Photomontage “promoteur” zone industrielle éoliennes Saint-Maurice-des-Noues – La Rousselière

La mauvaise foi ne peut s’accommoder de la saine logique. 

Citation de Pierre Louis de Lacretelle ; Les pensées et réflexions (1817)

Et quand on connait la non-crédibilité des photomontages réalisés par les promoteurs, qui sous-estiment systématiquement et de manière honteuse l’impact réel, on ne peut que craindre pour l’avenir du Pays de La Châtaigneraie !

Tous ensemble, ne laissons pas faire ce massacre !

Haut-Anjou. Ferme éolienne du pays de Flée : les raisons de l’annulation

La Cour administrative d’appel de Nantes a annulé l’arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 28 février 2020 autorisant l’exploitation de la Ferme éolienne du Pays de Flée. Voici pourquoi.

L’association Bien vivre en Pays de Flée avait déposé un recours contre le parc éolien du Pays de Flée. Le 1er octobre, la Cour administrative d’appel de Nantes a annulé l’arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 28 février 2020 autorisant à exploiter trois éoliennes à La Ferrière-de-Flée (E1) et à Saint-Sauveur-de-Flée (E3 et E4).

Le président de l’association, Emmanuel de Vitton, se félicite de ce coup d’arrêt important. Il précise que cet arrêt peut faire l’objet d’un pourvoi en mais est exécutoire immédiatement et stoppe donc le projet en cours.

Capacités techniques et financières

Dans son arrêt, la cour administrative précise en particulier que, le pétitionnaire (la société porteuse de projet de parc éolien, N.D.L.R.) est tenu de fournir des indications précises et étayées sur ses capacités techniques et financières à l’appui de son dossier de demande d’autorisation, condition sans laquelle une autorisation ne peut être délivrée.

La cour rappelle que pour justifier de ses capacités techniques, la société Ferme éolienne du pays de Flée a précisé dans sa demande d’autorisation qu’elle bénéficiait de celles de sa société mère, Vinci construction France. Par ailleurs, s’agissant de ses capacités financières, elle s’en remettait aux comptes de résultat de l’année 2014 de la société Vinci construction France.

Influence sur le sens de la décision

Cependant, la Ferme éolienne du pays de Flée indiquait aussi que Vinci, n’étant pas producteur d’électricité, ni exploitant de parc éolien, elle était destinée à être cédée intégralement à une entreprise spécialisée de production d’énergie éolienne, non identifiée à ce jour.

Selon le tribunal, le préfet ne disposait pas d’affirmations suffisamment certaines permettant d’apprécier si l’exploitant disposera effectivement des capacités techniques et financières à même de lui permettre de mener à bien le projet. Pour la justice, ce vice est de nature à avoir eu une influence sur le sens de la décision contestée et à nuire à l’information complète de la population.

Un autre dossier de parc éolien suscite le débat, celui des Vergers, en projet à Loiré et Le Bourg-d’Iré. Après la publication d’un article sur l’association Les Ailes Bleues, intéressée par le cofinancement du Parc éolien des Vergers, l’Association bien vivre En Anjou (ABVEA) a souhaité faire part de ses remarques.

Manne financière

Ce n’est ni pour sauver la planète, ni pour ralentir le réchauffement climatique que les porteurs de projets éoliens font le forcing auprès des maires du Maine-et Loire. C’est pour la manne financière provenant du contribuable, au niveau de ses impôts dont une partie les subventionne, et du consommateur, grâce à l’électricité surtaxée de sa facture…, estime l’association présidée par Anne Danjou, chef de file de la minorité à Segré-en-Anjou-Bleu et conseillère d’Anjou bleu communauté.

Ce n’est pas non plus par altruisme que des associations citoyennes participatives voient le jour, attirées par la poule aux œufs d’or. Leur caution permet au lobby éolien de laver plus vert, considère l’élue.


— À lire sur www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/segre-en-anjou-bleu-49500/haut-anjou-ferme-eolienne-du-pays-de-flee-les-raisons-de-l-annulation-62891ace-331f-11eb-af12-903957231bc9

Sud Vendée. « Des éoliennes de 180 m en bout de pâles, un scandale » – Ouest France 06/12/2020

Le Mouvement de la ruralité réagit à l’article du 30 novembre sur le parc éolien de la plaine d’Auzay. Il ne croit pas aux mesures environnementales, veut alerter sur les effets des infrasons et demande un moratoire sur cette énergie.

« Des éoliennes de 180 m en bout de pâles est un scandale environnemental sans précédent dans le Sud Vendée ! », s’offusque le Mouvement de la ruralité.

Il réagit ainsi à l’article paru sur le futur parc éolien de la plaine d’Auzay, paru dans nos colonnes lundi 30 novembre. Le parti politique ne croit pas aux mesures environnementales prises par le porteur de projet. Pour la protection des chauves-souris, les éoliennes seront bridées la nuit de mars à septembre, avance le cabinet chargé des études d’impact.

« Pourquoi installer de nouvelles éoliennes si elles ne fonctionnent pas la nuit pendant plusieurs mois ? Alors que l’énergie éolienne est très « intermittente » et peu rentable ».

Il souhaite alerter les élus sur les effets des infrasons sur les riverains, « mis en évidence par une étude de la Nasa en 1985 ». Il assure qu’il « engagera tous les recours juridiques pour enrayer ce fléau sanitaire ». Il demande « un moratoire immédiat sur cette énergie et l’action urgente de la ministre pour un principe de précaution, au titre de mise en danger de la vie d’autrui, atteinte grave à l’environnement ».

