Face à la crise énergétique, le gouvernement amorce un changement de pied sur l’éolien terrestre

Elle semble loin l’époque où Emmanuel Macron reconnaissait des « tensions » sur l’éolien terrestre, et annonçait, lors de son déplacement à Belfort en février, un « ralentissement » des objectifs de développement de la filière.

Dans une circulaire datée du 16 septembre, que Contexte publie, quatre ministres, dont Agnès Pannier-Runacher et Christophe Béchu – qui évoquait très récemment le caractère « clivant » de l’éolien terrestre –, demandent aux services déconcentrés de l’État de « mettre en place toutes les actions requises » pour accélérer l’instruction des dossiers en cours, qui représentent « près de 10 GW de projets solaires et d’éolien et environ 5 TWh de capacités [biogaz] ». Ceci, afin qu’« aucune instruction n’excède vingt-quatre mois, sauf situation très exceptionnelle ». Un objectif de dix-huit mois entre la date de dépôt d’un projet de renouvellement ou de « repowering » et sa mise en œuvre leur est même fixé.

La France va ici dans le sens de l’ambition européenne du plan REPowerEU. Dans chaque département et région, les préfets sont invités à transmettre à l’exécutif « sous deux mois, puis tous les trois mois », plusieurs informations, dont la liste des projets en cours d’instruction depuis plus d’un an, et une « analyse sur le délai de la procédure […] au cas par cas » assortie de propositions pour réduire la durée d’instruction.

Il leur est également demandé de « délivrer sans délai […] les autorisations accordées en application d’une décision de justice ».

Le gouvernement se veut par ailleurs « informateur, sensibilisateur, et facilitateur face à un discours anti-ENR parfois virulent ».

Il appelle enfin à la « plus grande vigilance » des préfets à l’égard de « certains documents d’urbanisme [qui] introduisent des interdictions générales et absolues d’implantation de projets renouvelables, notamment de parcs éoliens ». Ceux-ci devront faire l’objet d’un « contrôle de légalité attentif ».

Cheffois – Atelier débat sur l’énergie le 21 septembre à 20h30

La municipalité de Cheffois organise un atelier débat sur le thème de l’énergie le 21 septembre à 20h30, uniquement pour la population cheffoisienne.
Invité par la commune, le conférencier Bernard Lemoult, président de l’entreprise Energies Renouvelables Chantrerie, partagera avec les participants l’importance de l’énergie dans la société, la façon de la définir et de se la représenter concrètement…

Ouest France 22 septembre 2022
Le Petit Journal de Cheffois – Septembre 2022

Devant le massacre en cours à Saint-Nazaire, lettre des associations au ministre de la Transition écologique sur l’éolien en mer à Yeu – Noirmoutier – Sites et Monuments

Alors que la centrale éolienne offshore de Saint-Nazaire sort progressivement de mer, la réalité de la dénaturation du paysage littoral apparaît à chacun, bien loin des simulations fournies par les promoteurs. Un article de 20 Minutes conclut ainsi que les « résidents et touristes sont surpris, souvent négativement, par la nouvelle ligne d’horizon qui se dévoile » après l’édification – encore partielle – du premier parc éolien en mer français.
D’où la supplique adressée par les associations NENY et Sites & Monuments au ministre de la Transition écologique pour éloigner, avant qu’il ne soit trop tard, le projet éolien d’Yeu-Noirmoutier de ces îles, joyaux classés de notre littoral.

Avec « cinq fois plus d’éolien et de solaire, le problème resterait exactement le même », affirme Mac Lesggy

L’ingénieur agronome Mac Lesggy a abordé le thème qui préoccupe la majorité des Français à l’approche de l’hiver, à savoir l’approvisionnement en énergie.

Mac Lesggy a tout d’abord rappelé au micro de RTL que la France a investi 120 milliards d’euros « en éoliennes et parcs photovoltaïques », et pour autant, « ces investissements ne nous seront d’aucun secours pour nous prémunir d’une panne géante l’hiver prochain ».

