Sud-Vendée. Parcs éoliens : 430 pétitionnaires contre les excès d’implantations – Ouest France

Confrontés aux implantations de différents projets d’éoliennes dans leur territoire, des habitants de plusieurs communes du Sud-Vendée ont rejoint l’association Vent de détresse pour dire stop à ce phénomène qui, selon eux, arrive à saturation.

Dans la plaine, de Luçon à Benet, les implantations d’éoliennes se multiplient. Ce qui fait réagir de plus en plus d’habitants des Velluire-sur-Vendée, Le Langon, Auchay-sur-Vendée, Pouillé ou encore Vix qui ont décidé de se regrouper en association. L’une des dernières en date, Vent de détresse, est basée aux Velluire-sur-Vendée.

Sud-Vendée. Parcs éoliens : 430 pétitionnaires contre les excès d’implantations (ouest-france.fr)

Soutien au collectif anti-éolien des terroirs du pays de Rance

La  France est aujourd’hui  sous la coupe réglée de centaines de promoteurs éoliens qui ratissent systématiquement toutes les régions pour mettre 10.000 nouvelles éoliennes  promises par le Président de la République Emmanuel Macron.

Cette décision prise dans la cadre de la programmation pluriannuelle de l’électricité ( PPE) est une erreur stratégique historique.

Dans chaque région des citoyens  se regroupent pour dire non et résister.

Partout c’est la même détermination  « On ne lâche rien », « Pas d’éoliennes ni ici ni ailleurs », « Arnaques technologiques, financières et écologiques « ,  » on refuse les éoliennes qui dénaturent les paysages etc…. »

Aujourd’hui c’est la Bretagne qui va être massacrée. Aidez le nouveau collectif.

Analyse de la production 2020 RTE par l’association

Dans son Bilan électrique 2020 publié le 3 mars 2021, RTE indique notamment que la production d’électricité d’origine éolienne représente 7,9% de la production totale d’électricité contre 6,3 % en 2019.
https://assets.rte-france.com/prod/public/2021-03/Bilan%20electrique%202020_0.pdf

Décryptage

1 – Sur la forme

Avec sa technique de communication habituelle, RTE annonce que la production éolienne 2020 a progressé de 17,3% par rapport à 2019. Cela n’est pas faux (40 TWh en 2020 vs 34 TWh en 2019) mais partiel.
En effet, au delà de cette donnée présentée sous un jour exagérément favorable au secteur, il est possible de voir une autre réalité :
Considérant (plus logiquement sinon plus honnêtement) cette augmentation par rapport à la production totale d’électricité, elle n’est alors que de 1,6% (7.9% en 2020 vs 6,3% en 2019).

Poursuivant dans son registre discutable, RTE indique notamment que la production éolienne 2020 a atteint son maximum (« record historique ») « le lundi 10 février 2020 à 18h avec une puissance de 13409MW, ce qui correspond à un facteur de charge de 72,5%. »
Puis que « le minimum a été atteint le 24 avril 2020 à 11h avec une puissance de 124 MW »… sans alors préciser le facteur de charge, lequel doit être inférieur à 1%…

Sur l’année, le facteur de charge moyen mensuel serait de 26,35% en 2020 (+7%), ce qui indique que les éoliennes ont produit au maximum de leur capacité pendant 26% du temps.
La production d’électricité a donc été dépendante des autres sources pendant les 74% restants…

2 – Sur le fond

Sur le fond, cette légère augmentation de la production éolienne est à placer dans un contexte exceptionnel, notamment du fait de la pandémie de Covid-19.

