Côtes-d’Armor : les pêcheurs s’opposent à la construction d’un parc éolien en mer – 19/20 France 3 – 20 avril 2021

La résistance aux éoliennes s’organise dans les Côtes-d’Armor. Les 800 pêcheurs de la baie de Saint-Brieuc ne veulent pas entendre parler du projet de 62 éoliennes en mer. Les opposants au chantier, lequel doit commencer en mai, promettent déjà un mouvement des « bonnets bleus », à l’image des « bonnets rouges » pour l’écotaxe.

Début mai, d’immenses travaux devraient commencer dans une zone de pêche au large de Saint-Brieuc (Côte d’Armor) pour construire un parc éolien en pleine mer. 62 éoliennes de plus de 200 mètres de haut, l’équivalent de la tour Montparnasse (Paris), devraient être installées. Ces éoliennes devraient alimenter plus de 800 000 habitants en électricité d’ici deux ans. Mais leur emplacement pose problème. Julien Tremorel, patron de pêche à Erquy, et son équipe pêchent en effet dans le secteur où les éoliennes seront construites. « Si le matériel vient s’emmêler, se crocher, ça va créer des tensions sur le bateau, et le bateau peut très facilement chavirer, ou tout simplement le matériel écourter, et tout ça, revenir dans le visage de mes matelots, qui pourront être balafrés à vie« , déplore le pêcheur. 

Les pêcheurs craignent des conséquences sur le milieu naturel

Nuisances sonores, eau troublée par les travaux… Les pêcheurs craignent également les conséquences sur le milieu naturel. Le directeur du projet, de son côté, dit avoir tenu compte de leurs inquiétudes. « Depuis le début du projet, il y a eu de très nombreuses études réalisées par des scientifiques de renom (…), et les conclusions sont que les impacts seront limités sur la faune, la flore, le milieu en général« , défend Emmanuel Rollin, directeur d’Iberdrola Renovables France. Insuffisant, pour le comité des pêches, qui affirme que la région tout entière pourrait être fragilisée. Les pêcheurs n’hésiteront donc pas à bloquer le début des travaux avec leurs bateaux. 

Ce projet fait partie des neuf projets d’éoliennes en mer en France. « Ils sont répartis sur la façade atlantique, la mer du Nord et la Manche. Pour l’instant, aucun n’a abouti. Nous sommes d’ailleurs en retard par rapport à nos voisins européens (…). L’une des explications, ce sont ces contentieux, ces batailles juridiques« , explique le journaliste Hugo Puffeney sur le plateau du 19/20, mardi 20 avril. 

Brigitte Pistre – « Éoliennes : le grand ras le bol ! » – Sud Radio 21 avril 2021

Brigitte Pistre, Maire de Frazé (village dans le parc naturel du Perche, dans l’Eure et Loire) et membre du collectif « Vent des maires » était l’invitée de l’Oeil de l’Expert dans le 10 Heures-Midi de Sud Radio.

Pour rejoindre en un clic les courageux élus qui prennent position : ventdesmaires@laposte.net

Face aux différents projets éoliens, l’opposition tranchée du président des maires ruraux de l’Orne – Le Reveil Normand – 04/04/2021

Le Réveil Normand. Pourquoi êtes-vous opposé à ces projets ?

François Carbonell. Avant d’en arriver à cette opposition, je me suis informé. J’ai fait le tour des réalités concernant le sujet. Ce travail d’information, je l’ai conduit à partir de mon expérience locale en remontant à l’origine de cette orientation voulue par l’État. Comme nombre de mes collègues élus du territoire, je suis sollicité par des opérateurs chaque semaine. Cela va de 3 à 8 appels par semaine en mairie ! Mais plutôt que de repousser les offres, j’en ai fait le tour…

Comment cela ?

Après l’avoir évoqué avec l’équipe municipale, je l’ai évoqué avec ceux qui sont les premiers concernés, les agriculteurs. En effet, les agriculteurs se trouvant sur le « courant d’air » sont les premiers impactés car, avant de parler indemnisation ou de « loyer » comme on le fait un peu rapidement, les surfaces concernées sont souvent cultivées et les conséquences sur le parcellaire sont loin d’être neutres. Les agriculteurs ne sont pas, dans leur grande majorité, des coureurs de dotes comme on le laisse croire. Ils sont d’abord soucieux de ne pas hypothéqués leur outil de travail. D’ailleurs, les agriculteurs interrogés ne sont pas allés au-delà de la prise de contact avec les opérateurs. Souvent à cause des zones d’ombre sur les dossiers en question mais pas seulement. Ils sont très loin d’être convaincus par la dimension écologique de la démarche. Et cela rejoint totalement mon analyse.

