Emyn et Vendée Expansion affichent ainsi leur volonté : « Impulser une dynamique de valorisation touristique en lien avec le parc éolien. »
Le but des prochaines réunions est de « faire émerger avec les professionnels du tourisme de nouvelles initiatives, dans le secteur géographique du nord-ouest de la Vendée ».
Il est précisé que « les participants à ces réunions, ainsi que tout autre acteur local intéressé, pourront faire part de leurs projets et donner leur avis sur les formes de soutien financier les plus adaptées ».
Tout est dit ! Acceptez ce parc éolien, taisez-vous et nous vous donnerons de l’argent !
Retrouvez ci-dessous l’analyse complète faite par l’association de ce bilan.
En résumé :
Le rythme d’installation de l’éolien terrestre a ralenti par rapport au rythme moyen de développement de ces dernières années. En mer, la production 2023 est de 1,9 TWh contre 0,6 TWh en 2022
Avec une augmentation de la puissance installée passant de 21 GW (terrestres) à 24 GW, (dont 23 terrestres), la production passe de 38 TWh à 51 TWh (dont 49 terrestres)
La part de l’éolien
est limitée à 10% de l’ensemble de la production ;
son facteur de charge est de 25,5% (21,6% en 2022) soit du niveau de 2019 et 2020 ;
Face au sujet des énergies, et notamment des exigences du PCAET (Plan climat-air-énergie territorial), Jean-Marie Giraud se dit « très inquiet ». Persuadé que les productions énergétiques, comme l’éolien ou la méthanisation, peuvent être des moteurs économiques et des sources de profit, il craint de « passer à côté de ce développement ».
Le dossier du projet éolien de Pugny, à Moncoutant-sur-Sèvre, a connu un rebondissement : alors que l’orientation fin décembre était d’autoriser deux des trois éoliennes de 176 mètres envisagées dans ce village du Bocage, la préfète des Deux-Sèvres Emmanuelle Dubée a finalement refusé l’intégralité de l’aménagement dans un arrêté en date du 18 janvier.
L’avis de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites réunie ce même 21 décembre a-t-il été décisif ? Toujours est-il que cette instance s’est prononcée contre le projet, au regard de ses conséquences potentielles sur la Cigogne noire, espèce menacée d’extinction. Dans son arrêté de refus, la préfète mentionne cet aspect tout en concédant que le risque de mortalité théorique d’un spécimen de Cigogne noire par un parc éolien semble faible mais pas impossible.
L’impact visuel fort relevé à travers les études pour les bourgs de Pugny et du Breuil-Bernard a aussi pesé dans la balance et apparaît dans l’arrêté préfectoral.
Pour rappel, une première version du projet comprenant cinq éoliennes de 200 mètres avait été approuvée par le Conseil municipal de Pugny en 2018, mais refusée par la préfecture en mars 2021.
Le leader mondial des éoliennes en mer le sait : quand le vent souffle trop fort, les éoliennes doivent être arrêtées. Mais en 2023, c’est la tempête boursière qui a mis à mal le cours d’Ørsted, comme celui des autres entreprises des énergies renouvelables.
Par rapport au pic post-pandémique, en juillet 2021, les actions des entreprises sur les énergies renouvelables en Europe ont chuté d’environ 45%, selon un indice compilé par l’agence financière Bloomberg.
Le premier responsable est tout trouvé avec la hausse des taux d’intérêt. Les projets dans les énergies renouvelables «ne sont pas des projets qui vont se faire dans deux-trois ans, mais plutôt dix à trente ans» et ils sont davantage rentables dans un monde avec des taux d’intérêt bas.
Autre point faible, les prix de l’électricité qui ont fortement baissé depuis leur pic de 2021. «Si les prix de l’électricité, basés sur les cours du gaz, ne retrouveront sans doute jamais le niveau pré-COVID en Europe, ce n’est pas le cas aux États-Unis», où ils ont davantage diminué, souligne Marouane Bouchriha, gérant spécialisé sur les énergies renouvelables chez Candriam. «Certaines technologies, notamment l’éolien offshore, ne sont plus compétitives là-bas», ajoute-t-il.
