A Echauffour, le cauchemar lié aux éoliennes continue

Fabien Ferreri et Mercédès Lanoy, un couple qui réside non loin des éoliennes installées par Voltalia à Echauffour (Orne), se dit agacé par les nuisances sonores qu’elles génèrent.

Publié par actu.fr le 9 Juin 20 à 17:24

Des éoliennes très proches ? trop proches ? de la propriété de nombreux Echauffouriens
Des éoliennes très proches ? trop proches ? de la propriété de nombreux Echauffouriens (©réveil normand)

Bien que les éoliennes soient régulièrement bridées depuis le 5 février 2020, le bruit qu’elles engendrent reste infernal pour les riverains des cinq machines exploitées par Voltalia.

Depuis un peu plus d’une année d’exploitation, les cinq éoliennes d’Echauffour (Orne) gâchent la vue et surtout pourrissent la vie de nombreux riverains, excédés en particulier par le bruit de ces machines qui tournent nuit et jour (cf. notre article du 12 février 2020).

A la demande de la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), une étude acoustique a été réalisée par un cabinet indépendant en fin d’année dernière, qui a mis en avant des niveaux d’émergence, c’est-à-dire la différence entre le bruit ambiant et celui lié aux éoliennes, bien supérieures à celles autorisées par la législation (5 dB le jour et 3 dB la nuit). Sachant que l’échelle des décibels est logarithmique, c’est-à-dire qu’un bruit qui double correspond à 3 dB de plus.

Un bridage inefficace

Depuis le 5 février 2020, en fonction de la direction et de la vitesse du vent, les éoliennes sont régulièrement bridées afin d’en limiter le bruit. Mais sans résultat efficient sur le niveau sonore émis.

Epuisés par la répétition des nuits de sommeil fragmenté, Fabien Ferreri et Mercédès Lanoy, un couple vivant à l’ouest des éoliennes et que nous avions déjà rencontré en février à ce sujet, alertent depuis le mois de mars, la Dreal, le maire d’Echauffour, la préfecture, les élus, les associations anti-éoliennes…. sur leur enfer au quotidien, en particulier dès que les vents soufflent de l’est. Des mails nocturnes envoyés durant leurs insomnies, à 00h10, 1h49, 2h37, 4h08… à défaut de compter les moutons.

«Le bruit et les nuisances sonores des éoliennes sont encore plus forts qu’avant bridage ! Durant la journée, le bruit des éoliennes est oppressant. Le soir, il est très difficile de s’endormir et nous sommes réveillés toute la nuit à intervalles réguliers par le souffle et le ronflement des pales » expliquaient t’ils

Ils réclament à la Dreal de contrôler de façon sérieuse et non contestable les niveaux sonores émis par les éoliennes, étonnés qu’un « anémomètre n’ait pas été mis à la disposition permanente de la Mairie pour contrôle ». Peut-être trop risqué ?

Les éoliennes ont été bridées pendant l’étude, nous sommes unanimes à Echauffour. Vous avez un bon nombre de témoignages écrits qui en attestent. Vous noterez que même ainsi, nous avions déjà des mesures au-dessus des normes dans les cas où les vents soufflaient de l’est. Quelle est la valeur réelle d’une étude et d’un bridage réalisés dans ces conditions ? […] Pour tout vous dire, je ne cesse d’être surpris dans cette affaire par l’absence d’un encadrement sérieux, légal et impartial de cette installation ».

Une seconde étude post bridage

Ce mail leur a valu une réponse de Frédérick Pouleauchef de l’unité départementale de l’Orne à la Dreal Normandie qui les assurait de leur « volonté (et nous l’avons toujours eue) de s’assurer que l’exploitant prenne toutes les dispositions pour respecter la réglementation applicable », rappelant qu’ « il était prévu une seconde étude acoustique post bridage pour constater l’évolution des émergences et prendre les dispositions appropriées » mais qu’il faudra attendre la fin du confinement pour cela.

Par ailleurs, il précisait que ses services avaient tenté de le joindre à plusieurs reprises, sans succès, et soulignait la nécessité « d’échanger avec vous directement » et non par mails interposés, pour une meilleure réactivité.

