L’Allemagne était un paradis pour l’énergie éolienne jusqu’à ce que les Allemands les détestent ! 45secondes.fr

L’Allemagne avec ses 30 000 éoliennes était un paradis pour l’énergie éolienne.
En fait, 23,5% de toute son énergie provient du vent: c’est l’énergie renouvelable la plus importante du pays.

Au premier semestre 2019, seuls 35 éoliennes ont été installées. C’est 82% de moins qu’au premier semestre 2018 (où moins de la moitié des turbines ont été installées qu’en 2017). Parce que? Parce que les Allemands commencent à détester les moulins à vent.

Et non, ce n’est pas une exagération. Les dernières élections étatiques en Thuringe ont vu un déclin des Verts (qui se développent dans tout le pays) et une croissance significative de l’AfD de droite. Ce qui est curieux, c’est que de nombreux analystes conviennent que l’un des problèmes de campagne qui ont eu une influence décisive a été, précisément, l’heureuse énergie éolienne que certains soutiennent et d’autres non.

Un bon exemple de ce climat défavorable est que ces dernières années le secteur stagne surtout en raison des réglementations locales ou régionales. En Bavière, sans aller plus loin, il faut « la distance entre une éolienne et la maison la plus proche doit être 10 fois la hauteur du mât ». Quelque chose qui, en raison de la structure démographique de l’État, l’a rendu pratiquement impossible.

En général, comme le soutient Bloomberg, les arguments sont écologiques (ils compromettent l’avenir des espèces d’oiseaux ou génèrent des nuisances sonores qui affectent d’autres espèces) ou esthétiques (car ce sont des paysages laids). En fait, il y a un mot allemand, Verspargelung, qui le résume parfaitement: contamination par des asperges géantes.

Cela explique bien pourquoi Les Allemands commencent à détester l’énergie éolienne: des années d’installations gigantesques peu soucieuses de l’environnement et les habitants locaux ont réussi à faire de l’une des populations les plus pro-renouvelables d’Europe le terreau idéal des positions anti-vent.

L’Allemagne était un paradis pour l’énergie éolienne jusqu’à ce que les Allemands détestent les moulins à vent (45secondes.fr)

Eolien. Un projet enterré en Charente-Maritime en raison notamment de l’impact visuel négatif – Ouest France

L’impact visuel négatif sur les Monuments historiques et des conséquences à redouter sur les oiseaux migrateurs ont fait annuler un projet de six éoliennes de 178 m de haut dans le sud de la Charente-Maritime.

Une bonne nouvelle pour les opposants aux champs d’éoliennes s’ils regardent vers la Charente-Maritime. Notre confrère Sud-Ouest rapporte que le Conseil d’État vient d’enterrer un projet de six éoliennes avec poste de livraison près de Mirambeau dans le sud de ce département – le projet d’Allas-Bocage.

Le Conseil d’État, précise Sud-Ouest, a suivi les conclusions du rapporteur public qui mettait en avant l’impact visuel négatif de ces éoliennes, d’une hauteur de 178,5 mètres, sur les Monuments historiques et les conséquences sur la migration des oiseaux, évoquant « une vraie barrière »dans ce couloir migratoire.

Ce projet éolien était en fait bien mal parti. Déposé en décembre 2014, il avait refusé par le préfet en 2016. Un refus confirmé par le tribunal administratif de Poitiers en 2017 et par la cour administrative d’appel de Bordeaux en septembre 2019.

https://www.ouest-france.fr/economie/energie/energie-eolienne/eolien-un-projet-enterre-en-charente-maritime-en-raison-notamment-de-l-impact-visuel-negatif-abd0806a-7dbf-11eb-9c3f-b9704434ca3f

Indre-et-Loire : le démarchage pour des projets éoliens agace quatre maires du Lochois

Dans un courrier à la préfète d’Indre-et-Loire les maires de quatre communes du sud Touraine se disent agacés du démarchage incessant de sociétés qui viennent leur vendre de l’éolien. Les maires de Ligueil, Bournan, Cussay et Civray-sur-Esves n’en peuvent plus, ils aimeraient que cela s’arrête.

Ils n’hésitent pas à parler de harcèlement, les maires de quatre communes du Lochois (Ligueil, Bournan, Cussay, Civray-sur-Esves) n’en peuvent plus d’être démarchés deux à trois par semaine par des sociétés qui viennent leur vendre de l’éolien. Ces quatre maires ont écrit à la préfète d’Indre-et-Loire, un courrier co-signé par le maire de Perrusson, qui est aussi le président des maires ruraux d’Indre-et-Loire, ainsi que par le président de la communauté de communes Loches Sud Touraine.

Dans leur courrier, les quatre élus expliquent qu’ils sont opposés à l’éolien et que chaque conseil municipal a émis un avis défavorable sur le sujet. Une façon, aussi, d’indiquer à la préfète d’Indre-et-Loire que toute éventuelle implantation à venir n’aura pas leur assentiment. Quatre maires qui en ont assez d’être sollicités de la sorte. Le maire de Bournan, Charlie Gillet, explique, « ils veulent nous mettre des éoliennes sur de très bonnes terres agricoles, mettre du béton partout, cela commence à nous casser les pieds. C’est la raison pour laquelle nous avons interpellé la préfecture. Cela en fait cinq de suite qui nous proposent les mêmes projets à 200 mètres près. Moi je ne pourrirai pas la Touraine. On nous demande de faire des efforts dans le milieu agricole, d’utiliser moins de produits phytosanitaires etc…ce n’est pas pour supporter des tonnes de béton au pied d’une éolienne« .

Les maires parlent de forcing de la part de ces sociétés, avec la mise en avant de l’argument financier à l’heure où les agriculteurs peinent à se dégager un salaire décent. Ces élus ne savent pas si leur courrier suffira pour faire barrage à quelque projet que ce soit, « mais cela peut faire réfléchir » dit Alain Rocher, le maire de Cussay.