Eoliennes d’Echauffour : l’enfer au quotidien !

Echauffour dans l’Orne : un réveil au son des éoliennes de l’exploitant Voltalia mardi 27 avril 2022.

Monsieur le Préfet,
Ce matin depuis 7h, les éoliennes de Voltalia font un bruit infernal : à nouveau, au Val Soubry, des vibrations sourdes sont perceptibles dans la maison et le bruit à l’extérieur est insupportable.
De plus, la position du soleil fait que l’ombre des pales produit un effet stroboscopique sur la maison et dans toute la vallée.
Au val Soubry, ouest de la centrale, nous subissons cette nuisance au lever du soleil. Dans le village, à l’est, c’est le soir. Des flashs lumineux, particulièrement stressants, au moment même où commence ou se termine la journée de chacun …
Il est intolérable d’obliger ainsi les riverains à supporter les nuisances de ces machines!
Quelles que soient les raisons qui motivent l’installation de ces machines à Echauffour, les riverains n’ont pas à être ainsi sacrifiés. Je rappelle que l’Article 1er de la loi constitutionnelle n° 2005-205 du 1 mars 2005 relative à la Charte de l’environnement stipule que « Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé. » Mais aussi que « Aux termes du onzième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946, la Nation garantit à tous … la protection de la santé. Il en découle un objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé. » (Conseil Constitutionnel, Décision n• 2019-823 QPC du 31 janvier 2020).
Depuis 3 ans, nous alertons l’exploitant Voltalia, parallèlement aux services de l’Etat, des nuisances qu’il nous impose. Imperturbable, seul l’ordre de mise à l’arrêt de sa centrale de nuit a semblé l’émouvoir.
Sans ces plaintes que nous envoyons sans répit, et qui ne traduisent que notre détresse, rien n’aurait changé et nous aurions certainement connu des drames à Echauffour.
Nous en appelons donc à votre haute autorité pour que cette centrale éolienne soit mise à
l’arrêt définitivement et que nous puissions enfin retrouver les conditions de vie décentes qui étaient les nôtres avant l’arrivée de Voltalia à Echauffour.
Veuillez croire, Monsieur le Préfet, à l’assurance de ma haute considération.
Fabien Ferreri & Mercédès Lanoy
Riverains de la centrale

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