Lire aussi : Echauffour. Comment cinq éoliennes ont transformé un paradis en enfer

Le temps a passé et rien n’a changé pour les autres riverains des éoliennes et le couple d’Echauffouriens. Les échanges épistolaires s’ajoutent les uns aux autres.

Un mail de Voltalia (20 avril 2020) confirmant la réalisation d’ « une nouvelle campagne de mesure acoustique en essayant d’obtenir un maximum de données pendant les vents d’est » dès que possible.

Un courrier de la préfecture (6 mai 2020) les informant que « la Dreal a demandé à la société [Voltalia] de renforcer le bridage mis en place », plan effectif depuis le 30 avril 2020.

Un mail du conseiller régional Laurent Marting (29 mai 2020) leur indiquant qu’il avait fait part au nouveau sous-préfet de leur « exaspération » et qu’il avait demandé « la mise en place d’une médiation », proposition qui a valu au conseiller régional une réponse agacée de Fabien Ferreri.

« Au-delà de mon exaspération, il y a surtout la volonté de défendre nos droits […] Vous comprendrez donc que je n’attende pas de « médiations » mais bien une simple obligation pour l’entreprise Voltalia de respecter les lois qui encadrent son activité ».

Une enquête réalisée auprès des riverains

Ce nouveau bridage a empiré la situation, comme l’atteste plusieurs autres mails dont deux des 12 mai et 1er juin 2020 accompagnés en pièce jointe d’enregistrements réalisés à l’aide d’un sonomètre pendant ces deux nuits. Sous la fenêtre de leur chambre face aux éoliennes, le bruit oscillait entre 35 dB et 44 dB. Derrière la maison et abrité des éoliennes, le bruit oscillait entre 22 dB et 30 dB. Sachant qu’une valeur de 45 dB correspond à l’intensité normale de la voix humaine et qu’un bruit de 35 à 40 dB peut provoquer le réveil.

Lire aussi : Éoliennes à Echauffour : une étude acoustique en cours chez des riverains

Et au cas où certains mettraient en doute la véracité de ces informations, Fabien Ferreri « invite quiconque à venir chez moi à minuit pour le vérifier et non en milieu de journée, nous ne dormons pas aux horaires de bureau ». Petit tacle à la Dreal.

Enfin, comme rien ne bougeait vraiment, Fabien Ferreri a également réalisé une enquête auprès des riverains du parc éolien afin de connaître leur ressenti.

J’ai eu quinze retours de gens qui disent que ça a radicalement changé leur vie, tous habitent à moins de 1 000 mètres des éoliennes ».

Une réunion programmée

Finalement, à l’initiative de Gilles Armand, nouveau sous-préfet de Mortagne-au-Perche (Orne), une réunion a été programmée lundi 15 juin 2020 à Echauffour, en comité restreint (officiellement à cause des mesures sanitaires, mais cela avait déjà été le cas en octobre lors de la réunion avec la Dreal alors que le Covid n’était alors pas une question d’actualité).

Une réunion qui n’a de sens que si le représentant de l’Etat oblige enfin Voltalia à respecter la réglementation. « Je crois, avec force et vigueur, que sans le respect des lois et des droits qu’elles nous confèrent, on ne peut rappeler à chacun ses devoirs et ses responsabilités de citoyens », appuie Fabien Ferreri.

Loire-Atlantique. Près du parc éolien, la mortalité des bêtes reste inexpliquée

Deux éleveurs laitiers constatent une surmortalité et une baisse de productivité des vaches

Depuis que le parc éolien des Quatre seigneurs s’est implanté, en 2013, Didier Potiron et Céline Bouvet, deux éleveurs de vaches laitières, à Puceul et à Saffré (Loire-Atlantique), enregistrent une surmortalité de leurs bêtes.

