L’énergie éolienne en question lundi 28 septembre à Frazé.
La députée Laure de La Raudière et la maire de Frazé, Brigitte Piste invitent à une réunion publique autour des enjeux de l’éolien.
Le village du Perche est actuellement cerné par les projets d’éoliennes. Deux parcs doivent voir le jour à Montigny-le-Chartif et aux Autels-Villevillon. Pour en débattre mais surtout prévenir des « méfaits de l’éolien » les deux élues ont invité Julien Aubert, Député du Vaucluse et Président de la commission d’enquête sur l’impact économique, industriel et environnementale de énergies renouvelables à l’Assemblée Nationale.
La vidéo du débat
Écoutez Laure de La Raudière interrogée par Christophe Blondel.
L’exemple AllemandChanger la loi face aux méthodes des promoteurs éoliensUn meilleur encadrement par les pouvoirs publics
L’association Vent des Noues a réuni ses adhérents, vendredi, pour son assemblée générale annuelle. L’association a été créée en avril 2019 à l’initiative de quelques habitants de Saint-Maurice-des Noues et d’Antigny qui s’opposaient à l’installation d’éoliennes au sein dans leurs villages.
La présidente, Stéphanie Platteau, a redit les motivations : « Notre mission a plusieurs axes : nous voulons écouter et fédérer les habitants, informer le grand public sur le sujet éolien avec réunions, conférences, site internet. Nous souhaitons œuvrer auprès des décideurs et des élus pour les sensibiliser à la réalité du terrain et à l’acceptabilité de ces zones de production électrique. Le Sud-Vendée est saturé par de nombreuses machines et a largement contribué au développement du mix énergétique. À présent, nous devons défendre l’identité de notre territoire, ses paysages naturels, son patrimoine, son ciel étoilé et son tourisme vert. Nous pouvons travailler tous ensemble, pour une transition respectueuse de tous et en concertation. »
On laisse des enfants mourir ! Cette semaine, un 22ème cancer pédiatrique s’est déclaré dans une zone précise en Loire Atlantique. Pour ne plus laisser cette tragédie sans réponse, Marie Thibaud et son collectif font appel à la présidence de la République.
Stop à l’éolien en Mellois vient de proposer une nouvelle réunion d’information. L’occasion de faire le point sur le développement des centrales éoliennes.
Stop à l’éolien en Mellois continue d’informer la population sur les conséquences de l’éolien industriel sur le territoire
Il semble bien que les projets éoliens qui se sont multipliés ces dernières années sur le territoire mellois déclenchent de plus en plus souvent des mouvements d’opposition. Si certains remettent en doute l’efficacité de cette production, c’est semble-t-il la saturation et les méthodes des promoteurs qui agacent élus et habitants. « Cette réunion, qui s’est tenue en extérieur, précise la présidente de l’association, avait pour but de continuer à informer, à la fois sur le projet qui nous concerne directement à Saint-Vincent-la-Châtre mais aussi sur ceux qui sont en prévision ici et ailleurs. On parle de trois éoliennes à Saint-Coutant, cette partie du territoire subit une forte pression. » Les chiffres constatés par l’association ont de quoi donner le tournis. On approchera des 150 éoliennes d’ici quelques années. Les habitants des secteurs de Périgné et Paizay-le-Tort ont reçu dans leur boîte aux lettres une documentation de quatre pages annonçant, pour 2024, l’installation de huit nouvelles éoliennes sur chacune des deux communes, en complément des deux centrales déjà existantes. « Les sociétés se rachètent les unes les autres, nous n’avons aucune visibilité ni aucune certitude », regrette Françoise Bourreau.
C’est dans le secteur d’Exoudun qu’on trouve un nouveau mouvement d’opposition, avec le collectif Alertes éoliennes Exoudun. « Le précédent conseil municipal d’Exoudun avait émis un avis favorable au projet, c’était en 2018, explique le collectif. Aucun débat n’ayant eu lieu depuis avec les habitants des communes concernées, La Couarde et Exoudun, nous avons obtenu de pouvoir nous exprimer lors de la prochaine réunion du conseil, ce lundi. » Le projet porte sur six éoliennes réparties de chaque côté de l’axe Beaussais-La Mothe-Saint-Héray. Les opposants craignent des engins dépassant les 200 mètres en bout de pale. « Nous voulons défendre notre cadre de vie dans un contexte plus global où les Deux-Sèvres supportent à eux seuls 51 % des éoliennes de la région. » À noter que Mellois en Poitou, qui n’a pas pris position alors qu’elle y avait été invitée par la préfecture, devait évoquer l’éolien hier au cours de la première conférence des maires. Certains défendent l’idée de limiter les nouveaux projets à la densification des centrales existantes, à l’exclusion de toute nouvelle implantation. Les opposants craignent eux que ce soit tout le territoire mellois qui devienne une centrale éolienne. « Ces projets enveniment la vie sociale de nos villages, conclut Françoise Bourreau. On sent dans certains endroits une détérioration des relations et de l’agressivité de la part de ceux qui peuvent tirer des bénéfices financiers des projets. On nous parle de bien commun alors qu’il s’agit d’intérêts particuliers. »