Mobilisation à Fontenay-Le-Comte du 5 juin 2021 contre l’éolien industriel

A l’initiative de Vent de Détresse, près de soixante dix personnes, membres ou sympathisants des associations Vent de l’Injustice, Vent de Furie, Vendée Tempêtes, Vent des Noues, Vent de Voust, APEN85 ont répondu présents au rassemblement ce samedi 5 juin au matin.

L’association Vent des Noues présente au rassemblement

Le cortège, dans une ambiance bon enfant, a défilé en ville avec un arrêt obligé devant la sous-préfecture et l’office de tourisme pour scander « tourisme en danger, Sud-Vendée encerclé ».

La marche de sensibilisation appelle d’autres actions. « Nous avons rendez-vous avec le sous-préfet très prochainement, annonce Olivier Schmid,  co-président de l’association Vent de Détresse. Nous allons demander aussi une entrevue avec la Chambre d’agriculture, sur le thème de la bétonisation des terres agricoles. »

Quelques courageux élus ont participé à la manifestation, dont le maire du Langon, Alain Bienvenu, qui rappelle que son conseil s’est prononcé à l’unanimité contre un futur projet de quinze éoliennes.

Projet éolien de Champ Bonnet: dix-sept maires mobilisés – Centre Presse 24 mai 2021

Dix-sept maires et soixante-dix personnes étaient réunis, vendredi 21 mai, jour de clôture de l’enquête publique sur le projet éolien Champ Bonnet.

L’enquête publique sur le projet éolien Champ Bonnet, débutée le 20 avril 2021, s’est terminée vendredi 21 mai à 17h. Pour marquer plus fortement leur opposition « au développement anarchique des projets éoliens sur l’ensemble du Loudunais », l’association À Contre vent a sollicité la présence de tous les intéressés, élus et habitants. Comme une dernière contribution à l’attention du commissaire enquêteur.

La présidente et les membres de l’association anti-éoliennes sont en lutte depuis le début (en 2017) et multiplient les interventions, réunions publiques, pétitions et informations dans les communes limitrophes car « c’est Martaizé qui ouvre le bal de cette danse macabre ». « Si le projet est officialisé, c’est la porte ouverte à tout », affirme Valérie Girard.

C’est en effet la première enquête publique du Loudunais qui vient de se terminer à Martaizé. « Nous voulons que le président de la CCPL entende notre opposition », indique l’association.

Dix-sept maires et soixante-douze personnes, élus ou citoyens se sont mobilisés vendredi. Ils étaient de Martaizé et des communes limitrophes. Dix-sept communes (1) devaient délibérer en conseil municipal selon l’arrêté de la préfecture. « Quinze d’entre elles ont délibéré contre le projet, affirme Valérie Girard. Et Saint-Jean-de-Sauves n’a pas donné d’avis. »
Le maire de cette commune, Jean-Marc Mureau, était absent car hospitalisé mais ses deux adjoints, Jocelyne Jeudi et Christian Renault, étaient présents. « Nous ne pouvons cependant pas nous exprimer aujourd’hui car la délibération aura lieu cette semaine en conseil et nous ne voulons pas influencer le vote », explique Jocelyne Jeudi.

La mobilisation s’est également exprimée par un grand nombre de contributions à l’enquête: le commissaire enquêteur a compté 712 contributions sur Internet, une centaine écrites sur le registre et autant de courriers. « C’est un nombre record pour la Vienne et une première bataille gagnée (2), assure Valérie Girard. Une bataille pour éveiller les consciences. »

« La préfecture doit comprendre qu’à Martaizé, il y a un village gaulois qui veut préserver sa biodiversité, sa campagne, son patrimoine et qu’un tel projet est inconcevable d’un point de vue environnemental (Natura 2000, outarde) et touristique », indiquent les opposants. La présidente a compté soixante-dix gîtes et chambres hôtes sur le Loudunais et pas moins de vingt-deux sur le seul secteur de Martaizé. « À Contre vent veillera, avec le soutien des élus, à préserver nos villages pour maintenir un tourisme vert et vierge de cette pollution industrielle. »

(1) Angliers, Arçay, Aulnay, Brie (79), Chalais, Guesnes, La Chaussée, Loudun, Marnes (79) Martaizé, Moncontour, Mouterre-Silly, Oiron (79), Saint-Clair, Saint-Jean-de-Sauves, Saint-Jouin-de-Marnes (79), Saint-Laon. Trois autres communes ont délibéré en soutien: Bournand, Glénouze et Ranton.
(2) Deux autres enquêtes publiques sont prévues à Ceaux-en-Loudun (du 26 avril au 28 mai); à Mouterre-Silly et Chalais (du 26 mai au 25 juin).

