Soutien au collectif anti-éolien des terroirs du pays de Rance

La  France est aujourd’hui  sous la coupe réglée de centaines de promoteurs éoliens qui ratissent systématiquement toutes les régions pour mettre 10.000 nouvelles éoliennes  promises par le Président de la République Emmanuel Macron.

Cette décision prise dans la cadre de la programmation pluriannuelle de l’électricité ( PPE) est une erreur stratégique historique.

Dans chaque région des citoyens  se regroupent pour dire non et résister.

Partout c’est la même détermination  « On ne lâche rien”, “Pas d’éoliennes ni ici ni ailleurs”, “Arnaques technologiques, financières et écologiques “, ” on refuse les éoliennes qui dénaturent les paysages etc….”

Aujourd’hui c’est la Bretagne qui va être massacrée. Aidez le nouveau collectif.

Analyse de la production 2020 RTE par l’association

Dans son Bilan électrique 2020 publié le 3 mars 2021, RTE indique notamment que la production d’électricité d’origine éolienne représente 7,9% de la production totale d’électricité contre 6,3 % en 2019.
https://assets.rte-france.com/prod/public/2021-03/Bilan%20electrique%202020_0.pdf

Décryptage

1 – Sur la forme

Avec sa technique de communication habituelle, RTE annonce que la production éolienne 2020 a progressé de 17,3% par rapport à 2019. Cela n’est pas faux (40 TWh en 2020 vs 34 TWh en 2019) mais partiel.
En effet, au delà de cette donnée présentée sous un jour exagérément favorable au secteur, il est possible de voir une autre réalité :
Considérant (plus logiquement sinon plus honnêtement) cette augmentation par rapport à la production totale d’électricité, elle n’est alors que de 1,6% (7.9% en 2020 vs 6,3% en 2019).

Poursuivant dans son registre discutable, RTE indique notamment que la production éolienne 2020 a atteint son maximum (« record historique ») « le lundi 10 février 2020 à 18h avec une puissance de 13409MW, ce qui correspond à un facteur de charge de 72,5%. »
Puis que « le minimum a été atteint le 24 avril 2020 à 11h avec une puissance de 124 MW »… sans alors préciser le facteur de charge, lequel doit être inférieur à 1%…

Sur l’année, le facteur de charge moyen mensuel serait de 26,35% en 2020 (+7%), ce qui indique que les éoliennes ont produit au maximum de leur capacité pendant 26% du temps.
La production d’électricité a donc été dépendante des autres sources pendant les 74% restants…

2 – Sur le fond

Sur le fond, cette légère augmentation de la production éolienne est à placer dans un contexte exceptionnel, notamment du fait de la pandémie de Covid-19.

En effet, outre cette augmentation effective de la capacité éolienne de 1104 MW (remplacement des plus anciennes et/ou ajout de plus puissantes), elle s’explique par :

  • une baisse de la production globale d’électricité de 7 % par rapport à 2019, « au plus bas depuis vingt ans » dixit RTE.
  • une baisse de la production nucléaire de 11,6%  conséquence
  • d’une part de l’arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim le 29 juin,
  • d’autre part de la mise à l’arrêt prolongé des centrales en maintenance du fait des perturbations occasionnées par la Covid-19 (que RTE estime à 34 TWh)
  •  une  baisse de la consommation d’électricité de 3,5% en rapport avec le ralentissement de l’activité économique ;
  • des conditions climatiques favorables à l’hydraulique, l’éolien et le solaire (contrairement à 2019)

Il convient également de noter :

  • L’écrasante majorité de la production électrique nucléaire : 67%, cela malgré la fermeture de la centrale de Fessenheim et « la crise du Covid-19 ayant entraîné des conséquences importantes sur le système électrique » (sic)  comme le souligne RTE
  • Une augmentation de la production hydraulique de 8,4% : 13% (d’électricité réellement « renouvelable » contrairement à l’éolien et au solaire)
  • Une légère augmentation de La production solaire de 2,3%  favorisée par un taux d’ensoleillement important : 12,6TWh.

En outre, le solde export/import (43 TW)  reste supérieur à la production éolienne (39,7TWh)

Notons enfin que, contrairement à la doxa selon laquelle le développement éolien serait fortement créateur d’emplois, RTE indique dans ce rapport que « Avec une exploitation nécessitant moins de personnel que d’autres filières, la production des centrales éoliennes a été peu impactée par la crise sanitaire »…

Conclusion

L’augmentation de la capacité éolienne de 1104 MW en 2020, avec environ 10.000 éoliennes, ne contribue qu’à la hauteur de moins de 8% du total de l’électricité produite.
De plus, ce pourcentage est à relativiser dans la mesure où la production d’électricité d’origine nucléaire a elle-même diminué de 11%, cette diminution étant sans rapport avec l’augmentation de la capacité « renouvelable ».
Tout est relatif…

L’Allemagne était un paradis pour l’énergie éolienne jusqu’à ce que les Allemands les détestent ! 45secondes.fr

L’Allemagne avec ses 30 000 éoliennes était un paradis pour l’énergie éolienne.
En fait, 23,5% de toute son énergie provient du vent: c’est l’énergie renouvelable la plus importante du pays.

