Record de la production électrique bas-carbone en France : analyse du mix énergétique et du facteur de charge

Un récent article de la revue Connaissance des Énergies indique que la production électrique bas-carbone de la France a atteint un niveau historique en 2025. Cette performance remarquable sur le plan des émissions de gaz à effet de serre est l’occasion d’analyser en détail la répartition technique de notre mix électrique et d’examiner le rendement réel des différentes filières de production.

Les piliers de la production décarbonée française

L’analyse des bilans électriques nationaux publiés par RTE permet de comprendre l’origine de cette électricité bas-carbone. Ce record repose principalement sur les capacités des filières historiques pilotables.

Voici la répartition factuelle des principales sources d’énergie du mix électrique français :

  • une production majoritairement assurée par le parc nucléaire (représentant plus de 68 % du total).
  • un apport essentiel de l’énergie hydraulique, premier producteur d’électricité renouvelable en France (plus de 11%).
  • une part de l’éolien terrestre se situant aux alentours de 9 % de la production globale.
  • un complément apporté par le solaire (en forte hausse), la bioénergie et l’éolien en mer.

Comprendre la production éolienne : la notion de facteur de charge

Malgré une hausse apparente de la production éolienne en 2025 due à la multiplication frénétique des machines, le réseau de transport d’électricité (RTE) dresse un constat technique accablant : le facteur de charge moyen des installations terrestres s’effondre à un niveau jugé « extrêmement faible ». En chutant à seulement 21,4 %, l’éolien enregistre son pire rendement des dix dernières années.

Cette contre-performance démontre la dépendance totale de cette filière aux caprices de la météo. En effet, RTE souligne que les vents ont été globalement inférieurs aux moyennes décennales sur la quasi-totalité de la France métropolitaine, prouvant ainsi l’extrême vulnérabilité et le manque de fiabilité de ce modèle de développement énergétique.

Source : Article de Connaissance des Énergies : La production électrique bas-carbone de la France atteint un maximum historique en 2025

Révélations Choc : Pourquoi l’État cache la vérité sur le coût réel de l’éolien (et sacrifie le nucléaire)

L’heure de vérité a sonné. Alors que nous nous battons localement pour préserver le Pays de la Châtaigneraie de l’invasion éolienne, des voix s’élèvent au plus haut niveau de l’État pour dénoncer une aberration industrielle.

Dans un entretien explosif accordé au média Transitions & Energies, le sénateur Vincent Louault (Indre-et-Loire) brise l’omerta. Il révèle l’existence d’un rapport interne d’EDF que le gouvernement tenterait d’étouffer. Ce document confirme ce que Vent des Noues pressentait : la priorité donnée aux énergies intermittentes (éolien) sur le réseau est une catastrophe technique et économique.

Voici ce qu’il faut retenir de ces révélations et pourquoi elles nous donnent raison de dire NON aux projets de St Maurice des Noues et Loge-Fougereuse.

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Éoliennes : l’illusion verte et les profits bien réels

La transition énergétique en France a donné naissance à une créature aussi insolite que rentable : le « Hibou Électrique ». Ce phénomène, né des arrêts brutaux des éoliennes et des panneaux solaires, hante désormais les courbes de RTE. Il apparaît systématiquement lorsque le soleil tape trop fort ou que le vent souffle avec excès, révélant les limites d’un système censé être vertueux.

Production éolienne 3 septembre 2025 – RTE
Production solaire 24 mai 2025 – RTE

RTE a popularisé l’expression « tête de hibou » pour désigner la forme caractéristique des courbes de production lorsque les installations éoliennes et solaires sont brutalement mises à l’arrêt. Ce phénomène survient lors des pics de production, lorsque l’offre d’électricité dépasse la demande nationale. Les prix sur le marché s’effondrent alors, parfois jusqu’à devenir négatifs. Pour préserver la stabilité du réseau, une partie des installations est déconnectée, traçant ainsi ces courbes évocatrices — et révélatrices des limites structurelles d’un système dépendant des énergies intermittentes.

