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La préfète de l’Aude a rendu un arrêté de rejet de la demande d’autorisation pour 26 éoliennes hautes de 150 m réparties sur cinq communes situées à l’est de Mouthoumet.
C’est une victoire pour le Collectif Citoyen Corbières Vivantes, qui luttait contre ce projet depuis le début. Dans un arrêté daté du 30 juin, la préfète de l’Aude, Sophie Elizéon, a rejeté la demande d’autorisation formulée par la SAS Parc Eolien des Hautes Corbières, une filiale d’EDF Renouvelables, qui projetait la construction d’un parc de 26 machines, d’une hauteur maximale en bout de pale de 150 m, et d’une capacité de 3 MW, répartie sur les communes de Laroque-de-Fa, Davejean, Dernacueillette, Palairac et Cascastel. Dans cette décision de 13 pages, l’autorité administrative détaille point par point les raisons du rejet de la demande, qui s’articule essentiellement sur trois points : la mise en danger de plusieurs espèces de grands rapaces protégés, l’atteinte aux paysages des Hautes Corbières et l’éventuel impact du parc éolien sur les eaux potables du secteur et sur le trafic aérien militaire.
Extraits : « L’installation d’éoliennes un peu partout continue de faire grincer des dents » « Des grandes villes ont voté « Vert » ce week-end mais c’est à la campagne qu’on voit pousser ces éoliennes » « Palpitations, insomnies, irritabilité, acouphènes… C’est infernal, infernal ! » « Nous, la France, on ne fait pas d’étude. Pourquoi ? Parce que ça rapporte de l’argent ! » « Quand le vent est du nord et que les ondes des éoliennes rentrent dans le bâtiment, je perds 200L de lait, sur 2 jours. Et quand le vent va au sud, ça remonte de 200L »
En Picardie, des éoliennes à perte de vue font partie du paysage. On en compte près de 2 000 dans la région et 540 rien que dans le département de l’Aisne. À Marle, les habitants se posent de plus en plus de question. Ils s’interrogent si ces éoliennes n’ont pas des impacts sur leur santé. Dans la localité, on parle du « syndrome éolien », un mal-être occasionné par la présence de ces aéromoteurs. Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 13H du 02/07/2020 présenté par Jean-Pierre Pernaut sur TF1.
Dans un courrier à Emmanuel Macron, des associations demandent la mise en place de règles plus strictes d’implantation des éoliennes afin d’éviter la destruction des paysages.
Le ton monte de plus en plus chez les défenseurs du patrimoine et des paysages contre le déploiement des éoliennes. Une dizaine d’associations, dont Vieilles Maisons Françaises (VMF), Sites et Monuments ou encore la Fédération environnement durable (FED), viennent d’adresser un courrier au président de la République, pour protester contre l’implantation jugée « anarchique » de nouvelles installations à proximité de sites classés ou emblématiques, comme le projet d’éoliennes près de la cathédrale de Sées dans l’Orne ou à Banyuls dans les Pyrénées orientales.
Cette initiative, qui également reçu le soutien de Stéphane Bern, est la première du genre. Les signataires devraient être reçus à l’Élysée dans les prochains jours.
« Chaque semaine de nouveaux projets éoliens sont autorisés par les préfets, malgré l’opposition des riverains, des maires, des commissaires enquêteurs, des architectes des Bâtiments de France », souligne la lettre envoyée à Emmanuel Macron en parlant de « véritables coups de force administratifs ».
JUSTICE. Un collectif réunissant 165 associations de Nouvelle-Aquitaine attaque le Schéma régional d’aménagement et de développement durable qui prévoirait la construction de 1.600 éoliennes supplémentaires sur le territoire local. Une expansion « considérable » qui pourrait engendrer des troubles sociaux, selon les organisations.