250 bêtes mortes en six ans

Éoliennes et mortalité de betes a Nozay
Ouest France du 30 octobre 2019

Particulièrement Didier Potiron qui a perdu plus de 250 bêtes en six ans. Leurs défense immunitaires ont chuté, leur fécondité également. “Sur les cinq derniers vélage, trois fois on a appelé le vétérinaire, alors que pour la race Normande, habituellement ça se passe tout seul” se désespère l’éleveur. La baisse de qualité et de productivité du lait est notable : près de 30% de volume de lait. A certains endroits, le sol dégage de la chaleur qui entraîne le pourrissement et le sur-développement de bactéries des ensilages. Et la santé des bêtes n’est pas la seule affectée : les exploitants et leur famille se plaignent de maux de tête, de troubles du sommeil, d’anxiété. “Avec l’humidité le sol est de plus en plus conducteur, on ressent les nuisances de manière beaucoup plus forte” ajoute Didier Potiron. Des riverains du parc éolien se sont également plaints de symptômes similaires.

L’ARS, Agence Régionale de Santé, a orienté 23 personnes vers le service de pathologies professionnelles et environnementales au CHU de Nantes pour “essayer d’objectiver les symptômes présents”, indique la préfecture.
Préfecture, vétérinaires, géobiologies, ARS… Tous partagent le même constat : “les troubles et symptômes chez l’homme et l’animal sont confirmé dans ce secteur”. Et le mystère reste entier sur les causes de tous ces maux.

Carte localisation des 2 exploitations près des champs d'éoliennes
La localisation des deux exploitations près des champs d’éoliennes

Pas de lien direct
Les études menées au printemps 2019 par un collège d’experts et révélées en juillet “n’ont pas permis d’établir de lien directe entre le fonctionnement des éoliennes et les symptômes observés”, déclare la préfecture .
Serge Boulanger, secrétaire général de la préfecture se dit dans “une obligation de résultat pour identifier la cause desdits symptômes» et diligente des études complémentaires. Lors d’une réunion avec les exploitants, mi-septembre, il a évoqué l’hypothèse du remplacement du câble souterrain de 20 000 volts, qui achemine l’électricité produite, du parc éolien au réseau Enedis, par un câble aérien. Problème : Enedis n’est pas informé de l’expérimentation. La préfecture temporise : « rien ne permet de mettre en cause ce câble mais cela permettra d’écarter une autre source d’origine des symptômes observés ». Et indique « Il convient d’étudier l’ensemble de l’installation, dont le câble qui relie les éoliennes et le poste transformateur».
« C’est insuffisant », clame Didier Potiron. « Il y a urgence car la santé humaine et animale est en jeu. Au bout de 7 ans, ça suffit ! ».

Quitter la maison?
Des solutions envisagées à court terme ? « On va voir avec le service remplacement pour que les époux Potiron puissent s’absenter quelques jours de leur exploitation », avance Axel Guiraud, de la Chambre d’agriculture, désormais chargée d’épauler les éleveurs. « On en est là : ne plus dormir à la maison », souffle Didier Potiron.

Éleveurs de Nozay proche du parc éolien

En avril 2016, une étude réalisée par le Groupe permanent pour la sécurité électrique (GPSE) pointait, dans les deux exploitations agricoles, « la concomitance de l’installation et de la mise en service des éoliennes avec l’altération des performances et des troubles du comportement des animaux».
Les infrasons? Les câbles? La géologie du lieu, avec ses nombreuses failles d’eau et des rivières souterraines qui propagent dans le sol les vibrations et ou l’électricité ? « Nous, on demande une mise hors tension du site. Ce qui n’a jamais été fait encore », martèle Didier Potiron.

Derrière la situation atypique de Nozay, se trame un enjeu sanitaire, économique et environnemental : rien ne doit entacher le développement de l’énergie éolienne. La densification des parcs éoliens à proximité des élevages laitiers, notamment dans le nord-est de la Loire-Atlantique, fait s’interroger les éleveurs : « Ils sont de plus en plus à observer des symptômes et des nuisances sur leurs vaches et ils se demandent si ça ne vient pas du parc éolien ? », confie Axel Guiraud.

Article Ouest-France du 30 octobre 2019 Philippe RIDOU


Eoliennes : le massacre de la France rurale

Article publié par le magasin Maisons Paysannes de France N°212 Juin 2019

PAR FÉDÉRATION ENVIRONNEMENT DURABLE
association reconnue d’intérêt général

Or, le développement inconsidéré – j’allais dire irresponsable, des éoliennes ne résiste pas à l’analyse de quelques vérités et de quelques chiffres simples … Il s’agit de dénoncer un gaspillage inacceptable des fonds publics, un discours officiel souvent trompeur, il s’agit aussi de préserver les paysages de France, nos campagnes et bientôt notre littoral menacé lui aussi : vous saurez le faire avec cœur, avec toute la passion pour la beauté de votre pays ».

