On laisse des enfants mourir ! Cette semaine, un 22ème cancer pédiatrique s’est déclaré dans une zone précise en Loire Atlantique. Pour ne plus laisser cette tragédie sans réponse, Marie Thibaud et son collectif font appel à la présidence de la République.
Sur 56 réacteurs nucléaires, 24 sont actuellement à l’arrêt, assurent nos confrères des Échos. Conséquence : EDF s’appuie sur d’autres ressources comme les quatre centrales à charbon encore en activité dans le pays, d’ordinaire plutôt sollicitées en hiver.
En France, les centrales à charbon sont d’ordinaire plutôt sollicitées au cœur de l’hiver quand les centrales nucléaires peinent à fournir l’électricité nécessaire pour répondre à une forte demande. Mais selon nos confrères du journal Les Échos, qui citent des chiffres du gestionnaire RTE, « la France a allumé ses centrales à charbon ces dernières semaines ». Hier, jeudi 17 septembre, 2 % du mix électrique national provenait ainsi de ces centrales à charbon, note le quotidien économique. « À Cordemais, la centrale a ainsi été sollicitée deux semaines au cours du mois de juillet, et une semaine début septembre », confirme Presse Océan.
Mais alors pourquoi faire appel au charbon alors que les températures sont encore estivales ? Selon Les Échos, « sur 56 réacteurs nucléaires français, 24 sont actuellement à l’arrêt ». Une situation qui s’explique par différentes raisons, notamment du retard pris dans les travaux de maintenance liés à des problèmes techniques ou en raison de la crise sanitaire.
Autre paramètre : un anticyclone traverse actuellement l’Europe et « entraîne des vents très faibles », a précisé RTE aux Échos, réduisant ainsi la possibilité d’avoir recours à l’énergie éolienne.
Centrales nucléaires à l’arrêt + anticyclone (absence de vent) = centrale à charbon (CO2). On dirait que la politique énergétique française est à revoir…
Stop à l’éolien en Mellois vient de proposer une nouvelle réunion d’information. L’occasion de faire le point sur le développement des centrales éoliennes.
Stop à l’éolien en Mellois continue d’informer la population sur les conséquences de l’éolien industriel sur le territoire
Il semble bien que les projets éoliens qui se sont multipliés ces dernières années sur le territoire mellois déclenchent de plus en plus souvent des mouvements d’opposition. Si certains remettent en doute l’efficacité de cette production, c’est semble-t-il la saturation et les méthodes des promoteurs qui agacent élus et habitants. « Cette réunion, qui s’est tenue en extérieur, précise la présidente de l’association, avait pour but de continuer à informer, à la fois sur le projet qui nous concerne directement à Saint-Vincent-la-Châtre mais aussi sur ceux qui sont en prévision ici et ailleurs. On parle de trois éoliennes à Saint-Coutant, cette partie du territoire subit une forte pression. » Les chiffres constatés par l’association ont de quoi donner le tournis. On approchera des 150 éoliennes d’ici quelques années. Les habitants des secteurs de Périgné et Paizay-le-Tort ont reçu dans leur boîte aux lettres une documentation de quatre pages annonçant, pour 2024, l’installation de huit nouvelles éoliennes sur chacune des deux communes, en complément des deux centrales déjà existantes. « Les sociétés se rachètent les unes les autres, nous n’avons aucune visibilité ni aucune certitude », regrette Françoise Bourreau.
