Electricité à prix négatif, sursaturation du réseau : les projets de Loge-Fougereuse et St Maurice des Noues sont inutiles

Alors que nous nous battons pour préserver le Pays de la Châtaigneraie de l’invasion éolienne, l’actualité énergétique nationale vient confirmer ce que nous redoutions : le modèle économique de l’éolien est à bout de souffle. Saviez-vous que l’électricité se vend désormais régulièrement à des « prix négatifs » ? Décryptage d’un système qui marche sur la tête.

Une production décorrélée de nos besoins
Le principe est simple mais fatal : les éoliennes produisent quand il y a du vent, pas quand nous avons besoin d’électricité. Résultat ? Lors des épisodes venteux où la demande est faible, le réseau sature. Il y a trop d’électricité. Sur le marché, les prix s’effondrent et passent sous zéro. C’est le monde à l’envers : théoriquement, on devrait payer les pays voisins pour qu’ils absorbent notre surplus !

La double peine pour le contribuable
Le scandale réside dans le mécanisme de subvention. Actuellement, même si l’électricité ne vaut rien (ou coûte de l’argent au réseau), de nombreux promoteurs éoliens continuent de faire tourner leurs machines. Pourquoi ? Parce que l’État leur a garanti un prix de rachat ! C’est vous, c’est nous, contribuables et consommateurs, qui payons la différence pour subventionner une production inutile à cet instant précis. C’est un gaspillage d’argent public monumental.

La CRE tire la sonnette d’alarme
La situation est si critique que la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) veut sévir. Elle envisage de couper les subventions lors de ces épisodes pour forcer les éoliennes à s’arrêter. Cela prouve une chose : ajouter des éoliennes aujourd’hui ne sert pas la sécurité énergétique, cela ne fait qu’ajouter de l’instabilité au réseau.

Pourquoi sacrifier Loge-Fougereuse et St Maurice des Noues pour ça ?
Pourquoi détruire notre bocage, nuire à la santé des riverains et des animaux, dévaluer nos maisons pour une industrie qui produit de l’énergie en trop quand on n’en a pas besoin, et rien quand il fait froid et sans vent ? Les projets de Loge-Fougereuse et St Maurice des Noues s’inscrivent dans cette fuite en avant. Il est temps de dire STOP à cette politique du chiffre qui méprise à la fois la réalité économique et la réalité du terrain.

Agissons ensemble !
Ne laissons pas notre territoire devenir la variable d’ajustement d’un système électrique incohérent. Rejoignez Vent des Noues pour dire NON à l’industrialisation inutile de nos campagnes.

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Sources utilisées pour cette analyse :

  • Selectra : Prix négatifs de l’électricité : vers un arrêt forcé des éoliennes… Lien
  • JeChange : Vers un arrêt forcé des parcs éoliens et solaires par la CRE ? Lien

Éoliennes : l’illusion verte et les profits bien réels

La transition énergétique en France a donné naissance à une créature aussi insolite que rentable : le « Hibou Électrique ». Ce phénomène, né des arrêts brutaux des éoliennes et des panneaux solaires, hante désormais les courbes de RTE. Il apparaît systématiquement lorsque le soleil tape trop fort ou que le vent souffle avec excès, révélant les limites d’un système censé être vertueux.

Production éolienne 3 septembre 2025 – RTE
Production solaire 24 mai 2025 – RTE

RTE a popularisé l’expression « tête de hibou » pour désigner la forme caractéristique des courbes de production lorsque les installations éoliennes et solaires sont brutalement mises à l’arrêt. Ce phénomène survient lors des pics de production, lorsque l’offre d’électricité dépasse la demande nationale. Les prix sur le marché s’effondrent alors, parfois jusqu’à devenir négatifs. Pour préserver la stabilité du réseau, une partie des installations est déconnectée, traçant ainsi ces courbes évocatrices — et révélatrices des limites structurelles d’un système dépendant des énergies intermittentes.

Lorsqu’EDF ordonne l’arrêt de la production — ce qu’on appelle l’effacement —, les exploitants ne subissent aucune perte financière. Bien au contraire : la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a instauré un mécanisme de compensation particulièrement généreux. Dès que le seuil de 20 heures d’effacement annuel est dépassé (40 heures pour les parcs en mer), les gestionnaires perçoivent une indemnité calculée selon des règles avantageuses :

  • Éoliennes terrestres : 35 % de la puissance du site × tarif d’achat × nombre d’heures effacées ;
  • Installations solaires : 50 % de la puissance du site × tarif d’achat × nombre d’heures effacées ;
  • Parcs éoliens en mer : 70 % de la puissance du site × tarif d’achat × nombre d’heures effacées.

