Éolien en mer et biodiversité : quand la planification d’État ignore la science

L’urgence de la transition énergétique justifie-t-elle de naviguer à vue, sans boussole environnementale? C’est la question inquiétante que soulève le développement des parcs éoliens dans le golfe du Lion. L’analyse du calendrier décisionnel de l’État révèle un décalage critique entre la validation des zones d’implantation et la disponibilité des données scientifiques censées protéger la biodiversité.

Image générée à partir d’une intelligence artificielle

La charrue avant les bœufs : une chronologie incohérente

Le cœur du problème réside dans une désynchronisation dramatique . D’un côté, l’État et les Régions ont cofinancé à hauteur de 4,2 millions d’euros le programme scientifique « Migralion », lancé en 2021. Son but était précis : documenter la fréquentation du golfe par les oiseaux marins et migrateurs pour planifier au mieux les futurs aménagements.

De l’autre, le gouvernement n’a pas attendu les conclusions de cette étude cruciale pour agir. Les zones d’implantation des futurs parcs ont été définies par décret en octobre 2024, soit près d’un an avant la publication complète des résultats de Migralion. Le résultat de cette précipitation est sans appel : plusieurs parcs éoliens actés chevauchent désormais des zones identifiées par les scientifiques comme étant très fréquentées par les oiseaux.

Un risque avéré pour l’avifaune

Les données récoltées (via balises GPS et radars ornithologiques) montrent une réalité biologique incompatible avec les choix industriels actuels. Contrairement aux idées reçues, beaucoup d’oiseaux migrateurs ne traversent pas la mer tout droit mais longent les côtes pour minimiser les risques, empruntant précisément les couloirs où les éoliennes sont prévues.

Le danger est mécanique : l’étude révèle que 51 % des vols d’oiseaux migrateurs s’effectuent à une altitude inférieure à 300 mètres, c’est-à-dire directement à la hauteur des pales des éoliennes. Ce placement irréfléchi fragilise un écosystème méditerranéen déjà à l’agonie, où l’abondance des espèces marines a chuté de 52 % en trente ans.

L’environnement comme variable d’ajustement

Face à ces constats, la position de l’État semble privilégier les critères économiques. Selon France Nature Environnement, le gouvernement a pris en compte les éléments socio-économiques, comme le coût lié à la distance des côtes, mais a traité l’environnement comme une simple « variable d’ajustement ».

Le ministère de la Transition écologique admet que les résultats de Migralion ne remettront pas en cause la planification retenue pour les dix prochaines années. Les parcs pilotes sont déjà construits et le parc « Narbonnaise 1 », situé en zone sensible, a été attribué en décembre 2024 pour un démarrage des travaux en 2029.

Des mesures d’atténuation aux limites prouvées

Pour tenter de « limiter la casse », des solutions techniques sont évoquées, comme l’arrêt des pales lors des vagues de migration détectées par radar ou le fait de peindre les pales pour les rendre visibles. Cependant, ces mesures de « micro-évitement » présentent des limites majeures :

  • L’arrêt fréquent des machines coûte très cher et use le matériel, ce qui rebute les industriels.
  • Peu d’études prouvent l’efficacité réelle de ces dispositifs pour limiter les collisions.
  • Les risques existent aussi par temps de brouillard ou de vent faible, des moments où les radars de migration sont moins opérants pour déclencher les arrêts.

https://reporterre.net/Dans-le-golfe-du-Lion-des-parcs-eoliens-lances-sans-prise-en-compte-des-oiseaux

Éolien : L’urgence d’un déploiement responsable face au « massacre silencieux » des chauves-souris

Alors que la France s’engage dans une transition énergétique, le déploiement massif et souvent non maîtrisé de l’énergie éolienne révèle ses limites et ses coûts environnementaux. Les chauves-souris, espèces protégées et essentielles à l’équilibre écologique (régulation des insectes nuisibles), sont les victimes d’une véritable crise silencieuse.

🛑 Une crise sanitaire faunistique à échelle européenne

Les chiffres et les analyses que nous possédons ne laissent aucune place au doute : le risque pour les chauves-souris n’est pas marginal, il est systémique à l’éolien.

