Éolien en mer : le public rejette la zone proposée par l’État pour le parc d’Oléron

Les citoyens consultés pour identifier une zone préférentielle d’implantation du futur parc éolien au large de l’île d’Oléron souhaitent que la priorité soit donnée à la biodiversité. La zone proposée par l’État essuie donc un rejet presque unanime.

Le débat public « Éoliennes en mer de Nouvelle-Aquitaine » concernant le projet d’installation d’un parc au large de l’île d’Oléron (Charente-Maritime) s’est conclu sans recommander de zones d’implantation préférentielles. « Aucun consentement, même sous de sévères conditions touchant l’environnement et la pêche, n’est envisageable dans la zone d’étude initiale de 300 kilomètres carrés, voire dans la zone élargie, et inenvisageable dans la zone du parc naturel marin (de l’estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis) », rapporte la commission particulière du débat.

« Il apparaît inconcevable que la zone d’étude pour l’implantation d’éoliennes se situe au moins au-dessous d’une trentaine de kilomètres du littoral d’Oléron, notamment au regard de l’extrême richesse des biotopes en zone littorale (comprenant notamment le puffin des Baléares, espèce en danger critique d’extinction), et du paysage », ajoute la commission particulière du débat dans son rapport.
Un sentiment partagé par Dominique Chevillon, vice-président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) : « il est complètement incohérent de vouloir, d’un côté, protéger cette zone pour sa richesse écologique et, de l’autre, y construire de telles infrastructures. »

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