Dunkerque : Vers une crise diplomatique entre la France et la Belgique à cause d’un parc éolien offshore ? – 20 minutes 20/01/2021

La Belgique rejoint un collectif de riverains pour dénoncer l’implantation d’un parc éolien en mer qui doit être construit au large de Dunkerque, d’ici à 2027.

Vent mauvais. Un projet de parc éolien maritime au large de Dunkerque, dans le Nord, concentre de nombreuses critiques. Les dernières en date proviennent de la Belgique qui se plaint du non-respect de sa souveraineté. Au point qu’un député (DVG) du Nord, Christian Huttin, a demandé un référendum et interpellé, dimanche, le ministre des Affaires étrangères français, à propos de « tensions diplomatiques naissantes ».

eolienne offshore

Se dirige-t-on vers une crise diplomatique ? Pour comprendre les enjeux, un retour en arrière s’impose. En 2016, EDF Renouvelable s’adjuge un appel d’offres pour construire 46 éoliennes offshore dans la mer du Nord d’ici à 2027. Le premier emplacement s’étendait jusque devant le port de Dunkerque avant que les autorités ne mettent le holà « pour ne pas perturber le trafic commercial », explique un collectif opposé au projet.

Un site protégé Natura 2000

« Le problème, c’est que, maintenant, ce sont les habitants qui sont perturbés », souligne Florent Caulier du collectif Vent Debout. Car la deuxième étude conduit les hélices géantes (300 m de haut, l’équivalent de la tour Eiffel) à s’implanter à seulement 10 km du littoral, entre Dunkerque et la frontière belge.

« C’est l’ampleur et l’incohérence de ce projet qui nous gêne, insiste-t-il. Il risque de mettre un coup d’arrêt à la politique de développement touristique. Et il s’implante sur un site protégé Natura 2000, ce qui devrait être interdit. » Le secteur est, en effet, un carrefour de migration pour les oiseaux.

Pour contester ce projet, une pétition a été lancée et recueille à ce jour plus de 4.000 signatures. Mais c’est un soutien plus puissant que le collectif vient de recevoir. La Belgique a décidé également de mettre son grain de sable dans l’engrenage législatif en menaçant d’un recours devant les tribunaux, si la France ne fait pas marche arrière.

Une « solution alternative » belge

Dans une lettre envoyée à la commission du débat public, en décembre, le vice-Premier ministre belge, Vincent Van Quickenborne, dénonce ainsi une entrave au trafic aérien, à la sécurité du transport maritime et au secours en mer de son pays. Selon lui, la Belgique a proposé « une solution alternative » le 21 septembre. Dès juillet 2019, le port d’Ostende s’inquiétait déjà de ne plus pouvoir assurer une éventuelle desserte de ferry avec la Grande-Bretagne.

La consultation publique, qui a duré trois mois, s’est terminée le 20 décembre. Les conclusions doivent être rendues en février. « Nous n’en sommes qu’à la première étape de ce projet qui n’est pas figé, souligne-t-on chez EDF Renouvelable. Nous allons voir ce qui ressort des conclusions. »

En 2017, l’implantation programmée d’un parc éolien, dans le Pas-de-Calais, avait déjà créé des tensions avec un pays étranger. A l’époque, c’était l’Australie qui avait finalement eu gain de cause, empêchant les turbines de s’implanter sur un lieu de mémoire de la Première Guerre mondiale.

Dunkerque : Vers une crise diplomatique entre la France et la Belgique à cause d’un parc éolien offshore ? (20minutes.fr)

Éolien : le vent n’est pas et ne sera jamais rentable – Contrepoints.org 18/01/2021

Un secteur maintenu artificiellement à coups de réglementation.

L’obligation d’achat

C’est l’avantage le plus décisif et le plus étranger à un marché qui se voudrait libéral. Quel que soit le besoin, dès que les éoliennes produisent, le réseau doit acheter cette électricité. Cela oblige les autres producteurs à freiner leurs livraisons, et donc augmente leurs coûts au kWh, puisque leurs frais fixes sont moins couverts. Ceci est particulièrement défavorable au nucléaire, dont les frais fixes sont prépondérants par rapport aux coûts variables du combustible.

