Un article paru le 17/01/2026 dans Ouest-France relate la situation alarmante de Brigitte et Lionel Broudin, résidents à Plouégat-Moysan dans le Finistère. Leur témoignage est un signal d’alarme pour tous les habitants du Pays de la Châtaigneraie, d’autant plus que le promoteur impliqué, la société IEL, est le même qui convoite notre commune de Saint-Maurice-des-Noues.

Un quotidien devenu invivable
Bien que le parc de Goasivinec-Huella soit en service depuis mai 2023, c’est à partir de l’été 2025 que la vie de ce couple a basculé. À moins d’un kilomètre des machines, ils subissent des nuisances qu’ils qualifient de « vrai supplice ».
Les symptômes décrits par le couple sont caractéristiques des syndromes éoliens fréquemment rapportés :
- Insomnies chroniques : des nuits réduites à trois ou quatre heures de sommeil.
- Impacts physiologiques : maux de tête, épuisement permanent, acouphènes et hyperacousie.
- Souffrance psychologique : un état asthénique et une anxiété généralisée constatés par leur médecin.
La problématique technique des vibrations et du sol
Ce témoignage apporte un éclairage technique crucial sur la propagation des ondes. Lionel Broudin explique que leur maison est située sur une ancienne carrière de granit. Cette configuration géologique semble favoriser la propagation des vibrations par le sol, amplifiant les effets des infrasons.
« C’est comme une goutte d’eau sur la tête, ça pulse, ça rentre dans l’oreille. »
Cette situation rappelle que les études d’impact théoriques peinent souvent à anticiper la réalité physique du terrain, notamment les effets de résonance liés à la nature du sous-sol.
La réponse du promoteur : la « conformité » face à la réalité humaine
Interpellée par la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), la société IEL se retranche derrière la réglementation. Selon le promoteur, des mesures acoustiques réalisées en 2023 et 2024 concluent à la conformité du parc.
Pourtant, le décalage entre les mesures administratives et le ressenti physique des riverains est flagrant. Ce dossier souligne une fois de plus les limites des protocoles acoustiques actuels, qui ne prennent pas toujours en compte la complexité des basses fréquences et leur impact sur la santé humaine sur le long terme.
La vigilance de Vent des Noues reste totale
Ce qui arrive aujourd’hui dans le Finistère avec IEL est précisément ce que nous craignons pour notre territoire. La défense de notre cadre de vie, de notre santé et de notre tranquillité n’est pas une simple posture de principe, mais une nécessité face à des projets dont les conséquences réelles sont trop souvent minimisées.
Nous suivrons de près l’évolution de l’analyse de terrain promise par IEL dans ce dossier. En attendant, ce témoignage renforce notre détermination à protéger Saint-Maurice-des-Noues et ses environs d’un déploiement éolien anarchique.
Source : Article Ouest-France – Janvier 2026
