En Bretagne, les éoliennes responsables des maladies des vaches ?

Pascale Durand, éleveuse dans le sud de Rennes, soupçonne cinq éoliennes déployées à moins de 2 km de sa ferme d’avoir des effets néfastes sur ses vaches laitières. Un témoignage loin d’être isolé si l’on en croit un rapport rendu public fin avril 2024.

En 1996, Pascale Durand devient agricultrice.
Dix années s’écoulent « paisiblement » jusqu’en 2017 année où, explique-t-elle, le vent tourne. « C’est venu petit à petit : j’ai constaté des mammites que je n’avais jamais vues encore. Les bêtes ne mangeaient plus. Certaines génisses ont commencé à boiter. Certaines avaient la panse qui enflait. »

Rapidement, les soupçons de l’agricultrice se portent sur le parc éolien voisin inauguré en 2017. Cinq éoliennes distantes d’un peu moins d’un kilomètre et demi. La nature du sol faciliterait la circulation de « courants vagabonds » ou parasites, qui seraient captés par les pattes des animaux.

Preuve ultime, selon elle, que le responsable serait bien le parc éolien : la mise à l’arrêt provisoire des éoliennes en mai 2019. « Tout est revenu à la normale. La chute des cellules a été phénoménale ! » Les cellules sont un des critères utilisé pour juger de la qualité du lait. La quantité aussi serait affectée. En 2016, une vache produisait selon l’éleveuse autour de 30 litres par jour. En 2024, elle n’en fournirait que 17 litres au mieux.

Pascale Durand n’est pas seule dans ce cas. Un rapport remis au ministère de l’Agriculture en avril 2024 en témoigne d’ailleurs.

Pascale Durand et les autres éleveurs réclament surtout des études scientifiques pour évaluer précisément l’impact des antennes téléphoniques, des installations électriques et des éoliennes sur les animaux d’élevage. Toujours dans le rapport d’avril 2024, les experts n’en demandent pas davantage.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-pour-cette-eleveuse-les-eoliennes-seraient-dangereuses-pour-son-betail-23d94f22-0933-11ef-943a-cd1e31449f57

En Suisse, la polémique enfle sur les éoliennes qui tuent les oiseaux

Après la découverte fortuite de 69 cadavres de volatiles dans le parc éolien du Gothard en juin 2021, un biologiste continue de mener l’enquête, mais l’exploitant s’y oppose.

Le bilan final de la découverte est de 86 oiseaux morts. Il est possible qu’il y en ait eu davantage.

Les problèmes liés à la protection des oiseaux sont bien plus importants que ne le prétendent les promoteurs.

https://www.24heures.ch/les-eoliennes-tuent-les-oiseaux-700498425556

Quel impact des champs électromagnétiques sur les élevages ? Un rapport inédit publié

Une étude approfondie a été menée du 26 juin au 31 août 2023, ciblant l’ensemble des exploitants agricoles de la France continentale localisés à moins de 2 kilomètres de toute antenne de télécommunication, infrastructure électrique ou turbine éolienne. Cette enquête a généré un total de 2483 réponses, parmi lesquelles 1015 étaient intégralement complétées, offrant ainsi une perspective inédite sur la condition des fermes affectées.

Les résultats de l’enquête mettent en lumière un pourcentage significatif de signalements de symptômes atypiques chez les animaux, particulièrement marqué dans les fermes se trouvant à moins de 2 kilomètres d’un point cible. Les données indiquent que 60% des vaches laitières, 34% des vaches allaitantes, 57% des porcs, 46% des petits ruminants et 31% des volailles sont concernés par ces perturbations.

Dans l’ensemble ce sont les élevages laitiers qui signalent le plus de perturbations, avec 26,21% des réponses. Un exploitant sur deux répondant à l’enquête et élevant des vaches laitières déclare des perturbations sur ses animaux.

