Le vent a-t-il tourné pour la filière pourtant prometteuse de l’éolien offshore ? L’entreprise américaine General Electric qui fabrique d’énormes éoliennes pour les parcs installés en mer comme celui de Saint-Nazaire, annonce la suppression prochaine de 360 postes en Loire-Atlantique.
Dans le cadre de la loi Aper, qui vise à accélérer la production d’énergies renouvelables, les communes peuvent établir des zones dédiées à des projets majeurs dans ce domaine. Des cartes préliminaires ont été créées en juillet 2024 avec la communauté de communes du Pays de La Châtaigneraie. Un débat communautaire s’est tenu le 17 octobre et ces zones sont maintenant soumises à la concertation publique.
Valentin Josse, président de la communauté, souligne l’importance de connaître les avis des citoyens sur les enjeux énergétiques et sur leur contribution à l’énergie verte. L’objectif est d’assurer une démarche sécurisée et transparente.
La consultation se déroulera en mairie du 29 novembre au 20 décembre, durant les heures d’ouverture, avec un registre pour recueillir les observations du public.
Une dizaine de jours après le vote des conseils municipaux du Pays de Pouzauges, mardi 17 septembre, les associations anti-éoliennes réagissent par un communiqué. Sans surprise, Vent qui vire et Vent de fronde affichent leur satisfaction après le retrait des zones éoliennes potentielles du territoire. « Nous savons gré aux élus d’avoir écouté et respecté l’avis de leurs administrés », écrivent les associations, évoquant « la quasi-unanimité » exprimée lors de la concertation. Elles mettent, par ailleurs, en avant leur mobilisation : « Cela fait bientôt trois ans que nous rencontrons nos élus pour les sensibiliser au sujet de l’éolien et des tensions » générées selon elles par cette énergie qu’elles qualifient « d’inappropriée ».
L’Avel a rendu publique sa contre-proposition ce jeudi 11 juillet. Ce que souhaitent les élus, c’est « un éloignement minimum de 20 milles nautiques de la côte (37 kilomètres) », détaille Yannick Moreau, président de l’Avel et maire des Sables-d’Olonne.
Ces éventuels nouveaux parcs seraient « globalement invisibles des îles et des côtes », ce qui serait « acceptable pour les élus et habitants des littoraux ». Plus éloignées, ces zones seraient aussi « moins vitales que les zones de pêche côtière » pour les marins, considère Yannick Moreau. Elle serait aussi « plus respectueuse de la faune et notamment des oiseaux marins ». Par ailleurs, elle reste « conforme à l’installation d’éoliennes posées » et serait donc faisable techniquement.