Sans le vent, les éoliennes ne peuvent pas fonctionner, de même pour les panneaux solaires s’il n’y a pas de soleil. Alors, lorsqu’une vague de froid sec arrive et s’installe, « et surtout une absence totale de vent », les éoliennes « ne produisent rien ou presque », a-t-il expliqué, mentionnant que « durant la dernière vague de froid de janvier dernier, du 24 au 27, nos 7000 éoliennes n’ont fourni que 1 à 2% de l’électricité dont la France avait besoin ».

Selon lui, le problème de pénurie ne vient en aucun cas « du retard que nous aurions en matière de déploiement des énergies renouvelables », ainsi que certains le clament. Et peu importe que l’on ait « deux ou trois fois ou cinq fois plus d’éolien et de solaire, le problème resterait exactement le même », a-t-il bien spécifié.

Avec «cinq fois plus d’éolien et de solaire, le problème resterait exactement le même», affirme Mac Lesggy | Epoch Times

Procès verbal Conseil Municipal St Maurice des Noues du 21 juillet 2022

7 – Entretien avec Monsieur Fabien PLATTEAU
Monsieur le Maire informe le Conseil Municipal qu’il a reçu en Mairie, Mr Fabien PLATTEAU suite à sa demande. L’objet de cette entrevue était de connaitre les idées et les perspectives de la Commune concernant le site d’Épagne, afin de préparer sa rencontre avec Monsieur Alain LEBOEUF, Président du Département.
Monsieur PLATTEAU étant présent à la réunion, Monsieur le Maire lui donne la parole pour qu’il présente le compte-rendu de son rendez-vous avec Mr LEBOEUF : Trois dossiers principaux ont été abordés : le site d’Épagne (développement d’activités), la fibre optique (accélération de son déploiement) et les projets éoliens sur notre territoire (Suite au courrier envoyé par Mr Valentin JOSSE sur la volonté des élus communautaires intégrée dans le PCAET : 1 seul projet éolien sur le territoire, Mr LEBOEUF prendra contact avec les entreprises déployant les projets sur St Maurice des Noues et Cheffois pour réitérer cette position)

Centrale éoliennes des Boules à Loge-Fougereuse, action de l’association pour déposer un recours en annulation – Ouest France 26 août 2022

Malgré le vote en majorité défavorable des communes concernées, et la mobilisation de la population lors de l’enquête publique avec 97 % d’observations défavorables au projet, le préfet de la Vendée a signé le 17 juin 2022 l’arrêté d’autorisation du parc éolien des Boules de Loge-Fougereuse pour la construction de cinq éoliennes de 165 m, et de deux postes de livraison.

« En raison des inconvénients et des dangers pour les habitants, les paysages et la biodiversité », l’association Vent des Noues et un collectif de riverains se mobilisent pour entrer dans la phase contentieuse et déposer un recours en annulation de cet arrêté auprès de la Cour administrative d’appel de Nantes.

Stéphanie Platteau, la présidente, précise : « Les requérants seront accompagnés par maître Catry, avocat au barreau de Tours, originaire d’Antigny, spécialiste en droit public et dans la protection de l’environnement. Toute personne souhaitant s’impliquer contre l’implantation d’éoliennes industrielles dans le territoire du Pays de La Châtaigneraie peut rejoindre l’association pour mener cette action. »

Renseignements : info@ventdesnoues.org ; tél. 06 04 43 14 36

Ouest France 26 août 2022

Vivons-nous la fin de l’abondance ou… la fin de l’impunité pour des politiques énergétiques absurdes ?

