Le gouvernement vient de publier le décret de la 3ème Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE3). Pour le monde rural, déjà saturé et à bout de nerfs, ce texte sonne comme une véritable déclaration de guerre. Loin d’apaiser les tensions, Paris choisit le passage en force, ignorant le mépris affiché pour la démocratie locale et la biodiversité.
La messe est dite, du moins le croient-ils à Paris. Le décret PPE3 fixe le cap énergétique de la France pour la prochaine décennie, et sans surprise, il entérine une accélération massive de l’éolien terrestre. L’objectif affiché est d’atteindre 35 à 40 GW d’ici 2035. Traduction concrète pour nos territoires : il va falloir quasiment doubler le nombre de mâts existants.
Pour les associations de défense de l’environnement et les collectifs de riverains, ce décret est la provocation de trop.
Un récent article de la revue Connaissance des Énergies indique que la production électrique bas-carbone de la France a atteint un niveau historique en 2025. Cette performance remarquable sur le plan des émissions de gaz à effet de serre est l’occasion d’analyser en détail la répartition technique de notre mix électrique et d’examiner le rendement réel des différentes filières de production.
Les piliers de la production décarbonée française
L’analyse des bilans électriques nationaux publiés par RTE permet de comprendre l’origine de cette électricité bas-carbone. Ce record repose principalement sur les capacités des filières historiques pilotables.
Voici la répartition factuelle des principales sources d’énergie du mix électrique français :
une production majoritairement assurée par le parc nucléaire (représentant plus de 68 % du total).
un apport essentiel de l’énergie hydraulique, premier producteur d’électricité renouvelable en France (plus de 11%).
une part de l’éolien terrestre se situant aux alentours de 9 % de la production globale.
un complément apporté par le solaire (en forte hausse), la bioénergie et l’éolien en mer.
Comprendre la production éolienne : la notion de facteur de charge
Malgré une hausse apparente de la production éolienne en 2025 due à la multiplication frénétique des machines, le réseau de transport d’électricité (RTE) dresse un constat technique accablant : le facteur de charge moyen des installations terrestres s’effondre à un niveau jugé « extrêmement faible ». En chutant à seulement 21,4 %, l’éolien enregistre son pire rendement des dix dernières années.
Cette contre-performance démontre la dépendance totale de cette filière aux caprices de la météo. En effet, RTE souligne que les vents ont été globalement inférieurs aux moyennes décennales sur la quasi-totalité de la France métropolitaine, prouvant ainsi l’extrême vulnérabilité et le manque de fiabilité de ce modèle de développement énergétique.
L’accélération du déploiement éolien en France ne se contente pas de détruire nos paysages et notre cadre de vie. Elle menace désormais la stabilité technique et financière de notre système électrique national. C’est l’alerte grave lancée par l’expert en politique énergétique Fabien Bouglé, révélant la censure d’un document explosif d’EDF concernant la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE 3).
La « modulation » : sacrifier notre fleuron national au profit de l’intermittence
Le cœur du problème réside dans un mécanisme technique appelé la « modulation ». En raison de la multiplication des sources d’énergie intermittentes (éolien et solaire) injectées sur le réseau, EDF est contraint d’adapter en permanence sa production de base.
Engagés depuis des années aux côtés des élus locaux et des populations des territoires ruraux et littoraux, le Réseau Énergies Terre & Mer (RETM) et le collectif Vent des maires souhaitent aider les communes à reprendre la main sur leur avenir énergétique.
L’heure de vérité a sonné. Alors que nous nous battons localement pour préserver le Pays de la Châtaigneraie de l’invasion éolienne, des voix s’élèvent au plus haut niveau de l’État pour dénoncer une aberration industrielle.
Dans un entretien explosif accordé au média Transitions & Energies, le sénateur Vincent Louault (Indre-et-Loire) brise l’omerta. Il révèle l’existence d’un rapport interne d’EDF que le gouvernement tenterait d’étouffer. Ce document confirme ce que Vent des Noues pressentait : la priorité donnée aux énergies intermittentes (éolien) sur le réseau est une catastrophe technique et économique.
Voici ce qu’il faut retenir de ces révélations et pourquoi elles nous donnent raison de dire NON aux projets de St Maurice des Noues et Loge-Fougereuse.