C’est d’ailleurs après ses déboires aux États-Unis que le géant Ørsted a connu ses pires séances boursières de l’année. Son cours a été divisé par presque deux en 2023, et par quatre par rapport à son pic de janvier 2021.
Alors que s’ouvre le débat public, quatre organisations non gouvernementales (ONG) demandent à l’État de réajuster sa stratégie.
Craignant une destruction irrémédiable des habitats et de la faune marine, Sea Shepherd France, Gardez les caps, Défense des milieux aquatiques et Wild Legal demandent au ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, de remédier « aux graves carences de la France en matière de protection du milieu marin breton dans le cadre du déploiement massif et accéléré de l’éolien en mer ».
Comme le Conseil national de la protection de la nature en 2021, elles demandent un moratoire sur l’implantation des futurs parcs éoliens marins, dans l’attente d’études scientifiques permettant de réellement prendre en considération la biodiversité.
Née à l’initiative de Sites & Monuments, Vigipatrimoine est une cartographie participative en ligne de signalement d’alertes patrimoniales.
Alors que le patrimoine subit les ravages du temps et des hommes, il paraît utile de créer une application dédiée aux menaces ou aux initiatives vertueuses. Cet outil est alimenté grâce à la mobilisation des citoyens, témoins vigilants des transformations de nos paysages. Chaque signalement sera transmis au siège et aux délégués de l’association pour être analysé et, le cas échéant, modéré.
Cette carte vise à répertorier : – les menaces à venir (marqueurs rouges sur la carte) – les vandalismes passés (marqueurs oranges sur la carte) – les initiatives vertueuses (marqueurs verts sur la carte)
Vigipatrimoine constituera ainsi un outil alternatif et participatif de découverte de notre territoire, révélant des menaces insoupçonnées, des paysages et bâtiments disparus ou des initiatives à encourager. La datation de chacune ces réalisations, positives ou négatives, permettra de les attribuer à un mandat municipal ou ministériel. Notre mémorial du vandalisme (marqueurs oranges sur la carte) a notamment cette fonction.
La carte, accessible à tous, sans création de compte, permet à chacun de signaler et d’alerter (marqueurs rouges) pour donner la possibilité aux délégués Sites & Monuments d’agir en conséquence. Grâce à votre mobilisation, cet outil alimenté en temps réel offrira un panorama des signalements à l’échelle nationale, qui peut être consulté par zone géographique et/ou par type d’information. Le patrimoine a besoin de vous, nous avons besoin de lui !
Un projet de repowering ou de renouvellement des quatre aérogénérateurs de 120 mètresde haut du parc éolien Rochereau 1, exploité par la société Sergies, en fonctionnement depuis mars 2008, a été autorisé par un arrêté du préfet de la Vienne du 6 juin 2023.
Le nouveau projet ne sera pas construit en lieu et place mais à distance de l’ancien site et sera composé de quatre machines de 230 mètres de haut d’une puissance unitaire de 4,2 MW. Le démantèlement du site Rochereau 1 reste opaque.
C’est le premier site en renouvellement dans le département. D’autres déjà se profilent, les dix-huit aérogénérateurs de Saint-Pierre-de-Maillé, les cinq de Oyré Saint-Sauveur, aucun projet n’arrivant à la fin des 25 ans d’exploitation annoncés.
L’enjeu du recours en annulation de l’arrêté préfectoral d’autorisation du 6 juin 2023 est de porter, sinon un coup d’arrêt, un frein à ces renouvellements qui vont se déployer en cascade dans tout le département et ainsi porter une atteinte grandissante au patrimoine historique et aux paysages à des kilomètres à la ronde.
La vue de camions-citernes venant prélever de l’eau potable depuis les poteaux incendie, fin septembre dans le Sud-Deux-Sèvres a fait réagir les habitants. Plus encore en apprenant que ces prélèvements étaient à destination du chantier éolien de Couture-d’Argenson, lui-même controversé.
« J’ai été alertée par une habitante de Loubillé », explique Françoise Bourreau, la présidente de l’association Stop éolien en pays mellois. « Les habitants ont pu constater l’absence de pression. J’ai été scandalisée comme certains. C’est de l’eau potable. On nous dit de faire attention et là, on voit des camions-citernes de 25.000 litres faire cinq remplissages par jour en période de restriction », observe-t-elle.