  • L’effet des éoliennes sur la faune : Les éoliennes sont un danger mortel par :
    1. Le risque de collision directe avec les pales.
    2. Les barotraumatismes induits par les perturbations des masses d’air, qui causent des hémorragies internes fatales sans trace visible.
  • Le fardeau européen : Le bilan des pays voisins doit servir de signal d’alarme pour la France. En Allemagne, par exemple, ce sont 200 000 chauves-souris qui meurent chaque année à cause des éoliennes. Cette situation d’« hécatombe prouvée et généralisée » mène à un déclin programmé des populations : une étude anticipe une chute de 20% des populations de chauves-souris sur une période d’un siècle.

🌳 L’insuffisance des normes d’implantation nationales

Le problème est aggravé par le non-respect ou l’insuffisance des normes de protection, soulevant des questions sur la régulation de l’aménagement du territoire en France.

  • Ignorance des « zones mortelles » : Les chauves-souris sont particulièrement vulnérables près des zones boisées. Pourtant, la distance de sécurité de 200 mètres par rapport aux forêts, jugée minimale, est ignorée par jusqu’à 78% des éoliennes en Europe.
  • Un cadre réglementaire à revoir : Ce manquement majeur place de nombreuses installations dans des zones de fort transit faunistique, maximisant le « massacre silencieux ». Le législateur et les autorités environnementales françaises doivent tirer les leçons de ce constat européen pour renforcer drastiquement les études d’impact et les prescriptions d’implantation sur notre territoire.

📉 Les limites techniques des mesures d’atténuation

Même lorsque les exploitants tentent d’atténuer l’impact, les solutions techniques se révèlent souvent insuffisantes face à l’ampleur du désastre écologique.

La piste du balisage : Une étude récente publiée dans le Journal of Applied Ecology met en avant l’intérêt d’une utilisation ciblée du balisage aéronautique. Bien que cette technologie (lumières activées uniquement à l’approche d’un aéronef, comme en Allemagne) vise principalement à limiter les nuisances lumineuses pour les riverains, toute mesure réduisant l’impact visuel et environnemental doit être intégrée dans les cahiers des charges nationaux.

Le Bridage : un compromis écologique fragile : Le bridage, qui consiste à arrêter les rotors lors des pics d’activité des chauves-souris, est la mesure la plus courante. Cependant, il ne fait que réduire la mortalité de 50%. Des milliers de chauves-souris continuent de mourir. Une réduction de 50% d’une hécatombe reste une hécatombe.

Ouest France 11 décembre 2025

Biodiversité vs Éoliennes : la cigogne noire triomphe en Deux-Sèvres

La préfecture des Deux-Sèvres a récemment rejeté une proposition de développement d’un parc de quatre éoliennes à Moncoutant-sur-Sèvre, afin de protéger une espèce protégée.

La décision est motivée par le fait que le porteur de projet « n’a pas fourni d’engagement fiable, à travers la mise en œuvre d’une ou plusieurs mesures de prévention d’une collision de cigogne noire, qui permettrait d’écarter raisonnablement ce risque » , peut-on lire dans l’arrêté. De fait, « le haut niveau de protection de la cigogne noire en Deux-Sèvres conduit à devoir refuser ce projet« .

En Suisse, la polémique enfle sur les éoliennes qui tuent les oiseaux

Après la découverte fortuite de 69 cadavres de volatiles dans le parc éolien du Gothard en juin 2021, un biologiste continue de mener l’enquête, mais l’exploitant s’y oppose.

Le bilan final de la découverte est de 86 oiseaux morts. Il est possible qu’il y en ait eu davantage.

Les problèmes liés à la protection des oiseaux sont bien plus importants que ne le prétendent les promoteurs.

https://www.24heures.ch/les-eoliennes-tuent-les-oiseaux-700498425556

Un radar ornithologique pour contrer un nouveau projet éolien dans l’Oise

Installé dans une zone visée par un projet de parc éolien près de Compiègne, un radar ornithologique a compté plus de 380 000 oiseaux en moins de 3 mois. Les chasseurs alertent.

