Le cri du cœur des riverains sur LCI : quand la réalité du terrain bouscule l’idéologie

Dans l’émission « La Grande Confrontation » diffusée sur LCI en décembre 2025, un échange particulièrement révélateur a eu lieu entre Bernadette Kaars et Marine Tondelier. Cette séquence, que nous partageons aujourd’hui avec vous, illustre parfaitement le combat que mène l’association Vent des Noues au quotidien pour le Pays de la Châtaigneraie.

La fin du silence : un enfer quotidien 7j/7

Le témoignage de Bernadette Kaars rappelle une vérité que les promoteurs éoliens tentent trop souvent de masquer : l’impact dévastateur sur la santé et la tranquillité.

  • Une nuisance sans répit : Contrairement aux idées reçues, le bruit des éoliennes ne s’arrête jamais. C’est un martèlement constant, jour et nuit, sans week-end ni jour férié.
  • L’atteinte à la santé : Ce n’est pas seulement une question de volume, mais de fréquence. Cette présence sonore obsédante finit par user les nerfs et dégrader la santé mentale des habitants.
  • La perte de valeur du patrimoine : Derrière ces machines se cache une spoliation immobilière réelle pour ceux qui ont investi toute une vie dans leur maison.

Un dialogue de sourds entre Paris et nos campagnes

La confrontation met en lumière le fossé grandissant entre deux mondes. D’un côté, une vision politique et théorique défendue par Marine Tondelier, qui voit l’éolien comme une nécessité statistique. De l’autre, la souffrance concrète de citoyens qui voient leur cadre de vie sacrifié.

« On ne peut pas construire une transition écologique sur la souffrance des populations rurales. »

Cet échange démontre que le déploiement actuel de l’éolien est perçu comme une intrusion brutale, imposée sans réelle concertation et au mépris des réalités géographiques et humaines de nos territoires.

Pourquoi cette vidéo concerne le Pays de la Châtaigneraie ?

À Vent des Noues, nous refusons que notre territoire devienne une zone industrielle à ciel ouvert. Les arguments portés par Bernadette Kaars dans cette vidéo sont les nôtres :

  1. Préserver notre environnement : La biodiversité et nos paysages ne sont pas des variables d’ajustement pour des objectifs de production intermittente.
  2. Protéger les habitants : La santé et la sécurité des riverains du Pays de La Châtaigneraie doivent primer sur les intérêts financiers des promoteurs.
  3. Exiger le respect : Nous demandons un arrêt du déploiement anarchique et une prise en compte réelle des nuisances acoustiques dénoncées dans ce débat.

Regardez la vidéo complète

Nous vous invitons à partager massivement cet article et cette vidéo pour alerter sur les dangers qui pèsent sur notre cadre de vie. La mobilisation de chacun est essentielle pour faire entendre raison aux décideurs.

Projet éolien à Nieul-le-Dolent : Vers un coup d’arrêt judiciaire ?

Le combat juridique mené par l’Association pour la préservation de l’environnement nieulais (Apen) et 24 riverains vient de franchir une étape cruciale. Le vendredi 19 décembre dernier, l’affaire a été portée devant la cour administrative d’appel de Nantes avec un objectif clair : obtenir l’annulation de l’autorisation environnementale accordée par le préfet pour l’implantation de six éoliennes de 90 mètres de haut.

Un impact majeur sur notre cadre de vie

L’association et les riverains ne lâchent rien. Au cœur de leurs préoccupations : l’impact visuel « excessif » sur les lieux de vie. Pas moins de 29 hameaux ont été dénombrés aux alentours du projet.

Si le promoteur (la SAS Eoliennes-de-Nieul-le-Dolent, filiale de VSB Energies Nouvelles désormais sous le giron de TotalEnergies) mise sur la plantation de haies pour masquer les mâts, le magistrat nantais s’est montré sceptique : rien ne prouve que ces haies suffiront à atténuer un impact visuel jugé « significatif ».