C’est en ces mots que le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing a préfacé le premier livre que j’ai publié en 2009 « L’imposture. Pourquoi l’éolien est un danger pour la France ». (1)

Aujourd’hui, les Français se rendent compte de la prolifération des éoliennes, qu’elles deviennent de plus en plus hautes, ne respectent ni les forêts, ni les parcs naturels, ni prochainement le littoral, ni les paysages, ni même les lieux de mémoire. Des arbres centenaires sont arrachés, des haies sont détruites, des chemins creux, l’âme de nos campagnes, sont rasés au bulldozer pour être remplacés par des routes destinées à construire et entretenir ces usines électriques plantées dans les champs.

Parc éolien de Lomont (Doubs)
Parc éolien de Lomont , Valonne(Doubs)

Des hameaux aux maisons rurales remarquables, souvent restaurées avec amour après des années d’efforts, sont défigurés, banalisés, condamnés à mourir, dépouillés de leur écrin naturel. Pour preuve, il suffit de lire les déclarations récentes de Xavier Bertrand, Président de la Région des Hauts-de-France, « Foutez-nous la paix avec les éoliennes, ça coûte les yeux de la tête, ça ne crée pas d’emplois et ça détruit nos paysages »,

Ou encore Dominique Bussereau, Président du Conseil Départemental de la Charente-Maritime et de l’Assemblée des départements de France, qui exprime « son ras le bol », blâmant les « promoteurs éoliens qui sont des gens sans foi ni loi » et demandant lui aussi un moratoire sur l’éolien pour le « risque sur nos paysages que fait courir la foultitude de projets éoliens ».

Par quelle mécanique infernale, de braves gens aimant leur pays, ont-ils pu accepter de « ravager la France avec des éoliennes » ?

L’ARGENT : LA SEULE RAISON

Profitant d’un effet d’aubaine issu d’un cadre juridique incitatif, l’objectif premier des projets éoliens est de faire de l’argent sous couvert de fabriquer de l’électricité renouvelable. Réaliser des profits est l’objectif essentiel des vendeurs de vent, un objectif très éloigné de la visée écologique relayée par les médias.

Trop hautes, trop proches
Trop hautes, trop proches

UN MECANISME PERVERS

Une usine électrique éolienne raccordée au réseau électrique a un rendement annuel de moins de 25%. Elle produit donc de l’électricité intermittente invendable. EDF a l’obligation de racheter cette électricité à un prix surfacturé, soit 2 à 3 fois le prix du marché, ce qui permet à ceux qui la produisent d’engranger artificiellement d’importants bénéfices. En résumé, EDF achète de l’électricité dont elle n’a pas besoin et la revend à perte.

LE CONSOMMATEUR D’ELECTRICITE PAIE LA DIFFERENCE

Cette perte financière d’EDF était compensée par une taxe, La CSPE (2) sur la facture d’électricité des ménages et elle avait dépassé 20%. Comme elle devenait insupportable, un dispositif fiscal a été mis au point : taxer « écologiquement » toutes les énergies, dont les carburants. Le résultat sur le diesel a démontré l’extraordinaire « acceptabilité écologique » de cette décision par les Français.

Les tarifs de l’électricité montent en flèche, une première hausse de 6% est en cours. Ils vont doubler, conséquence du programme annoncé par le Président de la République Emmanuel Macron qui veut tripler le nombre d’éoliennes sur le territoire, de 8 000 actuellement à plus de 20 000.

Le problème demeure entier : comment ponctionner le plus discrètement possible les Français avec les taxes « vertes » pour financer le développement éolien ?