C’est dans le secteur d’Exoudun qu’on trouve un nouveau mouvement d’opposition, avec le collectif Alertes éoliennes Exoudun. « Le précédent conseil municipal d’Exoudun avait émis un avis favorable au projet, c’était en 2018, explique le collectif. Aucun débat n’ayant eu lieu depuis avec les habitants des communes concernées, La Couarde et Exoudun, nous avons obtenu de pouvoir nous exprimer lors de la prochaine réunion du conseil, ce lundi. » Le projet porte sur six éoliennes réparties de chaque côté de l’axe Beaussais-La Mothe-Saint-Héray. Les opposants craignent des engins dépassant les 200 mètres en bout de pale. « Nous voulons défendre notre cadre de vie dans un contexte plus global où les Deux-Sèvres supportent à eux seuls 51 % des éoliennes de la région. » À noter que Mellois en Poitou, qui n’a pas pris position alors qu’elle y avait été invitée par la préfecture, devait évoquer l’éolien hier au cours de la première conférence des maires. Certains défendent l’idée de limiter les nouveaux projets à la densification des centrales existantes, à l’exclusion de toute nouvelle implantation. Les opposants craignent eux que ce soit tout le territoire mellois qui devienne une centrale éolienne. « Ces projets enveniment la vie sociale de nos villages, conclut Françoise Bourreau. On sent dans certains endroits une détérioration des relations et de l’agressivité de la part de ceux qui peuvent tirer des bénéfices financiers des projets. On nous parle de bien commun alors qu’il s’agit d’intérêts particuliers. »
Mi-juin, le mât de mesure installé dans la campagne nieulaise en vue d’un projet de parc éolien, s’est retrouvé à terre. Preuve que le projet dérange.
L’Association de préservation de l’environnement nieulais (Apen) est un regroupement d’habitants de Nieul-le-Dolent, Aubigny-Les Clouzeaux et Sainte-Flaive-des-Loups. La structure a été créée en septembre 2019 pour s’opposer au projet d’éoliennes porté par le promoteur VSB Energies nouvelles et Vendée Energie.
L’Apen est contre pour plusieurs raisons. La première étant que les habitants se soit retrouvés devant le fait accompli. « Il n’y a pas eu de concertation », déplore Christine Chevillard, présidente de l’association.
Deuxième point d’accroche, les nuisances sonores et visuelles que pourraient générer les éoliennes. Et d’énumérer les risques écologiques et sanitaires, rappelant le « syndrome éolien », décrit par certains spécialistes par des troubles divers, comme le sommeil, la fatigue, la dépression… sans oublier les enjeux environnementaux. « Le projet est aussi survendu en termes de production et de retombées économiques », pense Christine Chevillard.
Avec d’autres associations (de randonnées, chasse…), l’Apen fait partie du comité territorial. Une première réunion a eu lieu mardi 23 juin à la mairie de Nieul en présence d’élus des trois communes concernées, ainsi que des représentants de Vendée energie, futur exploitant du parc et du promoteur VSB énergies nouvelles. Réunion qui a eu le droit à son comité d’accueil, avec pancartes affichant sa colère face à ce projet éolien.
Au cours de la réunion, « il y a eu de vifs échanges », confie Christine Chevillard. « Pour eux, tout va bien. Ils affirment que les vents sont suffisants, que la visibilité du projet sera faible et qu’il n’y aura pas d’impact sur la faune et la flore ». Un compte-rendu avec tous les clignotants au vert que les habitants peuvent découvrir dans le bulletin municipal de Nieul. Dans ce dernier, la commune assure « qu’aucune contrainte majeure n’a été recensée ». Les paysagistes ont ainsi étudié jusqu’à 20 km autour de la zone du projet et ont conclu que, « compte-tenu de la faible hauteur des éoliennes envisagée (90 mètres) et du contexte boisé et vallonné de la région, le projet sera très peu visible ». Un premier argument que ne partage pas l’association.
« On aura nos paysages défigurés. Pour preuve, il suffit de comparer avec le château d’eau de La Boissière qui fait 58 mètres de haut et qui se voit de très loin. On nous présente ces éoliennes comme des petites alors qu’elle feront le double »
Christine Chevillard.
L’Apen remet aussi en question les résultats des mesures acoustiques. « Beaucoup de propriétaires ont refusé l’installation d’appareils sur leur terrain. Les études s’appuient donc sur très peu de résultats qui ne sont pas représentatifs », estime une autre membre de l’Apen.
Quant à la dégradation du mât de mesure, l’Apen condamne cet acte :
« Nous le déplorons, mais cela montre que le projet n’est pas accepté par tout le monde. »