«Défendre le cadre de vie, l’environnement, la propriété, la tranquillité, la santé et la sécurité des habitants du territoire du Pays de la Châtaigneraie.»
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Détruire les paysages en prétendant sauver l’environnement, c’est un peu comme si le vaccin contre le Covid avait pour objectif de répandre le virus.
Je me faisais une joie de ma première escapade en France depuis le début de la crise sanitaire, et de retrouver la sublime diversité des paysages français. J’ai dû malheureusement déchanter, confronté à la détérioration progressive de ces paysages par une politique énergétique visant à transformer des collines ancestrales en champs d’éoliennes, résultat d’une escrologie subtile qui vise à faire croire que cette énergie renouvelable va nous sauver du réchauffement climatique. On a connu le scandale de la taxe carbone, largement étouffé, mais qui a coûté plusieurs milliards au contribuable. Les éoliennes en sont un autre. Détruire les paysages en prétendant sauver l’environnement, c’est un peu comme si le vaccin contre le Covid avait pour objectif de répandre le virus.
Modèle financier douteux
L’idée de ces moulins grotesques vient d’Allemagne qui en est le principal promoteur chez nous. Les Allemands ont voulu arrêter le nucléaire et le remplacer par l’éolien. Résultat, leurs centrales thermiques tournent à fond pour compenser leur déficit énergétique et leur taux d’émission de CO2 est deux fois et demie le nôtre. Et les Allemands commencent à regretter ces immenses pâles qui tournent en permanence au-dessus de leurs têtes. Une éolienne, c’est une masse de métal, un socle énorme en béton et des huiles nocives pour une exploitation de dix-huit ans qui va laisser de drôles de carcasses sur le territoire dont personne ne voudra vu les coûts de démontage. Et tout cela basé sur un modèle financier douteux qui repose sur l’incompétence de certaines communes, la perspective de gains à court terme de particuliers ou agriculteurs qui touchent 8.000 euros par an par éolienne posée sur leurs prés, le tout appuyé par des fonctionnaires zélés comme dans l’Yonne ou dans le projet immonde de la baie de Saint-Brieuc.
Esprit de résistance
Là où je me trouve, dans le Jura, l’esprit de résistance a prévalu. Les moulins à vent devaient être implantés sur une crête. Pour y accéder, il fallait détruire une forêt, habitat privilégié du coq de bruyère, afin de rejoindre une esplanade qui se trouve en fait avoir été un haut lieu du martyr de la résistance jurassienne. Les descendants de ces résistants se sont mobilisés pour faire corps contre cette défiguration et à ce jour ils tiennent toujours la position. Faire payer à des paysages qui sont notre patrimoine commun un faire-semblant écologique allié à notre retard à produire et à consommer vert, c’est une incapacité notoire de la puissance publique dans sa mission essentielle à se projeter dans l’avenir hors d’un prisme idéologique ou simplement de fausses croyances dont les éoliennes sont une des plus flagrantes manifestations. On ne connaît pas un président de la République qui ait fini un mandat en aimant les Français même si certains le faisaient croire. Mais on ne peut pas s’exonérer d’aimer la France, sauf à considérer comme Trump que le mieux pour éviter les incendies c’est de raser les forêts ou pire encore de rester complètement passif en se disant qu’après tout « autant en emporte le vent ».
La protection de l’environnement est un axe fort de la politique nationale et des engagements de la commune de Cheffois. Dans ce contexte, la commune de Cheffois a déjà lancé des actions pour agir dans ce sens : passage de l’éclairage public en éclairage LED, gestion de la consommation des énergies dans les bâtiments publics … Mais l’engagement ne s’arrête pas là, c’est pourquoi le conseil municipal a été sollicité sur la faisabilité de projet, tels que : – La pose d’ombrières de parking à toit photovoltaïque ; – Couverture photovoltaïque de bâtiments communaux ; – L’implantation d’éoliennes. Le conseil municipal, réuni ce 10 novembre, autorise à l’unanimité ces sociétés à lancer leurs études de faisabilité sur notre commune. Ces études sont à titre informatif et n’engagent en rien. Il est seulement de notre devoir d’être en cohérence entre notre volonté d’avoir une planète plus verte et nos modes de production d’énergie.
le petit journal de Cheffois n°73 Novembre 2020
Notre analyse
« Ces études sont à titre informatif et n’engagent en rien. »
le petit journal de Cheffois n°73 Novembre 2020
Cette information n’est pas tout à fait complète et de ce fait un peu biaisée car dans le cadre d’un projet éolien (construction classée ICPE), lorsque l’accord d’étude de faisabilité est donné par la commune, la décision d’implantation ou non d’éoliennes échappe à la commune au profit du préfet qui est le seul décideur par un arrêté d’autorisation environnemental ou un arrêté de rejet d’autorisation environnemental. Cette décision fait suite à l’instruction du dossier dans les services section ICPE – Pôle environnement de la préfecture et de la DREAL. L’avis de la commune d’implantation du projet et de celles des communes situées dans un rayon de 6 km (ex : carte dossier Saint Maurice des Noues) est simplement un avis consultatif au même titre que l’avis des habitants au moment de l’enquête publique.
8 – Divers : … Projet parc éolien : Monsieur le Maire donne lecture d’un courrier de la Préfecture de la Vendée transmis à l’entreprise IEL le 6 août dernier. Ce courrier expose que suite au dépôt le 28 juillet 2020, par l’entreprise IEL, du dossier d’autorisation environnementale, l’inspection des installations classées l’avait considéré comme non recevable en l’état et avait demandé un complément par courrier du 6 octobre 2020. Le présent courrier de la Préfecture indique avoir reçu ce complément le 6 août 2021 et informe l’entreprise IEL que ces éléments sont adressés aux services chargés d’instruire leur recevabilité.