Alors qu’un projet d’installation d’un parc éolien entre les communes de Gournay-sur Aronde et d’Antheuil-Portes, près de Compiègne dans l’Oise, a été lancé depuis plusieurs mois, la fédération départementale des chasseurs entend lui faire barrage.

En janvier dernier, la Fédération avait décidé d’installer un radar ornithologique, un boitier capable de compter les oiseaux qui le survolent. Le but était de disposer d’une estimation sur le flux d’oiseaux, sur leurs altitudes et sur leurs directions de déplacement. Un équipement rare en France, d’une valeur estimée à 100 000€.

« Les résultats obtenus sont au-delà de ce que nous pensions », indique la fédération des chasseurs de l’Oise ce mardi 4 juillet 2023, alors que l’étude s’est terminée fin mars 2023.

« Elle a en effet mis en évidence le passage, en l’espace de deux mois et demi, de 381 665 oiseaux par kilomètre de front. 35% de ces oiseaux ont emprunté des hauteurs comprises entre la garde du sol et le sommet des pâles d’éoliennes retenues pour ce projet », indique la fédération.

« On note également que le flux très important d’oiseaux s’est dirigé majoritairement vers le nord et le nord-est, c’est-à-dire en plein dans la zone d’implantation potentielle du parc éolien ‘L’Aronde des vents’ », ajoutent les chasseurs, largement opposés au projet de création de 6 éoliennes.

La fédération des chasseurs interpelle les autorités compétentes et « demande de ne pas autoriser la création de ce parc éolien ».

https://actu.fr/hauts-de-france/gournay-sur-aronde_60281/c-est-quoi-cet-etrange-boitier-pour-contrer-un-nouveau-parc-eolien-dans-l-oise_59818291.html

Éoliennes : comment éviter la mort des oiseaux? Reporterre 21 avril 2023

Les dispositifs installés sur les éoliennes pour épargner les oiseaux restent largement inefficaces. Les oiseaux continuent d’être happés par les éoliennes. En moyenne, sept par éolienne sont ainsi tués chaque année en France.

« Aujourd’hui, la performance des dispositifs de détection est fournie par les industriels et il n’y a pas de protocole standardisé pour évaluer leur efficacité sur la mortalité des oiseaux », pointe Olivier Duriez. « Les détecteurs d’oiseaux supposés ralentir les pales à l’approche d’un animal volant le détectent à 200 m, alors qu’un rapace doit être détecté à 900 m, sinon le temps de ralentissement de l’éolienne sera bien trop lent comparé à sa vitesse de vol. »

Démonstration à l’appui : si deux aigles royaux adultes sont tués chaque année pour une population d’une cinquantaine d’individus, la population sera éteinte d’ici vingt ans.

Dans un rapport publié en 2021, le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) ne dit pas autre chose en pointant le « problème crucial des ENR [énergies renouvelables] dans les zones Natura 2000 », où l’éolien « tue deux fois plus d’oiseaux qu’ailleurs et cela concerne plus qu’ailleurs des espèces patrimoniales ».

Pour le CNPN, « l’État doit faire la preuve que les parcs éoliens n’ont pas d’effets négatifs notamment sur l’avifaune de ces secteurs [Natura 2000] dont l’enjeu est majeur, ce qu’il est incapable de faire dans l’état actuel de ses connaissances, d’où l’application nécessaire du principe de précaution inclus dans la Constitution ».

Si le tableau est déjà sombre, une nouvelle donnée vient le noircir un peu plus : l’éolien marin. « Nous n’avons aujourd’hui pratiquement aucune connaissance sur l’impact des parcs marins sur les migrateurs et les oiseaux marins », souligne Olivier Duriez.