Un système qui transforme les contraintes du réseau en opportunités lucratives.

Ce système revient à attribuer artificiellement aux exploitants les facteurs de charge suivants :

• 35 % pour les éoliennes terrestres (contre environ 23 % en moyenne réelle en France)
• 50 % pour les sites solaires (contre environ 20 % dans le sud de la France)
• 70 % pour les sites en mer (contre environ 40 % dans les appels d’offres en cours)

« On ne nous écoute pas ! » : les maires du sud de l’Aisne en préfecture contre les projets éoliens »

Ce lundi 25 août, une délégation de maires du sud de l’Aisne s’est rendue en préfecture pour déposer une lettre ouverte contre les projets d’implantation d’éoliennes. Ils dénoncent l’absence d’écoute des élus et de la population sur cette question et demandent un moratoire sur les projets éoliens en cours.

100 € par an pour les foyers modestes près des éoliennes

Lors de l’inauguration du parc éolien Friaucourt-Allenay, Énergie Team a annoncé lancer un chèque énergie de 100 €/an pour les foyers modestes.

100€ par an pour certains habitants, selon conditions

Cependant, cette initiative révèle une disparité frappante dans l’allocation des ressources financières. En effet, seulement 20 % des foyers dans les 49 communes concernées bénéficieront de ce chèque, selon des critères spécifiques de précarité, de distance par rapport au parc éolien et du nombre d’éoliennes implantées.

En comparaison, les institutions locales perçoivent des montants bien plus substantiels : les deux communes reçoivent chacune 25 000 € par an, la communauté de communes des Villes Sœurs (CCVS) obtient 47 000 €, et le Département de la Somme, 23 000 €.

La somme allouée aux habitants apparaît bien dérisoire au regard des multiples inconvénients, dont notamment les nuisances sonores : « Notre maison se trouve à moins de 800 mètres de la première éolienne et nous l’entendons lorsqu’il y a beaucoup de vent ».

Pour rappel, des riverains ont obtenu plus de 100 000 € de dommages et interêts dans une affaire les opposant à des promoteurs de parcs éoliens situés à proximité de leur gîte rural. La Cour d’appel de Toulouse a rendu une décision novatrice, en reconnaissant qu’ils souffraient du « syndrome de l’éolien ».
Cour d’appel de Toulouse, 3e ch, 8 juillet 2021, n° 20-01384

https://actu.fr/hauts-de-france/friaucourt_80364/100-e-par-an-pour-les-foyers-modestes-pres-des-eoliennes-une-premiere-en-france-a-allenay-et-friaucourt_62869366.html

Black-out électrique en Espagne : causes et conséquences

L’article de Mediapart explore les causes et les conséquences du récent black-out électrique en Espagne, qui a également affecté le Portugal. Il révèle que cet incident majeur a été causé par une combinaison d’erreurs techniques, de mauvaises décisions et de réponses inadéquates des principaux acteurs du secteur énergétique, notamment le gestionnaire de réseau Red Eléctrica de España et les grands producteurs d’électricité comme Iberdrola, Endesa et Naturgy.

Une rue de Grenade, lors de la panne de courant le 28 avril 2025. © Photo Fermin Rodriguez / NurPhoto via AFP

L’article met en lumière les vulnérabilités structurelles du système électrique européen, exacerbées par l’intégration massive des énergies renouvelables. Ces sources d’énergie posent des défis majeurs en termes de stabilité du réseau en raison de leur nature intermittente et décentralisée. Le rapport gouvernemental espagnol souligne également les lacunes en matière de régulation et de spéculation financière sur le marché de l’électricité, qui ont contribué à aggraver la situation.

En outre, l’article critique sévèrement le marché européen de l’électricité, décrit comme l’un des plus spéculatifs et volatils au monde, mettant en danger la stabilité financière et la sécurité énergétique de millions de personnes. Malgré les avertissements et les critiques, la Commission européenne semble peu encline à réformer ce système, préférant maintenir statu quo

Pour une analyse approfondie de ces enjeux cruciaux et des leçons à tirer de cet incident, nous vous invitons à télécharger et lire l’article en entier.