La biodiversité au cœur des débats

Le dossier pointe également un risque sérieux pour la faune locale, et plus particulièrement pour les chauves-souris. Voici les points soulevés lors de l’audience :

  • Proximité dangereuse : La distance entre les éoliennes et les haies (maillage bocager) est jugée insuffisante par le rapporteur public.
  • Risque de collision : Deux éoliennes en particulier présentent un risque accru pour ces espèces protégées.
  • Insuffisance des mesures : Les réponses apportées par la société sur ces points ont été jugées peu satisfaisantes par le magistrat lors de l’instruction.

Vers une annulation partielle ?

Le rapporteur public a préconisé une annulation partielle de l’autorisation, visant spécifiquement les deux éoliennes les plus problématiques (E4 et E6). Si cette solution éviterait une procédure de régularisation longue, elle ne satisfait pas pleinement l’Apen.

« Je ne peux qu’approuver la suppression des éoliennes E4 et E6 mais ce n’est clairement pas suffisant », a réagi l’avocate de l’association.

De son côté, la défense de VSB Energies Nouvelles rejette ces conclusions, affirmant que le plan de « bridage » (arrêt des machines lors des périodes de risque) permettrait de réduire le risque de collision à zéro.

Et maintenant ?

La cour administrative d’appel de Nantes a mis sa décision en délibéré. Le verdict, qui déterminera si le parc sera amputé, maintenu ou totalement annulé, est attendu le 20 janvier 2026.

Éolien en mer et biodiversité : quand la planification d’État ignore la science

L’urgence de la transition énergétique justifie-t-elle de naviguer à vue, sans boussole environnementale? C’est la question inquiétante que soulève le développement des parcs éoliens dans le golfe du Lion. L’analyse du calendrier décisionnel de l’État révèle un décalage critique entre la validation des zones d’implantation et la disponibilité des données scientifiques censées protéger la biodiversité.

Image générée à partir d’une intelligence artificielle

La charrue avant les bœufs : une chronologie incohérente

Le cœur du problème réside dans une désynchronisation dramatique . D’un côté, l’État et les Régions ont cofinancé à hauteur de 4,2 millions d’euros le programme scientifique « Migralion », lancé en 2021. Son but était précis : documenter la fréquentation du golfe par les oiseaux marins et migrateurs pour planifier au mieux les futurs aménagements.

De l’autre, le gouvernement n’a pas attendu les conclusions de cette étude cruciale pour agir. Les zones d’implantation des futurs parcs ont été définies par décret en octobre 2024, soit près d’un an avant la publication complète des résultats de Migralion. Le résultat de cette précipitation est sans appel : plusieurs parcs éoliens actés chevauchent désormais des zones identifiées par les scientifiques comme étant très fréquentées par les oiseaux.

Un risque avéré pour l’avifaune

Les données récoltées (via balises GPS et radars ornithologiques) montrent une réalité biologique incompatible avec les choix industriels actuels. Contrairement aux idées reçues, beaucoup d’oiseaux migrateurs ne traversent pas la mer tout droit mais longent les côtes pour minimiser les risques, empruntant précisément les couloirs où les éoliennes sont prévues.

Le danger est mécanique : l’étude révèle que 51 % des vols d’oiseaux migrateurs s’effectuent à une altitude inférieure à 300 mètres, c’est-à-dire directement à la hauteur des pales des éoliennes. Ce placement irréfléchi fragilise un écosystème méditerranéen déjà à l’agonie, où l’abondance des espèces marines a chuté de 52 % en trente ans.

L’environnement comme variable d’ajustement

Face à ces constats, la position de l’État semble privilégier les critères économiques. Selon France Nature Environnement, le gouvernement a pris en compte les éléments socio-économiques, comme le coût lié à la distance des côtes, mais a traité l’environnement comme une simple « variable d’ajustement ».

Le ministère de la Transition écologique admet que les résultats de Migralion ne remettront pas en cause la planification retenue pour les dix prochaines années. Les parcs pilotes sont déjà construits et le parc « Narbonnaise 1 », situé en zone sensible, a été attribué en décembre 2024 pour un démarrage des travaux en 2029.