Pire, dans certains contrats, si on oblige les opérateurs à arrêter leurs éoliennes (par exemple si, en été, le vent donne plus que les besoins), les opérateurs reçoivent une contrepartie égale à ce qu’ils produiraient à puissance maximale au prix qui leur est garanti. Ces opérateurs gagnent ainsi plus d’argent à ne pas produire qu’à produire.

La réalité crève les yeux

L’Allemagne nous fournit gracieusement une expérience en vraie grandeur de ce que nous prévoyons, nous aussi, de réaliser. Elle a construit 72 GW d’éolien.

Cours boursier / GW

Sur cette courbe, on constate plusieurs éléments factuels :

  • Le réseau de points est bien plus dense entre 0 et 20GW, cela reflète bien que même quand elles tournent, les éoliennes sont généralement loin de leur puissance nominale.
  • Des écarts énormes de prix, de plus 200 euros à -75 euros. Même si ces évènements sont rares, ils dénotent quand même un marché qui dysfonctionne.
  • Une remarquable anti corrélation linéaire entre prix de marché et puissance délivrée par l’éolien ; sans vent on est à 40 euros, un prix probablement très influencé par les prix de cession (imposés) du nucléaire. À environ 60 GW de vent, on est à zéro.

En effet, à partir d’une certaine pénétration de l’éolien dans le mix, soit il n’y a pas de vent, le prix de marché est élevé car la denrée produite est rare. Mais les éoliennes n’ont rien à vendre. Soit il y a pléthore, et la valeur du produit chute drastiquement car tous veulent vendre. Cela est du à une caractéristique essentielle et constamment occultée de l’électricité : à chaque seconde, la production doit égaler la consommation en tous points du réseau. Or, contrairement au discours des opérateurs d’ENR, généralement, la situation venteuse est la même sur une grande partie de l’Europe, y compris en mer. Il y a très souvent pénurie, ou, a contrario, surproduction.

Conclusion

Par nature l’éolien ne peut être rentable dans un marché vraiment libéralisé. Il ne le sera jamais. Il ne produit que lorsque les prix sont inférieurs à ses seuils de rentabilité.

Éolien : le vent n’est pas et ne sera jamais rentable | Contrepoints

Il lutte contre l’implantation d’une éolienne de 186m sur sa parcelle, il risque de devoir payé 14 millions d’euros – Sud Ouest 12 janvier 2021

On retrouve ici malheureusement une nouvelle fois les méthodes « trompeuses » des promoteurs éoliens.

« Ils ont mis au point un système piégeux, grâce auquel vous ne pouvez pas revenir en arrière.(…) C’est à dire que vous dîtes oui à un projet, puis ils décident de faire tout autre chose derrière. C’est purement malhonnête. Je veux personnellement témoigner des agissements de ce genre de promoteurs afin d’éviter que d’autres se fassent piéger »

François-Jérôme Prioton, Sud-Ouest 12 janvier 2021

Éoliennes « tueuses » près de Nozay : dans la ferme des Potiron, la 400e vache est morte mi-décembre – actu.fr 5 janvier 2021

400. C’est le nombre de vaches mortes enregistré le 19 décembre 2020 à la ferme de Didier et Murielle Potiron depuis 2012. C’est-à-dire depuis la construction du parc éolien des Quatre seigneurs, dont une des huit turbines est implantée sur leurs terres.

« Merci les services de l’état. Merci la profession agricole. Merci les scientifiques. Merci la filière éolienne. Voici le 400ėme bovin mort depuis 2012. Toujours pas de solutions proposées. »

Lundi 4 janvier 2021, ce chiffre symbolique a même été dépassé puisque l’éleveur bovin, contacté, annonçait : « On en a trois autres qui viennent encore de mourir, sans aucune explication apparente », assure-t-il.

Une surmortalité apparue dès la construction du parc éolien

Pour Didier et Murielle Potiron, mais aussi pour leur voisine éleveuse Céline Bouvet, l’origine de cette surmortalité de leurs bêtes est clairement liée aux éoliennes toutes proches. D’autant qu’eux-mêmes en subissent les effets sur leur santé depuis toutes ces années : fatigue permanente, douleurs musculaires, maux de tête, insomnies… autant de problèmes qui disparaissent dès qu’ils s’éloignent de leurs exploitations/habitations

Éoliennes « tueuses » près de Nozay : dans la ferme des Potiron, la 400e vache est morte mi-décembre | L’Éclaireur de Châteaubriant (actu.fr)