SEULS DES FONDS FINANCIERS ET DES HOMMES D’AFFAIRES PROFITENT DE L’AUBAINE

« Une toile d’araignée économique internationale légale » aspire de l’argent sur la facture d’électricité des consommateurs français et distribue les bénéfices à des sociétés étrangères ou à des hommes d’affaires utilisant souvent des fonds financiers dont on ne connait ni l’origine ni les destinations. Ce sont des milliards d’euros dilapidés chaque année au détriment du pouvoir d’achat des Français et de la compétitivité des entreprises. Ce programme, qui est le socle de la « Transition énergétique », entraîne la perte indirecte de centaines de milliers d’emplois.

« Création d’emplois ? Quasiment tous les composants des éoliennes sont importés, principalement d’Allemagne, du Danemark. La France subventionne des emplois dans ces pays et en détruit en France”

Parc éolien Derval-Lusanger au Vieux-bourg Loire Atlantique
Parc éolien Derval-Lusanger au Vieux-bourg (Loire Atlantique)

DES METHODES COMMERCIALES « SANS FOI NI LOI »

La maîtrise du foncier est essentielle pour le promoteur. Pratiquant un démarchage insistant, les multiples prospecteurs commerciaux utilisent des éléments de langage bien marketés : « sauvetage de la planète », « gratuité du vent », « création d’emplois *** », « financement participatif », et autres noms enjôleurs donnés aux éoliennes présentées comme des « parcs », alors que les réalités énergétiques, environnementales et financières de ces usines s’avèrent désastreuses. Les nombreux cas de corruption et de prise illégale d’intérêts, font hélas partie des moteurs de cette machine à planter des éoliennes. La technique d’approche des municipalités par les promoteurs éoliens repose sur un discours idéalisé et des promesses de retombées économiques. Avec une méthode bien rodée les négociateurs mettent en avant les atouts de leur projet pour la commune en termes d’image : contribution à la transition énergétique, dynamisme économique, et en termes financiers : loyers des terrains communaux, rentrées fiscales. Confrontées aux restrictions budgétaires actuelles, les municipalités sont inévitablement tentées de répondre favorablement.

EXISTE-T-IL DES AVANTAGES AU DEVELOPPEMENT DE L’EOLIEN INDUSTRIEL ?

Diminution des rejets à effets de serre ?

95% de notre électricité sont produits par un parc qui n’émet pas de gaz à effet de serre. Au contraire, l’intermittence des éoliennes augmente ces émissions à cause du soutien obligatoire des centrales thermiques à gaz.

Protection de la santé ?

Qui oserait ignorer les souffrances de ceux qui subissent 24h sur 24, ces machines de 200 mètres de haut plantées à 500 mètres de leur habitation ? Aujourd’hui 70% des projets éoliens sont rejetés par les riverains ruraux, contraints de s’adresser à la justice pour se faire entendre ? (3)

Valorisation du patrimoine des particuliers ?

Une habitation située à 800 mètres d’une éolienne perd plus de 30% de sa valeur, elle peut même devenir invendable. (Attestations de notaires à l’appui).

Amélioration de l’environnement et protection de la biodiversité ?

La fin de vie des « parcs » pose un problème écologique fondamental. Les industriels de l’éolien, dont les structures financières sont volontairement des sociétés sans capital basées sur l’emprunt, vont abandonner ces machines usées.

Aucun financement, de traitement, de recyclage, n’est prévu à la hauteur de la quantité de déchets industriels en cours de dissémination.

Leur démantèlement total est illusoire compte tenu de l’impossibilité de retraiter ou détruire les matériaux qui composent les éoliennes. Lorsque la perfusion des deniers publics cessera, la France sera couverte de friches industrielles disséminées, de câbles enterrés, de lignes électriques devenues inutiles. L’addition, dont des matériaux potentiellement dangereux, est vertigineuse : 36 millions de tonnes de béton armé pour fabriquer les socles, à tout jamais enterrés soit l’équivalent de 1,8 millions de camions toupies représentant une file de 18 000 km (presque la moitié du tour de la terre) ; 435 000 tonnes de plastiques spéciaux pour les pales fabriquées à base de polymères, très difficilement traitables. Ces pales de 55 mètres mises bout à bout couvriraient 2 800 km (Paris-Moscou). 8 millions de tonnes d’acier ordinaire, de métaux pour les mâts, les rotors, les câbles électriques, les milliers de transformateurs. 6 000 tonnes de terres rares pour fabriquer les alternateurs, difficilement recyclables et produits en Chine, dans des conditions écologiques toxiques défrayant la chronique.