Ils ont dit:
Édouard Renaud. Le maire Édouard Renaud constate « que Moncontour se trouve encerclée, alors que la commune cherche à valoriser son patrimoine et son tourisme ». Il pointe « l’anarchie avec laquelle sont menés les projets éoliens du Loudunais, sans concertation entre les élus, ni la CCPL ». Une réunion est prévue la semaine à la communauté de communes sur le projet de territoire, suite à la non-validation du PCAET.

Nicolas Turquois. Le député Nicolas Turquois, venu porter sa contribution à l’enquête a commenté: « Chaque territoire doit prendre sa part en termes d’énergie renouvelable mais pas plus que nécessaire. C’est valable pour le Loudunais. Et si l’électricité a un sens, le patrimoine a un sens. J’ai été surpris par le nombre de projets à l’étude. On en dénombre 70 (chiffre communiqué par la Dreal) et c’est vrai que c’est inacceptable. Une dizaine suffit à couvrir les besoins avec un mix d’autres énergies.

Mobilisation générale … à la marche de sensibilisation “Excès d’éoliennes” … Samedi 05 Juin à 10h Fontenay le Comte

L’association Vent de Détresse, créée en réaction à l’excès d’éoliennes dans les communes du Pays de Fontenay organise une marche de sensibilisation.

Elle entend alerter les riverains et les élus sur les points suivants :

–          les projets éoliens continuent à se développer sur les communes du Pays de Fontenay (15 à 30 éoliennes supplémentaires sont actuellement en cours de développement) sans communication intercommunale, sans communication aux riverains,

–          ces projets impacteront la biodiversité locale, les paysages, le patrimoine local et la qualité de vie des habitants du pays de Fontenay.

–          ces projets impacteront le potentiel touristique, résidentiel et agricole de la région.

L’association souhaite éloigner l’implantation d’éoliennes de 200 m de hauteur des habitations à des distances respectueuses (supérieures à 500 m) pour respecter le cadre de vie des communes vendéennes et éviter leur étouffement.

L’association souhaite faire connaitre à travers de nombreuses pétitions signées le mécontentement des vendéens à l’égard de nouveaux projets dans le Sud-Vendée et de la saturation d’éoliennes. Comme pour tout excès, des conséquences sur le développement socio-économique seront à prévoir dans la région.

Elle vous invite à participer à ce rassemblement pacifique le samedi 5 juin 2021.

Départ Fontenay le Comte à 10h – Place du 137ème R.I.  devant le musée.

A très bientôt

Vent de Détresse

Éolien. Barbara Pompili donne six mois aux préfets pour identifier des « zones favorables » – Ouest France 28 mai 2021

Le gouvernement donne six mois aux préfets de région pour cartographier les « zones favorables » à l’installation de parcs éoliens, en soulignant l’importance de la concertation avec les habitants et les élus, selon une circulaire publiée vendredi 28 mai 2021.

La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili rappelle ainsi « l’importance de développer l’éolien », afin d’atteindre les objectifs de développement des énergies renouvelables inscrits dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

Barbara Pompili demande un « premier retour » six mois après les élections régionales, en vue de finaliser les projets un an après celles-ci. La cartographie sera « non-contraignante », un « outil d’aide à la décision », est-il précisé.

Pour un développement « plus harmonieux et mieux réparti »

« Le développement des énergies renouvelables électriques passera inévitablement par une forte croissance du solaire photovoltaïque et de l’éolien terrestre, dont les capacités installées devront être multipliées respectivement par 5 et 2,5 entre 2019 et 2028 », souligne Barbara Pompili dans la circulaire publiée sur le site Legifrance.

