Monsireigne : Production d’énergies renouvelables

Afin d’accélérer le déploiement des énergies renouvelables et de renforcer l’acceptabilité des projets dans les territoires, la loi APER, fait de la planification territoriale une disposition majeure, en remettant les communes au cœur du dispositif. Elle remet aux élus, notamment, le centre de planification en demandant qu’ils définissent eux-mêmes des zones dédiées à l’Accélération des énergies Renouvelables. L’objectif est d’attirer l’implantation des projets dans le département. Le public doit être informé des modalités et de la durée de la concertation au moins 15 jours avant le début. Ces documents seront accessibles sur le site internet de la commune du 15 juin au 15 juillet 2024. Un format papier sera à disposition du public avec les cartes et les pièces permettant la compréhension du choix de la localisation des Zones d’accélération par energie.

Une réunion à l’échelle du Pays de Pouzauges aura lieu entre le 15 juin et le 15 juillet 2024. À l’issue de la concertation, un bilan des contributions sera présenté et des modifications de zonage pourront être examinées et débattues au sein du conseil municipal. Une délibération communale permettra ensuite d’approuver le bilan de la concertation.

Ouest France 31 mai 2024

Château-Guibert dit NON au projet éolien

L’enquête publique concernant une demande d’autorisation d’exploiter un parc éolien se termine le 29 mai. Ce projet de quatre éoliennes, formulé par la SASU (Société par action simplifiée unipersonnelle) Énergie Quatre Vents.

Les éoliennes auront une hauteur maximale de 180 mètres en bout de pale, pour une hauteur de mât comprise entre 105 et 115 mètres selon les différents constructeurs, et un diamètre de rotor de 140 m au maximum. Leur puissance unitaire sera comprise entre 3 et 5 MW, soit une puissance comprise entre 12 et 20 MW pour le projet, ce qui représente une production attendue d’électricité d’environ 44 000 MWh/an. En conseil municipal, le maire, Philippe Berger a ouvert le débat auprès des conseillers municipaux. Puis la parole a été donnée au public qui a exposé des arguments essentiellement contre le projet concerné, et l’éolien de manière générale.

À la clôture des débats, le maire a proposé un vote à bulletin secret réclamé par huit conseillers municipaux. Après dépouillement, les résultats sont les suivants : 7 voix pour, 9 voix contre, 2 votes blancs, 1 abstention. Après en avoir délibéré, le conseil municipal émet un avis défavorable au projet éolien des Quatre Vents soumis à enquête publique.

Ouest France 24 mai 2024

En Bretagne, les éoliennes responsables des maladies des vaches ?

Pascale Durand, éleveuse dans le sud de Rennes, soupçonne cinq éoliennes déployées à moins de 2 km de sa ferme d’avoir des effets néfastes sur ses vaches laitières. Un témoignage loin d’être isolé si l’on en croit un rapport rendu public fin avril 2024.

En 1996, Pascale Durand devient agricultrice.
Dix années s’écoulent « paisiblement » jusqu’en 2017 année où, explique-t-elle, le vent tourne. « C’est venu petit à petit : j’ai constaté des mammites que je n’avais jamais vues encore. Les bêtes ne mangeaient plus. Certaines génisses ont commencé à boiter. Certaines avaient la panse qui enflait. »

Rapidement, les soupçons de l’agricultrice se portent sur le parc éolien voisin inauguré en 2017. Cinq éoliennes distantes d’un peu moins d’un kilomètre et demi. La nature du sol faciliterait la circulation de « courants vagabonds » ou parasites, qui seraient captés par les pattes des animaux.

Preuve ultime, selon elle, que le responsable serait bien le parc éolien : la mise à l’arrêt provisoire des éoliennes en mai 2019. « Tout est revenu à la normale. La chute des cellules a été phénoménale ! » Les cellules sont un des critères utilisé pour juger de la qualité du lait. La quantité aussi serait affectée. En 2016, une vache produisait selon l’éleveuse autour de 30 litres par jour. En 2024, elle n’en fournirait que 17 litres au mieux.

