Eolien. Un projet enterré en Charente-Maritime en raison notamment de l’impact visuel négatif – Ouest France

L’impact visuel négatif sur les Monuments historiques et des conséquences à redouter sur les oiseaux migrateurs ont fait annuler un projet de six éoliennes de 178 m de haut dans le sud de la Charente-Maritime.

Une bonne nouvelle pour les opposants aux champs d’éoliennes s’ils regardent vers la Charente-Maritime. Notre confrère Sud-Ouest rapporte que le Conseil d’État vient d’enterrer un projet de six éoliennes avec poste de livraison près de Mirambeau dans le sud de ce département – le projet d’Allas-Bocage.

Le Conseil d’État, précise Sud-Ouest, a suivi les conclusions du rapporteur public qui mettait en avant l’impact visuel négatif de ces éoliennes, d’une hauteur de 178,5 mètres, sur les Monuments historiques et les conséquences sur la migration des oiseaux, évoquant « une vraie barrière »dans ce couloir migratoire.

Ce projet éolien était en fait bien mal parti. Déposé en décembre 2014, il avait refusé par le préfet en 2016. Un refus confirmé par le tribunal administratif de Poitiers en 2017 et par la cour administrative d’appel de Bordeaux en septembre 2019.

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Indre-et-Loire : le démarchage pour des projets éoliens agace quatre maires du Lochois

Dans un courrier à la préfète d’Indre-et-Loire les maires de quatre communes du sud Touraine se disent agacés du démarchage incessant de sociétés qui viennent leur vendre de l’éolien. Les maires de Ligueil, Bournan, Cussay et Civray-sur-Esves n’en peuvent plus, ils aimeraient que cela s’arrête.

Ils n’hésitent pas à parler de harcèlement, les maires de quatre communes du Lochois (Ligueil, Bournan, Cussay, Civray-sur-Esves) n’en peuvent plus d’être démarchés deux à trois par semaine par des sociétés qui viennent leur vendre de l’éolien. Ces quatre maires ont écrit à la préfète d’Indre-et-Loire, un courrier co-signé par le maire de Perrusson, qui est aussi le président des maires ruraux d’Indre-et-Loire, ainsi que par le président de la communauté de communes Loches Sud Touraine.

Dans leur courrier, les quatre élus expliquent qu’ils sont opposés à l’éolien et que chaque conseil municipal a émis un avis défavorable sur le sujet. Une façon, aussi, d’indiquer à la préfète d’Indre-et-Loire que toute éventuelle implantation à venir n’aura pas leur assentiment. Quatre maires qui en ont assez d’être sollicités de la sorte. Le maire de Bournan, Charlie Gillet, explique, « ils veulent nous mettre des éoliennes sur de très bonnes terres agricoles, mettre du béton partout, cela commence à nous casser les pieds. C’est la raison pour laquelle nous avons interpellé la préfecture. Cela en fait cinq de suite qui nous proposent les mêmes projets à 200 mètres près. Moi je ne pourrirai pas la Touraine. On nous demande de faire des efforts dans le milieu agricole, d’utiliser moins de produits phytosanitaires etc…ce n’est pas pour supporter des tonnes de béton au pied d’une éolienne« .

Les maires parlent de forcing de la part de ces sociétés, avec la mise en avant de l’argument financier à l’heure où les agriculteurs peinent à se dégager un salaire décent. Ces élus ne savent pas si leur courrier suffira pour faire barrage à quelque projet que ce soit, « mais cela peut faire réfléchir » dit Alain Rocher, le maire de Cussay.

Pourquoi la justice a-t-elle ordonné la démolition d’un parc éolien dans l’Hérault?

À Lunas (Hérault), les sept turbines du parc éolien de Bernagues devront être démontées suite à une décision de justice. Lancé en 2004, le site a subi de vives oppositions émanant d’associations environnementales. C’est la première fois qu’un tribunal ordonne le démantèlement d’éoliennes en France.

Attaqué dès les premières esquisses, le projet a dû faire face à la détermination de collectifs de défense des paysages et de la biodiversité. Arguant principalement la protection d’un couple d’aigles royaux parmi d’autres espèces, ils étaient parvenus à faire annuler le permis de construire à trois reprises, en 2012, 2016 et 2017.

Cette affaire particulièrement longue et complexe semble avoir atteint son point final. L’ultime prononcé exige le démantèlement des éoliennes et la remise en état du site d’ici fin juin 2021. S’il ne respecte pas le jugement, le propriétaire devra verser 9 000 € d’astreinte quotidienne aux associations. L’appel d’ERL n’y changera rien, le tribunal ayant ordonné l’exécution provisoire de sa décision. Celle-ci pourrait d’ailleurs faire jurisprudence auprès d’autres dossiers opposant des parcs éoliens aux associations environnementales.

Xenius – Energie éolienne, la controverse – Arte – Reportage vidéo

Considérées par certains comme la source d’énergie du futur, les éoliennes sont honnies par d’autres en raison de leur nuisance sonore et esthétique, ainsi que des risques qu’elles induisent, par exemple pour la faune. Une équipe de cardiologues de Mayence explique l’impact sanitaire des infrasons.
Elle a scientifiquement démontré l’impact sur la santé des riverains par une fragilisation de ces tissus cardiaques.