Au premier semestre 2019, seuls 35 éoliennes ont été installées. C’est 82% de moins qu’au premier semestre 2018 (où moins de la moitié des turbines ont été installées qu’en 2017). Parce que? Parce que les Allemands commencent à détester les moulins à vent.

Et non, ce n’est pas une exagération. Les dernières élections étatiques en Thuringe ont vu un déclin des Verts (qui se développent dans tout le pays) et une croissance significative de l’AfD de droite. Ce qui est curieux, c’est que de nombreux analystes conviennent que l’un des problèmes de campagne qui ont eu une influence décisive a été, précisément, l’heureuse énergie éolienne que certains soutiennent et d’autres non.

Un bon exemple de ce climat défavorable est que ces dernières années le secteur stagne surtout en raison des réglementations locales ou régionales. En Bavière, sans aller plus loin, il faut « la distance entre une éolienne et la maison la plus proche doit être 10 fois la hauteur du mât ». Quelque chose qui, en raison de la structure démographique de l’État, l’a rendu pratiquement impossible.

En général, comme le soutient Bloomberg, les arguments sont écologiques (ils compromettent l’avenir des espèces d’oiseaux ou génèrent des nuisances sonores qui affectent d’autres espèces) ou esthétiques (car ce sont des paysages laids). En fait, il y a un mot allemand, Verspargelung, qui le résume parfaitement: contamination par des asperges géantes.

Cela explique bien pourquoi Les Allemands commencent à détester l’énergie éolienne: des années d’installations gigantesques peu soucieuses de l’environnement et les habitants locaux ont réussi à faire de l’une des populations les plus pro-renouvelables d’Europe le terreau idéal des positions anti-vent.

L’Allemagne était un paradis pour l’énergie éolienne jusqu’à ce que les Allemands détestent les moulins à vent (45secondes.fr)

Eolien. Un projet enterré en Charente-Maritime en raison notamment de l’impact visuel négatif – Ouest France

L’impact visuel négatif sur les Monuments historiques et des conséquences à redouter sur les oiseaux migrateurs ont fait annuler un projet de six éoliennes de 178 m de haut dans le sud de la Charente-Maritime.

Une bonne nouvelle pour les opposants aux champs d’éoliennes s’ils regardent vers la Charente-Maritime. Notre confrère Sud-Ouest rapporte que le Conseil d’État vient d’enterrer un projet de six éoliennes avec poste de livraison près de Mirambeau dans le sud de ce département – le projet d’Allas-Bocage.

Le Conseil d’État, précise Sud-Ouest, a suivi les conclusions du rapporteur public qui mettait en avant l’impact visuel négatif de ces éoliennes, d’une hauteur de 178,5 mètres, sur les Monuments historiques et les conséquences sur la migration des oiseaux, évoquant « une vraie barrière »dans ce couloir migratoire.

Ce projet éolien était en fait bien mal parti. Déposé en décembre 2014, il avait refusé par le préfet en 2016. Un refus confirmé par le tribunal administratif de Poitiers en 2017 et par la cour administrative d’appel de Bordeaux en septembre 2019.

https://www.ouest-france.fr/economie/energie/energie-eolienne/eolien-un-projet-enterre-en-charente-maritime-en-raison-notamment-de-l-impact-visuel-negatif-abd0806a-7dbf-11eb-9c3f-b9704434ca3f

Indre-et-Loire : le démarchage pour des projets éoliens agace quatre maires du Lochois

Dans un courrier à la préfète d’Indre-et-Loire les maires de quatre communes du sud Touraine se disent agacés du démarchage incessant de sociétés qui viennent leur vendre de l’éolien. Les maires de Ligueil, Bournan, Cussay et Civray-sur-Esves n’en peuvent plus, ils aimeraient que cela s’arrête.

Ils n’hésitent pas à parler de harcèlement, les maires de quatre communes du Lochois (Ligueil, Bournan, Cussay, Civray-sur-Esves) n’en peuvent plus d’être démarchés deux à trois par semaine par des sociétés qui viennent leur vendre de l’éolien. Ces quatre maires ont écrit à la préfète d’Indre-et-Loire, un courrier co-signé par le maire de Perrusson, qui est aussi le président des maires ruraux d’Indre-et-Loire, ainsi que par le président de la communauté de communes Loches Sud Touraine.

