Quand les éoliennes menacent un élevage caprin : le témoignage choc d’un agriculteur

Le témoignage de Jean-Philippe, un éleveur du Nord qui accuse les éoliennes voisines d’être responsables de la baisse de la production de lait de ses chèvres et d’une augmentation de leur mortalité. Il a découvert un courant électrique dans l’abreuvoir de ses chèvres, qu’il pense lié à l’installation récente des éoliennes entre 2023 et 2024.

La production d’énergie renouvelable ⚡️ à l’épreuve de la saturation : L’exemple des éoliennes d’Andilly (17)

Ah, le parc éolien d’Andilly, nouvelle star énergétique qui fait… du surplace ! Inauguré ce samedi avec grand fracas, le voilà déjà en mode pause-café lors des journées ensoleillées. Pourquoi ? Parce que la France croule sous les watts ! Entre les centrales nucléaires qui tournent à plein régime et les panneaux solaires qui brillent de mille feux, les éoliennes sont plus au chômage technique qu’au boulot.

Bertrand Cardinal, président de la coopérative de production d’énergies citoyennes, propriétaires des éoliennes d’Andilly : « Voyez, depuis ce matin 10 heures jusqu’à environ 17 heures, on s’aperçoit que le prix de l’électricité est à zéro euro le prix du mégawattheure. On a pourtant un vent qui est de l’ordre de 20 km/h, nos éoliennes peuvent tourner dès 10 km/h, mais là on est à l’arrêt. Le contrat signé pour nous fait que nous sommes tout de même rémunérés. C’est sans conséquences financières. »

Et qui est-ce qui paie ?

La France produit trop d’électricité ⚡️ et c’est un problème Vidéo BFMTV

C’est un rappel à l’ordre inédit de la part de RTE. Le gestionnaire du réseau constate que certains producteurs et fournisseurs d’électricité ne respectent pas leurs obligations d’équilibrer le système, ce qui provoque une situation de plus en plus tendue. Concrètement, chaque acteur raccordé au réseau est tenu d’adapter au maximum sa production avec ses prévisions de consommation.

Or certains ne jouent pas le jeu, regrettent RTE, ce qui complique les choses. La France produit ces derniers mois bien plus d’électricité qu’elle n’en consomme. Le pays a d’ailleurs battu l’an dernier son record d’exportation, ce qui lui a au passage rapporté 5 milliards d’euros, rappelle RTE. Mais cela n’est pas suffisant pour équilibrer le système en dernier recours. Le gestionnaire est de plus en plus fréquemment contraint d’employer les grands moyens. Il a dû débrancher 13 parcs éoliens et solaires depuis début mars.

Du jamais vu et un phénomène qui a un coût pour les finances publiques car chaque arrêt forcé de ce genre se fait en échange d’une compensation financière importante aux producteurs.

Sites & Monuments : Communiqué – PPE 3 (2025 – 2035) : le paysage sacrifié au nom de la transition énergétique

Sites & Monuments dénonce le projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie n°3 (PPE 3), régissant la production d’énergie entre 2025 et 2035, et appelle à sa modification. Ce document, passablement technocratique, dont la consultation publique s’est achevée le 5 avril dernier, ignore les inquiétudes exprimées lors d’une première concertation organisée en décembre 2024. Il prépare, en seulement dix ans, la transformation de nos territoires ruraux en zones semi-industrielles.

La stratégie retenue privilégie une course effrénée aux énergies renouvelables terrestres et maritimes intermittentes, au mépris du patrimoine paysager, environnemental et bâti, comme de la vie dans les territoires ruraux. Alors que la PPE 3 prévoit un développement très modeste du parc nucléaire – pourtant pilotable, décarboné et nécessitant un nombre très limité de sites (18 aujourd’hui) –, elle planifie :

• le doublement de la production éolienne terrestre, impliquant 3 000 à 5 000 mâts supplémentaires sur les 9 000 existant actuellement et un « repowering » massif, avec des machines dépassant aujourd’hui les 240 m de hauteur;
• une multiplication par 37 de la production éolienne en mer (deux parcs sont actuellement en fonctionnement), avec une installation massive d’éoliennes à faible distance de nos côtes patrimoniales ;
• une multiplication par 4,8 de la surface installée de panneaux photovoltaïques, entraînant une artificialisation accrue des terres agricoles et une altération des toitures dans les centres anciens ;
• le développement sans précédent des méthaniseurs, usines d’électrolyse, stations de transfert d’énergie par pompage (STEP) et du réseau électrique aérien de raccordement, formant une trame industrielle continue à travers les campagnes françaises.

Sous couvert de « transition », la PPE 3 ignore les alertes pourtant claires de la société civile sur le saccage paysager, l’appauvrissement de la biodiversité et la perte d’attractivité des territoires ruraux, en décourageant notamment le tourisme. Le ministère de l’industrie et de l’énergie s’abrite derrière des évaluations environnementales biaisées, concluant à un impact « neutre » sur le patrimoine naturel et bâti pour des dispositifs aussi intrusifs que les éoliennes, les centrales photovoltaïques ou les STEP.

Plus grave encore : la baisse de la consommation énergétique prévue par la PPE 3 – dont le fer de lance est la rénovation thermique – est présentée comme « positive » pour le patrimoine, alors même qu’elle conduit, via les aides publiques, à la destruction silencieuse du bâti ancien (isolation thermique par l’extérieur, disparition des menuiseries anciennes au profit du PVC, « placoplatrisation » des décors intérieurs).

La conclusion officielle de la PPE 3 sur son impact patrimonial et paysager : « Il est difficile de définir une tendance claire ». Nous affirmons, au contraire, qu’elle est limpide : la France prépare l’industrialisation massive de ses campagnes au détriment de leur histoire, de leur beauté et de leur équilibre.

Sites & Monuments appelle les citoyens, les élus, les professionnels du patrimoine et de l’environnement à se mobiliser. Ce projet, s’il venait à être entériné par décret, marquerait une rupture profonde et irréversible dans la relation des Français à leurs paysages, leur ruralité et leur identité.

Julien Lacaze, président Sites & Monuments

https://www.sitesetmonuments.org/Communique-PPE-3-2025-2035-le-paysage-sacrifie-au-nom-de-la-transition-energetique

Biodiversité vs Éoliennes : la cigogne noire triomphe en Deux-Sèvres

La préfecture des Deux-Sèvres a récemment rejeté une proposition de développement d’un parc de quatre éoliennes à Moncoutant-sur-Sèvre, afin de protéger une espèce protégée.

La décision est motivée par le fait que le porteur de projet « n’a pas fourni d’engagement fiable, à travers la mise en œuvre d’une ou plusieurs mesures de prévention d’une collision de cigogne noire, qui permettrait d’écarter raisonnablement ce risque » , peut-on lire dans l’arrêté. De fait, « le haut niveau de protection de la cigogne noire en Deux-Sèvres conduit à devoir refuser ce projet« .