Ce lundi 25 août, une délégation de maires du sud de l’Aisne s’est rendue en préfecture pour déposer une lettre ouverte contre les projets d’implantation d’éoliennes. Ils dénoncent l’absence d’écoute des élus et de la population sur cette question et demandent un moratoire sur les projets éoliens en cours.
Une étude menée par l’Institut belge de recherche pour l’agriculture, la pêche et l’alimentation révèle un constat alarmant : les parcs éoliens en mer pourraient rejeter jusqu’à 228 substances chimiques dans l’environnement. Parmi elles, 62 sont classées comme particulièrement nocives, présentant des risques avérés de cancérogénicité, de toxicité et de persistance dans les écosystèmes. Ces résultats soulignent une menace environnementale et sanitaire jusqu’ici sous-estimée, alors même que l’étude ne précise pas les quantités réellement émises par ces installations.
Pire encore : ces rejets ne sont pas une fatalité. L’étude souligne que des solutions techniques existent pour les limiter, comme l’utilisation de dispositifs anticorrosion alternatifs, de matériaux biodégradables ou de systèmes de refroidissement fermés. Pourtant, ces mesures ne sont pas appliquées, laissant planer un doute sur la volonté réelle des industriels et des pouvoirs publics de protéger les milieux marins et les populations.
Cette révélation interroge : à quel prix écologique et sanitaire développe-t-on l’éolien en mer ? Alors que les projets se multiplient, cette étude rappelle que l’énergie éolienne n’est pas exempte de risques majeurs.
Une éolienne a explosé mercredi 16 juillet, à Fresnes-en-Saulnois. Les pales se sont mises à tourner trop vite et l’une d’entre elles s’est décrochée en emportant avec elle une partie du moteur.
L’éolienne endommagée qui a perdu une pale. – Laurent Vaucher
Un agriculteur roulait en voiture avec son fils et un ami de ce dernier lorsqu’il a remarqué qu’une éolienne tournait anormalement vite. En un instant, elle a explosé, projetant une pale au loin. Bien qu’il n’y ait eu aucun blessé, le père et le fils restent profondément marqués par l’incident : « Alors que nous nous promenions sous l’éolienne, mon fils de dix ans m’a dit : « Papa, il ne faut pas rester ici, elle pourrait tomber. » Je lui ai toujours répondu que tout allait bien. Finalement, il avait raison. Nous sommes encore sous le choc. »
Les débris de l’éolienne endommagée. – Laurent Vaucher
Suite à l’incident, il est désormais impératif d’éliminer tous les débris qui ont pollué le champ d’Étienne Laloy, un agriculteur local. La dispersion de fibres de verre dans la paille la rend impropre à la consommation, soulevant des préoccupations majeures pour l’agriculteur. Ce dernier redoute les longues procédures d’assurance à venir : « Cela va entraîner des démarches administratives interminables… Il faudra négocier, et cela représente un véritable casse-tête. » Il espère une indemnisation rapide pour couvrir ses pertes et éviter un désastre financier.
Lors de l’inauguration du parc éolien Friaucourt-Allenay, Énergie Team a annoncé lancer un chèque énergie de 100 €/an pour les foyers modestes.
100€ par an pour certains habitants, selon conditions
Cependant, cette initiative révèle une disparité frappante dans l’allocation des ressources financières. En effet, seulement 20 % des foyers dans les 49 communes concernées bénéficieront de ce chèque, selon des critères spécifiques de précarité, de distance par rapport au parc éolien et du nombre d’éoliennes implantées.
En comparaison, les institutions locales perçoivent des montants bien plus substantiels : les deux communes reçoivent chacune 25 000 € par an, la communauté de communes des Villes Sœurs (CCVS) obtient 47 000 €, et le Département de la Somme, 23 000 €.
La somme allouée aux habitants apparaît bien dérisoire au regard des multiples inconvénients, dont notamment les nuisances sonores : « Notre maison se trouve à moins de 800 mètres de la première éolienne et nous l’entendons lorsqu’il y a beaucoup de vent ».