Une « invasion » des éoliennes permise par la « complicité » des pouvoirs publics. Voilà ce que dénoncent 165 associations de la région Nouvelle-Aquitaine, qui se sont regroupées en un collectif pour mener à bien leur combat contre le Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (Sraddet). Le reproche qui lui est fait : prévoir la construction de 1.600 aérogénérateurs supplémentaires en plus des 671 déjà sortis de terre sur le territoire local. La procédure administrative a été votée par le conseil régional et approuvée le 27 mars dernier par le préfet de région, ouvrant la porte à une expansion « considérable » de ces machines, d’après le collectif.
Dans un communiqué commun, les 165 associations dénoncent « les nuisances de l’industrie éolienne sur leur territoire et le déni de démocratie« , en estimant qu’un tel choix comporte des « risques pour la paix sociale ». D’après ce collectif, le Sraddet voté en l’état donnerait son feu vert pour « la multiplication par 2,5 de la puissance éolienne terrestre actuelle en 10 ans » mais ferait en revanche l’impasse sur son « acceptation sociétale ainsi que (sur) le fiasco économique et écologique de cette énergie ».
En conséquence, une association de chaque département de la région – Charente, Charente-Maritime, Corrèze, Creuse, Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Deux-Sèvres, Vienne et Haute-Vienne – attaque le Sraddet devant le Tribunal administratif de Bordeaux, dans un contexte où les aérogénérateurs sont de plus en plus contestés, non seulement pour leur impact sur le paysage et la nature, mais également pour leur coût (notamment environnemental) de construction et leur « faible » production d’électricité renouvelable au regard d’autres sources d’énergies. En février 2020 lors d’une audition devant la commission des affaires économiques du Sénat consacrée à la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne avait elle-même déploré « le développement anarchique »des éoliennes, dont les parcs ont, selon elle, créé par endroits « une saturation visuelle ».
La montagne Sainte-Victoire, muse du peintre Paul Cézanne, est en train de se faire défigurer avec l’implantation d’un parc de 22 éoliennes. Les travaux de l’énorme chantier ont démarré en février dernier avec l’installation des deux premiers mats de 125 mètres de haut. Cependant, la bataille contre la pollution visuelle, qui est catastrophique pour le paysage emblématique de la Provence, continue.
Mr Marc-Antoine Chavanis, adhérant de l’association Vent des Noues, a généreusement cédé ses droits de publication et copyright pour la diffusion d’un reportage photos réalisé jeudi 7 mai 2020 sur la commune d’Ollieres (ref. Eoliennes de la Sainte Victoire). https://www.flickr.com/photos/commac/sets/72157714216857867/
On le retrouve dans un reportage au journal de 13 heures de Jean-Pierre Pernault du 24 juin 2020.
Extrait : « C’est la Provence de mon enfance qui est défigurée » « On s’est pas assez battu avant ! » « Elles n’auraient jamais dû être implantées »
Les premières éoliennes du Var sont sorties de terre. L’article paru dans la journal local Var matin, le 7 mai 2020, est venu confirmer que le projet du parc éolien d’Artigues et Ollières (Var) était entré dans sa phase finale. Tandis que la France se confinait, l’assemblage des éoliennes, entamé début mars, se poursuivait discrètement au rythme prévu. Malgré l’absence d’autorisation de construire en cours de validité et l’accident mortel d’un ouvrier sur le chantier mercredi 11 mars 2020, le promoteur n’a pas interrompu la construction, espérant ainsi rendre la situation irréversible.
Au terme de 15 ans d’études, de procédures et de bataille judiciaire, Provencialis accélère la cadence. La construction des 8 éoliennes sur la crête de la Colle Pelade est achevée. En face, la crête de la Carraine était déjà dotée d’un premier appareil, le 30 mai 2020. Selon le calendrier du promoteur, l’ensemble des éoliennes devrait être assemblé en juillet. Et pourtant, la poursuite de ces travaux peut être considérée comme illégale. Le 10 février 2020, le jugement rendu par le tribunal administratif de Toulon ordonnait l’arrêt des travaux de construction des éoliennes dont le permis de construire, trop ancien, était devenu caduque. Beaucoup d’argent étant en jeu, Provencialis continue, comptant sur l’irréversibilité des travaux.
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