l’extérieur est insupportable.
De plus, la position du soleil fait que l’ombre des pales produit un effet stroboscopique sur la maison et dans toute la vallée.
Au val Soubry, ouest de la centrale, nous subissons cette nuisance au lever du soleil. Dans le village, à l’est, c’est le soir. Des flashs lumineux, particulièrement stressants, au moment même où commence ou se termine la journée de chacun …
Il est intolérable d’obliger ainsi les riverains à supporter les nuisances de ces machines!
Quelles que soient les raisons qui motivent l’installation de ces machines à Echauffour, les riverains n’ont pas à être ainsi sacrifiés. Je rappelle que l’Article 1er de la loi constitutionnelle n° 2005-205 du 1 mars 2005 relative à la Charte de l’environnement stipule que « Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé. » Mais aussi que « Aux termes du onzième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946, la Nation garantit à tous … la protection de la santé. Il en découle un objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé. » (Conseil Constitutionnel, Décision n• 2019-823 QPC du 31 janvier 2020).
Depuis 3 ans, nous alertons l’exploitant Voltalia, parallèlement aux services de l’Etat, des nuisances qu’il nous impose. Imperturbable, seul l’ordre de mise à l’arrêt de sa centrale de nuit a semblé l’émouvoir.
Sans ces plaintes que nous envoyons sans répit, et qui ne traduisent que notre détresse, rien n’aurait changé et nous aurions certainement connu des drames à Echauffour.
Nous en appelons donc à votre haute autorité pour que cette centrale éolienne soit mise à
l’arrêt définitivement et que nous puissions enfin retrouver les conditions de vie décentes qui étaient les nôtres avant l’arrivée de Voltalia à Echauffour.
Veuillez croire, Monsieur le Préfet, à l’assurance de ma haute considération.
Fabien Ferreri & Mercédès Lanoy
Riverains de la centrale

Dans les Hauts-de-France, des éleveurs se disent victimes des éoliennes – La Parisien 2 mars 2022

Plusieurs éleveurs des Hauts-de-France ont vu leurs bêtes s’affaiblir, voire mourir, et accusent les éoliennes d’être à l’origine de ce mal. La région fait pression pour qu’on les écoute.

La demande porte sur le manquement de prise en compte des études de sol et sous-sol préalables à l’installation d’éoliennes.

Yann Joly, éleveur laitier et céréalier, a dû se séparer d’environ 300 bovins, dont 120 laitières. Il était lassé de les voir s’affaiblir, jusqu’à parfois mourir, après la mise en route de 12 puis de 24 mats par Enercon. Découverte par un sourcier, une rivière aurait transporté des courants électriques.

« De 2011 à 2015, j’ai perdu 350 000 euros. Je réclame cette somme devant le tribunal. J’ai été débouté mais je fais appel. J’ai dû me mettre en cessation d’activité pour le lait. Je travaille pour payer mes dettes jusqu’à la retraite. Je suis content de la démarche du conseil régional. Je me sens moins seul car l’État fait l’autruche. »

https://bit.ly/3HuFrEN