1) Le président Emmanuel Macron a déclaré que la période était celle de « la fin de l’abondance » des ressources. Concernant la question énergétique, est-ce véritablement le cas ?
Philippe Charlez :
Le président essaie surtout de préparer les Français à un hiver potentiellement difficile. Si tel est le cas, il pourra dire qu’il aura prévenu, si tel n’est pas le cas il pourra dire qu’il a géré correctement la crise.
Loïk Le Floch-Prigent :
J’avoue ne pas bien comprendre le Président de la République qui a l’air de donner son aval à ceux qui estiment arrivée la fin du monde et qui demande aux humains de faire pénitence en acceptant la décroissance. Restons donc sur le sujet de l’énergie où la réalité est tout au contraire de maintenir la disponibilité d’une énergie abondante et bon marché capable de satisfaire les besoins d’une population toujours croissante. Tous nos efforts scientifiques, techniques et industriels se portent sur la nécessité de mobiliser toujours plus d’énergie en multipliant les sources, en améliorant les rendements et, bien entendu en évitant les gaspillages. Si le propos vise à sensibiliser la population française sur ce dernier point, il mériterait d’être précisé, car il est toujours bon de dire qu’il faut économiser les biens de la nature et les utiliser correctement.
La situation européenne de ces derniers mois a été créée par des erreurs d’investissements, des anathèmes émotionnels à l’égard des énergies fossiles, une confiance aveugle dans des énergies intermittentes encore hors de prix et un ostracisme inexplicable en ce qui concerne le moteur thermique.

2) Dans quelles mesures nos décisions de politique d’approvisionnement énergétique (aussi bien en termes géopolitiques que de mix des sources d’énergie) créent-elles nos difficultés actuellement ? 
Philippe Charlez : Le monde en général, l’Europe en particulier, ont fait deux erreurs graves. Ils ont d’une part oublié que le mix énergétique mondial était toujours composé de 82 % d’énergies fossiles et que ce chiffre restait désespérément constant. D’autre part, ils ont choisi d’investir massivement dans les énergies renouvelables (solaires et éoliens) : plus de 5000 milliards de dollars au cours des 15 dernières années. Or ces énergies sont intermittentes. Pour pallier les intermittences, elles ont besoin d’un « ami pilotable ». Il y en a trois possibles : le charbon, le nucléaire ou le gaz. Comme on essaye par tous les moyens d’éliminer le charbon, car c’est le plus émetteur de CO2 et que de nombreux pays ne veulent plus du nucléaire (on a investi quelques dizaines de milliards dans le nucléaire ces dernières années, depuis 2000 il n’y a pratiquement plus eu de construction de nouveaux réacteurs à travers le monde) il ne reste le gaz. Le poids croissant des renouvelables a donc été un booster mécanique de la demande gazière pour fabriquer l’électricité.
Loïk Le Floch-Prigent : Ce sont bien nos décisions qui conduisent aujourd’hui à nos difficultés. La crise Russo-Ukrainienne n’est pas la cause de nos malheurs, cela n’en est que le révélateur. Le renchérissement des prix de l’énergie a pris de l’ampleur depuis deux ans, et pas les derniers six mois ! Les investissements dans les énergies intermittentes (solaire et éolien) présentées comme des solutions se sont avérés très couteux et les retards pris dans les programmes nucléaires ont été préjudiciables à l’efficacité globale de l’écosystème énergétique européen, d’autant que la production hydraulique, renouvelable mais pilotable était attaquée également par les idéologues opposés à l’utilisation de l’eau qui coule ! La politique énergétique a été dans les mains de l’écologie politique en Allemagne, en France, en Belgique …et à la Commission Européenne et cela débouche sur une catastrophe dont le fameux programme pour l’électricité en France (PPE) ou la directive pour arrêter la production de véhicules à moteur thermique dès 2035 alors qu’il est évident que c’est vers une cohabitation véhicule électrique/véhicule thermique que le monde va continuer à se développer.