L’enquête révèle par ailleurs un lien dans les réponses entre une caractéristique physique particulière du sol (présence de veines d’eau, de failles, de cavités, de gisements métallifères) et une manifestation électromagnétique.

Concernant les perturbations sur le cheptel, les éleveurs citent dans les commentaires : des troubles de comportements (évitement de certains endroits, agitation, peur…), d’autres signes cliniques (baisse de la performance et de la production, problèmes de reproduction, pertes d’appétit et de consommation d’eau, niveau de celles dans le lait) ou encore la mortalité d’animaux.

Voici le rapport complet :

Vidéomontages projet éolien de Loge-Fougereuse

L’association Vent des Noues a missionné un photographe professionnel pour réaliser un carnet de photomontages contradictoires.

Nous vous invitons à prendre connaissance (en mode plein écran) des vues ci-dessous déclinées sous forme de vidéomontages pour appréhender un peu mieux ces implantations.
Le photographe réalise les prises de vue selon la méthodologie précisée par le guide relatif à l’élaboration des études d’impact des projets de parcs éoliens édicté par le Ministère de l’Environnement. Ensuite , il projette les éoliennes grâce au logiciel WindFarm.

Cette présentation permet d’illustrer le projet éolien de Loge-Fougereuse (5 éoliennes autorisées) cumulé à celui de St Maurice des Noues (2 éoliennes autorisées).

Vidéomontage N°1 – Illustration du surplomb des éoliennes de Loge-Fougereuse sur le village de La Chapelle aux Lys

Ce village serait au contact du parc éolien. Son implantation dans une vallée l’expose particulièrement à toute implantation sur le plateau avoisinant. L’omniprésence des machines aggravée par un fort effet de surplomb changerait la nature des lieux.
Une tension visuelle est perceptible. L’identité patrimoniale et paysagère est dégradée.
Rappelons l’attrait touristique du village de La Chapelle aux Lys pour sa thématique « ciel étoilé », labelisé « Village Etoilé 4 étoiles »

Vidéomontage N°2 – Illustration du surplomb des éoliennes de Loge-Fougereuse sur le lotissement Rue Saint-Blaise à La Chapelle aux Lys

Ce point de vue dans un quartier résidentiel permet d’appréhender le parc éolien en zone habitée. Un effet de surplomb doublé d’une implantation pénalisante altèrerait le cadre de vie des riverains. Ce vidéomontage nous livre la cinétique indispensable pour bien mesurer l’impact visuel.

Vidéomontage N°3 – Illustration de la co-visibilité des éoliennes à la sortie du centre-bourg de St Maurice des Noues sur la D65

Cette image réalisée sur la D65, à la sortie du centre bourg de Saint-Maurice-des-Noues confirme l’émergence des machines. L’éolienne E5 serait pénalisante pour le château de la Goujonnerie et l’église de Loge-Fougereuse.
Le territoire s’industrialise et change de nature. Cela altère son identité patrimoniale et paysagère.

Vidéo-montage N°4 – Illustration de la co-visibilité des éoliennes avec les Monuments Historiques classés (enceinte fortifiée, tour Mélusine et église) à Vouvant

Le village de Vouvant arbore le label « Les plus beaux villages de France » et « Petite cité de caractère ». Par ailleurs, c’est un site millénaire unique en Vendée.
Plusieurs édifices dont la tour Mélusine sont protégés au titre des Monuments Historiques.
Ce point de vue remarquable au sommet de la tour nous livre une vision panoramique sur le bocage vendéen.
Malgré l’éloignement, les parcs éoliens de Loge-Fougereuse et St Maurice des Noues seraient parfaitement visibles. Ils s’imposeraient fortement dans ce paysage bocager préservé. L’impact visuel est réel ; la cinétique du vidéomontage confirme le trouble visuel.

