Opération « Nettoyons la nature »

Dans le cadre de sa mission de protection de l’environnement, l’association Vent des Noues organise une opération « Nettoyons la nature ».
Cette collecte bénévole et volontaire se déroulera le dimanche 11 juin 2023 de 10h > 12h.

Comme l’an dernier, l’accueil des participants est prévue à 10h au local communal 19 Rue de la Source à St Maurice des Noues. Chacun pourra parcourir librement un secteur pour ramasser les déchets et les rapporter au lieu de collecte. Il est conseillé de venir équipé d’une paire de gants et d’un gilet fluo haute visibilité (notamment pour le ramassage en bordure de route).

Venez avec votre famille, vos amis ou votre compagnon à 4 pattes !

Jazeneuil : la pale d’éolienne cassée en deux pèse environ 10 tonnes

Un périmètre de sécurité a été mis en place autour de l’éolienne endommagée mercredi 10 mai 2023. La pale cassée en deux mesure 66 m de long et pèse environ 10 tonnes. Et l’opération de dépose sera compliquée.

La pale cassée en deux pend dangereusement depuis mercredi à plus de 100 m de haut.
© (Photo NR-CP, Xavier Benoit)

Longèves. Projet éolien : réunions publiques en septembre

Lors du conseil municipal, mercredi 3 mai, le maire, Roger Marot, a fait le compte rendu d’une réunion avec Enertrag au sujet du projet éolien du Moulin des Sables où des éoliennes seront implantées sur Longèves et sur Auchay-sur-Vendée.
Des permanences publiques se dérouleront à Longèves le 8 septembre de 16 h à 19 h et à Auchay le 9 septembre de 9 h à 12 h. Les personnes intéressées pourront aller à l’une ou l’autre permanence.
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/longeves-85200/projet-eolien-reunions-publiques-en-septembre-7839920e-56d5-4e46-b1b5-ae1e25d741db

Parc éolien illégal de Bernagues : plainte déposée par Sites & Monuments pour destruction d’un aigle royal

Les associations Sites & Monuments, VPPN et APPREL ont porté plainte auprès du Procureur de la République près le tribunal judiciaire de Montpellier pour destruction d’espèce protégée.

En effet, un aigle royal protégé (voir arrêté du 29 octobre 2009) et bagué – bien connu des naturalistes – a été tué le 10 janvier 2023 par une éolienne du parc éolien de Bernagues, malgré un système de détection de l’avifaune (SDA) en fonctionnement.

Fiche de suivi de mortalité de l’aigle royal (bagué EE), retrouvé mort le 16 janvier 2023 au pied d’une éolienne à Bernagues.

La société exploitante (groupe VALECO) a, selon les associations, une entière responsabilité dans cette mort constatée le 16 janvier 2023, dans la mesure où elle a construit son parc éolien :
– sans avoir obtenu de permis de construire valable (annulation confirmée par trois décisions du Conseil d’Etat des 16 juillet 2010, 7 novembre 2012 et 26 janvier 2017) ;
– sans solliciter une autorisation de déroger (article L. 411-2 4° du code de l’environnement) à l’interdiction de détruire des espèces protégées ou leur habitat naturel (article L. 411-1 1° et 3° du code de l’environnement), comme le lui avait demandé l’administration (DREAL) dès 2012.

Ces faits pourraient constituer le délit de destruction d’une espèce protégée ou de son habitat naturel, prévu à l’article L. 415-3 du code de l’environnement, passible de trois ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende.

Les association demandent par conséquent au Procureur de la République de bien vouloir enregistrer leur plainte, d’enquêter sur ces faits et d’en poursuivre les responsables.

Le 10 janvier 2023, à 17 h., 13 min. et 42 sec., l’extrémité du rotor, pourtant ralenti à 1,9 tours par minute par le système de détection, heurte l’aigle royal bagué EE, que l’on voit chuter. Empilement d’images issues du système de détection ProBird.

Lire également Éoliennes : comment éviter la mort des oiseaux? Reporterre 21 avril 202

Éoliennes : comment éviter la mort des oiseaux? Reporterre 21 avril 2023

Les dispositifs installés sur les éoliennes pour épargner les oiseaux restent largement inefficaces. Les oiseaux continuent d’être happés par les éoliennes. En moyenne, sept par éolienne sont ainsi tués chaque année en France.

« Aujourd’hui, la performance des dispositifs de détection est fournie par les industriels et il n’y a pas de protocole standardisé pour évaluer leur efficacité sur la mortalité des oiseaux », pointe Olivier Duriez. « Les détecteurs d’oiseaux supposés ralentir les pales à l’approche d’un animal volant le détectent à 200 m, alors qu’un rapace doit être détecté à 900 m, sinon le temps de ralentissement de l’éolienne sera bien trop lent comparé à sa vitesse de vol. »

Démonstration à l’appui : si deux aigles royaux adultes sont tués chaque année pour une population d’une cinquantaine d’individus, la population sera éteinte d’ici vingt ans.

Dans un rapport publié en 2021, le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) ne dit pas autre chose en pointant le « problème crucial des ENR [énergies renouvelables] dans les zones Natura 2000 », où l’éolien « tue deux fois plus d’oiseaux qu’ailleurs et cela concerne plus qu’ailleurs des espèces patrimoniales ».

Pour le CNPN, « l’État doit faire la preuve que les parcs éoliens n’ont pas d’effets négatifs notamment sur l’avifaune de ces secteurs [Natura 2000] dont l’enjeu est majeur, ce qu’il est incapable de faire dans l’état actuel de ses connaissances, d’où l’application nécessaire du principe de précaution inclus dans la Constitution ».

Si le tableau est déjà sombre, une nouvelle donnée vient le noircir un peu plus : l’éolien marin. « Nous n’avons aujourd’hui pratiquement aucune connaissance sur l’impact des parcs marins sur les migrateurs et les oiseaux marins », souligne Olivier Duriez.

Assez quand même pour que le CNPN conclue : « L’objectif de la Commission européenne qui pourrait se traduire par l’équivalent de 34 000 éoliennes offshore en 2050, dont 7 100 pour la France, semble clairement incompatible avec la survie de nombreuses espèces d’oiseaux marins. »

https://reporterre.net/Eoliennes-Comment-eviter-la-mort-des-oiseaux