La FED estime que cette défaillance traduit une carence fautive de l’Etat à respecter son obligation de protection de l’environnement et des citoyens. Elle va déposer deux plaintes devant les tribunaux.

EN GUISE DE CONCLUSION

Rien ne justifie de détruire le patrimoine rural, ni d’empoisonner la vie de centaines de milliers de personnes pour le profit de quelques-uns. Une majorité refuse aujourd’hui cette duperie.

Afin d’imposer à marche forcée ce programme, François de Rugy, Ministre de la Transition écologique et solidaire, a publié des décrets instituant un régime d’exception juridique. Cette décision démontre que, face à l’exaspération de victimes de ces machines, le gouvernement tente de les museler plutôt que de les écouter.

Comment peut-on espérer instituer une « Société de confiance et de solidarité » en réduisant les droits des associations et des citoyens sur des projets ayant une incidence sur leur vie quotidienne et leur environnement ?

(1) Eolien une catastrophe silencieuse, Vers une France défigurée (Edition l’Artilleur, mis à jour en 2017)

(2) CSPE : Contribution au service public d’électricité

(3) https : //www.bfmtv.com/planète/7-projets-de-parcs-eoliens-sur-10-font-l-objet-d-un-recours-en-France-1506074.htlm

Enquête publique Chantonnay

Enquête publique projet éolien de Chantonnay

Le projet éolien de la Plaine de la Minée à Chantonnay suit inéluctablement son cours et arrive dans la phase d’enquête publique dont les dates sont maintenant officielles du 9 septembre au 11 octobre 2019 selon l’avis d’enquête publique paru dans Ouest France le 16/08/2019.

Le dossier complet du promoteur WKN sera consultable du 9 septembre au 11 octobre inclus  :

            * en mairie de Chantonnay 

            * sur internet sur le site de la Préfecture : www.vendee.gouv.fr , rubrique “Publications” puis “Enquêtes publiques et Consultation du public” puis taper Chantonnay sur le menu déroulant.

Vous pouvez d’ores et déjà noter les dates des 5 permanences du commissaire enquêteur, salle des Arcades, place de la Liberté à Chantonnay :

            * lundi 9 septembre de 9h30 à 12h30

            * samedi 14 septembre de 9h30 à 12h

            * jeudi 26 septembre de 8h30 à 12h30

            * mercredi 2 octobre de 13h30 à 17h30

            * vendredi 11 octobre de 13h30 à 17h30 (clôture de l’enquête publique)

Il sera TRÈS IMPORTANT que vous vous manifestiez en déposant vos remarques et observations, soit lors des permanences du commissaire enquêteur, soit par courrier, soit par mail à enquetepublique.vendee1@orange.fr (Objet : Parc éolien Chantonnay). 

Si besoin, nous pouvons vous communiquer des renseignements et vous guider dans la rédaction de votre déposition grâce aux arguments préparés avec l’aide de l’avocat de l’association Vent de Folie.

Plus que jamais nous devons nous mobiliser et rester déterminés.
Nous sommes plus forts tous ensemble !

Rassemblement Xanton-Chassenon

L’association Vent de l’Autise – Vent d’indignation organise un rassemblement le 28 juin 2019 à partir de 16h30 place de la mairie à Xanton Chassenon afin de dire STOP à la prolifération des éoliennes sur le secteur.

Rassemblement à Xanton-Chassenon

Venez nombreux, soyez solidaires et mobilisez-vous pour préserver le Sud-Vendée.
Seule votre participation permettra d’éviter l’encerclement de nos villages par ces géantes machines d’acier.

L’Enquête Publique pour 5 nouvelles éoliennes est en cours dans les mairies de Xanton le 27 Mai de 9h à 12h30, le 11 – 21 – 28 Juin de 14h à 18h et de St Hilaire des Loges le 4 Juin de 14h à 18h et le 14 Juin de 9h à 12h.