Sans aucune autorisation, une entreprise déboise 5 000 m2 pour y stocker une dizaine d’éoliennes géantes

Au cœur du Tarn, un chantier éolien destiné au stockage temporaire d’éléments pour d’imposantes éoliennes fait face à des critiques acerbes. Les travaux ont été engagés sans autorisations environnementales. Une plainte a été déposée.

Situé en bordure de la départementale D22, au niveau de Guyor Haut, dans la commune du Bez (Tarn), difficile de ne pas apercevoir ce terrain arasé sur près de 5 000 m², avec des terrassements atteignant 6 mètres de hauteur, par plusieurs engins de chantier.
Des travaux entrepris par l’opérateur éolien Valorem afin de stocker temporairement des éléments de 10 éoliennes de grande taille. Cependant, ce chantier pose un problème. Il a été effectué sans obtenir les autorisations environnementales nécessaires.

La preuve pour plusieurs associations environnementales opposées à ce projet que « les opérateurs éoliens se dispensent de respecter la loi ». L’ensemble de ces travaux ne semble pas correspondre aux caractéristiques du projet tel qu’il avait été présenté lors de l’enquête publique et approuvé par l’administration, ni avoir fait l’objet d’autorisations spécifiques.

Les travaux sont désormais arrêtés et une déclaration préalable a été déposée pour une éventuelle régularisation. Une réunion est d’ailleurs prévue entre l’entreprise à l’origine de ces travaux et les autorités dans les prochains jours sur les suites à donner, notamment la remise en état du site.

Le collectif régional Toutes Nos Énergies-Occitanie Environnement ne s’est pas posé de questions. Il a décidé de déposer plainte.

Un radar ornithologique pour contrer un nouveau projet éolien dans l’Oise

Installé dans une zone visée par un projet de parc éolien près de Compiègne, un radar ornithologique a compté plus de 380 000 oiseaux en moins de 3 mois. Les chasseurs alertent.

Alors qu’un projet d’installation d’un parc éolien entre les communes de Gournay-sur Aronde et d’Antheuil-Portes, près de Compiègne dans l’Oise, a été lancé depuis plusieurs mois, la fédération départementale des chasseurs entend lui faire barrage.

En janvier dernier, la Fédération avait décidé d’installer un radar ornithologique, un boitier capable de compter les oiseaux qui le survolent. Le but était de disposer d’une estimation sur le flux d’oiseaux, sur leurs altitudes et sur leurs directions de déplacement. Un équipement rare en France, d’une valeur estimée à 100 000€.

« Les résultats obtenus sont au-delà de ce que nous pensions », indique la fédération des chasseurs de l’Oise ce mardi 4 juillet 2023, alors que l’étude s’est terminée fin mars 2023.

« Elle a en effet mis en évidence le passage, en l’espace de deux mois et demi, de 381 665 oiseaux par kilomètre de front. 35% de ces oiseaux ont emprunté des hauteurs comprises entre la garde du sol et le sommet des pâles d’éoliennes retenues pour ce projet », indique la fédération.

« On note également que le flux très important d’oiseaux s’est dirigé majoritairement vers le nord et le nord-est, c’est-à-dire en plein dans la zone d’implantation potentielle du parc éolien ‘L’Aronde des vents’ », ajoutent les chasseurs, largement opposés au projet de création de 6 éoliennes.

La fédération des chasseurs interpelle les autorités compétentes et « demande de ne pas autoriser la création de ce parc éolien ».

https://actu.fr/hauts-de-france/gournay-sur-aronde_60281/c-est-quoi-cet-etrange-boitier-pour-contrer-un-nouveau-parc-eolien-dans-l-oise_59818291.html

Un phénomène de « saturation visuelle » justifie le rejet d’un parc éolien dans les Deux-Sèvres

La cour administrative d’appel de Bordeaux a confirmé, dans un arrêt du 30 mai 2023, le rejet d’un projet de parc éolien sur les communes de Saint-Varent et Saint-Généroux dans les Deux-Sèvres.

