L’accélération du déploiement éolien en France ne se contente pas de détruire nos paysages et notre cadre de vie. Elle menace désormais la stabilité technique et financière de notre système électrique national. C’est l’alerte grave lancée par l’expert en politique énergétique Fabien Bouglé, révélant la censure d’un document explosif d’EDF concernant la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE 3).
La « modulation » : sacrifier notre fleuron national au profit de l’intermittence
Le cœur du problème réside dans un mécanisme technique appelé la « modulation ». En raison de la multiplication des sources d’énergie intermittentes (éolien et solaire) injectées sur le réseau, EDF est contraint d’adapter en permanence sa production de base.
Dans l’émission « La Grande Confrontation » diffusée sur LCI en décembre 2025, un échange particulièrement révélateur a eu lieu entre Bernadette Kaars et Marine Tondelier. Cette séquence, que nous partageons aujourd’hui avec vous, illustre parfaitement le combat que mène l’association Vent des Noues au quotidien pour le Pays de la Châtaigneraie.
La fin du silence : un enfer quotidien 7j/7
Le témoignage de Bernadette Kaars rappelle une vérité que les promoteurs éoliens tentent trop souvent de masquer : l’impact dévastateur sur la santé et la tranquillité.
Une nuisance sans répit : Contrairement aux idées reçues, le bruit des éoliennes ne s’arrête jamais. C’est un martèlement constant, jour et nuit, sans week-end ni jour férié.
L’atteinte à la santé : Ce n’est pas seulement une question de volume, mais de fréquence. Cette présence sonore obsédante finit par user les nerfs et dégrader la santé mentale des habitants.
La perte de valeur du patrimoine : Derrière ces machines se cache une spoliation immobilière réelle pour ceux qui ont investi toute une vie dans leur maison.
Un dialogue de sourds entre Paris et nos campagnes
La confrontation met en lumière le fossé grandissant entre deux mondes. D’un côté, une vision politique et théorique défendue par Marine Tondelier, qui voit l’éolien comme une nécessité statistique. De l’autre, la souffrance concrète de citoyens qui voient leur cadre de vie sacrifié.
« On ne peut pas construire une transition écologique sur la souffrance des populations rurales. »
Cet échange démontre que le déploiement actuel de l’éolien est perçu comme une intrusion brutale, imposée sans réelle concertation et au mépris des réalités géographiques et humaines de nos territoires.
Pourquoi cette vidéo concerne le Pays de la Châtaigneraie ?
À Vent des Noues, nous refusons que notre territoire devienne une zone industrielle à ciel ouvert. Les arguments portés par Bernadette Kaars dans cette vidéo sont les nôtres :
Préserver notre environnement : La biodiversité et nos paysages ne sont pas des variables d’ajustement pour des objectifs de production intermittente.
Protéger les habitants : La santé et la sécurité des riverains du Pays de La Châtaigneraie doivent primer sur les intérêts financiers des promoteurs.
Exiger le respect : Nous demandons un arrêt du déploiement anarchique et une prise en compte réelle des nuisances acoustiques dénoncées dans ce débat.
Regardez la vidéo complète
Nous vous invitons à partager massivement cet article et cette vidéo pour alerter sur les dangers qui pèsent sur notre cadre de vie. La mobilisation de chacun est essentielle pour faire entendre raison aux décideurs.
C’est un rappel à l’ordre inédit de la part de RTE. Le gestionnaire du réseau constate que certains producteurs et fournisseurs d’électricité ne respectent pas leurs obligations d’équilibrer le système, ce qui provoque une situation de plus en plus tendue. Concrètement, chaque acteur raccordé au réseau est tenu d’adapter au maximum sa production avec ses prévisions de consommation.
Or certains ne jouent pas le jeu, regrettent RTE, ce qui complique les choses. La France produit ces derniers mois bien plus d’électricité qu’elle n’en consomme. Le pays a d’ailleurs battu l’an dernier son record d’exportation, ce qui lui a au passage rapporté 5 milliards d’euros, rappelle RTE. Mais cela n’est pas suffisant pour équilibrer le système en dernier recours. Le gestionnaire est de plus en plus fréquemment contraint d’employer les grands moyens. Il a dû débrancher 13 parcs éoliens et solaires depuis début mars.
Du jamais vu et un phénomène qui a un coût pour les finances publiques car chaque arrêt forcé de ce genre se fait en échange d’une compensation financière importante aux producteurs.
Roscoe : Personne ici ne mentionne un détail gênant : les turbines en fin de vie qui finissent dans une décharge à ciel ouvert, à la sortie de la ville. Environ 4 000 carcasses s’entassent depuis des années sur une surface équivalant à 23 terrains de football… américain, bien sûr. Ce qui en fait l’un des plus grands cimetières d’éoliennes au monde.
Le vent a-t-il tourné pour la filière pourtant prometteuse de l’éolien offshore ? L’entreprise américaine General Electric qui fabrique d’énormes éoliennes pour les parcs installés en mer comme celui de Saint-Nazaire, annonce la suppression prochaine de 360 postes en Loire-Atlantique.