Faites connaître votre opinion   

Si vous ne pouvez pas vous déplacer, adressez un mail à l’enquêteur : enquetepublique.vendee3@orange.fr  DEMANDER UN ACCUSE DE LECTURE 

Largeasse. Le projet éolien contesté

Le Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres s’oppose à la création d’un parc de six éoliennes à Largeasse, qui nuiraient à la migration de la cigogne noire.

Cigogne noire espèce menacée
La cigogne noire, une espèce menacée

Une présence que, selon le GODS, le porteur de projet ne pouvait méconnaître au regard des indications fournies préalablement par l’association. « Il est en conséquence inadmissible que la société porteuse du projet d’éoliennes, fasse en sorte de pratiquement éclipser la présence de cette espèce. »

Le Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres a donc émis un « avis très défavorable » sur ce projet. Cet avis viendra nourrir la réflexion du commissaire-enquêteur, lequel émettra lui-même un avis avant la décision préfectorale.

Lisez l’article sur Le Courrier de l’Ouest

Soutien à Xanton-Chassenon

L’enquête publique concernant les nouvelles implantations d’éoliennes à Xanton-Chassenon débute le 27 mai 2019.

Il est important de se mobiliser pour faire entendre votre voix et dire STOP à l’encerclement de nos villages par les éoliennes industrielles.

Soyez solidaires et mobilisez-vous pour préserver le cadre de vie du Sud-Vendée.

L’enquête publique est un temps fort de l’information et de la participation des citoyens. Elle informe le public sur les projets susceptibles d’avoir un impact sur l’environnement ou la qualité de vie des habitants. Toute personne peut consulter le dossier dans les lieux prévus à cet effet et peut présenter des observations, favorables ou non au projet, et proposer des suggestions ou des contre-propositions. Le public a également accès aux observations portées au registre.
Elle est ouverte à tous, sans aucune restriction.

Le commissaire enquêteur a pour mission de consigner les remarques des citoyens dans un registre. Ce rapport est remis au Préfet pour éclairer sa décision d’autorisation d’implantation d’un projet.

A vos agendas !
Permanence en mairie de Xanton
Le lundi 27 mai de 9h à 12h30
Le mardi 11 juin de 14h à 18h
Le vendredi 21 juin de 14h à 18h
Le vendredi 28 juin de 14h à 18h30
Permanence en mairie de St Hilaire des Loges
Le mardi 4 juin de 14h à 18h
Le vendredi 14 juin de 9h à 12h

Si vous ne trouvez pas le temps ou si vous ne pouvez pas vous déplacer, écrivez vos remarques à enquetepublique.vendee3@orange.fr

Parc éolien en mer

Le pourvoi des associations d’opposants au projet de ferme éolienne au large du Croisic sera examiné lundi 20 mai 2019, à 14 h.

Le projet de parc éolien de Saint-Nazaire face au Croisic sera enfin examiné par le Conseil d’État à Paris, en audience publique, lundi 20 mai 2019.

Le projet d’installer 80 éoliennes marines à une dizaine de kilomètres au large du Croisic est contesté, depuis le départ, par deux associations : le Groupement des résidents pour la sauvegarde environnementale de La Baule et l’association pour la protection du site et de l’environnement de Saint-Marguerite (Pornichet).

