Éolien : Sea Shepherd porte plainte devant la Commission européenne contre le parc marin de Saint-Brieuc – actu-environnement.com 8 février 2022

Toujours en construction, le futur parc éolien au large de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) n’a pas encore fait tourner sa première pale. Ce mardi 8 février, l’ONG Sea Shepherd a annoncé déposer une plainte devant la Commission européenne afin de « remédier aux manquements du chantier éolien de Saint-Brieuc aux règles applicables au rejet de substances polluantes en mer, à la planification de l’espace marin, ainsi que les règles applicables aux espèces et aux habitats protégés ».

Cette plainte, partagée par l’association Gardez les caps, vise plus particulièrement, d’une part, un manquement envers la directive européenne du 7 septembre 2005 concernant la pollution causée par les navires, et les sanctions qu’elle prévoit. Sea Shepherd fait référence à la fuite d’hydrocarbures de juin 2021, provenant du navire chargé du forage, Aeolus, et qui fait déjà l’objet d’une plainte. L’ONG cible, d’autre part, le zonage du parc au milieu d’un site Natura 2000 et l’obtention « illégale » des 59 dérogations de destruction d’espèces accordées à l’opérateur Ailes marines, filiale de l’industriel espagnol Iberdrola. Cette question fait également déjà l’objet d’une plainte devant le Conseil d’État, datée du 7 janvier dernier.

« Le site de la baie de Saint-Brieuc a été arbitrairement désigné par l’État français « zone propice » non modifiable pour de l’éolien industriel, sans aucune évaluation environnementale préalable, ni enquête publique, énonce Sea Shepherd. Mal zoné dès l’origine, le projet éolien de la baie de Saint-Brieuc est dans une impasse environnementale. » L’ONG pointe, en outre, la réalisation de « seulement trois fondations d’éoliennes » en six mois de chantier (causant, qui plus est, une pollution sonore et sédimentaire) sur la trentaine annoncée par l’opérateur, pour 62 éoliennes posées prévues à terme.

Éolien : Sea Shepherd porte plainte devant la Commission européenne contre le parc marin de Saint-Brieuc (actu-environnement.com)

Les projets éoliens validés à Bournezeau – Ouest-France 9 février 2022

Vent de l’injustice et de nombreux riverains s’opposent depuis 2016 à deux projets de parcs éoliens Zones Industrielles Éoliennes comprenant 6 aérogénérateurs et trois postes de livraison.
Le Conseil d’État les a déboutés.

Ouest-France 9 février 2022

Morbihan : la justice ordonne le démontage du parc éolien du Guern – Les Echos

Composé de trois mâts, le parc éolien situé près de Pontivy a été jugé illégal par le Conseil d’Etat. Une décision qui devrait mettre fin à quinze ans de procédures.

Le parc éolien composé de 3 mâts situé dans la commune du Guern (Morbihan), près de Pontivy, va vraisemblablement être démonté. Il a en effet été jugé illégal par le Conseil d’Etat qui a ordonné le démantèlement des installations.

Cette décision judiciaire devrait mettre un terme à plus de 15 années de procédures diverses. Si la société Parc éolien du Guern avait bien obtenu un permis de construire en avril 2005 pour ce projet, il avait été annulé quatre années plus tard par le tribunal administratif de Rennes à la demande d’une association de défense de l’environnement compte tenu de l’écosystème écologique du lieu d’implantation choisi.

Le 7 avril 2010, ce jugement avait été confirmé par la Cour administrative d’appel de Nantes pour qui « le site d’implantation des éoliennes, qui est traversé par la rivière Sarre, constitue un écosystème d’une grande valeur écologique, caractéristique des zones humides ». De plus, les juges avaient pointé la proximité des habitations du parc. L’une est située à seulement 380 mètres.

Quelques jours plus tard, le 15 avril 2020, le préfet du Morbihan avait mis en demeure la société exploitante – elle avait construit le parc malgré les différentes interdictions judiciaires – de déposer, dans les six mois, un dossier de cessation d’activité, sous peine d’une astreinte judiciaire de 1.000 euros par jour.

Malgré cette injonction, la société Parc éolien du Guern n’avait pas cessé la production d’énergie et avait effectué un pourvoi auprès du Conseil d’Etat qui vient donc d’être rejeté. L’exploitant du parc continue d’être soumis à une astreinte de 1.000 euros par jour.