Assez quand même pour que le CNPN conclue : « L’objectif de la Commission européenne qui pourrait se traduire par l’équivalent de 34 000 éoliennes offshore en 2050, dont 7 100 pour la France, semble clairement incompatible avec la survie de nombreuses espèces d’oiseaux marins. »

https://reporterre.net/Eoliennes-Comment-eviter-la-mort-des-oiseaux

L’éolienne interdite tue le dernier aigle royal – Vidéo Sites et Monuments SPPEF

A Lunas, dans l’Hérault : Après le Conseil d’Etat, une décision de la cour de cassation du 11 janvier 2023 donne raison aux associations en confirmant le démantèlement du parc.
Le 16 janvier, un aigle royal est retrouvé mort à 25m mètres de l’une des éoliennes.

EDF condamné pour la mort de faucons protégés

EDF a été définitivement condamnée à indemniser une association environnementale pour la mort d’une espèce protégée de faucons dans le parc d’éoliennes d’Aumelas (Hérault), selon une décision de la Cour de cassation.

La justice, saisie par l’association France Nature Environnement (FNE), a constaté que « vingt-huit faucons crécerellettes (…) avaient été tués entre 2011 et 2016 par collision avec les éoliennes des parcs du Causse d’Aumelas » et que « cette destruction perdurait malgré la mise en place » en 2014 d’un système électronique d’effarouchement. Or, en vertu d’une directive européenne, toute destruction de ces espèces protégées est illégale, sauf stricte dérogation préfectorale.
Une telle dérogation aurait autorisé la survenue d’un nombres restreints d’accidents mortels, mais EDF Energies nouvelles (devenue EDF Renouvelables France) et les entreprises exploitantes du parc ne l’avaient pas sollicitée

« A travers cette importante jurisprudence, c’est toute la doctrine construite par la filière éolienne et le ministère de l’Environnement concernant les destructions d’espèces protégées par les éoliennes qui est remise en cause », s’est félicité la FNE dans un communiqué jeudi. « Une infrastructure de production d’énergie renouvelable ne peut pas se prétendre écologique si elle ne respecte pas le droit de l’environnement », ajoute l’association, très impliquée dans le débat parlementaire sur les énergies renouvelables.

https://www.leprogres.fr/societe/2022/12/02/eoliennes-edf-condamne-pour-la-mort-de-faucons-proteges

Parc éolien marin d’Oléron : l’État « se moque de la biodiversité » – Reporterre 16 novembre 2022

Chauve-souris, esturgeons… Le projet de parc éolien marin d’Oléron n’est pas une bonne nouvelle pour la biodiversité. Comme d’habitude, dénoncent les associations, la zone d’implantation a été choisie de manière « arbitraire ».

– © Tommy Dessine / Reporterre

« Nous ne sommes pas opposés aux énergies renouvelables, ni au parc éolien, mais à l’endroit où il est prévu », précise d’emblée Isabelle Loulmet, présidente de France Nature Environnement Nouvelle-Aquitaine.
« Le parc éolien se trouve toujours dans une zone de protection spéciale Natura 2000, au milieu d’une voie de migration intercontinentale pour les oiseaux, les chauves-souris et les insectes », déplore le vice-président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), Dominique Chevillon.
Les associatifs interrogés par Reporterre se disent tous « sidérés » par le choix du gouvernement. « On n’a pas travaillé à protéger des zones Natura 2000 pendant quarante ans pour qu’elles soient dévastées, grâce à l’État, par des industriels qui se moquent de la biodiversité et des écosystèmes, s’agace Dominique Chevillon, de la LPO. Ces zones auraient dû être évitées. »
« Ce sont les industriels qui choisissent les lieux en fonction de leur rentabilité, fustige Dominique Chevillon. L’État ne défend pas l’intérêt général, ni l’environnement. Par ce type d’implantations, il défend les intérêts des industriels, pour la plupart étrangers, qui se moquent des incidences de leur industrie. C’est proprement scandaleux. »

Parc éolien marin d’Oléron : l’État « se moque de la biodiversité » (reporterre.net)

LPO – Plaintes pour destruction d’espèces protégées sur 2 parcs éoliens

Depuis fin août 2020, trois cadavres de rapaces protégés ont été retrouvés à proximité de deux parcs éoliens de la commune d’ASSAC, dans le Tarn (81) : deux Circaètes jean le blanc et un Faucon crécerellette. Alors que plusieurs associations alertent fréquemment sur les risques de collision entre l’avifaune et les parcs éoliens, les exploitants ne semblent pas vouloir prendre des mesures immédiates ni demander les autorisations de déroger à la protection stricte des espèces menacées.