Cette nouvelle installation de dix éoliennes aurait entraîné un « phénomène de saturation visuelle » pour les habitants de ces communes déjà bien encerclés par les éoliennes, estime la cour.

Un total de 83 éoliennes sont en effet construites, autorisées ou en cours d’instruction dans un périmètre de vingt kilomètres autour de ces deux communes.

En raison de ce phénomène de saturation visuelle, la cour « juge que le préfet a pu fonder son refus sur l’atteinte portée à la commodité du voisinage » et rejette ainsi la demande d’annulation de l’arrêté préfectoral.

https://www.20minutes.fr/planete/4039301-20230601-deux-sevres-phenomene-saturation-visuelle-justifie-rejet-parc-eolien

Parc éolien illégal de Bernagues : plainte déposée par Sites & Monuments pour destruction d’un aigle royal

Les associations Sites & Monuments, VPPN et APPREL ont porté plainte auprès du Procureur de la République près le tribunal judiciaire de Montpellier pour destruction d’espèce protégée.

En effet, un aigle royal protégé (voir arrêté du 29 octobre 2009) et bagué – bien connu des naturalistes – a été tué le 10 janvier 2023 par une éolienne du parc éolien de Bernagues, malgré un système de détection de l’avifaune (SDA) en fonctionnement.

Fiche de suivi de mortalité de l’aigle royal (bagué EE), retrouvé mort le 16 janvier 2023 au pied d’une éolienne à Bernagues.

La société exploitante (groupe VALECO) a, selon les associations, une entière responsabilité dans cette mort constatée le 16 janvier 2023, dans la mesure où elle a construit son parc éolien :
– sans avoir obtenu de permis de construire valable (annulation confirmée par trois décisions du Conseil d’Etat des 16 juillet 2010, 7 novembre 2012 et 26 janvier 2017) ;
– sans solliciter une autorisation de déroger (article L. 411-2 4° du code de l’environnement) à l’interdiction de détruire des espèces protégées ou leur habitat naturel (article L. 411-1 1° et 3° du code de l’environnement), comme le lui avait demandé l’administration (DREAL) dès 2012.

Ces faits pourraient constituer le délit de destruction d’une espèce protégée ou de son habitat naturel, prévu à l’article L. 415-3 du code de l’environnement, passible de trois ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende.

Les association demandent par conséquent au Procureur de la République de bien vouloir enregistrer leur plainte, d’enquêter sur ces faits et d’en poursuivre les responsables.

Le 10 janvier 2023, à 17 h., 13 min. et 42 sec., l’extrémité du rotor, pourtant ralenti à 1,9 tours par minute par le système de détection, heurte l’aigle royal bagué EE, que l’on voit chuter. Empilement d’images issues du système de détection ProBird.

Lire également Éoliennes : comment éviter la mort des oiseaux? Reporterre 21 avril 202

Deux baleines s’échouent mortes en Normandie, Sea Shepherd demande l’ouverture d’une enquête.

Des prélèvements doivent être réalisés pour tenter d’identifier la cause de la mort pour chacun des animaux. S’il n’y a pas de cause avérée à ce stade, il parait nécessaire de mener une enquête indépendante sur le niveau de pollution sonore généré par le chantier éolien actuellement en construction à Fécamp, à 40 km de distance. Les baleines sont extrêmement sensibles au bruit qui les désoriente, les empêche de communiquer et de se nourrir et qui peut même aller jusqu’à causer des hémorragies internes et entrainer la mort.

Il est essentiel d’étudier le calendrier des travaux éoliens off-shore et les différents échouages recensés dans un périmètre défini autour de ces chantiers.

Aux Etats-Unis, des phénomènes d’échouage de baleines sans précédent dans le New Jersey ces derniers mois à proximité de travaux éoliens off-shore posent également question.

https://seashepherd.fr/deux-baleines-sechouent-mortes-en-normandie-nous-demandons-louverture-dune-enquete/