Dans leur courrier, les quatre élus expliquent qu’ils sont opposés à l’éolien et que chaque conseil municipal a émis un avis défavorable sur le sujet. Une façon, aussi, d’indiquer à la préfète d’Indre-et-Loire que toute éventuelle implantation à venir n’aura pas leur assentiment. Quatre maires qui en ont assez d’être sollicités de la sorte. Le maire de Bournan, Charlie Gillet, explique, “ils veulent nous mettre des éoliennes sur de très bonnes terres agricoles, mettre du béton partout, cela commence à nous casser les pieds. C’est la raison pour laquelle nous avons interpellé la préfecture. Cela en fait cinq de suite qui nous proposent les mêmes projets à 200 mètres près. Moi je ne pourrirai pas la Touraine. On nous demande de faire des efforts dans le milieu agricole, d’utiliser moins de produits phytosanitaires etc…ce n’est pas pour supporter des tonnes de béton au pied d’une éolienne“.

Les maires parlent de forcing de la part de ces sociétés, avec la mise en avant de l’argument financier à l’heure où les agriculteurs peinent à se dégager un salaire décent. Ces élus ne savent pas si leur courrier suffira pour faire barrage à quelque projet que ce soit, “mais cela peut faire réfléchir” dit Alain Rocher, le maire de Cussay.

Pourquoi la justice a-t-elle ordonné la démolition d’un parc éolien dans l’Hérault?

À Lunas (Hérault), les sept turbines du parc éolien de Bernagues devront être démontées suite à une décision de justice. Lancé en 2004, le site a subi de vives oppositions émanant d’associations environnementales. C’est la première fois qu’un tribunal ordonne le démantèlement d’éoliennes en France.

Attaqué dès les premières esquisses, le projet a dû faire face à la détermination de collectifs de défense des paysages et de la biodiversité. Arguant principalement la protection d’un couple d’aigles royaux parmi d’autres espèces, ils étaient parvenus à faire annuler le permis de construire à trois reprises, en 2012, 2016 et 2017.

Cette affaire particulièrement longue et complexe semble avoir atteint son point final. L’ultime prononcé exige le démantèlement des éoliennes et la remise en état du site d’ici fin juin 2021. S’il ne respecte pas le jugement, le propriétaire devra verser 9 000 € d’astreinte quotidienne aux associations. L’appel d’ERL n’y changera rien, le tribunal ayant ordonné l’exécution provisoire de sa décision. Celle-ci pourrait d’ailleurs faire jurisprudence auprès d’autres dossiers opposant des parcs éoliens aux associations environnementales.

Xenius – Energie éolienne, la controverse – Arte – Reportage vidéo

Considérées par certains comme la source d’énergie du futur, les éoliennes sont honnies par d’autres en raison de leur nuisance sonore et esthétique, ainsi que des risques qu’elles induisent, par exemple pour la faune. Une équipe de cardiologues de Mayence explique l’impact sanitaire des infrasons.
Elle a scientifiquement démontré l’impact sur la santé des riverains par une fragilisation de ces tissus cardiaques.

Eoliennes “tueuses” de Nozay : vers l’arrêt du parc des Quatre seigneurs ?

Le rapport interministériel sur deux élevages dégradés de la région de Nozay (Loire-Atlantique) est paru le 9 février 2021. Il préconise un arrêt test du parc éolien.

Cette vache qui en était à son 7e mois de gestation est morte « sans raison apparente », mi-décembre 2020. C’est le 400e animal ainsi décédé depuis 2012 et la construction du parc éolien des Quatre seigneurs. (©Famille Potiron)

“La mission confirme la concomitance des troubles intervenus dans les élevages avec la construction du parc éolien, qu’un arrêt inopiné du parc au printemps 2017 (qui aurait entraîné momentanément une amélioration de la situation des élevages) semble renforcer.”

Rapport Interministériel du 9 février 2021

Les deux « facteurs potentiels et principaux de perturbation » identifiés sont « des phénomènes de courants électriques (courants vagabonds) » et « la situation hydrogéologique [des] sous-sols » des deux exploitations. 

“Nous sommes face à un scandale sanitaire, sans que personne ne veuille l’admettre ! Les années passent, des gens souffrent, il est aujourd’hui hors de question d’attendre passivement que des commissions se forment, que toutes les parties prenantes valident les protocoles de tests et que les résultats soient publiés. Il faut agir tout de suite, et c’est le principe de précaution qui nous y oblige !”

Maître Fabrice Di Vizio – Avocat

Eoliennes “tueuses” de Nozay : vers l’arrêt du parc des Quatre seigneurs ? | L’Éclaireur de Châteaubriant (actu.fr)