3) Quelles ont été les principales erreurs commises par la France ?
Philippe Charlez : La France a fait moins d’erreurs que l’Allemagne. Cela étant, la France a investi depuis 2002 150 milliards d’euros dans les énergies renouvelables et pratiquement rien dans le nucléaire. Avec cet argent on aurait pu renouveler complètement notre parc nucléaire qui a été insuffisamment entretenu.
Loïk Le Floch-Prigent : La France s’est redressée en 1945 puis en 1958 en faisant confiance à ses industriels. Dès que les politiciens ont voulu imposer des choix, la catastrophe était prévisible. Les hommes de science, les techniciens, les industriels ont été oubliés depuis une trentaine d’années, les ingénieurs sont rarement arrivés aux postes de commandement et la politique énergétique a été laissée aux idéologues en général incompétents. Au bout de 25  ans, nous sommes aux bords du gouffre, mais nous avons de beaux restes et nous pouvons redresser la barre, mais ce n’est pas en disant que la solution ce sont les éoliennes en mer que nous allons avancer ! Les énergies intermittentes ne sont pas celles qui vont résoudre nos problèmes, elles sont le problème !

4) La période et les difficultés actuelles pourraient-elles marquer à la fin de l’impunité pour les erreurs politiques énergétiques ? Que faudrait-il pour cela ?
Philippe Charlez : Il faut reconnaître à Emmanuel Macron d’avoir fait son mea culpa dans son discours de Belfort le 13 février 2022 en proposant une stratégie opposée à celle qu’il avait défendue durant son premier quinquennat : abandon des 50 % de nucléaire, grand carénage et construction de 14 nouveaux EPR. Même si cela venait un peu tard, reconnaissons-lui au moins une certaine lucidité quant à la gravité de la situation.
Quant aux écologistes français et leurs alliés de la NUPES, ils veulent le tout renouvelable et sont opposés à la fois au charbon, au gaz et au nucléaire. Pour l’instant, le vent c’est 20 % du temps et le soleil 12 %. Aux Français de choisir s’ils veulent de l’électricité entre un jour sur cinq et un jour sur dix !
Loïk Le Floch-Prigent : Je ne demande pas la punition, je demande la lucidité et l’écoute des scientifiques, techniciens et industriels du secteur énergétique.

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5000 tonnes, 50 mètres de haut : Les fondations d’éoliennes en mer au Havre

France 3 a diffusé une enquête terrifiante sur l’inimaginable forêt de 70 socles en béton d’éoliennes que le Président Emmanuel Macron s’apprête à faire installer dans la mer Normande à quelques kilomètres au large de Fécamp.

Cette enquête montre un visage terrible de la transition écologique telle que l’envisage la Première Ministre Elisabeth Borne et sa Ministre de l’Energie Agnes Pannier Runachier. Pour continuer cette politique funeste, elles souhaitent faire promulguer une loi qui accélère les installations d’éoliennes en mer dans l’objectif d’installer pas moins de 5.000 éoliennes au bord du littoral Français telles que celles prévues au large de Fécamp.

Les chiffres énumérés par France 3 sont édifiants :

  • Le socles en béton d’éoliennes pèsent 5.000 tonnes au sol et 10.000 tonnes une fois remplis en mer
  • Le béton total utilisé pèse donc plus de 350.000 tonnes
  • Chaque socle mesure plus de 50 mètres de haut et 26 mètres de diamètre
  • Le seul chantiers des éoliennes représente 27 hectares

Fabien Bouglé ajoute les calculs suivants :

  • Les émissions de gaz à effet de serre des seuls socles représentent plus de 100 millions de kg de CO2
  • La surface marine mobilisée par les 70 éoliennes représentera entre 70 et 80 km2
  • Ces 70 éoliennes ne produiront que 13% de ce que produisait la centrale nucléaire de Fessenheim avant son arrêt (Facteur de charge de référence Windeurope 38%)

Bref ces éoliennes en mer vont polluer les fonds marins, stériliser une surface de pêche considérable, et ne produire qu’une quantité infime d’électricité.