Si FNE Midi-Pyrénées et la LPO soutiennent le développement de l’énergie éolienne en raison de son importance pour la réussite de la transition énergétique, nous considérons qu’elle doit respecter une « transparence écologique ». Dans ces cas précis, elle ne doit pas se réaliser au détriment de la biodiversité, notamment d’espèces protégées présentes en Occitanie.

Les objectifs du développement durable en termes de transition énergétique et de protection du climat ne peuvent s’exonérer de la prise en compte de la biodiversité. Il est indispensable qu’ils réussissent ensemble. 

Allain BOUGRAIN DUBOURG, Président de la LPO France

Un parc éolien qui entraîne la mortalité de nombreuses espèces protégées

Sur une période de cinq mois de l’année 2016, le bureau d’étude mandaté pour effectuer un suivi environnemental des 2 parcs éoliens a pu constater 17 cas de mortalité de chiroptères (dont 5 Pipistrelles de Kuhl, 2 Noctules de Leisler et 1 Vespère de Savi) et 4 cas de mortalité d’oiseaux (dont 1 Bruyant proyer). L’étude, prenant en compte la fréquence des suivis et ceux déplacés par des prédateurs, estime le taux de mortalité pour l’ensemble des dix éoliennes à 142 chiroptères et 50 oiseaux détruits par an.

Les parcs éoliens se situent en effet à proximité d’un dortoir de Faucons crécerellettes (commune de Valence d’Albigeois à moins de 7,5 km), à proximité d’un domaine vital de Vautours fauves mais aussi au sein même d’un domaine vital de Milans royaux. Ce constat n’a pourtant pas suffi à ce que les parcs éoliens se dotent, d’eux-mêmes, de systèmes de détection/d’effarouchement de l’avifaune ou d’arrêt automatisé de rotation des éoliennes permettant de réduire ces taux de mortalité.

C’est dans ce contexte que, lors d’un nouveau suivi environnemental, deux Circaètes jean le blanc et un Faucon crécerellette ont été découverts au pied des éoliennes fin août 2020. Ces espèces patrimoniales faisant l’objet d’enjeux locaux de préservation particulièrement importants, une saisine du juge s’imposait.

L’objectif affiché du développement de l’éolien est la transition écologique mais souvent des intérêts purement financiers se cachent derrière cette intention vertueuse. Quoiqu’il en soit, les populations d’oiseaux et de chauves-souris ne doivent pas être impactées par le fonctionnement des éoliennes et les exploitants doivent impérativement prendre des mesures afin d’éviter la mortalité de ces espèces. 

Thierry de NOBLENS, Président de FNE Midi-Pyrénées

FNE Midi-Pyrénées et la LPO saisissent la justice

Si des arrêtés préfectoraux d’urgence ont permis de suspendre le fonctionnement des éoliennes en période diurne de mi-septembre à début octobre 2020, ces mesures restent temporaires et insuffisantes.

En effet, les parcs éoliens ne bénéficient d’aucune autorisation environnementale leur permettant de porter atteinte aux espèces animales protégées. Cette procédure nécessite l’avis d’autorités environnementales et, surtout, constitue une garantie d’une meilleure prise en compte des impacts sur la biodiversité par les mesures d’évitement, de réduction ou, à défaut, de compensation qu’elle impose.

Face à cette situation inacceptable pour nos associations, nous portons plainte contre les deux exploitants pour destruction d’espèces protégées et demandons à la préfète du Tarn de mettre en demeure les sociétés de régulariser leur situation en déposant une demande d’autorisation environnementale pour protéger au plus vite ces espèces.

https://www.lpo.fr/communiques-de-presse/plaintes-pour-destruction-d-especes-protegees-sur-2-parcs-eoliens-dp3