L’acharnement éolien se poursuit : le projet de Longèves et Auchay-sur-Vendée relancé par la justice

L’actualité de nos voisins sud-vendéens vient nous rappeler avec force que la lutte contre l’industrialisation de nos campagnes est un combat permanent. Le projet éolien situé entre Longèves et Auchay-sur-Vendée, que beaucoup croyaient définitivement enterré, vient de se voir offrir une seconde chance par la justice administrative.

Un désaveu pour la préfecture de la Vendée

Le 10 mars dernier, la cour administrative d’appel de Nantes (juridiction spécialisée en contentieux éolien) a rendu un arrêt annulant le refus implicite opposé en mars 2024 par le préfet. Le projet, porté par le promoteur allemand Enertrag et prévoyant l’implantation de quatre mâts à l’ouest de Fontenay-le-Comte, est donc relancé.

Ouest France 13 mars 2026

La justice a estimé que le préfet avait commis une « erreur d’appréciation » et a jugé infondés les deux motifs de refus initiaux, à savoir :

  • l’atteinte aux paysages et à la conservation des monuments historiques, la cour estimant que les covisibilités sont limitées et ne retenant aucun effet de « saturation visuelle ».
  • le risque pour la sécurité publique lié à la route départementale traversant le parc, les juges arguant que les éoliennes les plus proches s’en trouvent à 210 et 280 mètres.

Le préfet dispose désormais de quatre mois pour réexaminer le dossier. Il pourra soit délivrer une autorisation, soit formuler un nouveau refus impérativement fondé sur d’autres motifs.

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PPE3 : Le décret de trop qui embrase les campagnes

Le gouvernement vient de publier le décret de la 3ème Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE3). Pour le monde rural, déjà saturé et à bout de nerfs, ce texte sonne comme une véritable déclaration de guerre. Loin d’apaiser les tensions, Paris choisit le passage en force, ignorant le mépris affiché pour la démocratie locale et la biodiversité.

La messe est dite, du moins le croient-ils à Paris. Le décret PPE3 fixe le cap énergétique de la France pour la prochaine décennie, et sans surprise, il entérine une accélération massive de l’éolien terrestre. L’objectif affiché est d’atteindre 35 à 40 GW d’ici 2035. Traduction concrète pour nos territoires : il va falloir quasiment doubler le nombre de mâts existants.

Pour les associations de défense de l’environnement et les collectifs de riverains, ce décret est la provocation de trop.

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Victoire historique dans la Vienne : la justice stoppe le projet géant de Rochereau III

C’est un immense soulagement pour la biodiversité et les riverains, ainsi qu’un signal d’alarme retentissant pour les promoteurs éoliens. Le 24 février 2026, la cour administrative d’appel vient d’annuler purement et simplement l’autorisation environnementale du mégaprojet éolien « Rochereau III » dans la Vienne. Retour sur un combat exemplaire. Face au gigantisme industriel, le bon sens et … Lire la suite

Record de la production électrique bas-carbone en France : analyse du mix énergétique et du facteur de charge

Un récent article de la revue Connaissance des Énergies indique que la production électrique bas-carbone de la France a atteint un niveau historique en 2025. Cette performance remarquable sur le plan des émissions de gaz à effet de serre est l’occasion d’analyser en détail la répartition technique de notre mix électrique et d’examiner le rendement … Lire la suite

Victoire environnementale : le projet éolien de la Plaine des Moulins suspendu

C’est une nouvelle réjouissante qui nous parvient de la Vienne et qui résonne fortement avec les combats que nous menons au sein du Pays de la Châtaigneraie. Le projet éolien de la Plaine des Moulins vient de subir un coup d’arrêt administratif majeur, donnant raison à la municipalité locale et aux défenseurs de l’environnement.

Une mise en demeure ferme pour la protection de la biodiversité

Par un arrêté daté du 9 février 2026, Serge Boulanger, préfet de la Vienne, a officiellement ordonné l’arrêt du chantier de ce parc éolien situé sur les communes de Boivre-la-Vallée et Jazeneuil. L’exploitant a été mis en demeure de se conformer à la réglementation stricte concernant les espèces protégées. Il dispose désormais d’un an pour demander une dérogation l’autorisant à détruire ces espèces.

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