Vous pouvez préciser ?

Faire de l’éolien pour réduire l’énergie nucléaire ou fossile, c’est louable. Mais, sur le plan environnemental et écologique, c’est une aberration. L’essentiel de ces éoliennes est construit aux quatre coins de l’Europe. Et certains composants viennent de bien plus loin encore. Bref, une fois assemblées, ces éoliennes font des milliers de kilomètres pour arriver à l’endroit de leurs installations. Là, déjà, l’énergie dépensée pour cette première étape ne va pas dans le bon sens. Après, les éoliennes sont implantées en y apportant des centaines de tonnes de ciment (produit d’origine pétrolière) à leurs bases pour tenir les mâts se dressant à 200 mètres de haut pour les plus grandes. Parallèlement, il est réalisé des chemins d’accès afin que les camions transportant les pâles arrivent à bon port… Au total, l’emprise foncière se traduit en hectare dans certaines situations. A l’heure où, partout dans nos communes, on restreint la consommation du foncier pour la construction d’habitations, l’éolien consomme ce qu’il veut. Après, il y a aussi le raccordement au réseau engageant souvent des kilomètres de tranchées. Tout cela, c’est pour la construction. Après, il y a les effets induits sur la faune mais aussi la pollution sonore et visuelle. Il faut imaginer trois éoliennes de 200 m de haut juste derrière un bois. Les arbres « culminent » à 15 ou 20 mètres et les éoliennes à 200 m. Le contraste est saisissant ! On comprend mieux l’impact visuel et… économique négatif sur les habitations aux alentours, même à 500 mètres de là.

Sur le plan économique justement ?

La fourniture d’énergie par chaque éolienne est loin d’être régulière. De plus, le coût de reprise imposé à EDF est complètement déconnecté de la réalité économique. Cela explique la participation financière des particuliers sur leur facture d’électricité, tout le monde peut le constater. On nous dira sans doute que l’éolien est une énergie propre et qu’elle a obligatoirement un coût. A l’échelle de nos communes, les ressources perçues sont dérisoires au regard de ce que touchent la Cdc mais surtout le Département, ces deux structures n’ayant aucune contrainte, si ce n’est d’encaisser leur quote-part. Cette répartition financière ne repose sur aucune réalité du terrain. C’est du n’importe quoi.

Votre conclusion ?

« Pour mettre le feu au sein d’un village il n’y a pas mieux » me soufflait, il y a peu, un maire d’un territoire voisin. L’environnement et l’écologie sont des sujets trop sérieux pour les confier à des marchands de vent. Jamais, dans nos communes rurales, les questions d’ordre environnementales n’ont été aussi prégnantes qu’aujourd’hui au sein de notre population, c’est pourquoi je comprends et je soutiens les oppositions à ces projets éoliens dans ce département.

Face aux différents projets éoliens. L’opposition tranchée du président des maires ruraux de l’Orne | Le Réveil Normand (actu.fr)

« Y’en a marre » – Xavier Bertrand sur les éoliennes à Bourdin Direct le 12/04/2021

Xavier Bertrand sur l’éolien – Bourdin Direct – 12/04/2021

« Est-ce que vous proposerez l’arrêt de construction d’éoliennes ? »
« Oui, y’en a marre »
« Il faut dire les choses très clairement, c’est devenu un scandale »
« La France, c’est aussi ses paysages, y’en a marre de laisser défigurer la France »

Sud-Vendée. Parcs éoliens : 430 pétitionnaires contre les excès d’implantations – Ouest France

Confrontés aux implantations de différents projets d’éoliennes dans leur territoire, des habitants de plusieurs communes du Sud-Vendée ont rejoint l’association Vent de détresse pour dire stop à ce phénomène qui, selon eux, arrive à saturation.

Dans la plaine, de Luçon à Benet, les implantations d’éoliennes se multiplient. Ce qui fait réagir de plus en plus d’habitants des Velluire-sur-Vendée, Le Langon, Auchay-sur-Vendée, Pouillé ou encore Vix qui ont décidé de se regrouper en association. L’une des dernières en date, Vent de détresse, est basée aux Velluire-sur-Vendée.

Sud-Vendée. Parcs éoliens : 430 pétitionnaires contre les excès d’implantations (ouest-france.fr)