Pascale Durand n’est pas seule dans ce cas. Un rapport remis au ministère de l’Agriculture en avril 2024 en témoigne d’ailleurs.

Pascale Durand et les autres éleveurs réclament surtout des études scientifiques pour évaluer précisément l’impact des antennes téléphoniques, des installations électriques et des éoliennes sur les animaux d’élevage. Toujours dans le rapport d’avril 2024, les experts n’en demandent pas davantage.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-pour-cette-eleveuse-les-eoliennes-seraient-dangereuses-pour-son-betail-23d94f22-0933-11ef-943a-cd1e31449f57

Justice : Un pourvoi d’IEL non admis par le Conseil d’Etat

Pour rappel, le promoteur IEL et le ministère de l’Ecologie faisaient appel de la décision de la cour d’appel de Nantes n° 20NT02645 le 31 mars 2023 annulant l’autorisation préfectorale environnement suite à l’atteinte au paysage et à la cathédrale de Sées.

Mais le ministère de l’Ecologie n’a pas produit les documents attendus par la justice et la 6e chambre du contentieux du Conseil d’Etat vient de rendre un délibéré qui conclut à la non-admission du pourvoi en cassation du ministère. C’est aussi le rejet du pourvoi d’IEL. La décision de la cour d’appel de Nantes est donc validée, et ce projet éolien est désormais caduc.

L’association de sauvegarde de l’environnement en pays de Courtomer se réjouit, même si elle ne s’explique pas que le ministère ait entamé toute cette procédure en justice, pour finalement ne pas y produire de mémoire, le dossier présentant ses arguments. La présidente se souvient d’un soutien de l’association qui au début de ce long combat lui avait dit « si on ne fait rien, on aura ces éoliennes. Si on se bat, on a peut-être une petite chance de ne pas les avoir ».

La MRAe des Hauts de France pointe la réalité du terrain de l’éolien

La mission régionale d’autorité environnementale dans les Hauts-de-France vient de publier son rapport d’activité 2023. Elle s’est notamment penchée sur 26 projets de parcs éoliens, un nombre toujours élevé.

En ce qui concerne l’éolien en Hauts-de-France, l’année 2023 reste marquée par le nombre de projets d’extension de parcs existants ou autorisés. Les projets de parcs éoliens représentent encore 17 % des dossiers reçus en recul par rapport à 2022 (23 %). 

Sur les projets analysés, les enjeux liés au paysage et à la biodiversité, notamment chauves-souris et oiseaux restent les enjeux principaux

Cette année encore, où le nombre de dossiers à examiner s’est maintenu à un niveau élevé, l’absence de schéma d’ensemble et de recherche de cohérence territoriale pour l’implantation des éoliennes continue à se faire ressentir, ce qui conduit la MRAe à ne pouvoir traiter que des projets arrivant au coup par coup et par des opérateurs différents, conduisant à des territoires pouvant compter plus de 200 machines. 

Sur l’année 2023, la MRAe note en particulier : 
l’augmentation de la proportion de parcs en extension de parcs éoliens voisins avec parfois l’ajout d’une ou deux machines ; 
l’évolution des machines de plus en plus puissantes qui peuvent avoir des impacts accentués sur l’environnement et la santé, avec des hauteurs d’éoliennes de plus en plus importantes et une garde au sol à maintenir à une hauteur suffisante ; 
l’absence d’analyse des suivis environnementaux des parcs éoliens à proximité permettant notamment d’estimer la mortalité des oiseaux et chauves-souris due à la présence des éoliennes ; 
la prise en compte encore insuffisante des recommandations du guide Eurobats sur d’implantation à plus de 200 mètres de toutes lisières arborées, prévues pour réduire le risque de mortalité des chauves-souris et de la note SFEPM Alerte sur les éoliennes à très faible garde au sol et sur les grands rotors, qui recommande notamment que pour les rotors dont le diamètre est supérieur à 90 mètres, ce qui est maintenant quasiment toujours le cas, la garde au sol soit au moins de 50 mètres.