Ouest France 2 mars 2023
Le Conseil d’État rejette les recours de deux associations opposées au projet du parc éolien en mer au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier.

Nous vous informons qu’une réunion est prévue le mercredi 14 décembre à 18h00 à la salle des Silènes, pour la présentation du projet de PLUi-H .
Nous vous invitons vivement à y participer car ce projet important pour la protection de notre territoire.
Le PLUIH est un document d’urbanisme qui définit l’occupation des sols dans l’ensemble du Pays de La Châtaigneraie.
En d’autres termes, il prévoit où et comment construire (règlement de zonage et d’aménagement notamment concernant l’éolien).
Il remplacera les PLU et carte communale en vigueur.
Retrouvez ici l’ensemble des documents concernant le PLUi-H


« Nous ne sommes pas opposés aux énergies renouvelables, ni au parc éolien, mais à l’endroit où il est prévu », précise d’emblée Isabelle Loulmet, présidente de France Nature Environnement Nouvelle-Aquitaine.
« Le parc éolien se trouve toujours dans une zone de protection spéciale Natura 2000, au milieu d’une voie de migration intercontinentale pour les oiseaux, les chauves-souris et les insectes », déplore le vice-président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), Dominique Chevillon.
Les associatifs interrogés par Reporterre se disent tous « sidérés » par le choix du gouvernement. « On n’a pas travaillé à protéger des zones Natura 2000 pendant quarante ans pour qu’elles soient dévastées, grâce à l’État, par des industriels qui se moquent de la biodiversité et des écosystèmes, s’agace Dominique Chevillon, de la LPO. Ces zones auraient dû être évitées. »
« Ce sont les industriels qui choisissent les lieux en fonction de leur rentabilité, fustige Dominique Chevillon. L’État ne défend pas l’intérêt général, ni l’environnement. Par ce type d’implantations, il défend les intérêts des industriels, pour la plupart étrangers, qui se moquent des incidences de leur industrie. C’est proprement scandaleux. »
Parc éolien marin d’Oléron : l’État « se moque de la biodiversité » (reporterre.net)
Le collectif Défense de la Mer (DLM) publie un communiqué à charge contre les éoliennes : « Vous nous avez menti : c’est la réaction quasi unanime en Presqu’île guérandaise car il avait été dit aux gens » Elles ne se verront pas »
. Rappelons l’interview fin 2012, d’Yvon André (ex-Directeur EDF-EN) : « La distance la plus courte entre la côte et la première éolienne sera de 12 km, donc elles ne seront pas visibles. »
Mensonges et communication, avec plus de la moitié des éoliennes déjà en place, on a une perception visuelle de ce qui nous attend pour des décennies, et on ne connaît pas encore les conséquences du saccage des fonds du Banc de Guérande (80 excavations et 110 km de câbles inter-éoliennes) sur la flore et la faune sous-marine, ni sur la destruction d’espèces protégées de l’avifaune (puffin des Baléares, migrateurs, chiroptères…). »