En effet, outre cette augmentation effective de la capacité éolienne de 1104 MW (remplacement des plus anciennes et/ou ajout de plus puissantes), elle s’explique par :

  • une baisse de la production globale d’électricité de 7 % par rapport à 2019, « au plus bas depuis vingt ans » dixit RTE.
  • une baisse de la production nucléaire de 11,6%  conséquence
  • d’une part de l’arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim le 29 juin,
  • d’autre part de la mise à l’arrêt prolongé des centrales en maintenance du fait des perturbations occasionnées par la Covid-19 (que RTE estime à 34 TWh)
  •  une  baisse de la consommation d’électricité de 3,5% en rapport avec le ralentissement de l’activité économique ;
  • des conditions climatiques favorables à l’hydraulique, l’éolien et le solaire (contrairement à 2019)

Il convient également de noter :

  • L’écrasante majorité de la production électrique nucléaire : 67%, cela malgré la fermeture de la centrale de Fessenheim et « la crise du Covid-19 ayant entraîné des conséquences importantes sur le système électrique » (sic)  comme le souligne RTE
  • Une augmentation de la production hydraulique de 8,4% : 13% (d’électricité réellement « renouvelable » contrairement à l’éolien et au solaire)
  • Une légère augmentation de La production solaire de 2,3%  favorisée par un taux d’ensoleillement important : 12,6TWh.

En outre, le solde export/import (43 TW)  reste supérieur à la production éolienne (39,7TWh)

Notons enfin que, contrairement à la doxa selon laquelle le développement éolien serait fortement créateur d’emplois, RTE indique dans ce rapport que « Avec une exploitation nécessitant moins de personnel que d’autres filières, la production des centrales éoliennes a été peu impactée par la crise sanitaire »…

Conclusion

L’augmentation de la capacité éolienne de 1104 MW en 2020, avec environ 10.000 éoliennes, ne contribue qu’à la hauteur de moins de 8% du total de l’électricité produite.
De plus, ce pourcentage est à relativiser dans la mesure où la production d’électricité d’origine nucléaire a elle-même diminué de 11%, cette diminution étant sans rapport avec l’augmentation de la capacité « renouvelable ».
Tout est relatif…

L’Allemagne était un paradis pour l’énergie éolienne jusqu’à ce que les Allemands les détestent ! 45secondes.fr

L’Allemagne avec ses 30 000 éoliennes était un paradis pour l’énergie éolienne.
En fait, 23,5% de toute son énergie provient du vent: c’est l’énergie renouvelable la plus importante du pays.

Au premier semestre 2019, seuls 35 éoliennes ont été installées. C’est 82% de moins qu’au premier semestre 2018 (où moins de la moitié des turbines ont été installées qu’en 2017). Parce que? Parce que les Allemands commencent à détester les moulins à vent.

Et non, ce n’est pas une exagération. Les dernières élections étatiques en Thuringe ont vu un déclin des Verts (qui se développent dans tout le pays) et une croissance significative de l’AfD de droite. Ce qui est curieux, c’est que de nombreux analystes conviennent que l’un des problèmes de campagne qui ont eu une influence décisive a été, précisément, l’heureuse énergie éolienne que certains soutiennent et d’autres non.

Un bon exemple de ce climat défavorable est que ces dernières années le secteur stagne surtout en raison des réglementations locales ou régionales. En Bavière, sans aller plus loin, il faut « la distance entre une éolienne et la maison la plus proche doit être 10 fois la hauteur du mât ». Quelque chose qui, en raison de la structure démographique de l’État, l’a rendu pratiquement impossible.

En général, comme le soutient Bloomberg, les arguments sont écologiques (ils compromettent l’avenir des espèces d’oiseaux ou génèrent des nuisances sonores qui affectent d’autres espèces) ou esthétiques (car ce sont des paysages laids). En fait, il y a un mot allemand, Verspargelung, qui le résume parfaitement: contamination par des asperges géantes.

Cela explique bien pourquoi Les Allemands commencent à détester l’énergie éolienne: des années d’installations gigantesques peu soucieuses de l’environnement et les habitants locaux ont réussi à faire de l’une des populations les plus pro-renouvelables d’Europe le terreau idéal des positions anti-vent.

L’Allemagne était un paradis pour l’énergie éolienne jusqu’à ce que les Allemands détestent les moulins à vent (45secondes.fr)