Des mesures d’atténuation aux limites prouvées

Pour tenter de « limiter la casse », des solutions techniques sont évoquées, comme l’arrêt des pales lors des vagues de migration détectées par radar ou le fait de peindre les pales pour les rendre visibles. Cependant, ces mesures de « micro-évitement » présentent des limites majeures :

  • L’arrêt fréquent des machines coûte très cher et use le matériel, ce qui rebute les industriels.
  • Peu d’études prouvent l’efficacité réelle de ces dispositifs pour limiter les collisions.
  • Les risques existent aussi par temps de brouillard ou de vent faible, des moments où les radars de migration sont moins opérants pour déclencher les arrêts.

https://reporterre.net/Dans-le-golfe-du-Lion-des-parcs-eoliens-lances-sans-prise-en-compte-des-oiseaux

Éolien : L’urgence d’un déploiement responsable face au « massacre silencieux » des chauves-souris

Alors que la France s’engage dans une transition énergétique, le déploiement massif et souvent non maîtrisé de l’énergie éolienne révèle ses limites et ses coûts environnementaux. Les chauves-souris, espèces protégées et essentielles à l’équilibre écologique (régulation des insectes nuisibles), sont les victimes d’une véritable crise silencieuse.

🛑 Une crise sanitaire faunistique à échelle européenne

Les chiffres et les analyses que nous possédons ne laissent aucune place au doute : le risque pour les chauves-souris n’est pas marginal, il est systémique à l’éolien.

  • L’effet des éoliennes sur la faune : Les éoliennes sont un danger mortel par :
    1. Le risque de collision directe avec les pales.
    2. Les barotraumatismes induits par les perturbations des masses d’air, qui causent des hémorragies internes fatales sans trace visible.
  • Le fardeau européen : Le bilan des pays voisins doit servir de signal d’alarme pour la France. En Allemagne, par exemple, ce sont 200 000 chauves-souris qui meurent chaque année à cause des éoliennes. Cette situation d’« hécatombe prouvée et généralisée » mène à un déclin programmé des populations : une étude anticipe une chute de 20% des populations de chauves-souris sur une période d’un siècle.

🌳 L’insuffisance des normes d’implantation nationales

Le problème est aggravé par le non-respect ou l’insuffisance des normes de protection, soulevant des questions sur la régulation de l’aménagement du territoire en France.

  • Ignorance des « zones mortelles » : Les chauves-souris sont particulièrement vulnérables près des zones boisées. Pourtant, la distance de sécurité de 200 mètres par rapport aux forêts, jugée minimale, est ignorée par jusqu’à 78% des éoliennes en Europe.
  • Un cadre réglementaire à revoir : Ce manquement majeur place de nombreuses installations dans des zones de fort transit faunistique, maximisant le « massacre silencieux ». Le législateur et les autorités environnementales françaises doivent tirer les leçons de ce constat européen pour renforcer drastiquement les études d’impact et les prescriptions d’implantation sur notre territoire.

📉 Les limites techniques des mesures d’atténuation

Même lorsque les exploitants tentent d’atténuer l’impact, les solutions techniques se révèlent souvent insuffisantes face à l’ampleur du désastre écologique.

La piste du balisage : Une étude récente publiée dans le Journal of Applied Ecology met en avant l’intérêt d’une utilisation ciblée du balisage aéronautique. Bien que cette technologie (lumières activées uniquement à l’approche d’un aéronef, comme en Allemagne) vise principalement à limiter les nuisances lumineuses pour les riverains, toute mesure réduisant l’impact visuel et environnemental doit être intégrée dans les cahiers des charges nationaux.

Le Bridage : un compromis écologique fragile : Le bridage, qui consiste à arrêter les rotors lors des pics d’activité des chauves-souris, est la mesure la plus courante. Cependant, il ne fait que réduire la mortalité de 50%. Des milliers de chauves-souris continuent de mourir. Une réduction de 50% d’une hécatombe reste une hécatombe.

Ouest France 11 décembre 2025

Electricité à prix négatif, sursaturation du réseau : les projets de Loge-Fougereuse et St Maurice des Noues sont inutiles

Alors que nous nous battons pour préserver le Pays de la Châtaigneraie de l’invasion éolienne, l’actualité énergétique nationale vient confirmer ce que nous redoutions : le modèle économique de l’éolien est à bout de souffle. Saviez-vous que l’électricité se vend désormais régulièrement à des « prix négatifs » ? Décryptage d’un système qui marche sur la tête.