Pour rappel, des riverains ont obtenu plus de 100 000 € de dommages et interêts dans une affaire les opposant à des promoteurs de parcs éoliens situés à proximité de leur gîte rural. La Cour d’appel de Toulouse a rendu une décision novatrice, en reconnaissant qu’ils souffraient du « syndrome de l’éolien ». Cour d’appel de Toulouse, 3e ch, 8 juillet 2021, n° 20-01384
L’article de Mediapart explore les causes et les conséquences du récent black-out électrique en Espagne, qui a également affecté le Portugal. Il révèle que cet incident majeur a été causé par une combinaison d’erreurs techniques, de mauvaises décisions et de réponses inadéquates des principaux acteurs du secteur énergétique, notamment le gestionnaire de réseau Red Eléctrica de España et les grands producteurs d’électricité comme Iberdrola, Endesa et Naturgy.
L’article met en lumière les vulnérabilités structurelles du système électrique européen, exacerbées par l’intégration massive des énergies renouvelables. Ces sources d’énergie posent des défis majeurs en termes de stabilité du réseau en raison de leur nature intermittente et décentralisée. Le rapport gouvernemental espagnol souligne également les lacunes en matière de régulation et de spéculation financière sur le marché de l’électricité, qui ont contribué à aggraver la situation.
En outre, l’article critique sévèrement le marché européen de l’électricité, décrit comme l’un des plus spéculatifs et volatils au monde, mettant en danger la stabilité financière et la sécurité énergétique de millions de personnes. Malgré les avertissements et les critiques, la Commission européenne semble peu encline à réformer ce système, préférant maintenir statu quo
Pour une analyse approfondie de ces enjeux cruciaux et des leçons à tirer de cet incident, nous vous invitons à télécharger et lire l’article en entier.
Les députés ont achevé jeudi 19 juin l’examen d’une proposition de loi sur le futur énergétique de la France, qui comporte désormais un moratoire immédiat sur toute nouvelle installation éolienne et photovoltaïque.
L’avenir du texte, qui acte par ailleurs une relance massive du nucléaire, est désormais incertain. Les députés doivent voter mardi 24 juin en première lecture sur l’ensemble de cette proposition de loi dite Gremillet, issue du Sénat
Le témoignage de Jean-Philippe, un éleveur du Nord qui accuse les éoliennes voisines d’être responsables de la baisse de la production de lait de ses chèvres et d’une augmentation de leur mortalité. Il a découvert un courant électrique dans l’abreuvoir de ses chèvres, qu’il pense lié à l’installation récente des éoliennes entre 2023 et 2024.
Ah, le parc éolien d’Andilly, nouvelle star énergétique qui fait… du surplace ! Inauguré ce samedi avec grand fracas, le voilà déjà en mode pause-café lors des journées ensoleillées. Pourquoi ? Parce que la France croule sous les watts ! Entre les centrales nucléaires qui tournent à plein régime et les panneaux solaires qui brillent de mille feux, les éoliennes sont plus au chômage technique qu’au boulot.
Bertrand Cardinal, président de la coopérative de production d’énergies citoyennes, propriétaires des éoliennes d’Andilly : « Voyez, depuis ce matin 10 heures jusqu’à environ 17 heures, on s’aperçoit que le prix de l’électricité est à zéro euro le prix du mégawattheure. On a pourtant un vent qui est de l’ordre de 20 km/h, nos éoliennes peuvent tourner dès 10 km/h, mais là on est à l’arrêt. Le contrat signé pour nous fait que nous sommes tout de même rémunérés. C’est sans conséquences financières. »
C’est un rappel à l’ordre inédit de la part de RTE. Le gestionnaire du réseau constate que certains producteurs et fournisseurs d’électricité ne respectent pas leurs obligations d’équilibrer le système, ce qui provoque une situation de plus en plus tendue. Concrètement, chaque acteur raccordé au réseau est tenu d’adapter au maximum sa production avec ses prévisions de consommation.
Or certains ne jouent pas le jeu, regrettent RTE, ce qui complique les choses. La France produit ces derniers mois bien plus d’électricité qu’elle n’en consomme. Le pays a d’ailleurs battu l’an dernier son record d’exportation, ce qui lui a au passage rapporté 5 milliards d’euros, rappelle RTE. Mais cela n’est pas suffisant pour équilibrer le système en dernier recours. Le gestionnaire est de plus en plus fréquemment contraint d’employer les grands moyens. Il a dû débrancher 13 parcs éoliens et solaires depuis début mars.
Du jamais vu et un phénomène qui a un coût pour les finances publiques car chaque arrêt forcé de ce genre se fait en échange d’une compensation financière importante aux producteurs.