Suite aux votes des deux conseils municipaux donnant un avis défavorable, le projet éolien abandonné – La Nouvelle République 23/12/2020

Il s’agissait d’installer « au moins six éoliennes » en petite Beauce, sur les communes de Séris et Josnes. Cela restera au stade de préprojet.
La société WEB Energie du Vent a annoncé qu’elle avait « pris la décision de se retirer de la zone et de mettre fin à toutes les démarches de concertation et d’études de faisabilité ». Ce choix fait suite aux votes des deux conseils municipaux donnant un avis défavorable au projet éolien.
Réunis le 27 novembre 2020, les élus de Josnes sont dix à avoir voté contre, trois à avoir voté pour. Quelques jours plus tard, le 7 décembre, les élus de Séris ont voté dans le même sens.

Les opposants crient victoire

« Les deux conseils municipaux ont rendu un avis défavorable à ce projet d’énergies renouvelables. Nous prenons acte de ces décisions, conformément à ses valeurs et à la charte éthique de l’éolien de France Energie Eolienne dont elle est signataire », explique la société WEB Energie du Vent.
Cet abandon fait bien sûr la joie des opposants au projet, dont un collectif et l’association Tempête en Beauce, présidée par Michel Davancens. Sur son site, cette dernière met en avant « la plus grande discrétion » et le « simulacre de concertation » dont avait fait preuve l’entreprise et souligne « la mobilisation remarquable et à la détermination sans faille des habitants des communes de Séris et de Josnes ».

Vent debout contre les éoliennes – La Nouvelle République 11/12/2020

Depuis plusieurs mois, des projets d’installations éoliennes se lancent à Argy, Sougé, Saint-Martin-de-Lamps, Saint-Pierre-de-Lamps, Baudres, Saint-Lactencin et Buzançais. Une effervescence qui a mis en ébullition l’association Vivre Boischaut Nord, créée en 2012.

Anne De Clerck et Hélène Biard-Sainson, avec John Rupp.

« Il est important d’informer sur les nuisances que ces éoliennes peuvent produire », souligne la présidente, Anne De Clerck. Citant pêle-mêle « l’effet stroboscopique qui projette un clignotement de l’ombre avec les pales, le bruit, les infrasons, les effets électromagnétiques qui perturbent le sommeil, ainsi que des troubles du comportement et de la santé, chez les humains et les animaux. »
« Avec l’éolien, on est confronté à une hérésie, poursuit-elle. D’un côté vous avez le symbole d’une éolienne qu’on montre aux enfants dès leur plus jeune âge comme une source d’énergie verte, alors que c’est tout l’inverse. Dans le sol pour une seule éolienne c’est 1.500 tonnes de béton et de ferrailles enfouies jusqu’à la nuit des temps, infiltrant les eaux souterraines. Les pales non recyclables sont enfouies et le rotor, n’en parlons pas. Actuellement 95 % de notre électricité est hydroélectrique ou nucléaire. Si on les remplace par l’éolien on sera obligé de recourir à des centrales à charbon ou au gaz qui conduira à une hausse des gaz à effets de serre. »

À ses côtés, la secrétaire de l’association Hélène Biard-Sainson apporte son point de vue : « Aucune centrale nucléaire n’a été fermée et remplacée par l’éolien dans le monde. Certains propriétaires terriens et élus ont vu dans ce marché une nouvelle source pour leurs finances alors que la cour des comptes précise que l’éolien crée un déficit pour les finances publiques que l’État subventionne largement. La durée de vie d’une éolienne est de vingt ans et ensuite c’est le propriétaire qui aura la charge de démanteler l’éolienne qui défigure son paysage. »
L’association Vivre Boischaut Nord, qui compte près de 200 membres, projette de mettre en place des soirées d’information sur les nuisances de l’éolien.

Vent debout contre les éoliennes (lanouvellerepublique.fr)

Oléron : un projet de parc éolien marin en pleine zone protégée – Libération 10/12/2020

Si la mise en place d’éoliennes représente un atout pour la politique énergétique française, celles-ci ne sauraient prospérer au détriment des enjeux écologiques.

Tribune. Un parc éolien marin au large d’Oléron, au cœur d’une zone Natura 2000 et d’un parc naturel, est-il concevable ? Cette question ne semble plus poser de problème particulier aux services de l’Etat, qui semblent désormais prêts à lancer la procédure de débat public. Ce projet controversé a pourtant mis du temps à être officiellement intégré dans la politique française de transition énergétique, tant les enjeux environnementaux, pluriels et complexes, s’avèrent éminemment difficiles à concilier. N’a-t-on pas, précisément, atteint les limites de la conciliation ? Car l’ambition de développer les énergies renouvelables en mer se heurte ici à celle, non moins importante, de préserver la richesse de la biodiversité (aviaire et marine), richesse (et fragilité) ayant motivé la mise en place de zones protégées de premier plan.

La réserve naturelle Moeze Oléron, en 2017. Photo Anne-Laure Robert. Naturimages

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Oléron : un projet de parc éolien marin en pleine zone protégée – Libération (liberation.fr)