Eoliennes : Le Sénat donne un droit de véto aux maires, Barbara Pompili vent debout

Le Sénat dominé par la droite a voté dans la nuit de jeudi à vendredi le principe d’un droit de veto des maires sur l’implantation d’éoliennes sur leurs communes, contre l’avis de la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili. Lors de l’examen en première lecture du projet de loi climat et résilience, les sénateurs ont adopté un amendement LR prévoyant une délibération du conseil municipal sur les projets d’implantation, avec aussi la possibilité de le soumettre à un référendum local.

La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili. — JC Tardivon/SIPA

« Qui mieux que le conseil municipal peut prendre une décision de cette nature ? », a plaidé Édouard Courtial, élu LR de l’Oise. Egalement LR, la rapporteure Marta de Cidrac l’a soutenu, soulignant que l’amendement « répond à une demande forte des élus locaux, démunis face à l’implantation de parcs éoliens ».

La mesure ne devrait néanmoins pas passer le cap du retour à l’Assemblée nationale, majoritairement macroniste.

Eoliennes : Le Sénat donne un droit de véto aux maires, Barbara Pompili vent debout (20minutes.fr)

Appel à tous les maires et tous les élus pour soutenir l’action de « Vent des maires »

Vent des maires lance son site Internet et met en ligne « Paroles de maire » dénonçant l’implantation abusive et autoritaire des éoliennes.

40 premières « Paroles de maires » sont disponibles sur https://www.ventdesmaires.fr

Plus de 600 élus ont apporté leur soutien à la lettre ouverte de  Vent des maires au Président de la République.

Face à l’éolien, les maires demandent le retour à la démocratie : que leur parole soit écoutée, que leur parole soit respectée. Les 40 « paroles de maires » sont une première sélection des messages adressés par plus de 600 élus, venant de toutes les régions de France.

Ces paroles montrent à la fois la révolte et la combativité des maires qui veulent être entendus face à l’éolien. Elles montrent la détresse de certaines communes, souvent de moins de 500 habitants, en proie à un harcèlement régulier des industriels, avec hélas parfois la complicité de services de l’Etat.

Nous sommes maintenant plus de 600 élus, maires, conseillers municipaux ou territoriaux et parlementaires, qui ont apporté leur soutien à notre lettre ouverte que Monsieur Stéphane Bern a remise en main propre à Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République, le 7 juin 2021.

Notre objectif est toujours le même : face à l’éolien, que la parole des maires soit entendue.

Brigitte Pistre, maire de Frazé (28),
Michel Couder, maire de Courcival (72)

Communication : Pierre-Emmanuel Picard – 0782415017 – ventdesmaires@laposte.net

Pollution en baie de Saint-Brieuc : une nappe d’huile de 16 km détectée sur le chantier éolien – Ouest France 15 juin 2021

Le navire Aeolus, qui construit le parc éolien en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), a déclaré aux autorités maritimes une fuite de 100 litres d’huile. Une nappe de 16 km de long sur 2,8 km de large a été observée près du chantier. Un navire antipollution arrive sur zone ce mardi matin.

Article Ouest France du 16/06/21

54 élus de Dordogne interpellent le gouvernement sur les éoliennes : « La concertation n’est que du vent » – Le Journal du Dimanche 5 juin 2021

Dans le JDD, 54 maires et élus de Dordogne disent au gouvernement leur opposition au projet éolien des Grands Clos. Ils dénoncent la non-prise en compte de la phase de consultation : « Si l’avis que vous demandez d’exprimer ne vous convient pas, le préfet, donc l’Etat, passe outre! »

La tribune : « Monsieur le ministre de l’Intérieur, Madame la ministre de la Cohésion des territoires, le président de la République et votre gouvernement ne cessent d’appeler au dialogue avec les maires et à la prise en compte de l’opinion des citoyens, mais si l’avis que vous leur demandez d’exprimer ne vous convient pas, le préfet, donc l’Etat, passe outre! Elus de nos territoires, nous ne l’acceptons plus.

Le projet éolien des Grands Clos, en Dordogne, est en discussion depuis 2013. La population a été consultée cinq fois, elle l’a refusé cinq fois. Lors de la dernière consultation, du 5 janvier au 7 février dernier, sur un arrêté de défrichement de la forêt de la Double pour y implanter cinq éoliennes, la population locale l’a rejeté à 99,6%. Sur 700 contributeurs, seulement trois personnes se disaient favorables au projet!

Trente-quatre maires de la Double, avec le soutien de leur conseil municipal, s’y sont également opposés. Et, afin que les choses soient encore plus claires, la communauté de communes du Pays de Saint-Aulaye et la commune de Saint-Aulaye-Puymangou, directement concernées par ce projet, ont voté deux motions contre, les 8 et 14 avril, pour sceller leur refus d’éoliennes géantes dans la forêt de la Double.

Passant outre les résultats des consultations, le préfet, représentant de l’Etat en Dordogne, a pris le 20 avril des arrêtés autorisant ce projet, une semaine à peine après ces motions de refus!

Ironie du moment, ce camouflet de l’Etat aux élus locaux intervient alors que le projet de loi ‘Climat et résilience’, récemment voté à l’Assemblée nationale, instaure la mise en place de comités régionaux de l’énergie réaffirmant le principe de concertation locale en matière éolienne.

Cette décision est en totale contradiction avec la volonté affichée de votre gouvernement de respecter la démocratie locale et de remettre les maires au cœur de la vie républicaine. A ce degré d’unanimité d’opposition, la question n’est plus de savoir si le projet est nuisible ou non à l’environnement. Il s’agit de respecter la démocratie lorsqu’on l’invite à s’exprimer : nous, élus locaux, demandons le retrait immédiat des arrêtés préfectoraux autorisant ce projet dans la Double. »

54 élus de Dordogne interpellent le gouvernement sur les éoliennes : « La concertation n’est que du vent » (lejdd.fr)