Éolien : la panne des énergies renouvelables en Bourse

Le leader mondial des éoliennes en mer le sait : quand le vent souffle trop fort, les éoliennes doivent être arrêtées. Mais en 2023, c’est la tempête boursière qui a mis à mal le cours d’Ørsted, comme celui des autres entreprises des énergies renouvelables.

Par rapport au pic post-pandémique, en juillet 2021, les actions des entreprises sur les énergies renouvelables en Europe ont chuté d’environ 45%, selon un indice compilé par l’agence financière Bloomberg.

Le premier responsable est tout trouvé avec la hausse des taux d’intérêt. Les projets dans les énergies renouvelables «ne sont pas des projets qui vont se faire dans deux-trois ans, mais plutôt dix à trente ans» et ils sont davantage rentables dans un monde avec des taux d’intérêt bas.

Autre point faible, les prix de l’électricité qui ont fortement baissé depuis leur pic de 2021. «Si les prix de l’électricité, basés sur les cours du gaz, ne retrouveront sans doute jamais le niveau pré-COVID en Europe, ce n’est pas le cas aux États-Unis», où ils ont davantage diminué, souligne Marouane Bouchriha, gérant spécialisé sur les énergies renouvelables chez Candriam. «Certaines technologies, notamment l’éolien offshore, ne sont plus compétitives là-bas», ajoute-t-il.

C’est d’ailleurs après ses déboires aux États-Unis que le géant Ørsted a connu ses pires séances boursières de l’année. Son cours a été divisé par presque deux en 2023, et par quatre par rapport à son pic de janvier 2021.

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