Communiqué du 18 mai 2019 du collectif défense de la mer

Eolien en mer sur le Banc de Guérande : Dans l’attente …
120 députés et les présidents des régions Bretagne, Normandie, Pays de la Loire, Nouvelle Aquitaine, Paca et Occitanie, ainsi que le puissant lobby Syndicat des Energies Renouvelables (SER) et France Energie Eolienne (FEE), font pression sur le gouvernement pour affecter toujours plus de financement pour des projets éoliens en mer inutiles auxquels s’opposent des associations environnementales et des pêcheurs. Dans une lettre en date du 5 avril 2019, le Premier Ministre constate « les difficultés majeures générées par les décisions des précédents gouvernements concernant les appels d’offres éoliens en mer initiés en 2011 et 2013. Lancés trop tôt, avec des procédures inadaptées et pour des volumes trop importants, ces projets étaient très largement retardés du fait des défauts de leur conception même, alors qu’ils obéraient par ailleurs de manière très substantielle le financement de la transition énergétique. » La Cour des Comptes a estimé à 40 milliards d’Euros le coût des premiers projets éoliens en mer. Le Conseil d’Etat appréciera si les procédures inadaptées peuvent être, malgré tout, considérées ou non conformes à toutes les règles légales (audience le 20 mai, et décision fin mai début juin ?)… Quant aux défauts de conception, le premier vient de l’Etat lui-même : c’est le choix de la zone du projet sur le Banc de Guérande, alors qu’il serait possible de la reculer tout en restant dans la zone propice définie initialement par le Préfet, pour un moindre coût et un moindre impact environnemental. L’argument qui nous fut opposé de ne pas changer le contrat initial a été depuis totalement balayé par l’Etat. Bien des questions n’ont toujours pas de réponses :
1. Un facteur de charge de 41,5% n’est pas crédible ici avec un vent moyen de 7 à 8m/s quand les installations de mer du Nord, autrement plus ventées, sont de l’ordre de 35%. Est-ce pour cela que la ressource en vent de St Nazaire-Noirmoutier n’est pas publique, et qu’aucun calcul justificatif n’est venu confirmer une production annoncée de 1 735GWh annuels ?
2. Bien qu’implantés sur des fonds rocheux calcaires de même nature, le projet de St Nazaire prévoit des structures « monopieu », celui de Noirmoutier des structures « jackets » : pourquoi ? L’action économique voudrait pourtant qu’on utilise l’offre locale de STXChantiers de l’Atlantique…
3. La méthode annoncée d’anticorrosion utilise des anodes sacrificielles ( 12 tonnes par éolienne) qui déverseraient de 80 à 100kg par jour d’aluminium, qu’on retrouverait dans la biodiversité marine locale, et qui contamineraient toute la chaîne trophique (alimentaire) … Communiqué 18 mai 2019 2 / 2
4. Avec les énormes déferlantes du Banc de Guérande, la question de tenue au fond des 120km de câbles inter-éoliennes ne peut se résoudre par ensouillage, et la solution envisagée est l’enrochement : la convention d’occupation du domaine public maritime indique une surface occupée de 1 680 000 m², soit de 5 à 10 millions de tonnes de roches. Cela correspond à une noria de plus de 200 000 camions de 30 tonnes soit sur nos routes vers St Nazaire ou La Turballe, soit sur les routes du pays des carrières (Bretagne Nord ?) en cas de livraison directe par mer. Structure en béton (fabriquées où ?) ou enrochement : quelle solution est prévue ?
5. L’effet barrière et l’impact sur les espèces protégées ? On ferait un « suivi biologique adapté ». La réponse pose encore plus de questions : « si le résultat de ce suivi montre que le projet a un impact significatif sur les espèces protégées, des mesures de réduction et de compensation seront adoptées, et une demande de dérogation pourra être déposée ». Donc on acceptera la destruction des espèces protégées, base de la biodiversité et essentiellement espèces migratoires qui fréquentent les marais salants et la Brière avant de poursuivre leur migration…
6. … et la liste des questions reste encore longue… Finalement, le projet est effectivement mal conçu, fondé sur : – des intérêts économiques et industriels particuliers, et une illusoire filière française mort-née ; – une analyse erronée de l’intérêt général ( quelle efficacité énergétique et quels coûts), avec un système généralisé de subventions ; – une qualification mensongère d’impact sur le climat ; – un intérêt social non établi, du fait de la contradiction entre les quelques emplois industriels non pérennes à St-Nazaire et les nombreux emplois de service ou commerciaux existants de l’activité touristique de la Presqu’île Guérandaise ; – une analyse théorique non validée de l’impact environnemental, au moment de la prise de conscience de la fragilité de la biodiversité . Les députés, sénateurs, présidents de région et autres élus locaux devraient moins rêver d’actions d’éclat, proposées par les technocrates ou les idéologues, réfléchir avant de communiquer, et surtout mieux écouter le bon sens des citoyens, qui, au final, sont ceux qui financent par toutes sortes de taxes et impôts ces « grands projets inutiles et imposés » : ils leur en demanderont compte.

Contact: Alain Doré 06 80 20 38 40 defensedelamer@gmail.com
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