Conseil Municipal St Maurice des Noues du 10 décembre 2020 – Projet éolien en discussion – Mobilisons-nous !

Comme vous pourrez le constater dans la convocation du conseil municipal jointe, dans les informations diverses sera évoqué le projet éolien : Reprise historique et avis des conseillers sur le dossier.

Avis à ceux qui veulent «Défendre le cadre de vie, l’environnement, la propriété, la tranquillité, la santé et la sécurité des habitants du territoire du Pays de la Châtaigneraie.»
Rendez-vous à 20h15 à la salle des fêtes de Saint-Maurice-des-Noues, à côté de la mairie.

PLAN CLIMAT AIR ENERGIE TERRITORIAL – Quel territoire pour demain au Pays de La Châtaigneraie ? Questionnaire à remplir avant le 10 janvier 2021

La Communauté de communes du Pays de La Châtaigneraie s’est engagée dans la réalisation d’un Plan Climat Air Energie Territorial, qui vise à réaliser des actions sur le territoire, en lien avec le changement climatique.

Cliquez pour télécharger le questionnaire

Afin de construire une stratégie territoriale et d’orienter les futures actions qui seront mises en place, la Communauté de communes propose aux citoyens de répondre à ce court questionnaire individuel, qui vous prendra environ 10 minutes.
Merci d’avance pour votre participation !

LPO – Plaintes pour destruction d’espèces protégées sur 2 parcs éoliens

Depuis fin août 2020, trois cadavres de rapaces protégés ont été retrouvés à proximité de deux parcs éoliens de la commune d’ASSAC, dans le Tarn (81) : deux Circaètes jean le blanc et un Faucon crécerellette. Alors que plusieurs associations alertent fréquemment sur les risques de collision entre l’avifaune et les parcs éoliens, les exploitants ne semblent pas vouloir prendre des mesures immédiates ni demander les autorisations de déroger à la protection stricte des espèces menacées.

Si FNE Midi-Pyrénées et la LPO soutiennent le développement de l’énergie éolienne en raison de son importance pour la réussite de la transition énergétique, nous considérons qu’elle doit respecter une « transparence écologique ». Dans ces cas précis, elle ne doit pas se réaliser au détriment de la biodiversité, notamment d’espèces protégées présentes en Occitanie.

Les objectifs du développement durable en termes de transition énergétique et de protection du climat ne peuvent s’exonérer de la prise en compte de la biodiversité. Il est indispensable qu’ils réussissent ensemble. 

Allain BOUGRAIN DUBOURG, Président de la LPO France

Un parc éolien qui entraîne la mortalité de nombreuses espèces protégées

Sur une période de cinq mois de l’année 2016, le bureau d’étude mandaté pour effectuer un suivi environnemental des 2 parcs éoliens a pu constater 17 cas de mortalité de chiroptères (dont 5 Pipistrelles de Kuhl, 2 Noctules de Leisler et 1 Vespère de Savi) et 4 cas de mortalité d’oiseaux (dont 1 Bruyant proyer). L’étude, prenant en compte la fréquence des suivis et ceux déplacés par des prédateurs, estime le taux de mortalité pour l’ensemble des dix éoliennes à 142 chiroptères et 50 oiseaux détruits par an.

Les parcs éoliens se situent en effet à proximité d’un dortoir de Faucons crécerellettes (commune de Valence d’Albigeois à moins de 7,5 km), à proximité d’un domaine vital de Vautours fauves mais aussi au sein même d’un domaine vital de Milans royaux. Ce constat n’a pourtant pas suffi à ce que les parcs éoliens se dotent, d’eux-mêmes, de systèmes de détection/d’effarouchement de l’avifaune ou d’arrêt automatisé de rotation des éoliennes permettant de réduire ces taux de mortalité.

C’est dans ce contexte que, lors d’un nouveau suivi environnemental, deux Circaètes jean le blanc et un Faucon crécerellette ont été découverts au pied des éoliennes fin août 2020. Ces espèces patrimoniales faisant l’objet d’enjeux locaux de préservation particulièrement importants, une saisine du juge s’imposait.

L’objectif affiché du développement de l’éolien est la transition écologique mais souvent des intérêts purement financiers se cachent derrière cette intention vertueuse. Quoiqu’il en soit, les populations d’oiseaux et de chauves-souris ne doivent pas être impactées par le fonctionnement des éoliennes et les exploitants doivent impérativement prendre des mesures afin d’éviter la mortalité de ces espèces. 

Thierry de NOBLENS, Président de FNE Midi-Pyrénées

FNE Midi-Pyrénées et la LPO saisissent la justice

Si des arrêtés préfectoraux d’urgence ont permis de suspendre le fonctionnement des éoliennes en période diurne de mi-septembre à début octobre 2020, ces mesures restent temporaires et insuffisantes.

En effet, les parcs éoliens ne bénéficient d’aucune autorisation environnementale leur permettant de porter atteinte aux espèces animales protégées. Cette procédure nécessite l’avis d’autorités environnementales et, surtout, constitue une garantie d’une meilleure prise en compte des impacts sur la biodiversité par les mesures d’évitement, de réduction ou, à défaut, de compensation qu’elle impose.

Face à cette situation inacceptable pour nos associations, nous portons plainte contre les deux exploitants pour destruction d’espèces protégées et demandons à la préfète du Tarn de mettre en demeure les sociétés de régulariser leur situation en déposant une demande d’autorisation environnementale pour protéger au plus vite ces espèces.

https://www.lpo.fr/communiques-de-presse/plaintes-pour-destruction-d-especes-protegees-sur-2-parcs-eoliens-dp3