En plus des collisions directes avec les pales, les chiroptères sont victimes des variations de pression en survolant les parcs éoliens. Dans l’Oise, la préfecture vient de réclamer des «mesures correctives» après la découverte de plusieurs cadavres au pied de douze éoliennes implantées sur les communes d’Avricourt, Candor et Écuvilly.
« Des géantes de 145m beaucoup plus bruyantes que prévu. » « On peut se détourner d’un paysage, mais le bruit, lui, est partout. » « Depuis les premières nuisances, leur projet est tombé à l’eau ». « On arrive à 42dB, là ils ne sont pas dans la règlementation du tout » « Ils ont fait estimé le bien par un notaire. Il leur a dit qu’à cause du bruit des éoliennes, il était invendable »
La ministre de la transition écologique a présenté une communication relative aux énergies renouvelables.
Extraits : « le développement massif des énergies renouvelables sera également indispensable »
« Une cartographie des zones favorables au développement de l’éolien est en cours, afin d’orienter les projets vers les zones les plus propices au regard des concertations menées. »
« Le cadre législatif a été amélioré pour permettre le développement des projets »
« le traitement des contentieux a été accéléré sur l’éolien«
Avec 238 mètres de hauteur, les éoliennes de Boussais pourraient bien être les plus élevées de France.
La vidéo du reportage
Ce projet suscite d’autant plus une levée de boucliers que plus de 70 éoliennes ont déjà été implantées autour de la commune de Boussais.
Le préfet des Deux-Sèvres a pourtant donné son accord en dépit de l’avis défavorable de l’enquête publique.
« On ne tient pas compte de l’avis des locaux, à quoi sert une enquête d’utilité publique ?« , s’interroge Gérard Giret, premier adjoint à la mairie de Boussais.
Le représentant de L’Etat estime avoir déjà fait un effort en supprimant une éolienne sur les quatre prévues initialement.
Toujours en construction, le futur parc éolien au large de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) n’a pas encore fait tourner sa première pale. Ce mardi 8 février, l’ONG Sea Shepherd a annoncé déposer une plainte devant la Commission européenne afin de « remédier aux manquements du chantier éolien de Saint-Brieuc aux règles applicables au rejet de substances polluantes en mer, à la planification de l’espace marin, ainsi que les règles applicables aux espèces et aux habitats protégés ».
Cette plainte, partagée par l’association Gardez les caps, vise plus particulièrement, d’une part, un manquement envers la directive européenne du 7 septembre 2005 concernant la pollution causée par les navires, et les sanctions qu’elle prévoit. Sea Shepherd fait référence à la fuite d’hydrocarbures de juin 2021, provenant du navire chargé du forage, Aeolus, et qui fait déjà l’objet d’une plainte. L’ONG cible, d’autre part, le zonage du parc au milieu d’un site Natura 2000 et l’obtention « illégale » des 59 dérogations de destruction d’espèces accordées à l’opérateur Ailes marines, filiale de l’industriel espagnol Iberdrola. Cette question fait également déjà l’objet d’une plainte devant le Conseil d’État, datée du 7 janvier dernier.
« Le site de la baie de Saint-Brieuc a été arbitrairement désigné par l’État français « zone propice » non modifiable pour de l’éolien industriel, sans aucune évaluation environnementale préalable, ni enquête publique, énonce Sea Shepherd. Mal zoné dès l’origine, le projet éolien de la baie de Saint-Brieuc est dans une impasse environnementale. » L’ONG pointe, en outre, la réalisation de « seulement trois fondations d’éoliennes » en six mois de chantier (causant, qui plus est, une pollution sonore et sédimentaire) sur la trentaine annoncée par l’opérateur, pour 62 éoliennes posées prévues à terme.