Le gouvernement souhaite un développement « plus harmonieux et mieux réparti » sur l’ensemble du territoire français.

Éolien. Barbara Pompili donne six mois aux préfets pour identifier des « zones favorables » (ouest-france.fr)

Jura. Les éoliennes de Chamole ont-elles asséché le puits des Clarisses ?

C’est au moment où d’énormes travaux étaient entrepris sur le plateau de Chamole que la principale source qui alimentait l’un des puits a disparu.

L’affaire remonte à fin 2016- début 2017, lors de la construction des éoliennes sur le plateau calcaire de Chamole. Alors que de gigantesques travaux sont menés pour creuser les fondations, les sœurs de Poligny constatent début avril que la pompe de leur puits ne s’amorce plus. 

L’énorme chantier d’Enercon a t-il eu un impact sur cette source ancestrale ?

Nous avons appris que durant ces deux mois où cette source s’est tarie, Enercon (constructeur des éoliennes, N.D.L.R.) a eu de gros problèmes lors de ces travaux : il a fallu qu’ils injectent beaucoup plus de béton dans le sol qu’il n’était initialement prévu.

Et d’avoir quelques doutes sur l’action de l’État et de ses services dont la Dreal : « on s’est rendu compte qu’il n’y avait pas eu d’étude approfondie pour le sous-sol lors de l’implantation des éoliennes. D’après ce que je sais, rien n’a été demandé pour protéger l’aménagement de l’eau. Or il est important d’alerter nos élus et de constater l’impact de certaines décisions. C’est simplement faire preuve d’intelligence ou de logique ».

D’après mère Claire-Elisabeth, le constructeur allemand n’a jamais cherché à étouffer l’affaire. Il voulait plutôt se protéger : « simplement quand il nous a été proposé de nous aider, l’entreprise nous a demandé de nous engager à ne plus mettre Enercon en cause vis-à-vis de ce problème. Nous avons refusé l’aide par souci d’honnêteté et parce que nous voulions garder notre liberté ».

Malgré les demandes répétées de Voix du Jura auprès d’Enercon et Enercon France, le constructeur allemand s’est refusé à tout commentaire sur cette affaire.

Jura. Les éoliennes de Chamole ont-elles asséché le puits des Clarisses ? | Voix du Jura (actu.fr)

Deux-Sèvres. Une pétition « stop aux éoliennes » qui suscite l’engouement – Ouest France 20 mai 2021

La pétition « Stop aux éoliennes en Deux-Sèvres » a recueilli depuis mardi matin 18 mai plus de 15 000 signatures.

Ouverte mardi 18 mai à 7 heures, la pétition « Stop aux éoliennes en Deux-Sèvres » a enregistré en 24 heures 12 424 signatures et 338 commentaires, signale Yves Attou, maire de Saint-Christophe-sur-Roc, à l’initiative de cette pétition.
Un tel engouement était inattendu, écrit-il. Cette adhésion massive traduit un réel mécontentement, voire un « vent de révolte » vis-à-vis de la politique éolienne.
​La pétition avait recueilli ce jeudi 20 mai à midi 15 363 signatures. Pour la signer, taper sur le moteur de recherche pétition « stop aux éoliennes en Deux-Sèvres ». Elle se trouve sur le site mesopinions.com.

Huit associations se coalisent pour refuser toute implantation d’éoliennes à la frontière de la Vienne et des Deux-Sèvres

Environ quatre-vingt-huit machines géantes dans un rayon de 20 km sont déjà en fonctionnement, accordées ou en projet, transformant ce territoire rural en forêt d’éoliennes.