Une production décorrélée de nos besoins
Le principe est simple mais fatal : les éoliennes produisent quand il y a du vent, pas quand nous avons besoin d’électricité. Résultat ? Lors des épisodes venteux où la demande est faible, le réseau sature. Il y a trop d’électricité. Sur le marché, les prix s’effondrent et passent sous zéro. C’est le monde à l’envers : théoriquement, on devrait payer les pays voisins pour qu’ils absorbent notre surplus !

La double peine pour le contribuable
Le scandale réside dans le mécanisme de subvention. Actuellement, même si l’électricité ne vaut rien (ou coûte de l’argent au réseau), de nombreux promoteurs éoliens continuent de faire tourner leurs machines. Pourquoi ? Parce que l’État leur a garanti un prix de rachat ! C’est vous, c’est nous, contribuables et consommateurs, qui payons la différence pour subventionner une production inutile à cet instant précis. C’est un gaspillage d’argent public monumental.

La CRE tire la sonnette d’alarme
La situation est si critique que la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) veut sévir. Elle envisage de couper les subventions lors de ces épisodes pour forcer les éoliennes à s’arrêter. Cela prouve une chose : ajouter des éoliennes aujourd’hui ne sert pas la sécurité énergétique, cela ne fait qu’ajouter de l’instabilité au réseau.

Pourquoi sacrifier Loge-Fougereuse et St Maurice des Noues pour ça ?
Pourquoi détruire notre bocage, nuire à la santé des riverains et des animaux, dévaluer nos maisons pour une industrie qui produit de l’énergie en trop quand on n’en a pas besoin, et rien quand il fait froid et sans vent ? Les projets de Loge-Fougereuse et St Maurice des Noues s’inscrivent dans cette fuite en avant. Il est temps de dire STOP à cette politique du chiffre qui méprise à la fois la réalité économique et la réalité du terrain.

Agissons ensemble !
Ne laissons pas notre territoire devenir la variable d’ajustement d’un système électrique incohérent. Rejoignez Vent des Noues pour dire NON à l’industrialisation inutile de nos campagnes.

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Sources utilisées pour cette analyse :

  • Selectra : Prix négatifs de l’électricité : vers un arrêt forcé des éoliennes… Lien
  • JeChange : Vers un arrêt forcé des parcs éoliens et solaires par la CRE ? Lien

Conférence – Débat : Éolien en mer, quel avenir pour le monde maritime ?

Vendredi 12 décembre 2025 – 14h30, en présentiel et distanciel

Derrière le discours vert de la “transition énergétique”, des milliers d’éoliennes géantes s’apprêtent à transformer nos côtes. En France comme en Europe, des projets offshore bouleversent les équilibres marins, les paysages, la pêche, la biodiversité et le patrimoine culturel du littoral. Cette conférence-débat donne la parole à celles et ceux qui, sur le terrain, voient déjà les conséquences : marins, pêcheurs, habitants, experts scientifiques et architectes du patrimoine.

Le Département de la Sarthe demande une pause dans le déploiement des éoliennes sur son territoire

Le sujet a été mis sur la table, jeudi 16 octobre, lors d’une session plénière à l’abbaye de l’Épau près du Mans. Le Département de la Sarthe a émis le vœu qu’une pause soit mise en place dans la construction de nouveaux projets éoliens.

Frédéric Beauchef, vice-président du Conseil départemental de la Sarthe, s’inquiète de la prolifération anarchique des parcs éoliens. Il déplore la démarche désordonnée des entreprises d’éoliennes et souligne l’existence de parcs éoliens déjà installés en Sarthe, augmentant le risque d’une dissémination incontrôlée. Le département souhaite donc instaurer un moratoire pour freiner ce développement.

Il estime que le développement de ces parcs éoliens pose des problèmes aux habitants qui ont du mal à les accepter. “Le département souhaite pouvoir arrêter l’installation d’éoliennes qui se fait parfois contre l’avis de la population,” explique-t-il. Il ajoute : “Ces éoliennes se construisent au détriment de notre paysage.”