Lorsqu’EDF ordonne l’arrêt de la production — ce qu’on appelle l’effacement —, les exploitants ne subissent aucune perte financière. Bien au contraire : la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a instauré un mécanisme de compensation particulièrement généreux. Dès que le seuil de 20 heures d’effacement annuel est dépassé (40 heures pour les parcs en mer), les gestionnaires perçoivent une indemnité calculée selon des règles avantageuses :

  • Éoliennes terrestres : 35 % de la puissance du site × tarif d’achat × nombre d’heures effacées ;
  • Installations solaires : 50 % de la puissance du site × tarif d’achat × nombre d’heures effacées ;
  • Parcs éoliens en mer : 70 % de la puissance du site × tarif d’achat × nombre d’heures effacées.

Un système qui transforme les contraintes du réseau en opportunités lucratives.

Ce système revient à attribuer artificiellement aux exploitants les facteurs de charge suivants :

• 35 % pour les éoliennes terrestres (contre environ 23 % en moyenne réelle en France)
• 50 % pour les sites solaires (contre environ 20 % dans le sud de la France)
• 70 % pour les sites en mer (contre environ 40 % dans les appels d’offres en cours)

Bilan électrique RTE 2023

Le bilan électrique RTE 2023 est paru.
https://www.rte-france.com/actualites/bilan-electrique-france-2023-nouvel-equilibre-systeme-electrique

Retrouvez ci-dessous l’analyse complète faite par l’association de ce bilan.

En résumé :

Le rythme d’installation de l’éolien terrestre a ralenti par rapport au rythme moyen de développement de ces dernières années.
En mer, la production 2023 est de 1,9 TWh contre 0,6 TWh en 2022 

Avec une augmentation de la puissance installée passant de 21 GW (terrestres) à 24 GW, (dont 23 terrestres), la production passe de 38 TWh à 51 TWh (dont 49 terrestres)

La part de l’éolien 

  • est limitée à 10% de l’ensemble de la production ;
  • son facteur de charge est de 25,5% (21,6% en 2022) soit du niveau de 2019 et 2020 ;
  • correspond en volume à la quantité exportée.

Les chiffres de RTE sont sortis… Le taux de charge de l’éolien est le plus bas depuis 10 ans.

1. En 2022, la production et la consommation d’électricité ont baissé.

– La production totale d’électricité se situe à son plus bas niveau depuis 1992, en raison de la faible production nucléaire et hydraulique.
– Pour la première fois depuis 1980, la France se trouve importatrice nette d’électricité.
– La part d’électricité décarbonée a diminué (87% vs 91% sur la période 2014-2021)

2. Répartition par filières :

Nucléaire
Avec 279 TWh (63% de la production totale), la production nucléaire présente un recul de 30% par rapport à la moyenne des vingt dernières années (361 TWh en 2021)

Fossiles
A puissance installée identique, la production d’origine fossile passe de 39 à 49 TWh.
La production des centrales à gaz est passée de 33 à 44 TWh pour un parc installé de 13 GW.
Le gaz est ainsi a troisième source de production.

Hydraulique
La production hydraulique a atteint son plus bas niveau depuis 1976, du fait des conditions climatiques particulièrement chaudes et sèches : Avec 49,7 TWh, elle est en recul de 20% par rapport à la moyenne 2014-2019.

Solaire
Le développement solaire se maintient (+ 2,6 GW) et la production augmente (31% par rapport à 2021)

Eolien

 RTE indique notamment : « La production éolienne poursuit sa progression malgré une année 2022 particulièrement peu venteuse (facteur de charge de 21,6%, au plus bas depuis 10 ans).

Puissance installée, production et facteur de charge de l’éolien, de 2019 à 2022

– Depuis 2019 la puissance installée a augmenté de 4 GW mais la production, elle, n’a augmenté que de 4 TWh, se retrouvant ainsi inférieure à celle de 2020.

– En 2021 les éoliennes ont produit 3 TWh de moins qu’en 2020, avec 1 GW supplémentaire.

En 2022 les éoliennes ont produit 2 TWh de moins qu’en 2020, avec 3 GW supplémentaires,

– Si en pourcentage la production 2022 est supérieure à celle de 2021, c’est principalement parce que la part du nucléaire a considérablement baissé.

– Cette inefficacité de l’éolien industriel est révélée par un facteur de charge en constante baisse, étant en 2022 le plus bas depuis 10 ans (21,6%), alors même que la puissance installée augmente chaque année.

Cela indique, s’il en est besoin que sans vent, point d’électricité éolienne et que la notion de « foisonnement » n’est qu’un élément de langage parmi d’autres.