Un extrait du programme Dossier Tabou La face noire des énergies vertes concernant le bruit généré par les éoliennes.
« Là on les entend carrément » « Fenêtres ouvertes, face aux éoliennes, j’ai 39 dBA » « Les éoliennes(…) sont deux fois et demi plus bruyantes que le niveau maximum autorisé » « La protection des gens contre le bruit fixe un seuil à 30 dBA » « Les éoliennes (…), à partir de 2011, on leur autorise 35 dBA au lieu de 30 » « En passant la limite de 30 à 35 décibels, la loi a permis de multiplier les projets éoliens, au détriment de la santé des habitants »
Une habitante de La Souterraine a eu du mal à en croire ses yeux, ce vendredi, en apercevant une pale d’éolienne au beau milieu d’un champ.
L’agriculteur propriétaire de la parcelle le confirme à France Bleu Creuse : elle s’est cassée et décrochée jeudi 2 décembre au soir ou vendredi 3 au matin. La pale, qui mesure 47 mètres et pèse trois tonnes, est tombée dans un champ qui se trouve sur la commune de Saint-Agnant-de-Versillat.
Les pompiers et les gendarmes se sont rendus sur place ce vendredi après-midi. Il n’y a aucun blessé. Ce parc compte quatre éoliennes, dont trois situées à Saint-Agnant-de-Versillat et une à La Souterraine.
On ne connaît pas encore la raison de ce décrochage. La pale est-elle tombée à cause du vent ? Ce serait un comble. En tout cas, l’agriculteur propriétaire du champ explique que le vent a beaucoup soufflé ces derniers jours.
Des riverains indisposés par la présence d’éoliennes terrestres témoignent.
« Moi, je vois 80 éoliennes dans un rayon de 5 km et le bruit ça dépend du brouillard, de la pluie… C’est l’été où on les entend le plus. Le soir aussi, ça fait « wouf, wouf, wouf » le bruit des pales, quand je suis dans mon canapé et que j’éteins la télé, ça m’arrive de les entendre les éoliennes. En fait on a l’impression qu’il y a une voiture qui arrive chez nous en permanence ».
Midi-Libre 17 novembre 2021
« Les éoliennes ont un impact sur les chauves-souris qui mangent les mouches et j’ai des problèmes de ponte de mouche dans les yeux de mes bêtes… En est-ce la cause ? Je n’en sais rien… » Mais les nuisances le concernant, il en est sûr. Même s’il n’affiche pas de syndrome de l’éolien qui entraînerait une dégradation de son état de santé. Avec le collectif du secteur, ils ont mis sur « pause » leur plainte pénale pour trouble du voisinage, en attendant de voir si les promesses du gouvernement sur le balisage sont tenues.
« Elles sont beaucoup trop bruyantes »
Le domaine viticole de Régis Cogranne est lui aussi dans l’Aude, près de Paraza, et le retraité décrit le même stress avec les balisages des éoliennes la nuit : « Moi ce n’est pas le bruit le problème, mais j’ai le symptôme de l’avion qui ne se pose jamais et ça devient obsessionnel, venez voir, c’est hallucinant ! » témoigne-t-il.
David, apiculteur dans l’Hérault, peste contre le bruit du parc situé à 700 m de chez lui, « elles sont beaucoup trop bruyantes, je vais trouver un sonomètre et faire des enregistrements devant huissier! » prévient-il. Tout comme Delphine et Loïc, éleveurs de 120 brebis à Verreries-de-Moussans, dans le Minervois héraultais, eux aussi en colère.
Les éoliennes n’en sont pourtant qu’au stade de projet mais la fronde s’organise car là encore, on parle de nuisance avec la crainte de caisse de résonance sur ces montagnes et des répercussions : « Nous ne sommes pas contre les énergies renouvelables, mais elles seraient à 570 m, avec les bruits, les vibrations, nous craignons une baisse de production, de la fécondité voir de la mortalité… On se pose des questions ».
En Bretagne, ces petits cadavres de chauves-souris qui embarrassent l’éolien terrestre.
« L’éolien terrestre reste néanmoins très meurtrier pour les chauves-souris, ces mammifères insectivores et pollinisateurs, très utiles pour la biodiversité. »
« Elle met en lumière l’hécatombe observée dans les 86 parcs bretons où un suivi de mortalité a été réalisé. »
« Dans le Morbihan, dans les Côtes-d’Armor et dans l’Ille-et-Vilaine, six d’entre eux ont été extrêmement meurtriers pour les chauves-souris, tuées en plein vol, percutées par les pales des éoliennes ou par implosion (barotraumatisme), en raison de la pression exercée par les machines. »
Les parcs éoliens les plus meurtriers de Bretagne. | INFOGRAPHIE OUEST-FRANCE
« Que l’on ne s’y trompe pas. Ces chiffres bruts sont bien en deçà de la mortalité réelle des chauves-souris.«
« Depuis dix ans, on a des courbes d’évolution des espèces communes très alarmantes.C’est moins 88 % pour la noctule commune, inscrite sur la liste rouge nationale des mammifères en danger. Les éoliennes ont sûrement une responsabilité dans ce déclin. C’est un signal d’alarme très fort. »
« On ne peut pas sacrifier des espèces sur l’autel de la production verte, fait valoir Thomas Le Campion. Si l’État ne veut pas freiner l’éolien aujourd’hui, c’est clairement une question d’argent. Plus un parc fait l’objet de mesures de bridage, moins il est rentable. »
Le navire Aeolus, qui construit le parc éolien en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), a déclaré aux autorités maritimes une fuite de 100 litres d’huile. Une nappe de 16 km de long sur 2,8 km de large a été observée près du chantier. Un navire antipollution arrive sur zone ce mardi matin.