Les associations opposées au projet d’éoliennes offshore entre Yeu et Noirmoutier rappellent que deux recours sont toujours en cours.

Sites & Monuments s’oppose souvent à l’État dans l’implantation de projets éoliens. Le cas de Saint-Marcouf est tout autre puisque préfecture, municipalité, commissaire enquêteur et associations s’unissent dans la défense de notre patrimoine commun. Le promoteur obtiendra-t-il de la justice ce que le bon sens lui refuse ? Un dossier à suivre attentivement.
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Nous pouvons aisément imaginer ce que cela donnerait à Saint-Maurice-des-Noues…

Le projet de centrale éolienne de la plaine de Jouhé, mené par le promoteur Volkswind France, ne fait pas l’unanimité, bien au contraire. À l’étude depuis 2013, ce projet annonce cinq nouvelles éoliennes d’une hauteur de 180 m à bout de pales.
« C’est un projet mené contre l’avis de notre conseil municipal, là ça va être la saturation » a indiqué Gérard Le Henan, maire de La Forêt-de-Tessé.
« Nous ne sommes pas contre l’éolien, mais trop c’est trop », a ajouté Emmanuel Caquineau, maire de Valdelaume. « Les porteurs de projets ne travaillent pas tous de la même façon, Volkswind veut passer en force, c’est inadmissible. Au mépris des habitants, des municipalités et même de la communauté de communes Mellois en Poitou qui vient d’établir une charte de bonne conduite de l’éolien avec des zones ouvertes et fermées, on continue à vouloir implanter des parcs là où nous sommes déjà à saturation ».
« Nous avons droit au respect« , s’est exaspéré quant à lui Gilbert Hoellinger, maire de Lorigné.

Yves Attou, président de l’association des maires ruraux des Deux-Sèvres, réclame l’arrêt de tout nouveau projet d’implantation.
Dans un communiqué adressé à la rédaction de Ouest France ce samedi 17 septembre, Yves Attou, maire de Saint-Christophe-sur-Roc et président de l’association des maires ruraux des Deux-Sèvres, réclame « l’arrêt de toutes les nouvelles implantations d’éoliennes
« dans le département. Cette déclaration fait suite à la visio-conférence organisée, vendredi 16 septembre, par la préfète des Deux-Sèvres présentant une cartographie indicative des zones propices au développement de l’éolien. Un document qu’Yves Attou a transmis à ses homologues.
« Globalement, les maires ruraux ne contestent pas que la transition passe notamment par le développement d’un mix énergétique décarboné. Mais, certains sont très réservés sur le modèle économique de la politique éolienne. Les élus locaux sont agacés par les méthodes commerciales agressives de certains porteurs de projets, dont la motivation est plus économique qu’écologique
, » déplore l’édile pour qui « les Deux-Sèvres ont atteint, voire largement dépassé les objectifs du gouvernement. En étant surdoté, Il figure parmi les meilleurs élèves au plan national et régional
. »


Ce dernier assure, par ailleurs, que « les maires ruraux sont très mécontents que des autorisations préfectorales passent outre les avis défavorables des conseils municipaux d’accueil et limitrophes. Enfin, la saturation d’éoliennes fragilise la politique de promotion initiée par le Conseil département en faveur du tourisme vert« .
Pour toutes ces raisons, l’élu a indiqué aux services de l’État qu’il serait « raisonnable de stopper toute nouvelle implantation et de privilégier d’autres énergies renouvelables comme le photovoltaïque, la méthanisation et autres
. »