Les huit associations, Vent du Bocage, Vent de gâtine, Vent des Palisses, Association Protection Environnement Nature, Bien Vivre en Val de Boivre, vent de Boivre, Association Souffle du Bocage Saint Germier, Association de Défense et de Protection de l’Environnement de Jazeneuil,
 
— demandent aux Préfets de la Vienne et des Deux-Sèvres de refuser immédiatement toute construction d’éoliennes notamment sur les communes de Lusignan, Celle-Lévescault, Cloué, Coulombiers, Curzay-sur-Vonne, Jazeneuil, Rouillé, Sanxay, Saint-Sauvant, Boivre-la-Vallée (Lavausseau, Benassay, La Chapelle-Montreuil, Montreuil-Bonnin), Vasles, Saint Germier, Pamproux, Avon, Fomperron, Les Forges, Salles, Soudan, Saint-Martin-du-Fouilloux…

Elles déclarent que : 

— Le déploiement accéléré en cours de l’éolien industriel, qui s’étend comme une toile d’araignée sur ce territoire, pose un problème d’une exceptionnelle gravité.          
Lors du montage de ces projets, la population rurale est rarement écoutée alors que son environnement, son cadre de vie, ses intérêts fondamentaux sont de plus en plus menacés. Les éoliennes surgissent brutalement dans le quotidien et les futurs riverains sont placés devant le fait accompli.          

 — Les projets éoliens se préparent entre des élus souvent contraints malgré eux de rechercher des revenus fiscaux que l’État leur a soustraits, des agriculteurs qui parfois n’ont plus d’autre solution pour vivre et des promoteurs fortunés ultras puissants, bref au détriment de la grande majorité des administrés.         

 —  Le prétexte du Covid-19, qui rend plus difficiles les consultations locales, n’est que la plus récente manifestation du mépris généralisé qui caractérise les représentants de cette industrie éolienne envers les Françaises et les Français, qui devront ensuite cohabiter avec ces usines électriques géantes durant plusieurs décennies.         

—  L’éolien est une aberration pour quiconque est attaché à la préservation de l’identité de nos territoires et à la défense d’une écologie véritable. Il est le contre-exemple absolu d’une vraie écologie humaine et raisonnée. C’est surtout l’exemple parfait d’un affairisme international débridé où les intérêts privés ont pris le pas sur celui de la nation. 

Riverains d’éoliennes : Comment demander la baisse de votre taxe foncière

Voici le document de la FED qui vous donne dans le détail la méthode à suivre pour demander aux services des impôts la réduction de votre taxe foncière, décision juridiquement actée par le tribunal de Nantes.

Les éoliennes entrainent officiellement la baisse de l’impôt foncier.

Pour la première fois en France, un Tribunal Administratif confirme le lien entre l’industrialisation d’une zone rurale par l’éolien, les nuisances environnementales des éoliennes,  et la baisse de valeur d’une habitation. (TA Nantes n° 1803960 18 dec.2020).

Soutenus par la Fédération Environnement Durable des riverains des éoliennes de Tigné, dans le Maine et Loire, regroupés dans l’association Tigné préservé, présidée par Bernadette Kaars, ont demandé en 2018 au centre des impôts de Saumur de constater la détérioration de leur environnement  et de leur accorder la baisse de taxe foncière correspondante.

Ils ont porté le dossier devant le tribunal administratif de Nantes qui, par décision du 18 décembre 2020, leur a donné raison. Notamment sur les points suivants :
– Les éoliennes sont bien un motif de déclassement fiscal.
– Les éoliennes ont un impact négatif sur la valeur des biens des riverains.
– Les nuisances environnementales des éoliennes sont reconnues pour les particuliers comme elles l’étaient déjà pour les collectivités locales

Ce jugement historique concerne non seulement les centaines de milliers de riverains des parcs éoliens actuels, mais aussi toutes les futures victimes des nouveaux parcs prévus par le gouvernement selon la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) dont le pivot est de doubler voire tripler le nombre d’éoliennes terrestres existantes

Ce jugement du Tribunal de Nantes balaye les déclarations des promoteurs éoliens, relayées par le Ministère de l’Environnement et l’agence du Maitrise de l’énergie (ADEME) qui depuis des années déclarent que les éoliennes n’ont pas d’impact sur les biens des riverains.

La Fédération Environnement Durable va informer les 1500 associations adhérentes de toutes les régions rurales de France pour qu’ils demandent que les mêmes mesures fiscales leur soient accordées.

La FED en informera aussi tous les maires ruraux, les notaires et les agences immobilières.