Loge-Fougereuse : Le Conseil d’Etat annule l’arrêt de la Cour administrative d’appel de Nantes

Le Conseil d’État a annulé, le 10 octobre 2025, l’autorisation du parc éolien des Boules à Loge-Fougereuse (Vendée), en raison d’une erreur de droit dans l’évaluation des risques pour les espèces protégées. La cour administrative d’appel de Nantes devra réexaminer le dossier, sans pouvoir se fonder sur les mesures compensatoires pour justifier l’absence de danger pour la faune. Concrètement, le projet est bloqué jusqu’à ce que les porteurs démontrent, par des mesures d’évitement et de réduction efficaces, que les risques pour les chiroptères, la loutre d’Europe et d’autres espèces sont suffisamment atténués — ou obtiennent une dérogation spécifique, soumise à des conditions strictes.

Pourquoi c’est important ? Cette décision confirme que les mesures compensatoires (comme la plantation de haies) ne suffisent pas à valider un projet si les atteintes à la biodiversité ne sont pas évitées ou réduites en amont. Une avancée majeure pour la protection des écosystèmes locaux.

Ouest France 13/10/2025

Projet éolien de Loge-Fougereuse – Audience au Conseil d’État

L’audience du recours déposé par les requérants contre le projet éolien de Loge-Fougereuse s’est tenue au Conseil d’État à Paris le 18 septembre 2025.
Lors de cette séance, le rapporteur public a conclu en faveur de l’annulation de l’arrêt contesté, une position encourageante pour la défense du territoire et de la biodiversité.
L’affaire est désormais mise en délibéré, la décision du Conseil d’État est attendue d’ici 3 à 4 semaines.
Cette étape juridique est cruciale pour l’avenir du projet et la protection durable de notre environnement.

Éoliennes : l’illusion verte et les profits bien réels

La transition énergétique en France a donné naissance à une créature aussi insolite que rentable : le « Hibou Électrique ». Ce phénomène, né des arrêts brutaux des éoliennes et des panneaux solaires, hante désormais les courbes de RTE. Il apparaît systématiquement lorsque le soleil tape trop fort ou que le vent souffle avec excès, révélant les limites d’un système censé être vertueux.

Production éolienne 3 septembre 2025 – RTE
Production solaire 24 mai 2025 – RTE

RTE a popularisé l’expression « tête de hibou » pour désigner la forme caractéristique des courbes de production lorsque les installations éoliennes et solaires sont brutalement mises à l’arrêt. Ce phénomène survient lors des pics de production, lorsque l’offre d’électricité dépasse la demande nationale. Les prix sur le marché s’effondrent alors, parfois jusqu’à devenir négatifs. Pour préserver la stabilité du réseau, une partie des installations est déconnectée, traçant ainsi ces courbes évocatrices — et révélatrices des limites structurelles d’un système dépendant des énergies intermittentes.

Lorsqu’EDF ordonne l’arrêt de la production — ce qu’on appelle l’effacement —, les exploitants ne subissent aucune perte financière. Bien au contraire : la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a instauré un mécanisme de compensation particulièrement généreux. Dès que le seuil de 20 heures d’effacement annuel est dépassé (40 heures pour les parcs en mer), les gestionnaires perçoivent une indemnité calculée selon des règles avantageuses :

  • Éoliennes terrestres : 35 % de la puissance du site × tarif d’achat × nombre d’heures effacées ;
  • Installations solaires : 50 % de la puissance du site × tarif d’achat × nombre d’heures effacées ;
  • Parcs éoliens en mer : 70 % de la puissance du site × tarif d’achat × nombre d’heures effacées.

Un système qui transforme les contraintes du réseau en opportunités lucratives.

Ce système revient à attribuer artificiellement aux exploitants les facteurs de charge suivants :

• 35 % pour les éoliennes terrestres (contre environ 23 % en moyenne réelle en France)
• 50 % pour les sites solaires (contre environ 20 % dans le sud de la France)
• 70 % pour les sites en mer (contre environ 40 % dans les appels d’offres en cours)